24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 08:02

Assez imprudemment à mon sens, certains des candidats à l'élection du mois prochain promettent la lune à nos concitoyens. C'est en particulier vrai en matière d'urbanisme et d'aménagement du territoire. Car il ne suffit pas de proclamer « stop au béton » pour que, d'un coup de baguette magique, plus aucune construction ne sorte de terre.

Sinon, il ne nous aurait pas fallu 12 ans pour parvenir, en trois étapes, à réduire de 65% les surfaces super-urbanisables (de 400 à 140 hectares), de 76% celles d'urbanisation future, et accroître de 40% nos terres agricoles et de 8% nos espaces naturels.

Au moins trois raisons expliquent en effet qu'on vend du rêve en promettant de décréter la fin de toute construction. Explications et engagements...

 

La Loi, d'une part, protège les propriétaires quant à la valeur de leur patrimoine. Il est interdit, sauf compensation financière à la hauteur de la perte de valeur de leur bien, de décider qu'un terrain constructible ne le serait subitement plus, donc pourrait voir son prix à la revente divisé par 3 ou 400.

 

NE PAS PROMETTRE L'IMPOSSIBLE EST UN IMPÉRATIF ÉTHIQUE  

Dans le Var, en effet, la valeur moyenne d'un bien agricole s'établit à 12.700 euros par hectare (source Terre-net), soit 1,27 euros le mètre-carré, et c'est même un tiers moins cher pour un terrain naturel (source JDN). Or, à La Seyne, le prix moyen du terrain constructible est de 504 euros par mètre-carré (source Terrain-construction), soit 396 fois plus cher qu'un bien agricole non constructible.

Acquérir seulement 10% des 140 hectares seynois demeurant super-urbanisables (zones UA) ou les déclasser en zone agricole pour les protéger de la construction coûterait à la commune plus de 70 millions d'euros, soit la totalité de 6 à 7 budgets annuels d'investissement. Et, s'il fallait les acheter tous, plus aucune réalisation ni chantier d'entretien des équipements et espaces publics communaux ne pourrait être prévu pour près de trois-quarts de siècle...

 

FRAGILISER LES FINANCES COMMUNALES N'EST PAS ACCEPTABLE

La Loi, d'autre part, oblige les communes de plus de 3.500 habitants à disposer de 25% de logements sociaux d'ici à 2025. La Seyne en compte moins de 19%. Le programme local de l'habitat de la métropole toulonnaise, document d'objectifs commune par commune imposé par l'État, a ainsi obligé La Seyne à produire avant 2018 1458 logements en résidences principales, dont 460 logements sociaux en production neuve et 120 en logements conventionnés, et dont 140 dans les quartiers Sud.

Et, comme nous n'avons, en partie délibérément, pas respecté nos obligations, nous subissons une « réfaction », c'est-à-dire une « amende », qui croît chaque année et a atteint 320.000 euros en 2018 et 408.000 euros en 2019. Est-ce le devoir d'un maire, devant gérer « en bon père de famille » les deniers de ses concitoyens, de ne pas respecter la Loi et leur imposer de consacrer une part du budget commun à payer une amende, surtout dans une ville où 2.700 foyers sont en attente d'un logement social ?...

 

FAIRE MINE D'IGNORER LES COMPÉTENCES COMMUNALES N'EST PAS CORRECT

La Loi, enfin, certains font mine de l'ignorer, a transféré la compétence de l'urbanisme à la métropole. Il est facile de s'engager à la place des autres. Désormais, en effet, pour modifier le Plan local d'urbanisme, devenu intercommunal, il faut entreprendre une révision concernant les 12 communes de Toulon Provence Méditerranée, donc obtenir l'aval de leurs 12 maires. Même si les relations, au-delà des sensibilités politiques de chacun, sont plutôt bonnes, ce n'est pas gagné a priori...

 

S'ENGAGER SUR DU CONCRET RÈGLEMENTAIRE ET RÉALISTE EST UN DEVOIR

Alors, plutôt que de tirer des plans irréalistes sur la comète, surtout de la part de ceux qui incarnent la Droite seynoise qui fut la cause de tous nos maux d'aujourd'hui en ouvrant, par le Plan local d'urbanisme qu'elle a voté en 2004, des centaines d'hectares de notre territoire communal à une urbanisation effrénée, nous, nous préférons continuer à mettre en œuvre par des moyens légaux et financièrement responsables, tout ce qu'il est possible de faire pour gagner peu à peu en moindre urbanisation et en meilleure qualité de vie dans une ville durable et solidaire.

C'est ce que nous proposons de continuer à faire, au travers de nos 30 engagements pour la transition, déclinant ainsi pour La Seyne les orientations du Pacte pour la transition, que l'on peut découvrir en feuilletant notre document ci-dessous (cliquez sur le carré blanc en haut et à droite pour le visualiser en plein écran). 

 

POURSUIVRE DANS LA VOIE OUVERTE AVEC NOUS PAR NOS ÉLUS ÉCOLOS

Et c'est bien la moindre des choses de la part d'une équipe dont, depuis 2008, font partie des élus d'EE-Les Verts, à commencer par Denise Reverdito qui a impulsé du bon travail en ce sens en sa qualité de maire-adjointe en charge de l'urbanisme et du développement durable, travail que nous proposons de prolonger et d'amplifier avec une autre de ces élues, qui pour 2020 est l'une de nos deux « co-têtes de liste », Cécile Jourda, forte de son engagement depuis plus d'une décennie au sein du principal parti écologiste de notre pays...

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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 09:47

À La Seyne, la population des tout-petits de 0 à 3 ans représente 2259 enfants. Ce samedi, le 4ème forum de la petite enfance a été l'occasion de faire le point sur une compétence non obligatoire d'une commune mais qui, chez nous, se décline en une kyrielle de structures et d'actions, dans une démarche volontaire globale portée à la fois par la puissance publique et par de nombreux partenaires associatifs et privés...

 

Cette politique publique en faveur des familles est portée par un service public fort, qui a organisé un bel événement avec la 4ème édition du forum de la petite enfance, inscrit aujourd’hui dans les grands rendez-vous de la ville et qui a accueilli des centaines de familles. Cette année, une attention plus particulière a été portée aux jeunes enfants en proposant encore plus d'activités ludiques (structure gonflable, sculpture de ballons, et ferme pédagogique et balades à poney et en calèche), s'ajoutant aux des ateliers d'animation (lecture, motricité, chants et éveil musical, activités manuelles,...). Et les parents et professionnels ont pu se promener parmi les stands proposé, rencontrer les institutions et les structures d’accueil, assister à des conférence sur l'enfance et son développement.

 

LE PREMIER MAILLON DE  LA « CITÉ ÉDUCATIVE », LABEL NATIONAL ATTRIBUÉ À LA SEYNE

Que tous les organisateurs en soient sincèrement félicités et remerciés. Ce forum a été un temps fort qui illustre à merveille l'une des raisons pour lesquelles La Seyne est la seule commune du Var à avoir obtenu le label national de « cité éducative » pour son œuvre en faveur des 0 à 25 ans, de la naissance à l'insertion professionnelle et citoyenne des jeunes adultes.

Depuis les années 1950, la Ville s'est en effet attachée à permettre à tous les parents de concilier vie professionnelle et vie personnelle et familiale, en proposant des modes de garde diversifiés et adaptés aux besoins des familles. Mais il s'agit aussi d'offrir au jeune enfant les conditions d’un développement équilibré et adapté à l’évolution de ses besoins, de contribuer à l’intégration de tous les petits à besoins spécifiques comme le handicap, de favoriser l’égalité des chances et lutter de façon précoce contre les inégalités, tout en soutenant la fonction parentale dès le plus jeune âge.

Dans cette dernière décennie, la municipalité n’a cessé d’interroger sa politique de la petite enfance. Cela s'est fait en mobilisant les partenaires institutionnels de la Ville comme la Caisse d'allocations familiales et la Protection maternelle et infantile.

 

+ 22 % DE PLACES CRÉÉES EN CRÈCHES MUNICIPALES ...

Ces efforts d'évolution ont permis de maintenir et de développer l’offre d’accueil, en accroissant de 22 % le nombre de places en crèches collectives publiques. Mais ils ont également permis de créer un relais d’assistantes maternelles qui bénéficient toute la semaine à une centaine d'entre elles, pour accompagner l’accueil individuel, permettre aux assistantes maternelles de se rencontrer et d’échanger, mais aussi pour permettre également aux familles d’être aidées dans leurs démarches d’employeurs.

Les dernières années ont aussi conduit à diversifier les offres d’accueil, en proposant des solutions d’urgence, des réponses à des besoins occasionnels, ou des modes de garde à visée d’insertion. Et les familles sont désormais associées à la définition, au suivi et l'évaluation des missions des diverses structures, à travers la mise en place de conseils de crèches.

En fédérant tous les acteurs publics et privés de la petite enfance autour d’un projet partagé, en soutenant tous les projets de nouvelles crèches, on est maintenant parvenu à garantir plus de 1200 places d’accueil du jeune enfant, grâce aux contributions de tous les acteurs : nos 6 crèches collectives municipales, les 4 crèches collectives associatives, les 13 micro-crèches et les 180 assistantes maternelles participant au réseau territorial.

 

MAIRIE, ASSOCIATIONS, ASSISTANTES MATERNELLES, UNIES EN UN PROJET GLOBAL

Toutes ces structures sont soutenues pour leurs projets éducatifs par les services municipaux des sports et de la culture, et par des associations œuvrant dans le domaine socio-éducatif, de la santé et du bien être des tout-petits et de leurs familles (handicap, troubles du comportement, aide à la parentalité…), parmi lesquelles l'Association Vivre en Famille, le Moulin à paroles, l'association P'tits bouts douces heures, ou encore Rêve Lune.

Et tout ce beau monde de passionnés de l'éducation de nos plus jeunes concitoyens, bénévoles comme professionnels fonctionnaires et privés, était là, en week-end, hors temps de travail, pour promouvoir cette formidable diversité des offres. Bravo et merci.

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 09:56

Plus de sept sur dix des foyers varois sont éligibles au logement social. Et, on le sait, peu de nos communes sont en règle avec la Loi qui stipule que chacune de celles de plus de 3500 habitants doit disposer de 25 % de logements sociaux.

Un récent fait d'actualité, rapporté par le quotidien Var-matin, illustre, si besoin était, notre regrettable carence dans la grande aire urbaine littorale des alentours de Toulon...

 

N'est-il pas en effet désolant qu'il soit difficile de répondre à la situation douloureuse que connaît cette habitante dont notre journal local expose la détresse ? Ce qui y est expliqué concerne notre grande ville voisine, mais des cas de la nature de celle objet de l'article de presse existent trop souvent partout dans notre territoire. Et La Seyne en connaît très régulièrement. D'ailleurs, il suffirait de changer quelques mots à l'article pour illustrer la détresse que connaissent certains Seynois, ainsi que l'a imaginé un ami qui a réalisé le montage ci-dessous que je livre aux visiteurs de mon blog...

 

Seule la ville de La Garde fait en effet figure de bon élève dans notre métropole. Du fait qu'elles abritent les plus grands ensembles d'HLM du Var, beaucoup pensent que La Seyne et Toulon disposent du nombre légal d'habitats sociaux, mais, hélas, il n'en est rien, même si d'autres communes sont beaucoup moins bien dotées qu'elles.

Nous devons tous nous remonter les manches pour rattraper notre retard, à commencer bien sûr par les communes les plus en carence. Dans notre département méridional où le logement privé affiche des loyers extrêmement élevés, l'égalité d'accès à un toit que prévoit la loi républicaine justifie un effort partagé pour que toutes les communes de notre territoire, de la limite des Bouches-du-Rhône à l'est toulonnais, comblent leur retard.

Ce n'est pas toujours et partout facile, car il faut combiner la construction, parce que les acquisitions-rénovations d'habitat existant ne suffisent pas, avec la préservation et le développement de la qualité de vie, notamment environnementale, sanctuarisant et confortant les espaces naturels et agricoles et les espaces d'activité économique propre. Difficile équilibre à trouver. Mais enjeu majeur des années à venir...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 05:08

Mauvaise surprise pour les locataires des logements sociaux que gère notre office d'HLM ex-municipal et désormais métropolitain « Terres du Sud Habitat » (TSH). S'acquitter de son loyer mensuel a désormais un coût !

Depuis le mois de janvier, l'État a imposé à notre organisme public d'en finir avec sa comptabilité publique pour adopter une comptabilité commerciale. Résultat : ce ne sont plus les agents du ministère des Finances qui sont chargés de l'encaissement en espèces des loyers et charges, mais des établissements bancaires. Et ceux-ci ne font rien gratuitement...

 

Je tiens d'emblée à rassurer les familles intéressées. J'ai décidé de demander à TSH que les 8 euros mensuels environ qu'elles doivent désormais débourser pour ces frais bancaires soient supportés par TSH à compter de leur quittance de mars 2020. Et, pour janvier et février, où elles auront dû les régler, qu'une régularisation soit faite en mars. Je me suis assuré que les instances dirigeantes de TSH , qui doivent délibérer sous peu sur ma proposition, me suivront.

Mais cette situation est intolérable.

 

FIN DE LA COMPTABILITÉ PUBLIQUE GARANTISSANT LA GRATUITÉ AUX LOCATAIRES

Pendant onze ans, depuis 2009 et le changement de statut des anciens « Offices municipaux d'HLM » qui étaient des établissements publics et qui sont devenus « Offices public de l'habitat », avec un statut mi-public-mi-privé, j'ai tenu bon et demandé aux directeurs successifs de notre office local de se refuser à opter pour une comptabilité commerciale de droit privé, malgré les incitations pressantes de l'État.

J'avais plusieurs bonnes raisons. D'une part, ça permettait de réaliser une économie, puisque les recettes et dépenses d'un service public sont exécutées gratuitement par les fonctionnaires du ministère des Finances. En outre, avec les loyers de 5000 logements à traiter, la masse de travail des agents du Trésor était une mesure préventive de la suppression de leurs postes et du maintien d'un service de proximité pour l'encaissement, également nécessaire pour le règlement des services communaux tarifés, tels que la restauration scolaire (près de 6000 écoliers), des activités de loisirs, etc. Enfin, les agents publics étaient formés et rodés à la prise en compte humaine des situations particulières de difficultés que rencontrent de plus en plus de familles, dans une ville qui compte le plus fort pourcentage varois de foyers vivant au-dessous du seuil de pauvreté.

 

APRÈS 11 ANS DE RÉSISTANCE, LA LOI M'OBLIGE À RENDRE LES ARMES

Hélas, le gouvernement a décidé d'obliger les « offices de l'habitat » d'une même intercommunalité à fusionner pour atteindre un seuil de gestion de 12000 logements. Ainsi les offices d'HLM de Toulon et de La Seyne sont-ils obligés de se regrouper en un seul organisme avant la fin de 2020. Et la Loi stipule que, si l'un des deux a déjà une comptabilité commerciale, ce qui est le cas de « Toulon Habitat Méditerranée » (THM), le nouvel établissement résultant de la fusion devra en avoir une. C'en est donc fini de notre comptabilité publique. Donc de la gratuité des frais de gestion des encaissements de loyers. D'où les 8 euros dus par nos locataires aux banques. Elles peuvent dire merci à l'État.

Pour certaines familles, les plus pauvres, qui, après intégration de l'Allocation personnalisée au logement (APL) servie par les Allocations familiales, ne payent que 10 euros par mois de loyer résiduel, voilà que le coût, passant à 18 euros, aura augmenté de 80 %. Pour un loyer moyen d'un T3 ou T4 en HLM à La Seyne, établi à 350 euros, le surcoût du prix à débourser sera de l'ordre de 2,5 %, presque le double du taux de l'inflation. Et pour alimenter, sur le dos des plus humbles, les ressources des malheureux banquiers !

Pour nous, il n'en est pas question. C'est pourquoi notre bailleur social, perdant déjà 1,5 millions d'euros annuels depuis 2018 pour compenser lui-même la décision de l'État de réduction du loyer de solidarité (RLS), va assumer à la place de ses locataires ce cadeau fait aux établissements financiers. Et nous serons attentifs à ce que le futur office fusionné de la métropole ne revienne pas sur cette décision, et même, si l'actuel bailleur social toulonnais n'optait pas pour la même démarche solidaire que la nôtre pour 2020, à ce que ses propres locataires en bénéficient dès la création du nouvel office de TPM en 2021.

 

QUELS AVIS DES DIVERS CANDIDATS À LA MAIRIE SUR LE SUJET ? 

Avec cette nouvelle dépense que TSH va s'imposer pour ne pas aggraver les difficultés des familles, faisant suite à la RLS, sa capacité à entretenir son patrimoine de 5000 logements et à en construire pour répondre aux besoins cruels d'habitats sociaux va être encore plus fragilisée. Ça, c'est de la République égalitaire et fraternelle !

Je voudrais bien savoir ce que pensent de cette situation ceux qui, tel cet élu municipal et départemental d'extrême-droite, récemment « coalisé » avec une candidate de droite pour les élections de mars, se sont offusqués il y a peu que, anticipant cette mauvaise nouvelle, j'aie obtenu de TSH qu'il n'augmente pas ses loyers pour 2020. Et qu'ils s'expriment sur le sujet.

Tout comme les locataires de nos HLM, qui sont des électeurs, doivent connaître l'avis sur la question de tel autre candidat, lui-même ancien président de TSH, se revendiquant de la majorité présidentielle, celle qui a pris ces décisions qui appauvrissent les pauvres, fragilisent les organismes de logement social et font réaliser une bonne affaire aux établissements financiers...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 07:25

L'excellente et intense soirée d'échanges à laquelle le Comité d'intérêt local de La Seyne ouest et sud (CILSSOS) a convié ce vendredi ses adhérents, les élus et fonctionnaires de la ville, la métropole, le département et la région, a été riche en remarques, critiques, suggestions, demandes, exigences. C'est normal. Et c'est bien. C'est là le rôle d'un temps de dialogue entre résidents d'un quartier et représentants de la puissance publique.

 

Mais... nous y voilà. Elle a également été l'occasion de révéler aux yeux de tous que ce n'est peut-être pas tant les inquiétudes légitimes des riverains du quartier Costechaude, face à un programme de constructions d'habitats décidé il y a trois décennies mais qui arrive aujourd'hui à sa concrétisation, qui motivent depuis des mois ceux qui se sont soudainement érigés en défenseurs d'une Seyne plus verte que verte...  

 

 

L'association « apolitique » qui a attaqué tour à tour les projets du casino de jeux (80 emplois créés et 2 millions d’euros annuels reversés à la ville), de l’entreprise Monaco Marine de réfection de grands yachts (40 emplois à l’ouverture en 2019, 90 d’ici 2021), et occasionne encore aujourd’hui de longs atermoiements au projet de cinémas et d’hôtels de l'Atelier mécanique des anciens chantiers navals (deux centaines d'emplois), s’est en effet trouvé un nouvel os à ronger.

 

 

UN ÉTRANGE RECOURS CONTRE LE PLAN D'URBANISME, ALORS QU'IL FREINE L'URBANISATION

 

Au prétexte de Costechaude, site ouvert à l’urbanisation il y a trente-trois ans, confirmé dans cette destination par tous les maires successifs, et dévolu à la construction par le Plan local d’urbanisme (PLU) voté en 2004 sous le mandat d’Arthur Paecht, sans que personne n’y trouve à redire, voilà que cette association a annoncé déposer un recours contre notre nouveau PLU suite à sa modification de décembre 2019.

 

C'est pourtant cette dernière modification qui a permis de réduire encore plus l’impact des décisions funestes de nos prédécesseurs qui livraient la ville aux constructeurs, avec de nouvelles contraintes s'joutant à celles votées en 2010 et 2015 pour corriger les choix antérieurs :

  • une hauteur des immeubles limitée à 4 étages contre 5 antérieurement,
  • une suppression de 78 % des zones d’urbanisation future (toutes, sauf hélas Costechaude, dont le programme, lancé en 2006, était trop avancé pour faire marche arrière sans dédommagement exorbitant),
  • la sanctuarisation en zone naturelle de la pinède du Fort de Saint-Elme,
  • l'obligation de 40 % de surface non imperméabilisée et écologiquement aménageable sur toutes les parcelles constructibles des sites pavillonnaires,
  • d'anciennes surfaces constructibles figées en sites naturels (+ 8 %) et agricoles (+ 40 %)...

Mais que cherchent donc certains des dirigeants de cette association ?...

 

 

DES RELENTS DE PETITE POLITIQUE... ET DE RÈGLEMENTS DE COMPTES ENTRE AMIS

 

S'ils veulent sans aucun doute exercer leur droit incontestable de veiller à ce que les projets urbains soient conformes aux normes environnementales, ils freinent ce faisant les ambitions de La Seyne, de la métropole, et de ceux, élus animant la puissance publique et entrepreneurs privés, qui ont à leur actif pour le territoire à la fois un gain en qualité de ville durable et une redynamisation économique, sociale et culturelle...

 

Mais aussi, semble-t-il, étant par ailleurs soutiens affichés d'un candidat aux élections municipales qui ne semble pas les récuser, ils paraissent vouloir régler quelques comptes avec certains de leurs anciens amis et colistiers, ceux de l'équipe municipale de 2001 à 2008 – dont ils étaient d'ailleurs eux-mêmes, ainsi que le candidat auprès duquel on les voit aujourd'hui – qui, justement, a livré La Seyne à une urbanisation débridée que la municipalité d’aujourd’hui s'emploie, peu à peu mais non sans difficulté pour respecter les procédures et les intérêts des propriétaires, à réguler et à restreindre.

 

Oui, il est manifeste qu'ils ciblent ceux qui veulent faire oublier qu’ils ont fait partie d'une équipe ayant conçu en 2004 un très (trop) permissif Plan local d’urbanisme (et, bizarrement, n'ont pas voté contre ses révisions de 2010, 2015 et même de décembre 2019, destinées à en réduire les impacts néfastes) et qui, très démagogiquement, hurlent aujourd’hui au bétonnage qu'ils ont eux-mêmes généré. Allez comprendre...

 

En attendant, avec ce recours, ce sont les Seynois qui vont devoir encore patienter pour gagner un peu plus en qualité de vie par un nouvel acte de frein à l'urbanisation...

 

 

UN RÉFÉRENDUM LOCAL ? PRUDENCE QUANT À UN RÉSULTAT INCERTAIN...

 

Le Comité d’intérêt local de La Seyne ouest et sud (CILLSOS) a par ailleurs suggéré un référendum sur le sujet de Costechaude. Pourquoi pas ? Mais, attention, un référendum, ça se fait à l’échelle de l’ensemble du territoire communal, et pas seulement des riverains immédiats du quartier de Costechaude, dont chacun sait, et c’est bien normal, qu’ils voient très majoritairement d’un très mauvais œil le projet trentenaire dont ils réalisent qu’il arrive aujourd’hui à l’heure de sa finalisation. La Loi stipule en effet que c'est tout le corps électoral de la commune qui est appelé à voter.

 

S’il y a référendum, qui peut être certain que les 3.000 familles seynoises en attente d’un toit accessible à leur revenus s’opposeraient au projet de 145 nouveaux logements, dont 30 % de sociaux destinés aux salariés des entreprises locales ?

 

S'il y a référendum, qui peut affirmer que les chefs et employés d’entreprises seynois s’opposeraient au programme de Costechaude, eux qui déplorent de voir trop d'ingénieurs, techniciens et ouvriers les abandonner faute de pouvoir se loger localement, alors même qu’ils ont besoin de cette précieuse main d’œuvre salariée pour le développement de l’économie qu’ils impulsent en hautes technologies, en industries de la mer, en recherche et exploitation océanographique, comme en activités balnéaires, hôtelières, touristiques, culturelles et de loisirs ?

 

 

DÉMAGOGIE CONTRE LÉGALISME : QUEL CHOIX POUR UN MAIRE RESPONSABLE ?

 

En outre, qui comprendrait qu’un maire, agent de l’État et officier de police judiciaire par sa fonction, affirme, sauf à être démagogue, menteur et prêt à tout pour ne pas perdre des voix, vouloir s’exonérer des Lois ? Celles qui imposent 25 % de logements sociaux par commune (on n'est qu'à 18 % à La Seyne), qui interdisent de construire du logement social à Berthe et dans le centre-ville parce que ces quartiers sont objets de programmes de rénovation urbaine, qui obligent à permettre la production de plus de 400 logements par an dans les quartiers pavillonnaires du sud de La Seyne, et qui contraignent le budget de la commune, donc les contribuables, à payer chaque année à l’État une « amende » de plusieurs centaines de milliers d’euros, s'accroissant d’un an sur l’autre si l’on obtempère pas aux obligations légales ?…

 

Est-ce que ça aurait été honnête de laisser trainer les choses, de faire mine d'oublier que le projet Costechaude était arrivé à l'heure de sa concrétisation pour ne rouvrir le dossier qu'une fois les élections municipales passées, ou de mentir en disant qu’on s'engageait à tout faire pour que le projet ne se réalise pas, en omettant de signaler que, outre les « amendes » accrues dues à l'État, il faudrait ponctionner les contribuables de plus de 2 millions d’euros pour racheter les terrains à l'établissement public foncier régional chargé de les acquérir pour les construire par décision, en 2006, du maire d'alors... dont plusieurs de ceux qui jouent aujourd’hui les « chevaliers verts » étaient les adjoints ?...

 

 

LA QUÊTE DE L'HARMONIE ENTRE LES BESOINS DE LOGEMENT ET LES ENJEUX DE VIE PAISIBLE

 

On ne le répètera jamais assez : le site de Costechaude a été ouvert à l'urbanisation en 1987 – il y a un tiers de siècle... – et le programme aujourd'hui contesté engagé en 2006 – il y a 14 ans... – avec la décision de lancer le processus d'acquisitions des parcelles nécessaires.

 

Alors, oui, tout le monde comprend les inquiétudes des riverains et, sur demande de la municipalité d'aujourd'hui, les opérateurs du projet ont tout fait pour amortir le choc par un programme raisonnable, limitant le nombre de logements, avec une bonne intégration paysagère, de hauteur limitée pour ne pas gêner la vue, écologiquement élaboré, maintenant et reconstituant la verdure et les zones arborées, et, à condition que les voiries soient recalibrées, ne troublant pas plus la vie du quartier que la caserne des pompiers voisine.

 

Cette démarche illustre la posture constante de la municipalité et la métropole lorsqu'il s'agit d'opérer des choix, avec le sens des responsabilités, de l’équité solidaire entre citoyens, des soucis de préservation durable du territoire tout en apportant des réponses aux besoins de logement, de l’honnêteté intellectuelle, de la morale politique et du respect de la Loi et des citoyens qui alimentent par l’impôt la « caisse commune » des deniers publics. Bref, une quête constante de l’Harmonie territoriale.

 

 

L'image illustrant cet article est issue du très beau site AER Studio qui présente, parmi des projets architecturaux, celui de Costechaude - Elle peut être retirée sur simple demande. Si, bien sûr, tout le monde comprend la détresse des riverains face à un afflux d'une nouvelle population dans un quartier paisible, reconnaissons tout de même que le programme devrait bénéficier d'une bonne insertion paysagère, et ne comporte pas d'imposants immeubles, non ?

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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 17:24

De notre concitoyen François Grosso, 94 ans, vétéran de la Première armée française libre, tout jeune engagé volontaire auprès de celui qui n'était encore “que” général, avant d'être élevé à la dignité de maréchal, Jean de Lattre de Tassigny, libérateur de La Seyne en août 1944, aux 45 jeunes Seynois et Ouest-Varois de 16 à 21 ans, filles et garçons, qui consacrent volontairement leurs temps libres de l'année scolaire à une découverte de la Marine nationale, formés aux savoirs, savoir-faire et savoir-être par de dévoués militaires réservistes, dans le cadre de la Préparation militaire marine “Amiral Trolley de Prévaux” dont la ville de La Seyne est la marraine, en passant par la rencontre conviviale avec les bénévoles de  notre Réserve communale de sécurité civile, si actifs en prévention des incendies de forêt, et en appui aux service de secours lors des feux, de la canicule, des inondations et de tous les incidents qui jalonnent notre vie locale, ce samedi aura été riche de belles rencontres avec des Seynois de tous âges, de toutes conditions, de tous quartiers, ayant comme point commun une vraie volonté de se rendre utiles.

Je ne peux qu'encourager le maximum de nos concitoyens à faire comme ces Seynois dont l'altruisme constitue un exemple à saluer.

 

 

 

 

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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 15:39

« Chaos, panique. C'est ainsi depuis toujours. On se rue vers le salut, coûte que coûte, en abandonnant sa terre. L'exil, toujours, jusqu'à la fin des temps... ». Ce sont des mots de Patrick Grainville, de l'Académie Française, dans son roman « La falaise des fous ».

Nous, Seynois, qui depuis toujours sommes habitants d'une terre d'accueil au point que c'est des gens venus d'ailleurs sans l'avoir choisi que s'est construite notre identité communale, ne pouvons, depuis notre Cap Sicié, la péninsule française la plus avancée vers le sud dans l'immensité de notre Méditerranée, rester plus longtemps insensibles à la détresse de ceux qui meurent pour tenter de vivre, ni à celle de ceux qui s'efforcent, contre vents naturels et indicibles marées politiques, de leur porter secours.

 

Je viens ainsi de lancer un appel, que je me suis autorisé à signer au nom de nous tous, les Seynois, pour que les cités portuaires du littoral méditerranéen français, de l'Italie à l'Espagne, comme sur le pourtour de la Corse, se mettent en projet partagé de solidarité humanitaire, et que les unes et les autres de nos communes littorales qui le pourraient et le voudraient demandent au gouvernement de notre Nation des Droits de l'Homme d'être aidées à, simplement, agir pour que survivent ceux qui fuient leurs pays de misère, de guerre ou de sinistre évolution climatique. Juste en permettant aux bateaux humanitaires de trouver un havre sûr de débarquement que d'autres villes portuaires ne peuvent plus leur assurer, du fait d'ignobles choix politiques de leurs gouvernants ou par impossibilité matérielle ou logistique.

Voici donc le courrier que je viens d'adresser à mes collègues maires de nos communes littorales françaises, de la Ligurie à la Catalogne, en passant par la Provence, le Languedoc, le Roussillon, et la Corse...

Prenez connaissance des deux pages de ma lettre ci-dessous, ou CLIQUEZ ICI pour la lire au format pdf.

 

Je me suis permis d'utiliser une photo illustrant un article de "Nouvel Obs" pour cet article. Je peux la retirer sur simple demande, bien sûr.

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 14:35

 

Grand, très grand, merci à la quarantaine de Seynois – et Seynoises – embarqués sur le « Charles-de-Gaulle », notre porte-avions, fleuron national, qui m'ont fait transmettre une belle photo d'eux au terme de leur importante « Mission Clémenceau ».

Qu'ils soient pêcheurs, pisciculteurs, conchyliculteurs, officiers ou marins de « La Royale » ou de « La Marchande », chercheurs, ingénieurs ou techniciens de la connaissance et de l'exploitation des mers et des océans, personnels des télécommunications câblées sous-marines, opérateurs de notre centrale d'échanges thermodynamiques de l'eau de mer qui produit une belle part de notre énergie locale, gestionnaires de notre douzaine de ports répartis le long de nos 25 kilomètres de littoral, cadres ou agents des « Affaires maritimes », dockers ou lamaneurs, ouvriers ou dirigeants de nos chantiers d'entretien, de refit et de rénovation des navires, membres d'équipages des grands yachts ayant chez nous leur port d'attache, professionnels des loisirs ou des sports nautiques, acteurs du tourisme balnéaire et littoral, enseignants au Centre de formation des apprentis des métiers de la mer, et tant d'autres que j'oublie, on ne compte plus les Seynois qui, de près ou de loin, trouvent dans notre mer et ses rivages les ressources de leur épanouissement et de leur place sociale et sociétale.

Ça fait vraiment chaud au cœur de voir que nos concitoyens embarqués sur le plus grand des bâtiments de notre Marine Nationale adressent à tous les Seynois le sympathique clin d'œil de cette photo (on peut l'agrandir en cliquant dessus) qui nous rappelle que, de toujours, nous avons vécu de notre environnement marin.

Et que c'est de son infinie richesse – à valoriser tout en la protégeant comme la prunelle de nos yeux ! – que nos enfants pourront, demain, malgré les vicissitudes des temps présents, trouver les voies de leur avenir. 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 12:48

 

L'ami Serge Féraud nous a quittés pour l'autre adret lumineux de nos collines seynoises ou pour d'autres rives radieuses semblables à celles vers lesquelles il a tant donné de coups de pagaie pour le bien des autres.

 

Il s'est battu en silence contre le mal qui le rongeait, son généreux sourire aux lèvres lorsqu'il était en public, comme il s'est mobilisé avec la même ardeur pour les plus faibles, les plus malheureux, les plus fragiles, donnant sans compter de son temps, de son énergie, de sa chaleur humaine, de son empathie, de son enthousiasme communiquant, entraînant tant de nos concitoyens seynois ou voisins dans son sillage d'homme juste et bon, gardant le cap vers les valeurs universelles de la fraternité.

 

La Seyne pleure un des meilleurs des siens. Elle a bien eu raison de l'avoir gratifié il y a moins de trois mois de sa médaille de citoyen d'honneur, pour l'œuvre immense accomplie, comme fonctionnaire dans ses temps d'activité professionnelle, et comme citoyen pur, engagé, fraternel, mobilisateur de tant d'autres sur les si justes causes qu'il défendait.

 

À Christine, son épouse, et à tous les siens, à ses amis, la Ville témoigne son immense compassion par ces quelques mots dérisoires au regard de ce que Serge a été. Puissent les Seynois être nombreux à s'engager, à son image, dans la même trace bouillonnante que celle qu'il nous laisse de sa vie.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 05:06

Les maires comme tous les citoyens ne sont pas rassurés quant aux sinistres perspectives que nos arrière-grands-pères, depuis le XIXe siècle, pardonnables car ignorants, et nous-mêmes, contemporains sachants donc coupables, lèguerons à nos petits-enfants à une échéance de quelques décennies.

Seynois, nous mesurons les premiers effets de l'évolution climatique, avec l'érosion récurrente des plages de notre isthme des Sablettes du fait de la montée du niveau marin, avec les pluies cévenoles qui transforment les rues de notre centre en canaux vénitiens, avec les températures insupportables du moment, avec le maintien en risque rouge constant de nos massifs forestiers de Sicié, des alertes caniculaires et de pollution l'ozone. Et nous ne sommes pas au bout de nos peines.

S'il est évidemment vital d'édicter des règles préventives et correctives dans la gestion durable de nos territoires, il est compliqué, pour nous, les maires de communes littorales, ayant découvert une récente instruction de l'État, de les mettre en œuvre « à la hussarde » au point de stopper net nombre de projets en cours.

Pour comprendre notre trouble, essayez de résoudre le petit problème ci-après posé au maire de La Seyne...

 

Soit un périmètre A, référencé QP083009, défini par le décret ministériel n° 2014-1450 du 30/12/2014, du quartier prioritaire « politique de la ville » correspondant au centre ancien de La Seyne, tel qu'arrêté légalement ainsi qu'il apparaît sur le site Internet du Commissariat général à l'égalité des territoires dépendant du Premier Ministre.

Soit un ministre X, chargé de faire en sorte que ce périmètre A fasse l'objet d'un programme de rénovation urbaine touchant à la résorption de l'habitat insalubre, à la requalification du bâti et des espaces et équipements publics, et à la redynamisation commerciale et sociale, qui semble sur le point de pouvoir être mis en œuvre, par une toute récente décision – espérée depuis 2014 et le décret suscité – du Comité d'engagement de l'Agence nationale de la rénovation urbaine finançant ce projet.

 

Soit un périmètre B, correspondant approximativement au périmètre A ci-dessus cité, donc le même centre ancien de La Seyne, défini en application des articles L.123-1-5-III-2° du code de l'urbanisme, ce quartier étant d'intérêt patrimonial avéré et reconnu par l'Etat, car historique et situé à proximité de deux ouvrages répertoriés, dont l'un – le pont des chantiers – est même classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Soit un ministre Y, chargé de faire en sorte que les opérations de rénovation du bâti de ce périmètre B se fassent en conformité avec des prescriptions particulières d'urbanisme qui stipulent que « la restauration de l'image du centre ancien nécessite des interventions architecturales qui s'inscrivent dans le respect des formes et des techniques du bâti traditionnel du vieux centre », décrites dans huit pages de texte officiel (ICI, pages 124 et suivantes).

 

Soit un périmètre C, récemment publié par l'État, correspondant approximativement aux périmètres A et B ci-dessus cités, toujours le cœur historique de La Seyne, défini par l'étude BRGM/RP-66550-FR, qui définit les zones risquant de subir les effets de l'aléa submersion marine résultant de l'élévation du niveau de la mer consécutive à l'évolution climatique à l'échéance de l'année 2100.

Soit un ministre Z, chargé de prévenir les catastrophes pouvant survenir suite à l'inéluctable montée des eaux, imposant, au titre des articles L.132-2 et 3 du code de l'urbanisme, des prescriptions opposables dans le périmètre C, parmi lesquelles l'obligation, pour les constructions neuves comme pour le bâti existant, que « la cote de plancher habitable ou aménageable soit située à un niveau supérieur ou égal à 2 mètres ».

 

Soit un particulier P, propriétaire d'un immeuble sis dans les périmètres A, B et C, marchand de sommeil disposé à faire amende honorable pour répondre aux vœux du ministre X, volontaire pour effectuer une rénovation totale des logements qu'il loue sur les trois niveaux sur rez-de-chaussée commercial de son bien immobilier, tout en mettant en valeur la façade ouvragée à la modénature ornementale du XVIIIe siècle de sa propriété en réponse aux incitations du ministre Y et en évitant de mettre en péril de noyade la clientèle de son échoppe rénovée et les locataires de ses appartements en étage, suivant les souhaits du ministre Z.

 

Question 1 : Selon vous, le magasin du rez-de-chaussée doit-il être installé sur le toit de l'immeuble ou dans le salon du locataire du premier étage ? Justifiez votre réponse en cinq lignes maximum.

Question 2 : Des ministres X, Y et Z, lequel aura le dernier mot ? (la taille, la corpulence, le sexe, l'âge, la forme physique, la pratique du qwan-ki-do ou du Scrabble des trois ministres n'entreront pas en ligne de compte dans votre démonstration).

Question 3 : Quel mode de suicide conseilleriez-vous au maire sollicité pour avis par le propriétaire P souhaitant devenir vertueux en respectant scrupuleusement les prescriptions s'appliquant aux périmètres A, B et C ?

 

Pour redevenir sérieux, sachez que nous, maires de communes de notre métropole, notamment de celles qui, comme La Seyne, bordent le littoral, sommes sortis plutôt rassurés d'une importante réunion autour des enjeux de risque de submersion marine découlant de la funeste évolution climatique, que nous avons eue ces derniers jours, à notre demande, avec les plus hauts responsables des services varois de l'État.

Eux-mêmes sont bien conscients des difficultés que nous allons rencontrer au regard de l'incongruité de certaines dispositions règlementaires. Le texte officiel sera interprété pour que le mieux ne soit pas l'ennemi du bien. Tout sujet pourra être discuté. On évaluera ensemble, communes et État, en fonction des situations objectives. C'est comme ça qu'on les aime, les fonctionnaires de l'État.

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Marc VUILLEMOT

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