30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 06:32

Ne nous réjouissons pas trop vite. Et ne relâchons pas notre vigilance. Tous les spécialistes expliquent que nous ne sommes pas à l'abri d'un regain de la pandémie. Mais, pour l'heure, divers indicateurs montrent que les Seynois ont plutôt bien respecté les consignes sanitaires et que ça a porté ses fruits.

Entre le début de l'épidémie et ces derniers jours, on dénombre moins de Seynois décédés à La Seyne ou ailleurs que sur la même période en 2019. Et, suivant les avis des médecins du centre de consultation et de test que nous avons ouvert – le tout premier du Var –, nous indiquant que le besoin est désormais éteint, nous avons pris la décision de le fermer, étant prêts à le réactiver si, par malheur, la situation l'exigeait à nouveau.

 

Je tiens à saluer tous ceux, fonctionnaires communaux, médecins et infirmiers de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), qui ont mis en œuvre ce dispositif dès le début de l'épidémie, sous l'égide conjointe de notre maire-adjoint Olivier Andrau et du docteur Wilfrid Guardigli, animateur de la CPTS.

 

DES CONSULTATIONS AUX TESTS, UNE BELLE CAPACITÉ D'ADAPTATION

Ce qui s'est avéré remarquable, ce fut la capacité d'adaptation dont élus, cadres et agents municipaux, médecins et personnels soignants, ont fait preuve. En quelques heures, la commune a trouvé des espaces pour ce centre, les a aménagés, les a élargis lorsque ça s'est avéré nécessaire, et les médecins et les infirmiers se sont organisés et relayés. Lorsque le besoin s'est fait sentir, le centre initialement dédié aux consultations pour « désengorger » les cabinets des médecins de ville et les services hospitaliers, a évolué en espace pouvant réaliser des tests virologiques.

Et tout cela s'est fait sous le patronage de l'Ordre régional des médecins, dans le cadre règlementaire fixé par l'État et l'Agence régionale de santé (ARS), contrairement à telle autre initiative de dépistage qui aurait pu, si nous n'avions saisi pour avis les autorités sanitaires qui nous ont formellement signifié leur désaccord, placer son promoteur dans une situation délicate.

 

RÉACTIVITÉ, ADAPTABILITÉ, EFFICIENCE

C'est cette capacité d'adaptation rapide et efficace qui, en situation de crise, est une nécessité absolue. C'est ce à quoi nous nous efforçons, chaque jour, du petit matin à la nuit, depuis de longues semaines.

N'aurions-nous pas pris des risques de transmission du virus si nous n'avions pas tiré la leçon des expériences d'autres, livrés plus tôt en masques que La Seyne ne le fut, ayant connu de longues files d'attente pour la distribution de ceux-ci, et décidé d'une livraison individualisée à domicile du maximum de protections, réduisant ainsi l'effet de cohue des points collectifs de remise ?

N'aurions-nous pas connu, comme beaucoup de communes fragiles ces dernières semaines, des violences urbaines de la part de jeunes gens désœuvrés, si nous n'avions déployé dans les rues de nos quartiers nos animateurs municipaux et leurs collègues des associations, pour des « maraudes » leur permettant d'aller à la rencontre des jeunes et apaiser les tensions ?

N'aurions-nous pas vécu, comme c'est le cas en certains endroits du pays, des situations sociales dramatiques si, constatant très vite les funestes effets conjugués de la fermeture de la restauration scolaire et de la perte brutale de revenus de familles déjà pauvres, nous n'avions « dévoyé » des moyens communaux financiers, logistiques et humains de leur destination ordinaire pour venir en soutien des associations caritatives et solidaires assurant la fourniture de produits de première nécessité ?

 

DOGME STATUTAIRE ET AJUSTEMENT SOLIDAIRE PROVISOIRE AUX BESOINS SOCIAUX 

La nouvelle phase de déconfinement prévue pour début juin va probablement entrainer un retour à l'école d'un nombre significatif d'enfants. Avec la diminution du chômage partiel aidé par l'État et les nécessités des entreprises, beaucoup de parents vont reprendre le chemin du travail. Au-delà de celle des acquisitions scolaires, la question de la garde des enfants va être prégnante dans les prochains jours.

Comme la plupart des maires, je me suis refusé à fragiliser le service public de l'Éducation nationale en ouvrant des sortes de « centres de loisirs » pour accueillir en temps scolaire, en parallèle à l'école, les élèves qui, faute de place, n'auraient pas pu être reçus dans les établissements scolaires qui n'acceptent que des groupes restreints d'enfants pour éviter les contaminations. Tant que les capacités maximales d'accueil des écoles (15 élèves par classe en élémentaire et 10 en maternelle) ne seront pas atteintes, je m'en tiendrai à cette posture : dans notre République, ce n'est pas à une collectivité locale d'assurer la mission fondamentale régalienne de l'État qu'est l'Éducation. Elle n'en a ni les moyens ni, surtout, les compétences. Chacun son métier. Ce n'est pas pour rien que les enseignants défendent, à juste titre, leur statut découlant de leur formation et de leur qualification.

Mais un maire a aussi un devoir social. Si, dans les jours à venir, les capacités des écoles étaient atteintes, j'ai donné instruction à nos services de se mobiliser pour ouvrir des espaces adaptés pour que les enfants puissent y être accueillis. Mais on ne va pas se mentir et laisser croire à quiconque que ça remplacera la fonction instructrice et émancipatrice de l'École. Ce sera du « loisir socio-éducatif, sportif ou culturel », certes éducatif, mais correspondant aux savoir-faire et aux qualifications des personnels communaux qui y seront affectés. L'objectif sera seulement d'éviter d'aggraver la situation sociale de familles qui ont plus que jamais besoin de revenus, donc de reprendre une activité professionnelle. Et ce ne peut être que provisoire, dans le strict cadre conjoncturel de la période.

Mais ça ne pourra se faire que dans la limite des capacités de nos espaces communaux agréés pour l'accueil de mineurs. Chacun comprendra que, avec ses capacités limitées du fait du protocole sanitaire, l'École ne peut recevoir au mieux qu'environ la moitié des 5800 enfants seynois inscrits en primaire, ce qui supposerait que l'autre moitié le soit par la Ville. C'est impossible : nous ne disposons pas assez d'espaces adaptés et de personnels qualifiés pour recevoir plus de 2000 enfants ! Il appartiendra donc à l'Éducation nationale, seule compétente pour évaluer les besoins éducatifs, de définir les priorités : qui, des enfants dont les parents travaillent, ira à l'école, fût-ce à temps partiel, qui sera reçu dans ces autres lieux, et qui, malheureusement, n'aura pas de solution.

Et ajustement provisoire pour cause sociale ne signifie pas baisse de vigilance sur l'immuabilité des principes fondateurs de l'école républicaine...

29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 05:32

Si La Seyne a évité les événements violents qui ont crû au cours des mois de confinement de la part de jeunes gens dans beaucoup de communes vulnérables alors que les mêmes ingrédients explosifs étaient rassemblés chez nous, on le doit aux mesures préventives qui ont été menées avec efficacité et détermination.

Mais la période estivale exige une vigilance. Les jeunes seront nombreux car beaucoup moins de familles partiront, les difficultés sociales ont été aggravées par l'épidémie, l'habitude du respect des règles de vie en société s'est perdue, le confinement dans des logements surpeuplés a laissé des traces. C'est pourquoi une mobilisation exceptionnelle devait être envisagée.

C'est chose faite dans un bel élan de coopération entre services publics de l'État et de la Ville, du monde associatif et des acteurs économiques. Pour les vacances qui approchent, le programme « Bouge ton été ! », que La Seyne est la seule commune du territoire à proposer depuis 2014, va accroître son offre d'activités à plusieurs milliers de nos jeunes concitoyens.

 

ÉVITER LE DÉSŒUVREMENT POUR PRÉVENIR LES DÉVIANCES

En dévoilant un plan « anti-rodéos », le ministre de l'Intérieur a montré qu'il a entendu les alertes de nombreux maires. L'inactivité et le confinement forcés de plus de deux mois, avec la suspension de l'enseignement, de l'apprentissage, des activités socio-éducatives, sportives ou culturelles des temps libres, commençait, dans certaines quartiers de communes vulnérables, à poser de sérieux problèmes de comportements d'enfants, d'adolescents et de jeunes.

La Seyne est un des territoires qui y ont échappé. La mobilisation préventive des services communaux des 0 à 25 ans, couplée à celle des associations, renforcée par une implication des professeurs dans un télé-enseignement très individualisé, a permis de maintenir une relation constante aux jeunes et un accompagnement des familles dans l'exercice difficile de leur fonction parentale. Très peu de manifestations déviantes ont été enregistrées chez nous.

 

VIGILANCE POUR UNE PÉRIODE DE TRÈS LONGUES VACANCES

Mais les mêmes acteurs éducatifs ont aussi anticipé la période des congés scolaires. Si les contraintes vont peu à peu être levées, elle ne disparaîtront ni toutes, ni complètement. Le risque de débordements demeure au rouge. Il faudra accroître les offres d'activités pour que le maximum de jeunes profitent de temps encadrés, propices à l'exercice du « faire ensemble », de la responsabilisation, du respect des règles de la vie sociale, des autres et de soi-même.

Et comme, malgré la réouverture annoncée des collèges et des lycées début juin, il est probable que très peu de nos jeunes s'y rendront, la rentrée de septembre pourrait s'avérer difficile pour ceux qui, malgré l'imagination et l'engagement des professeurs, ont le moins pu bénéficier des dispositifs d'enseignement adapté, les écarts d'acquisition des savoirs, savoir-faire et savoir-être risquent fort de s'être accrus au bout de près de six mois sans lien avec la scolarité et les activités organisées. Il faut donc ajouter un volet  « Éducation et insertion » à la batterie traditionnelle des activités de loisirs de l'été.

 

DES LOISIRS ÉDUCATIFS, MAIS AUSSI DU RATTRAPAGE SCOLAIRE

C'est ainsi une mobilisation générale qui s'est fait jour pour l'été. L'État autorise la mobilisation des moyens qu'il a alloués à La Seyne, seule commune du Var à avoir obtenu le label « Cité éducative ». Les collèges activent leurs dispositifs de « Vacances apprenantes ». Les services municipaux de l'enfance, de la jeunesse, des sports et de la culture, les opérateurs culturels métropolitains que sont Châteauvallon et le Théâtre Liberté, et de très nombreuses associations, déploient un panel concerté et complémentaire d'activités de loisirs éducatifs, d'éveil aux sports et à la culture, en proximité et en sorties et séjours collectifs, mais aussi de rattrapage et d'accompagnement scolaire.

Fait nouveau pour cet été, notre club-phare, l'Union sportive seynoise, déjà très mobilisé pour l'insertion et la prévention, notamment avec son école de rugby accueillant plusieurs centaines de petits Seynois, va proposer un ensemble d'activités, sous forme de mini-stages de découverte de la balle ovale et d'autres pratiques sportives et ludiques, à partir d'une présence de ses éducateurs au cœur de nos quartiers.

Et, pour la première fois, il faut saluer l'implication de nos acteurs économiques, à l'initiative de la société d'ingénierie seynoise Fortil et du club d'entreprises Face-Var, qui ont choisi de se mobiliser en partenariat avec les acteurs publics et associatifs, complétant l'offre de loisirs par des activités de découverte des métiers et de l'entreprise, des nouvelles technologies, des appuis aux apprentissages scolaires. Un bel exemple à saluer et valoriser.

 

ÉTAT, COMMUNE, ASSOCIATIONS ET... ENTREPRISES ENSEMBLE POUR LES JEUNES

Ces deux dernières initiatives montrent, si besoin était, que La Seyne sait répondre aux besoins et aux urgences, grâce à la volonté de son équipe municipale, à la dynamique de ses services communaux, à son remarquable monde associatif, aux relations constantes que la Ville entretient avec ses acteurs économiques qui, malgré la crise, tiennent à exercer leur responsabilité sociétale, et à l'engagement de certaines de ses « têtes d'affiche », modèles pour les plus jeunes qui, tels notre international de rugby Gaël Fickou, présent ces jours derniers à nos côtés pour « parrainer » le partenariat « Bouge ton été ! », n'oublient jamais de rappeler que, eux-mêmes issus de nos quartiers fragiles, il leur a été possible d'emprunter les voies de la réussite.

 

SOUS LA PARRAINAGE DE GAËL FICKOU, ENTREPRENEURS, ÉLUS, SERVICES PUBLICS ET ASSOCIATIONS, ENSEMBLE POUR LES JEUNES, LORS DE LA PRÉSENTATION DU PROGRAMME « BOUGE TON ÉTÉ »

 

12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 09:39

À la crise sanitaire s'ajoute une crise sociale qui n'épargne pas La Seyne. Certains de nos concitoyens ont faim, les files devant les espaces caritatifs et solidaires s'allongent, l'angoisse de lendemains sans travail s'installe.

Parallèlement aux dispositions édictées par l'État et bien souvent mises en œuvre par les collectivités locales pour lutter contre la pandémie, la commune s'est mobilisée pour amortir du mieux possible les impacts sociaux funestes des pertes de revenus des Seynois les plus fragiles.

Mais ce sera toujours insuffisant. Seul l'emploi amortira le choc. C'est l'enjeu du « jour d'après » qu'il faut anticiper dès à présent...

 

Oui, fussions-nous au XXIe siècle dans un pays parmi les plus riches du monde, ce diable de covid-19 aura révélé, si besoin était, l'ampleur des inégalités sociales et économiques que subissent nos concitoyens. Fort heureusement, le gouvernement n'est pas resté inactif, même si les moyens engagés demeurent insuffisants. Le chômage partiel a apporté une solution ponctuelle qui risque fort de ne pas se prolonger au-delà du mois de juin et qui n'a guère eu d'effet pour tous ceux qui vivaient de boulots occasionnels, plus ou moins bien protégés des aléas économiques, plus ou moins déclarés, plutôt mal rémunérés.

 

L'ÉTAT ET CERTAINS DÉPARTEMENTS FONT DES GESTES EN FAVEUR DES PLUS DÉMUNIS

Des dispositifs sociaux d'urgence ont été imaginés par l'État. Des aides exceptionnelles de 150 euros par foyer et 100 euros supplémentaires par enfant à charge vont être versées dans les prochains jours par les Caisses d'allocations familiales aux ménages précaires (RSA, allocation de solidarité spécifique, etc.), des soutiens de 100 euros par enfant sont alloués aux bénéficiaires de l'aide personnalisée au logement, des chèques-service sont attribués aux personnes sans domicile fixe, des subventions d'urgence sont accordées aux associations menant des actions caritatives et solidaires, le début de la période des expulsions locatives a été reporté, etc.

Collectivités compétentes s'il en est en matière de solidarité sociale, certains départements – mais pas encore le nôtre, apparemment, même si, je le suppose, nos conseillers départementaux ont dû saisir leur président suite aux demandes que je leur ai formulées dans le cadre de notre comité de suivi de la crise – , complètent ces aides de l'État : aide financière complémentaires à celles de l'État, chèques alimentaires, subventions exceptionnelles aux associations solidaires, financement supplémentaire au titre du Fonds de solidarité logement (FSL) pour le règlement des loyers, etc.

 

DE L'AIDE AUX LOYERS À LA GRATUITÉ DE LA CANTINE, LA SEYNE DÉPLOIE UNE BATTERIE D'ASSISTANCES DIVERSES

De son côté, La Seyne déploie depuis mars un ensemble de mesures d'assistance en faveur de ses citoyens les plus démunis dont la crise sanitaire a aggravé la situation.

Le service des conseillères en économie sociale et familiale de notre office public métropolitain d'HLM « Terres du Sud Habitat » (TSH) a été « suractivé » pour répondre aux besoins de règlement différé des loyers et de mobilisation des aides du FSL que gère notre métropole.

Notre Centre communal d'action sociale (CCAS) a activé dès le début de la crise son dispositif d'aide et de soutien aux personnes âgées ou handicapées fragiles et isolées inscrites sur le « registre canicule » qu'il avait créé lors des premiers épisodes climatiques. Le nombre de bénéficiaires de ce qui est devenu le « registre événements exceptionnels » a pratiquement doublé, passant d'un à près de deux milliers de personnes suivies en permanence par nos personnels sociaux. Nous assurons les achats et la livraison de produits de première nécessité aux personnes dans l'impossibilité de se déplacer, voire, pour certaines, repérées après enquête sociale et en lien avec l'Unité territoriale sociale du Département, en leur fournissant des paniers alimentaires.

Nous avons enfin exceptionnellement décidé de réduire la tarification de la restauration scolaire pour tous les écoliers seynois, la ramenant à la gratuité totale pour ceux qui payent habituellement le moins.

 

LA SEYNE SOUTIENT LES ASSOCIATIONS CARITATIVES ET SOLIDAIRES

Ce sont également des mises à disposition de locaux communaux pour les distributions de denrées et produits de première nécessité qu'assurent les associations qui ont renforcé leurs dispositifs : le Secours catholique et Les Restos du cœur.

Pour répondre aux besoins accrus en cette terrible période, la Ville et TSH ont également mis gratuitement des locaux à la disposition du collectif « D'un cœur à une main » composé de cinq associations solidaires dont les bénévoles font un travail remarquable de distribution de dentées alimentaires : Éveil et conscienceLa gamelle pour tousY'a du talentClub fratern'elles et Jeunesse et destin.

Ce sont aussi des appuis logistiques qui sont déployés après de ces diverses initiatives associatives reconnues : une aide administrative, la mise à disposition de camions pour le transport des produits, la fourniture d'équipements de protection sanitaire, et, bien sûr, des approvisionnements en denrées, au fil des besoins, pour le Secours catholique, les Restos du cœur, la Banque alimentaire, le collectif « D'un cœur à une main », et le Secours populaire départemental.

Enfin, le budget dédié aux subventions municipales allouées traditionnellement à ces associations, ainsi qu'à l'association Crésus qui aide les foyers victimes de surendettement, a été exceptionnellement augmenté de 50% pour l'exercice 2020.

 

MAIS SEULE L'OBTENTION D'UN TRAVAIL AURA RAISON DU DRAME SOCIAL

Quels que soient les moyens exceptionnels que les pouvoirs publics, les formidables acteurs associatifs, et toutes les personnes  qui se mobilisent sans aucune arrière-pensée, déploient avec un bel élan de fraternité, la détresse sociale découlant de l'impact économique va toucher, probablement durablement, nombre de foyers dont des membres ne retrouveront pas facilement une activité professionnelle.

Quelles que soient leurs volontés de maintenir l'emploi et exercer leur responsabilité sociétale, des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d'activités sont et seront contraintes, pour des durées indéterminées, de réduire leurs effectifs pour surmonter la crise et ne pas disparaître. Or la ministre du travail a exposé ce lundi qu'il « n'y a pas tellement de raison que ce soit l'État qui continue à payer l'intégralité des salaires ». Évidemment à contrecœur, ça ne va pas inciter les patrons à maintenir des emplois fragilisant leurs sociétés déjà déstabilisées par la crise sanitaire.

 

L'URGENCE D'UN PLAN POUR L'EMPLOI POUR CONTRECARRER LA PRÉCARITÉ

La suppression des « contrats d'accompagnement dans l'emploi » (CAE) décidée en 2018 par l'État ne permet plus aux collectivités publiques et au monde associatif de prendre leur part dans la lutte pour l'emploi en embauchant des personnes éloignées de travail pour des missions d'intérêt général, tout en leur assurant une formation vers une insertion professionnelle durable. Et les « emplois francs », déjà expérimentés sans grand succès sous le gouvernement précédent qui avait fini par y renoncer, ne portent pas leurs fruits : les employeurs publics et associatifs ne peuvent pas bénéficier du dispositif et seuls 12.000 d'entre eux ont été créés par des entreprises du secteur marchand avant la pandémie. On est très loin des 486.000 CAE qu'on a connus antérieurement. Et, confronté aux difficultés découlant de l'épidémie, quel patron va aujourd'hui se saisir du dispositif des « emplois francs » ?

C'est pourquoi, avec tous les maires, de toutes sensibilités politiques et de toutes régions, des communes ayant des territoires urbains socialement vulnérables, nous réclamons – pour l'instant sans succès – que l'État s'approprie en urgence deux des propositions que nous avons formulées en 2018, au nom de ​​​​​​​l'Association des maires Ville & Banlieue de France, lors de l'élaboration du « rapport Borloo » : un plan immédiat de 100.000 « emplois aidés », soit sous la forme des anciens « contrats d'accompagnement dans l'emploi » (CAE) ou des anciens « contrats d'avenir », pouvant être créés sur les missions publiques ou associatives, et un plan de recrutement par le ministère des Armées de 5.000 jeunes et jeunes adultes par an, prioritairement issus des quartiers fragiles.

 

Tous ces actes concrets posés, toutes ces demandes et propositions réalistes, ce doit être ce que certains de nos détracteurs, toujours en proie à un activisme politicien, appellent... « des incantations ».

Mais peu importe, comme l'écrivait le centriste de la IIIème République Joseph Caillaux, dans “Ma jeunesse orgueilleuse” : « Il est des adversaires politiques qui sont sans cesse à l'affût de ce qu'ils croient être de nature à atteindre les hommes qu'ils guettent. Ils furètent, dans tous les coins. Ils ne reculent devant aucune petitesse. “Les chiens aboient, la caravane passe”, dit-on de l'autre côté de la Méditerranée. »

Laissons dire. Continuons à agir.

 

8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 17:37

Chaque personne âgée de plus de 3 ans officiellement domiciliée à La Seyne peut se voir remettre gratuitement un premier masque de protection contre le coronavirus.

Les commandes de la Métropole et de la Ville arrivent. Le dispositif de distribution démarrera lundi 11 mai et s'étalera sur toute la semaine.

 

Nos services ont organisé le système pour éviter l'afflux de personnes en un même lieu qui pourrait favoriser la transmission du virus. Même en assurant des points de retrait en nombre suffisant, comme les bureaux de vote, certaines communes ont connu des files d'attente de plus de deux heures. Nous ne voulons pas exposer les Seynois à un risque de contamination. Le principe est donc la distribution à domicile qui sera assurée par des dizaines d'agents municipaux et acteurs associatifs volontaires. Grand merci à eux et aux cadres organisateurs du dispositif.

Si, toutefois, les masques ne pouvaient être remis en main propre à certaines familles, celles-ci pourront les retirer dans des points de retrait ouverts tout le week-end des 16 et 17 mai.

Que nos concitoyens ne soient pas impatients, la distribution pourra prendre jusqu'à cinq jours. Qu'ils suivent attentivement les informations dans la presse locale, sur les sites Internet ( la-seyne.fr et leseynois.fr ) et les réseaux sociaux de la commune. Un numéro d'appel dédié sera mis en service après le milieu de la semaine pour répondre aux questions de nos concitoyens.

 

Explications sous forme d'une infographie (cliquez sur l'image pour l'agrandir)...

 

 

Et, ci-dessous, les explications utiles pour l'usage des masques de la première livraison (masques acquis par TPM – garantis 20 lavages)...

(un autre document sera édité pour la deuxième distribution de masques acquis par la Ville (garantis plus de 50 lavages)

 

 

5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 08:56

Que leurs parents choisissent ou pas de leur faire reprendre le chemin des écoles, ou qu'ils y soient contraints, beaucoup d'enfants auront traversé les interminables semaines de confinement, puis de déconfinement progressif, en passant de longues heures devant des écrans.

Tous les spécialistes l'affirment, et la plupart des adultes – et même des enfants – le savent, ce n'est pas une bonne chose pour nos plus jeunes concitoyens. Si on en doute, il suffit de lire, à partir de n'importe quel moteur de recherche, les innombrables articles qui traitent du sujet. Varier les plaisirs en passant de la lecture sur écran à la lecture de beaux livres ne peut qu'être une bonne chose. Mais toutes les familles n'ont pas cette possibilité à offrir à leurs enfants.

C'est pour y remédier que La Seyne s'est portée volontaire pour participer à une opération nationale appelée « 1000 livres pour la cité éducative »...

 

On pourra toujours se gausser et dire que La Seyne n'a pas oublié l'adage « Charité bien ordonnée commence par soi-même », mais il aurait été navrant que les enfants de la ville dont le maire est le président de Ville & Banlieue, l'association nationale d'élus qui est à l'origine du projet « 1000 livres pour la Cité éducative », en partenariat avec le ministère de la Ville et du Logement et l'association « Biblionef », reconnue par l'UNICEF, ne profitent pas de cette opportunité.

À partir de ce mardi, en effet, 1020 livres neufs et de haute qualité littéraire, choisis par les spécialistes de Biblionef et nos personnels territoriaux, sont distribués par des bénévoles volontaires de la mairie, de l'office d'HLM et des associations, à plus de 500 enfants repérés comme n'ayant pas de livres chez eux, relevant des secteurs bénéficiaires du dispositif « Cité éducative », c'est-à-dire de nos quartiers prioritaires de Berthe et du centre ancien.

La Seyne fait partie des dix premières communes de France à bénéficier de cette opération.

 

BRAVO, LES BÉNÉVOLES DE LA MAIRIE, DES HLM, ET DES ASSOCIATIONS ! (ET LES ÉLUS ACTIFS QUI FAITES ÇA SANS TAPAGE...)

 

 

 

21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 09:08

Dans un contexte de gestion budgétaire communale rigoureuse, la perte de recettes due à l'épidémie est estimée pour la Ville à environ 2,5 millions d'euros. Des économies sont certes réalisées sur certaines dépenses de fonctionnement prévues mais non engagées, comme les achats de denrées pour la restauration scolaire suspendue. Mais celles-ci sont contrebalancées par des dépenses exceptionnelles liées à la situation, comme les achats d'équipements de protection fort coûteux.

 

Il faut donc à la fois faire preuve de prudence et garantir la permanence du service territorial. Mais il ne faut pas non plus freiner les missions pour le « vivre ensemble » que conduisent les associations, qui auront d'autant plus à jouer leur rôle lorsque la crise sanitaire sera derrière nous.

 

 

Très active tout au long de l'année, la vie associative seynoise connaît en cette période de pandémie des situations très variées selon les objets de chacune de ses composantes. Si les structures économiques, solidaires et socio-éducatives sont très engagées auprès des personnes et entreprises en difficulté, sous des formes évidemment adaptées, les clubs sportifs ont vu leur saison brutalement arrêtée et nombre d'associations organisatrices de spectacles et événements culturels ou artistiques ont dû renoncer aux temps forts et manifestations, récurrents ou exceptionnels, qu'elles préparaient.

 

 

DES RÉALITÉS ASSOCIATIVES DISPARATES

 

Les besoins de financement des associations sont ainsi très disparates. Celles qui sont actives pour la solidarité doivent engager des frais imprévus. Les charges constantes de celles qui sont locataires ou employeuses de personnel permanent continuent à courir, même si elles bénéficient des aides de l'État au chômage partiel comme n'importe quelle société. D'autres, ayant annulé des sorties, voyages, séjours, spectacles et autres événements, vont avoir moins de frais à couvrir que ce qu'elles avaient prévu.

 

En tout état de cause, seules celles qui reçoivent des subventions importantes de la Ville ont bénéficié, avant la pandémie, de la traditionnelle avance consentie en début d'année qui leur a permis de fonctionner jusqu'à présent. D'ordinaire, le solde leur est alloué avec le vote du budget par le conseil municipal, en avril, en même temps que sont attribuées les subventions à l'ensemble des associations. Si certaines ne sont pas dans le besoin du fait de la suspension ou l'annulation de leurs projets, il faut pourvoir aux besoins de financement des autres.

 

 

DES CONTRAINTES LÉGALES ET DE PRUDENCE DE GESTION

 

Mais le budget communal 2020 n'a pas pu être soumis au vote du conseil municipal. Son vote est reporté au moins de juillet par décision gouvernementale. Il n'est normalement pas possible de décider de nouvelles avances sans délibération des élus communaux, mais un décret a permis que je puisse en décider par simple « certificat administratif », à la condition bien sûr de ne pas excéder le budget dédié en 2019 aux subventions.

 

De toute façon, même si j'en ai chaque année l'envie au regard du magnifique travail qu'elle accomplit à La Seyne, accroître ce budget dédié à la vie associative est d'autant moins mon intention en 2020 que, même avec un suivi budgétaire au jour le jour, la raison commande qu'il soit plutôt revu à la baisse, car les pertes de recettes et les charges exceptionnelles appellent à une extrême prudence si je ne veux pas ruiner en quelques mois les résultats des efforts rigoureux que j'ai imposés à la ville depuis douze ans, qui nous ont conduits à retrouver une situation financière s'approchant de l'ordinaire, avec une capacité d'autofinancement reconquise, une réduction de l'encours de la dette, et une durée nécessaire au remboursement des emprunts ramenée de 99 à 11 ans.

 

Sur la base des propositions qui m’ont été faites, j'ai ainsi pris le parti, pour cette deuxième avance, de « garder une poire pour la soif » pour la fin de l'année, lorsque nous aurons une vision exacte de la réalité financière communale au terme de l'impact épidémique. Suivant ce qu'elle sera, le conseil municipal décidera soit d'attribuer une troisième aide, soit d'y renoncer. Seule une nouvelle partie des crédits potentiels va donc être engagée dans les prochains jours. Cela se fera de façon différenciée, de façon à coller au plus près de la réalité des besoins.

 

 

DES RÉPONSES DIVERSIFIÉES AUX BESOINS DE FINANCEMENT

 

Les associations percevant généralement des subventions de faible montant, en gros inférieures à 1500 euros, recevront 100% de la prévision. Cela concerne les anciens combattants, les associations scolaires, celles qui interviennent sur le cadre de vie, telles que les comités d'intérêt local, celles qui gèrent des lieux d'expression et d'histoire, certaines actions culturelles, des actions mémorielles, des actions patrimoniales et de protection de l'environnement.

 

Les associations impliquées dans le soutien à l'activité économique, l'accueil et l'éducation des jeunes enfants et de la jeunesse, la lutte contre les discriminations, la solidarité, l'aide aux familles et le lien social, l'action socio-éducative, la prévention et la sécurité, très engagées en cette période difficile, percevront, sauf situation exceptionnelle avérée, dont les arrêts effectifs d'activité, 100% des subventions prévues.

 

Le comité des jumelages et les associations culturelles organisatrices d'événements et manifestations annulés auxquels la quasi totalité de la subvention communale est habituellement dédiée percevront 50% de la prévision.

 

La saison sportive étant raccourcie de trois mois par l'épidémie, les associations sportives percevront 75% de la prévision, pourcentage dans lequel est incluse première avance qui a été consentie à certaines d'entre elles. Naturellement, quelques très rares clubs, ceux pour lesquels il reste régler quelques dispositions administratives ou dont la situation, pour des causes indépendantes de la mairie, est telle que leur avenir est annoncé comme instamment compromis, font l'objet d'analyses particulières pouvant justifier une décision ultérieure.

 

Les subventions des associations partenaires du « Contrat de Ville », de la « Cité éducative » et du « Projet éducatif de territoire », qui sont conventionnées avec d'autres institutions partenaires, sont, pour ce qui concerne la commune, conformes aux prévisions.

 

On le comprendra, c'est la raison et la prudence de gestion qui doivent commander aux décisions. Il aurait été tellement facile, surtout en pleine période électorale, de fermer les yeux sur les réalités et reconduire les aides antérieures. Mais les responsables associatifs savent ce qu'est gérer, surtout en période d'incertitude. Et les Seynois dans leur ensemble, j'en suis certain, attendent plus que jamais de la détermination, du sérieux et de la prospective.

 

11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 10:20

Forte de son expérience acquise lors des épisodes de canicule, la Ville de La Seyne a lancé dès le début de la pandémie de coronavirus un « plan d'alerte et d'urgence » pour les personnes âgées de plus de 60 ans et celles qui sont en situation de handicap.

L'objectif est d'établir un contact régulier, de permettre à nos fonctionnaires sociaux de s'assurer que nos seniors ne rencontrent pas de difficulté particulière ou de besoin insatisfait, et, dans le cas contraire, de déclencher les services pouvant répondre à leur situation.

Mais, évidemment, ce dispositif suppose que les personnes susceptibles d'en avoir besoin soient identifiées et aient manifesté, ou fait manifester, leur volonté d'être suivies...

 

Ils sont plus d'un millier de Seynois à avoir fait la démarche, à l'occasion des événements caniculaires, de solliciter cette aide communale, assurée par notre Centre local d'information et de communication (CLIC) piloté par les cadres et agents de notre Centre communal d'action sociale (CCAS). Ceux-là reçoivent régulièrement un appel téléphonique et une aide est mise en œuvre si le besoin s'en fait sentir. Ce n'est souvent qu'un simple échange permettant de rassurer et de rompre le sentiment d'isolement, mais ce n'est pas anodin.

Nous avons donc pensé que l'obligation de confinement justifiait que soit activé ce service. Il suffit de manifester son intention d'être inscrit sur le registre du CLIC.

Si vous êtes vous-même âgé de plus de 60 ans ou porteur de handicap et pensez avoir besoin de cet accompagnement, si vous êtes de la famille ou de l'entourage d'une personne dans cette situation, ou si vous êtes un professionnel intervenant auprès d'une telle personne, vous pouvez rejoindre ce registre ou demander à ce que la personne dont vous être proche le rejoigne.

Un formulaire d'inscription est téléchargeable sur le site Internet de la ville. C'est assez aisé mais, si vous êtes mal à l'aise avec l'usage de l'informatique ou non équipé, n'hésitez pas, contactez par téléphone, du lundi au vendredi de 8h30 à 13h00, le service du CLIC au 04.94.06.97.04, ou tout simplement le numéro unique d'urgence communale : 04.94.06.95.00.

10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 08:55

Les congés scolaires de printemps commencent ce vendredi soir. La tentation va être grande pour les enfants, les ados et les jeunes de déroger aux règles de confinement. Je sais aussi que, pour certaines familles, notamment celles où l'on est nombreux sous le même toit dans un appartement exigu, ça permettrait de souffler un peu que de laisser les plus jeunes s'aérer un peu.

Mais il n'est pas question de relâcher les contraintes de confinement, vraie garantie d'auto-protection et de prévention de la transmission du virus.

Qu'on se le dise : les polices nationale et municipale vont renforcer les contrôles et les sanctions. Mais nous avons aussi demandé à l'ensemble des services communaux et des associations partenaires de notre programme « cité éducative » de déployer un maximum d'offres d'activités à distance, en plus des propositions d'activités périscolaires et de soutien proposées par certains établissements scolaires...

 

LES STAGES "VACANCES APPRENANTES" DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES

En plus des activités de loisirs éducatifs à la maison proposées par le ministère de l'Education nationale pour la période de vacances ( voir ICI ), plus de deux cents écoliers seynois vont pouvoir bénéficier du dispositif de "vacances apprenantes" organisé par des enseignants volontaires. Il s'agit de "stages à distance" qui, avec des activités instructives sous une forme adaptée complétant celles proposées en temps scolaire, en direction de groupes de moins de dix enfants, visent principalement à compenser les inégalités d'accès aux savoirs qui se sont fait jour depuis la fermeture des établissements en fonction, notamment, de la situation des familles (difficultés des parents à accompagner le travail scolaire, absence de matériel, "illectronnisme", configuration ou surpopulation du logement, etc).

À La Seyne, vont pouvoir en bénéficier des écoliers scolarisés dans les écoles élémentaires suivantes : Antoine-de-Saint-Exupéry, Émile-Malsert 1 et 2, Georges-Brassens, Jean-Zay, Jules-Verne, Léo-Lagrange 1, Lucie-Aubrac, Toussaint-Merle et Victor-Hugo, dont les coordonnées sont disponibles ICI.

Trois de nos quatre collèges publics seynois organisent aussi des stages "vacances apprenantes". Il s'agit des collèges Henri-Wallon, Marie-Curie et Paul-Éluard. Le collège Jean-L'Herminier proposera de son côté son "activité du jour" accessible quotidiennement à ses élèves sur sa plateforme Moodle. Les coordonnées des collèges sont accessibles ICI.

 

LES ACTIVITÉS DES SERVICES COMMUNAUX DES 0-25 ANS, DE LA CULTURE ET DU SPORT

Comme à chaque période de vacances scolaires, les animateurs socio-éducatifs de la Caisse des Écoles et du Service municipal de la jeunesse sont sur le pont pour proposer des activités adaptées au confinement.

Comme elle le fait depuis le début du confinement pour les mercredis, la Caisse des Écoles assure l'accueil en centre de loisirs des seuls enfants des personnels sanitaires, médico-sociaux et des professions appelées à être mobilisées en cette période de pandémie. Renseignements ICI.

Les animateurs du service municipal de la jeunesse restent en contact à distance avec les jeunes qui fréquentent les quatre espaces accueil jeunes et la maison de la jeunesse pour les guider dans leurs recherches d'activités de vacances et répondre aux besoins et inquiétudes qu'ils peuvent exprimer. J'ai permis qu'ils puissent, dûment munis d'équipements de protection, effectuer des "maraudes de rue" en complément de celles des éducateurs de prévention spécialisée pour expliquer aux jeunes insouciants avec les règles du confinement les raisons vitales de celui-ci et les risques sanitaires et sanctions encourus.

Les services communaux sportifs et culturels (médiathèques, Beaux-Arts, etc.) adaptent leurs offres d'activités qu'elles proposent via leurs sites Internet et leurs pages de réseaux sociaux : 

> Bibliothèques-médiathèques – Facebook

> École municipale des Beaux-Arts – FacebookInstagram

> Service municipal des sports – Facebook

 

LES ASSOCIATIONS DE LA "CITÉ ÉDUCATIVE" EN PREMIÈRE LIGNE

Comme toujours, le monde associatif seynois impliqué dans le dispositif de "cité éducative" se mobilise pour déployer une palette d'activités proposées à distance et assurer le lien avec les enfants, jeunes et parents en proie au questionnement et à l'inquiétude. Mais tous les professionnels et bénévoles associatifs relèvent la lassitude et une certaine inquiétude des parents, notamment au regard de la difficulté d'accompagner le travail scolaire de leurs enfants.

> L'Association Maison intergénérationnelle de quartier (AMIQ) poursuit son accompagnement scolaire pendant les vacances et propose divers activités (jeux de société, cuisine, etc.) aux enfants, jeunes et familles – Adresser un courriel

> L'association Femme dans la cité (FDLC) aide les parents à concevoir et organiser des activités en famille – Adresser un courriel

> Le Centre social et culturel Nelson-Mandela conçoit un ensemble d'activités à proposer à ses trois publics : enfants, jeunes, adultes Facebook – Adresser un courriel

> Le Foyer des jeunes et d'éducation populaire Toussaint-Merle prévoit des activités enfants et parents proposées sur sa page Facebook Facebook – Adresser un courriel

> La Maison associative enfance famille école (MAEFE) reste disponible pour ses relations d'appui aux familles Facebook – Adresser un courriel

> L'association Nouvel Horizon reste aussi disponible pour ses activités éloignées et relations aux jeunes et familles  Adresser un courriel

> L'association Univers-Cité poursuit son accompagnement des jeunes, notamment autour des besoins d'accompagnement de la scolarité Facebook – Adresser un courriel

 

Merci à tous ces salariés et bénévoles, personnels éducatifs, fonctionnaires territoriaux, ou acteurs associatifs, qui se sont préparés du mieux possible à cette période de vacances scolaires.

Je réitère pour conclure mon appel aux familles à veiller à ce que leurs enfants respectent le confinement. Le maximum de volontaires sont mobilisés pour les aider dans cette mission dont je conçois qu'elle n'est pas facile.

Si, d'aventure, ils ne trouvaient pas l'appui qu'ils attendent auprès des diverses structures exposées dans cet article, ou pour tout autre sujet lié au covid-19, ils peuvent contacter le point d'entrée unique de la mairie en cette période de crise, par courriel ou par téléphone au 04.94.06.95.00.

 

LES JEUNES, JE VEUX POUVOIR COMPTER SUR VOUS !

​​​​​​​Aux enfants et aux jeunes, enfin, je demande d'être responsables et de veiller à leur santé et à celle des autres :

> diversifiez vos activités à la maison : ne passez pas des journées et des nuits devant vos écrans !

> pas de sorties autres que celles pour les besoins du chien, les courses ou l'heure d'activité physique autorisée, avec vos attestations en papier ou sur vos smartphones, et sans rejoindre le groupe de copains ! Ne mettez pas vos parents en difficulté si vous êtes contrôlés par la police à qui j'ai demandé de ne pas hésiter à vous sanctionner, comme tout résident de notre pays.

> et, au contraire, soyez ambassadeurs des bons usages, gestes barrières, respect des consignes, auprès de vos copains, de vos familles et de vos proches !

Je compte sur vous.

 

2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 11:03

À La Seyne, comme sûrement ailleurs, on ne compte plus les beaux gestes solidaires en cette période où certains, plus fragiles, plus isolés, ont comme jamais besoin d'une assistance particulière.

Si, bien sûr, les services publics se sont organisés pour répondre au maximum des besoins, il n'en demeure pas moins qu'on assiste à un élan de solidarité individuel et associatif qui fait plaisir à voir.

 

On me dira « Ok, mais ils n'ont pas leur travail habituel à faire » en parlant des fonctionnaires de la mairie qui se sont portés volontaires pour aider des personnes âgées, malades ou isolées bénéficiant des divers appuis que nous mettons en place, notamment à domicile. Il n'empêche qu'ils n'ont aucune obligation de le faire et de s'exposer à la contamination, d'autant qu'ils ne font pas partie des personnels prioritaires pour disposer des équipements préventifs qui, d'ailleurs, en manquent toujours cruellement. Je leur suis très reconnaissant de leur investissement.

 

DES DONS DE PRODUITS ET D'ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION TRÈS BIENVENUS

Il me faut à ce propos saluer sans le nommer, car il souhaite conserver l'anonymat, ce Seynois qui, détenteur pour son activité de 60 litres de gel hydroalcoolique, a choisi de nous les remettre pour que nous en fassions bénéficier les acteurs de la santé, ce qui est chose faite.

Un autre acteur bien connu de l'activité associative et économique seynoise, Bernard Benet, a remis ce mercredi 1500 combinaisons protectrices dont il disposait, pour partie à l'Association des infirmiers libéraux du Var, et, pour une autre partie, à la Ville qui les répartit entre les médecins et infirmiers volontaires de notre centre de consultation du coronavirus – dont nous assurons en ce moment l'extension, au vu de son « succès » qu'on aimerait autant ne pas avoir à qualifier ainsi ! –, nos sapeurs-pompiers qui sont aussi très mal dotés, et certains autres services en première ligne face à l'épidémie. Merci, Bernard, pour ce beau geste !

 

DES ASSOCIATIONS MOBILISÉES ET UN APPUI COMMUNAL À LA CONTINUITÉ DE LEURS MISSIONS

Je ne peux féliciter tout le monde, d'autant que la plupart manifestent leur solidarité dans la discrétion, mais je voudrais remercier les associations solidaires et caritatives, celles, socio-culturelles, socio-éducatives ou sportives, qui ont dû suspendre leurs activités mais qui déploient leurs ressources humaines salariées comme bénévoles pour ravitailler des personnes en difficulté, pour aider par téléphone ou Internet pour leur travail scolaire « à distance » les jeunes dont ils s'occupent habituellement, ou apporter toute autre aide qu'elles jugent utile.

Je profite de l'évocation du rôle des associations pour répondre sur deux points à leurs responsables qui m'ont questionné.

D'une part, comme toute entreprise, les associations employeurs sont évidemment éligibles aux aides de l'État pour la couverture de leurs salaires payés à leurs employés en chômage partiel.

Et, d'autre part, j'ai obtenu, en réponse à ma demande auprès des services des finances de l'État que, bien que nous ne puissions réunir le conseil municipal, sauf en cas urgence et dans des conditions très contraintes, je suis autorisé à interpréter l'ordonnance ministérielle parue ce mercredi sur « la continuité du fonctionnement des institutions locales et de l'exercice des compétences des collectivités locales » afin de leur allouer les subventions annuelles que la commune leur accorde, sur la base des montants votés pour 2019, quitte à ce que ceux-ci soient réajustés ultérieurement par délibération du conseil municipal. J'ai donc demandé à nos services maintenus en activité de mettre en œuvre ce dispositif.

 

Merci, sincèrement, à tous, individuels et associations seynois, pour vos contributions à la régulation des effets de la crise.

2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 08:38

Comme beaucoup de mes collègues maires de communes abritant des quartiers populaires, je suis confronté à l'inquiétude de certaines familles pour régler les loyers de leur logement social en cette période exceptionnelle de perte de revenus.

C'est une question que nous avons abordée ensemble lors d'une conférence téléphonique avec Julien Denormandie, le ministre du Logement et de la Ville.

La solution ne peut en effet venir que de l'État, tous les organismes publics d'HLM, fragilisés par les récentes réformes, ne pouvant aujourd'hui décider d'un report de règlement ou de réduction des loyers.

Mais quid des locataires du privé ?...

 

 

L'INQUIÉTUDE RÉELLE DE PERTES DE REVENUS

Contrairement à d'autres villes où La Banque Postale a fermé ses portes alors qu'elle est souvent le dernier établissement financier acceptant encore de maintenir une agence dans les quartiers fragiles et de conserver la gestion de comptes que l'on vide sitôt que sont perçues, en début de mois, les seules sources de revenus que sont pour certains foyers les allocations familiales, La Seyne n'est pas confrontée à cette difficulté. La Poste accepte en effet – et je l'en remercie – de maintenir ouvert son bureau du quartier Berthe malgré les difficultés en personnel que, comme tout organisme, elle rencontre. C'est loin d'être le cas partout.

Mais, si les allocations familiales peuvent continuer à être perçues, les difficultés financières du moment touchent bon nombre de familles de résidents du logement social. Les statuts professionnels sont pour beaucoup de locataires parmi les plus précaires, pas forcément pris en compte par les mesures compensatoires décidées par l'État. Les pertes de revenus sont réelles et les risques d'impayés de loyers tout autant.

 

LA SOLIDARITÉ DE L'ÉTAT DOIT JOUER

Il n'est pourtant pas pensable qu'un office d'HLM décide de sa propre initiative de différer le règlement ou réduire le montant des loyers, en tous cas pas au-delà des mesures sociales ordinaires d'accompagnement dont, comme à Terres du Sud Habitat, bénéficient certaines familles en lourde difficulté de gestion de leur « économie familiale ». Imaginer pour un bailleur social une perte de recettes  non compensée par la solidarité nationale mettrait en péril le service public du logement, pour l'entretien et la gestion du patrimoine HLM.

Comme c'est le cas pour les soutiens à l'économie, l'État doit se pencher avec bienveillance sur cette réalité. C'est ce que nous lui avons demandé dans un courrier que nous avons adressé hier, après une vidéoconférence que nous avons organisée entre maires de toutes opinions politiques qui nous retrouvons au sein de l'Association des maires Ville & Banlieue de France...

 

 

ET LES LOCATAIRES EN DIFFICULTÉ DES BAILLEURS PRIVÉS ?

J'évoquerai la question des locataires des offices publics d'HLM ce jeudi après-midi lors d'un échange téléphonique programmé avec le ministre en charge du logement. Mais il reste que, si l'État accepte pour franchir cette mauvaise passe de mobiliser des moyens nationaux dédiés au logement social, notamment ceux de la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS), la question ne sera pas pour autant réglée pour les locataires du secteur privé dont certains, faute de logements sociaux en nombre suffisant dans notre métropole, sont parfois des familles très humbles aux revenus fort modestes, voire sans autre ressource que les aides sociales.

Les associations de locataires et de consommateurs sont aux côtés des familles en difficulté et, s'appuyant sur les possibilités règlementaires, les assistent en proposant par exemple, comme la Confédération nationale du logement (CNL), des lettres-types à adresser au propriétaire pour obtenir des délais de versement des loyers.

Si notre Maison de l'Habitat fait partie des services communaux fermés pour cause de risque viral, il est toujours possible de trouver un appui auprès de notre Centre communal d'action sociale (CCAS) au 04.94.06.97.23 ou par courriel.

Et les associations de locataires présentes à ma connaissance à La Seyne doivent également pouvoir être jointes :

> Association Force Ouvrière Consommateurs (AFOC) : coordonnées

> Confédération logement cadre de vie (CLCV) : coordonnées

> Confédération nationale du logement (CNL) : coordonnées

> Droit au logement : 04 94 87 41 57

> Information défense des consommateurs salariés (Indecosa-CGT) : coordonnées

 

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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