17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 19:46

Ce qui s'est passé aujourd'hui à Paris est à marquer d'une pierre blanche. L'Association des maires de France (AMF) a décidé de joindre sa voix à la nôtre pour réclamer, de façon explicite, au Président de la République qu'il ouvre la « saison 2 » de la rénovation urbaine et de l'accompagnement social des 5 millions d'habitants des quartiers populaires urbains en détresse.

Par la voix de François Baroin, maire (LR) de Troyes, président de l'AMF, ce sont les 35.000 communes du pays, qu'elles soient urbaines ou rurales, montagnardes ou littorales, métropolitaines ou ultramarines, animées par des équipes de droite, du centre ou de gauche, qui ont exprimé fortement l'absolue nécessité qu'aucun site de la Nation ne demeure abandonné par la République. Et pourtant, l'immense majorité des communes françaises ne compte pas au nombre des 900 qui abritent sur leurs sols des ensembles d'habitat social en déshérence ou des centres anciens dégradés !

 

FRATERNELLE SOLIDARITÉ DES 35.000 COMMUNES AVEC LES PLUS EN DIFFICULTÉ

Belle et chaleureuse solidarité républicaine qui s'inscrit dans la lignée des grands moments d'unité nationale ! Car chacun sait bien que, s'il doit y avoir renfort de moyens de la Nation en direction de certains pour que vive l'Égalité, c'est toujours un peu au détriment de tous.

Il aura fallu que, avec mes collègues édiles de l'Association des maires "Ville & Banlieue" de France, et avec l'équipe de 200 volontaires qui avons pendant des mois, autour de Jean-Louis Borloo, contribué à l'élaboration des préconisations récemment remises au Premier Ministre, nous fassions preuve de patiente force de conviction pour parvenir à la tenue du rendez-vous de ce jeudi, à l'issue duquel nous avons publié un communiqué commun à l'AMF, à France Urbaine, l'association des intercommunalités, et à notre "petite" association Ville & Banlieue, en forme d'adresse forte au Président de la République. On peut le lire ci-dessous.

 

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE NE PEUT PAS RESTER SOURD

Il reste au Président de la République et au Gouvernement, dans moins d'une semaine, à exprimer leur décision. Ce devrait être fait à l'Élysée le 22 mai. D'ici quelques jours, nous saurons...

Quelle que soit l'orientation que le Président retiendra, je veux aussi saluer les conseils municipaux de toutes ces communes qui, comme La Seyne, ont dans tout le pays voté des motions et vœux pour réclamer l'indispensable relance de la « politique de la ville », quasiment au point mort depuis quatre ans, hormis les programmes qui se terminent, et une bienveillance budgétaire et financière de l'État pour nos communes en lourde difficulté. Quelles que soient les orientations politiques de leurs maires, tous les conseils municipaux l'ont fait à l'unanimité.

Tous, sauf... celui de La Seyne. Et c'est bien triste que nous nous soyons hélas ainsi singularisés...

 

 

14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 20:20

Si l'annonce de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, donc en charge des quartiers urbains prioritaires parce que fragiles, se confirme, le Président de la République devrait, le 22 mai prochain, annoncer la suite qu'il compte réserver aux propositions qu'il a demandé à Jean-Louis Borloo, ancien ministre de centre-droit, de lui formuler pour ouvrir une sorte de « saison 2 » de la rénovation urbaine et de l'accompagnement social des habitants des  grands ensembles d'habitat social et des centres-villes dégradés.

La Seyne est impatiente. Après la réussite incontestée du programme de rénovation du quartier Berthe, cité nationalement en exemple, son centre-ville, dont on connaît les difficultés, a été classé « quartier prioritaire » par l'État il y a quatre ans.

Depuis, plus rien. Si ce n'est des études et diagnostics. Mais pas de moyens financiers pour entreprendre des opérations. Tous les sites de France semblables à nos quartiers seynois sont dans l'expectative. Beaucoup d'espoirs résident donc dans le fameux « plan Borloo » qu'un petit film expose brièvement ci-dessous.

Celui-ci ne constitue certes pas une panacée universelle. Comme moi, les maires des communes populaires y voient beaucoup de pistes intéressantes, et relèvent aussi quelques voies qui leur semblent de moindre intérêt. Ils formulent notamment, dans une déclaration, trois vœux, pour soutenir leurs communes, pour dynamiser la rénovation urbaine et pour agir pour l'accès à l'emploi. En tout état de cause, il y a urgence à sortir du néant de perspectives et surtout de moyens.

La balle est dans le camp du Président de la République.

12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 15:58

Merci aux responsables des groupes composant la majorité municipale de La Seyne qui, dans un communiqué commun, ont tenu à la fois à rappeler la tradition d'ouverture et d'accueil de La Seyne envers les malheureux devant fuir les coins de la planète où leurs vies sont en jeu, quelles qu'en soient les raisons, et à remettre les choses en place après une déclaration ubuesque d'une élue d'opposition qui, manifestement, n'a pas suivi le déroulement des faits depuis l'annonce d'une probable installation d'un centre d'accueil de mineurs isolés dans l'infrastructure militaire du Fort Saint-Elme...

 

Voici donc le message qu'ils m'ont fait parvenir après l'avoir adressé à la presse, dans lequel je me suis autorisé à insérer le lien vers un article de ce blog auquel ils font référence... 

 

 

« Déplorant la perspective possible d'un accueil de jeunes migrants au Fort Saint-Elme, certains de nos collègues élus minoritaires du conseil municipal semblent ignorer que la loi française fait obligation à l'État de mettre à l'abri tout mineur isolé, qu'il soit migrant ou pas.

 

« Ni la commune, ni la métropole, n'ont donc leur mot à dire, d'autant moins que le Fort Saint-Elme est un domaine national du ministère des Armées et qu'il lui appartient d'en définir l'usage.

 

« Nous tenons toutefois à saluer l'initiative courtoise du préfet du Var et du préfet maritime de Méditerranée, qui, connaissant le projet d'une acquisition de la propriété par le Conservatoire National du Littoral en coopération avec la métropole et les communes de La Seyne et Saint-Mandrier, leur ont fait part de l'intention de confier le site à la fondation catholique des Apprentis d'Auteuil pour la prise en charge d'une trentaine de mineurs migrants.

 

« Dans la lignée de la tradition d'accueil des Seynois qui, depuis le début du XIXe siècle, ont toujours ouvert leurs cœurs et les portes de leur commune à des étrangers fuyant tantôt la famine, tantôt la guerre, tantôt les massacres politiques, le maire de La Seyne, en approuvant cette initiative humanitaire, s'inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs, de toutes sensibilités politiques, hormis peut-être le sinistre collaborateur Galissard, installé en 1941 par le gouvernement de Vichy, mais y compris ceux nommés par le pourtant funeste Napoléon III.

 

« Et il convient de s'élever en faux contre une assertion inepte et totalement mensongère d'une élue locale d'opposition, car le maire a donné publiquement toutes informations sur le sujet un jour après qu'elles lui ont été communiquées par la préfecture, via son blog et les réseaux sociaux, et le conseil municipal, fidèle à sa pratique démocratique, a eu un débat public sur la question, lors de la toute première séance qui s'est tenue une semaine après la sollicitation de l'État, moment d'échange auquel cette élue n'a certes pas cru devoir être présente.

 

« Faire de la basse politique politicienne sur un sujet aussi douloureux ne grandit pas ceux qui s'y emploient. »

 

Ce message est signé de mes collègues responsables des six groupes composant notre équipe municipale : Olivier Andrau (PS), Claude Astore (MRSL), Christian Barlo (PCF),  Makki Boutekka (MRC), Denise Reverdito (EELV), Joëlle Arnal (NPA) et Eric Marro (DVG)

 

(J'ai chipé l'image illustrant cet article sur un site du Secours Catholique. Je peux la retirer sur demande, bien sûr.)

5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 16:05

S'il est un indicateur de la pertinence d'un heureux investissement, c'est bien la présence à son inauguration des plus importants acteurs de l'économie métropolitaine.

De Jacques Bianchi, président de la Chambre de commerce et d'industrie du Var, accompagné de ses principaux cadres, à Michel Cresp, président de l'Association pour le développement des entreprises de Toulon ouest (ADETO), qui regroupe quelques 1.500 chefs d'entreprises, en passant par les opérateurs de l'hôtellerie, du casino de jeux, de l'industrie, des technologies, du commerce et des services, tous ont répondu ce vendredi à l'invitation de MM. Negri et Orfeo, responsables du Groupe Electrika, déjà gestionnaire technique du Parc d'Exposition d'Avignon, du Parc Chanot à Marseille, ou du Parc Acropolis de Nice, et de sa filiale commerciale Azur Organisation, et désormais de notre Esplanade Marine.

 

CONTINUITÉ RÉPUBLICAINE ET COOPÉRATION UTILE PUBLIC-PRIVÉ

Il aura fallu quinze longues années pour que le projet se concrétise, le temps nécessaire à ce que des investisseurs mesurent le potentiel de l'ouest toulonnais, et particulièrement des espaces à vocation économique seynois, et considèrent viable un projet de réalisation d'un parc d'expositions, de salons, et d'événementiel culturel et de loisirs. C'est désormais chose faite, à l'initiative d'Anthony Civettini, notre adjoint en charge du développement économique, qui aura brillamment promu le site de notre Esplanade Marine auprès des plus grandes et reconnues sociétés spécialisées dans le domaine.

C'est donc maintenant une réalité tangible et durable, grâce à la conjugaison de la volonté municipale de s'inscrire dans la continuité républicaine d'un projet imaginé en 2003 par mon prédécesseur Arthur Paecht, et de la dynamique de nos zones d'activités économiques, depuis Les Playes jusqu'au site des chantiers navals, en passant par le Technopôle de la Mer et nos sites littoraux.

 

UN IMPACT BÉNÉFIQUE ATTENDU POUR NOTRE CENTRE HISTORIQUE

Au-delà de l'atout promotionnel de notre territoire dont les entrepreneurs des communes, de Bandol à La Seyne, m'a-t-on dit sur place, attendaient un tel espace, le vœu que je forme est que les événements qui s'y dérouleront produisent, par leur fréquentation, un effet induit sur la vie du cœur ancien de notre ville, pour peu que les commerçants, notamment de bouche, sachent en tirer parti.

Tous les moyens sont bons, en effet, dans l'attente oppressante de l'obtention de moyens significatifs qui sont promis par l'État, à l'instar de ceux dont nous avons bénéficié pour Berthe, pour que notre centre-ville, classé depuis quatre ans comme Quartier prioritaire au titre de la politique de la ville (QPV), mais pour lequel nous ne voyons toujours venir aucune aide concrète, amortisse un peu le choc de sa dégradation constante.

On me dira que c'est le cas de tous les centres anciens. En témoignent ceux de Brignoles et Draguignan, seuls jugés ultra-dégradés dans notre département par le ministère de la Cohésion des territoires, de même que les chiffres préfectoraux mettant en évidence que, tandis que 29% des cellules commerciales du centre seynois sont vacantes, il y en a presque autant — 25% — dans le centre de Toulon, malgré son classement en zone franche défiscalisée et douze années de rénovation urbaine...

 

L'HARMONIE ENTRE DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE ET QUALITÉ DE VILLE

D'où la nécessité de saisir tous les leviers à portée de notre main ! La création d'un pôle événementiel en est un. Même si, hélas, certains acquéreurs de logements dans le secteur des anciennes menuiserie, cantine et clinique de nos chantiers navals, s'estiment grugés par des publicités de constructeurs de résidences qui, selon eux, leur auraient tu que leur vue sur mer allait être un peu contrariée par les équipements prévus pour l'activité économique, sociale et culturelle qui, pourtant, apparaissent bien, ainsi qu'en atteste l'image ci-contre (qui s'agrandit en cliquant dessus), sur les plans d'aménagement du site depuis... 2003. Bien avant que je ne sois maire...

Gérer, c'est faire des choix. Notre équipe fait toujours celui de la conjugaison harmonieuse, autant que faire se peut, entre la dynamisation du territoire, facteur d'emploi, et le bien-être des résidents. À quoi servirait un beau panorama sur notre Rade à des Seynois sans travail ?...

Que les habitants riverains se rassurent toutefois : les opérateurs économiques sont à notre écoute, et, à notre demande, des plantations vont être installées et les structures vont être modifiées, avec le remplacement des "murs" de toile opaque par de grandes baies vitrées.

Si on n'a pas d'arrière-pensées, entre gens de bons sens, on peut toujours s'arranger...

30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 11:25

Je ne peux que me féliciter que les socialistes varois, par la plume de Thomas Roller, secrétaire départemental du Parti socialiste, appuient la volonté du collectif « Territoires gagnants », composé d'associations d'élus locaux et d'acteurs des quartiers populaires urbains, de voir s'ouvrir une « saison 2 » de la rénovation urbaine et de l'accompagnement social de leurs habitants.

Après les « États généraux de la politique de la ville » qui ont réuni il y a quelques mois à Grigny (Essonne) un millier de responsables de collectivités et d'associations très inquiets de décisions gouvernementales, les cinq premières étapes du « Tour de France des solutions » (Roubaix, Mulhouse, Sevran, Saint-Denis-de-la-Réunion et Paris) ont contribué à alimenter la réflexion collective pour déboucher sur un ensemble de préconisations remises à l'État.

Il appartient désormais au Président de la République, prescripteur de la démarche, de demander à son gouvernement de traduire ces propositions en actes. Il annoncera le 22 mai la suite qu'il aura décidé de leur réserver.

C'est bien pourquoi tous les soutiens sont bienvenus. Et il est bon que le PS varois appuie la démarche que pourraient aussi accompagner toutes les formations politiques républicaines de notre département...

J'invite les visiteurs de mon blog à lire le communiqué de la fédération socialiste du Var en cliquant sur son image pour l'agrandir...

 

28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 05:09

En consacrant du temps et de l'énergie, depuis l'automne dernier, avec des dizaines de maires de tous bords politiques, du PCF à LR, et d'acteurs associatifs, économiques et sociaux, à tenter de convaincre, au plus haut niveau de l'État, que revenir sur l'investissement d'avenir dans nos quartiers populaires urbains serait bien plus coûteux à la Nation, à nos communes, à nos territoires, j'ai la ferme conviction d'agir pour toute La Seyne et toute notre métropole toulonnaise.

Je m'en suis éloigné quatre ou cinq jours chaque mois, pour travailler, avec ces nombreux autres acteurs locaux, à honorer la demande du Président de la République de lui formuler des propositions pour que l'égalité et la fraternité républicaines soient reconquises dans les plus fragiles de nos quartiers. C'est dans l'intérêt de tout le territoire national.

 

LA SOLIDARITÉ POUR LES PLUS PAUVRES AU BÉNÉFICE DE TOUS

Ce n'est pas moi seul qui le dis. En introduction du rapport « Vivre en grand la République pour une réconciliation nationale » que nous venons de produire, collectivement, même s'il résulte de compromis du fait de nos sensibilités diverses, Jean-Louis Borloo, ancien ministre de MM. Chirac et Sarkozy, qui l'a remis ce jeudi au gouvernement, l'explicite :

« Ce sont plus de 10 millions de nos compatriotes qui sont éloignés du moteur de la réussite (...) C'est donc bien de la France, de son souffle, de son dynamisme, de sa croissance et de sa cohésion qu'il s'agit, de notre propre regard sur notre société et notre conception de l'égalité républicaine réelle (...) L'autre France, active, conquérante, qui travaille dur, contribuant à nourrir la France, à produire, à servir nos concitoyens, doit savoir que c'est l'absence de réponse à ces problèmes qui crée inévitablement des dépenses cumulées, de rattrapage social. »

Tout est dit. En agissant là, on agit pour partout.

 

IL EST DES MOMENTS OÙ IL N'Y A PAS PLACE POUR LA PETITE POLITIQUE

C'est ce que, manifestement, à La Seyne, n'ont hélas pas compris quelques rares acteurs de la scène politique locale : les deux élus (1 DVD et 1 LaREM) qui ont voté contre le vœu que j'ai proposé à notre conseil municipal il y a quelques jours, et les trois autres (2 UDI et 1 LR) qui n'ont pas voulu prendre part à son vote. Leur posture tranche avec l'unanimité nationale.

Mais c'est fort heureusement ce qu'a intégré la très grande majorité des élus seynois, de l'extrême-droite à la gauche en passant par les conseillers municipaux responsables de la droite et du centre, qui ont soutenu notre démarche par leur vote.

Il est des moments où on se grandit et on s'honore en s'élevant un peu au-dessus des bisbilles politiciennes « clochermerlesques » locales...

 

BORLOO EN DEMANDE PLUS QUE VUILLEMOT !

Il est d'autant plus regrettable de n'avoir pas pu obtenir une belle « union sacrée seynoise » que le « rapport Borloo » va encore plus loin, dans ses propositions, que le vœu que nous avons voté chez nous.

Jugez plutôt : alors que nous demandons seulement que les dépenses générées pour répondre aux besoins de nos populations fragiles soient exclues du calcul de l'augmentation maximale de 1,2% que l'État nous autorise entre le budget communal de 2017 et celui de 2018, Jean-Louis Borloo, soutien explicite d'Emmanuel Macron, réclame quant à lui de « permettre aux villes classées en rénovation urbaine de pouvoir aller jusqu'à 2% d'augmentation de la dépense par an sans inclure dans l'augmentation les dépenses liées aux programmes eux-mêmes » (programme 14 du rapport - page 92).

 

ET LES MINISTRES « EN MARCHE ! » EUX-MÊMES NOUS SOUTIENNENT...

Et j'invite d'autant plus ceux, qui ont peut-être craint de froisser la majorité gouvernementale et parlementaire LaREM-MoDem en ne joignant pas leurs voix à celles de la quasi totalité de notre conseil municipal, à méditer le premier retour qu'ont fait devant nous de nos propositions, jeudi à Paris, dans une salle où nous étions 850 acteurs locaux, les deux ministres (LaREM et Mouvement radical) en charge de la Cohésion des territoires, nous assurant du bien-fondé de notre démarche : « C'est un enjeu national (...) on va continuer à se voir et à construire ensemble » (Jacques Mézard, ministre), et « On ne lâchera rien » (Julien Denormandie, secrétaire d'État)...

Alors, oui, à La Seyne comme partout dans le pays, continuons à plaider, dans l'intérêt général partagé de la population de toute la nation, de toutes catégories sociales, de tous territoires et de tous quartiers, pour que les sites urbains fragiles, comme Berthe et notre centre ancien dégradé, regagnent un large soutien de la solidarité nationale.

Unissons nos efforts pour que le Président de la République, qui tranchera le 22 mai prochain, ne soit pas à la seule écoute des technocrates comptables et des « verrouilleurs de Bercy » et prête une oreille attentive à nos voix venues des territoires, de Borloo et sa belle et généreuse équipe, et même de ceux de ses propres ministres auxquels il a confié la mission de, justement... assurer la cohésion territoriale.

 

> Pour creuser un peu le sujet...

* lire le « rapport Borloo »

* lire le communiqué de l'Association des maires Ville & Banlieue de France

* lire un édito de L. Joffrin dans Libération qui tord le cou à certaines idées reçues...

23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 05:25

« C'est pour envoyer à mes enfants restés dans la ville d'où je viens », ou bien « Nous voudrions prendre le temps de relire ce que vous nous avez raconté », ou encore « Nos voisins installés peu avant nous n'ont pas pu venir aujourd'hui »...​.

 

Plusieurs personnes ayant répondu samedi dernier à notre invitation à notre traditionnelle cérémonie trimestrielle d'accueil des « nouveaux Seynois » m'ont demandé, au cours des échanges informels ayant suivi mon allocution autour d'un petit buffet, de leur donner le propos de bienvenue que j'avais préparé à leur intention. Comme je n'en avais qu'un exemplaire, j'ai promis de le mettre en ligne. C'est chose faite ci-après, en y ayant inclus quelques intertitres et illustrations, pour le rendre plus agréable à lire...

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

C’est avec plaisir et fierté que je vous accueille à La Seyne, dans cette belle Villa Tamaris Centre d’art qui, depuis 2003, est sous la responsabilité de notre agglomération Toulon Provence Méditerranée, devenue métropole au 1er janvier dernier.

 

Vous êtes venus (ou revenus, pour certains) grossir les rangs de notre communauté seynoise dont la population légale est d'un peu moins de 66.000 habitants, soit 14% de plus qu'il y a 10 ans. Cela fait de La Seyne la 2ème commune du Var, la 8ème de Provence-Alpes-Côte d'Azur, la 74ème de France.

 

Pour un certain nombre, notamment les retraités, votre installation ici est un choix. Pour d'autres, les actifs, c'est souvent la dynamique économique et l'emploi qui vous ont conduits chez nous. Pour certains, hélas, c'est le retour contraint au bercail faute d'avoir pu réaliser un projet professionnel envisagé ailleurs.

 

À l'image de ceux qui s'y installent, La Seyne est contrastée. Et notre ville de contrastes est heureuse de tous vous accueillir.

 

LA SEYNE, VILLE DE CONTRASTES

 

La Seyne est en effet singulière parmi la plupart des communes du littoral de la région. Ancrée dans le réel, elle est à l’image de la vraie vie, avec des représentations très diverses.

 

Contrastes... Jugez-vous-mêmes. Elle abrite à la fois le plus grand ensemble d'habitat social de périphérie urbaine du département et, même s'ils sont peu nombreux, elle accueille certains des foyers fiscaux éligibles à l'impôt sur la fortune qui possèdent les patrimoines fonciers les plus élevés du Var.

 

Contrastes... C'est à La Seyne qu'on relève le plus fort taux de familles varoises vivant sous le seuil de pauvreté, mais c'est à La Seyne aussi qu'on note avec constance depuis 3 ans les meilleurs chiffres de baisse du chômage du département, toutes tranches d'âge et tous niveaux de qualification professionnelle confondus, y compris pour les moins de 25 ans résidant dans nos quartiers urbains fragiles dont la courbe descendante du chômage suit exactement celle des jeunes des autres quartiers alors que, en moyenne nationale, elle est 2 fois et demie plus pessimiste.

 

ZONE URBAINE SENSIBLE ET SITES PATRIMONIAUX REMARQUABLES

 

Contrastes... Un tiers de la commune est classé "zone urbaine sensible", "zone de sécurité prioritaire", "zone d'éducation prioritaire", "quartier prioritaire de la politique de la ville"...

 

... tandis qu'un autre tiers abrite le plus important pôle de compétitivité à vocation mondiale du littoral méditerranéen, centré sur les sciences, les technologies et les industries de la mer, de l'exploration et l'exploitation des océans au nautisme, en passant par l'industrie navale enrichie de nos savoir-faire historiques, la sûreté et la sécurité maritimes,

 

... et un qu'autre tiers contribue à ce que la commune soit labellisée "station classée de tourisme", qu'elle dispose du "pavillon bleu" pour la qualité de ses plages, d'un classement en "site patrimonial remarquable", d'un autre en "Natura 2000", et du "label patrimoine du XXe siècle" pour notre hameau des Sablettes répertorié par le ministère de la culture pour son architecture Pouillon, qu'elle développe, avec ses ports de pêche et ses fermes marines sur pilotis, ses produits de qualité de l'aquaculture et la conchyliculture, récemment primés au niveau national, et qu'elle accueille le seul hôtel prestigieux de la marque Hilton de la côte méditerranéenne française.

 

COMMERCES DU CENTRE EN DÉCLIN ET ÉCONOMIE DYNAMIQUE

 

Contrastes... Même si elle est loin d'être la seule parmi les villes moyennes, son centre ancien est durement dégradé, avec une activité commerciale en déclin accéléré, des zones d'habitat indigne et insalubre entre les mains de "marchands de sommeil" sans vergogne, un sentiment d'insécurité, mais...

 

... c'est dans son périmètre que fonctionne la plus grande bibliothèque théâtrale de France,

 

... et qu'on compte deux monuments classés à l'inventaire des monuments historiques — l'église Notre-Dame-de-Bon-Voyage et le pont levant des chantiers navals dont nous avons fêté le centenaire l'été dernier avec plusieurs dizaines de milliers de Seynois et de visiteurs —, et la maison de l'habitat et celle du patrimoine dont les réhabilitations et mises en valeur nous ont valu de nous voir décerner les "Rubans du patrimoine",

 

.. sans oublier notre notre casino « municipal » de jeux attirant des milliers de visiteurs, consommateurs redynamisant l'activité locale, et, bientôt, valorisant l'architecture industrielle de l'ancien atelier de mécanique des chantiers navals, un complexe de neuf cinémas, deux hôtels, et des commerces de bouche, de culture et de loisirs.

 

UN RICHE POTENTIEL À VALORISER POUR TOUS

 

La Seyne, c'est donc d'une part, autour de ses 25 kilomètres de littoral jalonné de douze ports, une richesse patrimoniale naturelle, littorale, balnéaire, touristique, culturelle, urbaine, technologique, scientifique et industrielle, un potentiel de dynamique irriguant bien au-delà des limites communales, et d'autre part un enjeu extrême de faire vivre l'équité, l'égalité, la solidarité, l'harmonie et la mixité sociale d'un territoire urbain très divers, pour que chacun, quelle que soit sa situation, puisse tirer parti de nos potentiels.

 

Tout ça suppose des moyens. On en a eu dans le passé, pour nous reconstruire après le drame de la fermeture de notre industrie navale.

 

TOUS LES SEYNOIS TIRENT PROFIT DE LA RÉNOVATION DE BERTHE

 

Tous les moyens sont bons. Si on agit là, ça bénéficie partout.

 

À titre d'exemple, à ceux qui le dénigrent, je dis et redis que mon prédécesseur, qui n'est pas du tout de ma sensibilité politique, a très bien fait de lancer en 2006 le programme de rénovation de Berthe que nous avons mené à bien et qui se termine en fin de cette année, cité en modèle à l'échelle européenne.

 

Les près de 400 millions d'euros qui y auront été investis, dont seulement 12% à la charge de la commune, tout le reste en subventions, auront redonné de la dignité à 25% de nos habitants, mais aussi et surtout de la fierté à tous, car ça aura amélioré l'image de notre ville au bénéfice l'ensemble de ses résidents.

 

Ça aura ainsi permis de réaliser les grands carrefours aux alentours des hypermarchés depuis la sortie de l'autoroute à Camp Laurent jusqu'à la clinique du Cap d'Or, améliorant les mobilités de tous, et des équipements publics comme la médiathèque Andrée-Chedid, récemment citée en exemple par la ministre de la culture, dont 60% des abonnés n'habitent pas le quartier Berthe et 20% résident sur d'autres communes.

 

Sans compter que, par le parti-pris de développement durable de la rénovation de nos quartiers d'HLM, nous avons la fierté d'être la toute première commune varoise à être classée "territoire à énergie positive pour la croissance verte", nous ouvrant la porte d'aides financières précieuses pour toute la commune, et même la ville de Toulon.

 

Ces investissements récents dans nos quartiers populaires prioritaires complètent d'autres plus anciens qui, eux aussi, soutenus par l'État, ont donné à tous les Seynois et voisins de bénéficier de nouveaux aménagements urbains, comme 4,5 des 6 kilomètres seynois de la voie dédiée au transport en commun en site propre qui nous auront permis d'obtenir que l'agglomération prévoie de mener le futur tramway ou bus à haut niveau de service non pas seulement de l'université de La Garde à la gare SNCF de La Seyne, mais prolonge son tracé jusqu'aux anciens chantiers navals.

 

DES TEMPS DIFFICILES POUR LES COLLECTIVITÉS LOCALES

 

Nous aimerions tant pouvoir bénéficier aujourd'hui d'une même attention des institutions publiques d'État, pour la rénovation de notre centre-ville, ou pour la création de nouvelles lignes de bateaux-bus, ou pour des infrastructures routières comme la corniche de Tamaris, ou pour la réalisation du canal d'avivement du port de Saint-Elme engorgé par les sables et les posidonies, ou pour l'acquisition, aux fins de protection, valorisation et ouverture au public, comme on l'a fait pour les 60 hectares du Domaine de Fabrégas, de la colline du Fort Saint-Elme que le ministère des Armées a déclassée et met en vente.

 

Mais quatre années de baisse des dotations, de contrainte budgétaire imposée, mettent à genoux les collectivités locales. Communes, métropoles, départements et régions sont à la peine budgétaire. Les investissements publics, qui pourtant assurent en France 75% de l'économie et l'emploi du bâtiment et des travaux publics, doivent être différés ou étalés dans le temps, quand il ne nous faut pas y renoncer.

 

DES INGRÉDIENTS POUR LA RÉUSSITE DU TERRITOIRE

 

Alors, plus que jamais, nous devons veiller à tirer le meilleur parti pour notre territoire des opportunités résultant d'une harmonieuse coopération ou complémentarité entre...

 

... les services publics locaux que nous peinons à maintenir, mais que nous modernisons, à l'image du tout nouveau portail Internet citoyen intégré, le premier de notre métropole,

... les acteurs économiques, des artisans et PME jusqu'aux grandes sociétés comme notre fleuron industriel local CNIM, qui ont le courage d'investir et d'entreprendre malgré les vicissitudes des temps de mondialisation favorisant plus la finance que l'initiative et le travail,

... et le monde social et associatif, extrêmement dynamique à La Seyne grâce à des milliers de bénévoles — qui vous attendent d'ailleurs en renfort... —, mais très gravement affaibli par les diminutions constantes de soutiens publics.

 

Alors, comme je ne crois pas au Bon Dieu, je préfère compter sur cette harmonie d'initiatives et de potentiels humains que sur la réalisation des miracles qui sont symbolisés en or et argent sur le fond rouge et bleu de notre blason : la multiplication des pains et la pêche miraculeuse.

 

UNE HISTOIRE QUI A FORGÉ LA SEYNE D'AUJOUR'HUI ET DE DEMAIN

 

Oui, nous disposons de bons ingrédients à La Seyne. Et surtout, parmi ceux-ci, de nos 66.000 concitoyens dont vous venez de conforter la grande équipe, elle aussi rouge et bleu (dans plusieurs sens du terme...), qui est, à l'instar de celles notre club de rugby — le plus ancien du Var —, entreprenante, généreuse, altruiste, tolérante et humaniste. Mais aussi parfois espiègle, rebelle, contestataire, toujours prête à se défendre.

 

C'est sûrement la résultante d'un héritage croisé, entre, d'une part, nos 150 années d'industrie navale, où nos anciens ont forgé les technologies qui permettent aujourd'hui notre redynamisation, mais aussi un penchant durable pour la lutte sociale, et, d'autre part, notre histoire républicaine, car c'est bien depuis les collines de La Seyne que les grognards, galvanisés par le jeune capitaine Bonaparte les qualifiant "d'hommes sans peur", ont fondu sur les forts de l'Éguillette, de la colline Caire et de Balaguier, avant de soumettre, couler ou chasser les flottes royalistes anglaise et espagnole venues prêter main forte aux voisins toulonnais ralliés à la contre-révolution.

 

Mais, depuis, promis, nous nous sommes rangés. Ou, du moins, nous essayons...

 

Car l'enjeu est grand : La Seyne est reconnue comme la chance majeure de la métropole du Grand Toulon. Nous devons tenir notre rôle pour prendre toute notre part dans la communauté de destin de notre aire urbaine de 430.000 habitants du tour de la Rade.

 

Merci de votre patiente attention. Et bienvenue à La Seyne ! Bienvenue chez vous !

20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 16:01

L'accès au portail se fait par un bouton situé en haut et à droite de la page d'accueil du site officiel de la ville.

On me dira que cela n'a rien d'extraordinaire que d'offrir une possibilité d'effectuer des démarches en ligne.

C'est vrai, nombre de collectivités se sont déjà dotées de cet outil informatique moderne, quoique, au sein de notre métropole toulonnaise, après avoir survolé les sites de nos communes voisines, si certains offrent quelques "espaces citoyens" ou un accès au portail du service public, je n'ai pas trouvé d'offre de services véritablement "intégrée".

La Seyne me semble donc figurer comme quasi précurseur dans notre coin du Var. N'en soyons pas spécialement fiers, d'autant que l'instrument est aux prémices de son fonctionnement, une sorte de rodage qui permet de déceler des imperfections à corriger, des limites et des besoins de compléments et développements.

 

LES CITOYENS EUX-MÊMES AMBASSADEURS DE L'OUTIL

C'est le message que, ce jeudi, avec les élus et personnels de notre service de la démocratie locale, que je félicite et remercie de leur initiative et leur implication, que nous avons voulu faire passer aux responsables des Comités d'intérêt local (CIL), des Conseils de quartiers et Conseils citoyens, que nous avons conviés à une démonstration et que, une fois de plus, je dois remercier d'accepter de jouer le rôle d'expérimentateurs et d'ambassadeurs auprès de notre population.

L'originalité de ce portail Internet est qu'il regroupe en une seule entrée la possibilité pour les particuliers, les entreprises, les commerces et les associations, d'effectuer diverses démarches dématérialisées depuis n'importe où et à n'importe quel moment, de stocker dans un "coffre-fort virtuel" sécurisé des documents personnels utiles, de payer en toute tranquillité divers services (restauration scolaire, centres de loisirs, etc.), et d'apporter sa contribution à l'amélioration de la vie urbaine en signalant tout dysfonctionnement repéré en ville, localisable précisément, et en étant informé régulièrement de la suite donnée à la doléance.

 

UNE OFFRE SUPPLÉMENTAIRE QUI NE REMPLACE PAS LES AUTRES

Cette offre dématérialisée est bien sûr évolutive, de nouvelles fonctionnalités pouvant être ajoutées au fur et à mesure de l'adaptation des services communaux, et son "ergonomie" méritera aussi d'être améliorée et embellie.

Et, naturellement, ce nouveau service n'est pas créé pour contribuer à la réduction des dépenses communales, notamment de personnel, imposée depuis plusieurs années par l'État. Les hommes et les femmes de la fonction publique territoriale seront bien toujours là pour faire le travail, gérer les suites à donner aux requêtes formulées par le portail Internet, aider ceux qui seraient hésitants ou peu rodés à l'usage d'un ordinateur, et naturellement continuer à assurer la relation aux publics suivant les bonnes vieilles méthodes du courrier écrit, des courriels et de l'accueil physique en direct.

19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 05:02

Les Seynois, et les Saint-Elmois en particulier, j'en suis certain, ne me donneront pas tort. J'ai formulé un avis favorable au projet de la Marine nationale de mettre l'un de ses bâtiments de la forêt littorale du Fort Saint-Elme à la disposition de la fondation catholique des « Apprentis d'Auteuil », association d'utilité publique agréée par l'État, pour y assurer l'accueil d'une quarantaine de mineurs migrants isolés.

La Seyne a toujours été une terre d'accueil pour ceux qui ont dû fuir leurs pays de misère ou de guerre. Elle ne faillira pas en ce XXIe siècle où la route demeure longue vers la fraternité universelle.

 

UN SITE LITTORAL EXCEPTIONNEL À PROTÉGER ET VALORISER

La Marine nationale veut mettre en vente cette colline littorale que nous avons réussi, par les révisions de nos plans d'urbanisme, à sanctuariser et sauver de l'urbanisation mortelle qu'elle aurait pu connaître. Les militaires l'ont désormais désaffectée et, sans maintien d'une présence générée par une activité, Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier et vice-président de la métropole chargé de l'environnement, et moi, craignons des intrusions et des risques d'incendie qui pourraient être fatals à ce bel espace boisé à cheval sur nos deux communes.

Si le Conservatoire du littoral, que nous avons saisi pour élaborer un projet de gestion partagée avec nos communes et notre métropole, comme c'est le cas depuis quelques années au Domaine de Fabrégas, a d'ores et déjà acquis la partie mandréenne de la forêt, les négociations s'avèrent plus ardues avec la DMPA du Ministère des Armées qui, souhaitant réaliser le maximum de profit sur la partie seynoise du domaine, semblerait prête à vendre au plus offrant, y compris à quelque riche investisseur privé désireux de posséder une magnifique propriété littorale, même si j'ai placé tous les verrous administratifs interdisant les constructions et protégeant l'espace boisé classé.

 

L'ACCUEIL DE MINEURS ISOLÉS : UNE OPPORTUNITÉ À SAISIR

Mais les échanges continuent et, fussent-ils longs, nous ne désespérons pas de parvenir à une solution de compromis qui conjuguerait une partie des objectifs financiers de la Défense et ceux de notre territoire, dans le but, comme nous l'expliquions en 2015 à Var-matin (cliquez sur l'article ci-contre pour l'agrandir) de préserver, valoriser et ouvrir la forêt au public, rétablir la liaison piétonnière littorale entre Saint-Elme (La Seyne) et Saint-Asile (Saint-Mandrier), maintenir l'action d'insertion conduite par l'association Tremplin, et entreprendre un chantier d'insertion durable pour la réhabilitation du fort historique comme cela a été fait au fort de l'Éguillette (photo ci-dessous).

Cela permettra en outre, sur la partie occidentale jouxtant le port de Saint-Elme, le maintien des activités des associations nautiques qui, dès 2019, devront libérer les espaces nécessaires à la réalisation d'un chenal d'avivement indispensable pour empêcher l'ensablement et l'amas des posidonies qui, chaque année, engorgent notre charmant petit port.

En ces circonstances, l'accueil à Saint-Elme des malheureux jeunes migrants isolés, outre la belle œuvre humanitaire dont La Seyne sera fière, permettra de prendre le temps de poursuivre les échanges avec le Ministère des Armées sans crainte de dégradations pouvant s'avérer irrémédiables pour ce site naturel et patrimonial qui, sans cela, aurait été laissé à l'abandon.

Amis Seynois, faisons donc nôtre la devise des « Apprentis d'Auteuil » : La confiance peut sauver l'avenir.

 

30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 07:40

Au surlendemain de la démission de mon collègue Stéphane Gatignon, maire de Sevran, en banlieue parisienne, découragé, épuisé, vidé devant l'abandon par l'État de nos communes urbaines fragiles, la chaîne « Public Sénat » a donné la parole à deux maires (PCF et LR) et un ancien maire aujourd'hui sénateur (LREM) de communes qui ont bien des points communs avec La Seyne, ainsi qu'à un responsable associatif.

J'invite les visiteurs de ce blog à regarder cette émission que je mets en ligne ci-après. Quelles que soient leurs étiquettes politiques, en écoutant mes collègues, j'ai l'impression de m'entendre parler.

J'ai encore la « niaque », et ne suivrai donc pas — du moins pour l'instant — la voie contrainte de l'abandon que Stéphane Gatignon s'est résigné à choisir et que d'autres avouent envisager d'emprunter. Tant qu'il me restera de la combativité, je continuerai, avec mon tempérament qui me pousse à la colère plus qu'à ce que certains feignent de considérer comme de la pleurnicherie, à plaider la cause de La Seyne et de la métropole toulonnaise.

 

L'HEURE EST À LA COMBATIVITÉ, PAS AU DÉSARROI NI AUX COUPS POLITIQUES

J'ai néanmoins besoin, plus que jamais, des encouragements, du soutien et de la mobilisation à mes côtés des habitants de tous nos quartiers, de nos acteurs économiques, sociaux et associatifs, et, naturellement, de l'ensemble des sensibilités politiques qui constituent notre conseil municipal seynois et notre conseil métropolitain. Pour la cohésion de notre territoire seynois et intercommunal si diversifié, l'heure est au rassemblement actif plus qu'aux chamailleries politiciennes de certains qui « surfent » sur les difficultés que rencontrent des maires d'aussi différentes sensibilités que celle d'Hubert Falco à Toulon et la mienne à La Seyne pour redynamiser nos quartiers les plus fragiles.

Je livre ci-après — à la suite de la vidéo ci-dessous — deux documents : la déclaration que j'ai faite au lendemain de la démission du maire de Sevran, comme président de l'association des maires Ville & Banlieue de France qui regroupe des élus de tous partis politiques, et le courrier que j'ai adressé hier au préfet de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, tant il devient urgent que l'État se décide enfin à accorder à notre centre ancien en détresse l'attention à laquelle il a droit, comme il l'a fait pour notre quartier Berthe. Dans l'intérêt de tous, ses habitants, ses commerçants, ses services publics, et tous les Seynois et voisins qui ont tant besoin qu'il sorte enfin de l'ornière.

MA DÉCLARATION SUITE À LA DÉMISSION DU MAIRE DE SEVRAN...

 

MA LETTRE AU PRÉFET DE NOTRE RÉGION...

( l'annexe dont il est fait état dans le courrier est téléchargeable ICI )

 

ET ENCORE UNE INTERVIEW TÉLÉVISÉE D'UN ÉLU MoDem QUI NE DIT RIEN D'AUTRE...

Driss Ettazaoui, l'un des vice-présidents de l'association des maires Ville & Banlieue de France, en sa qualité de vice-président (MoDem) de l'agglomération d'Évreux Porte de Normandie, ne dit pas autre chose que mes autres collègues lorsqu'il a répondu à une interview de BFM-TV...

TOUT COMME LA MAIRE DE DROITE DE CHANTELOUP-LES-VIGNES...

Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines, première vice-présidente de l'association des maires Ville & Banlieue de France, répondant à un journaliste de Sud-Radio... à écouter ICI...

... ou à retrouver sur France 3 île-de-France...

 

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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