9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 03:49

http://elus-idf.eelv.fr/files/2013/07/Insertion-professionelle.jpgAprès la série d'informations et de réflexions de la semaine dernière sur la rentrée scolaire à La Seyne (voir ici : 1234 et 5), je dois, pour conclure sur ce thème, évoquer ceux qui ont quitté l'école, et en particulier ceux qui, avec ou sans diplômes, connaissent de lourdes difficultés d'insertion professionnelle. Ce n'est pas une spécificité seynoise. Ce n'est pas non plus le lot des seuls jeunes des quartiers populaires. Le chômage des moins de 25 ans est une réalité générale aggravée par la crise que nous traversons, même si des chiffres encourageants ont montré récemment une légère inflexion positive.

 

PRENDRE NOTRE PART DANS LES EFFORTS D'INSERTION PROFESSIONNELLE

 L'insertion professionnelle des jeunes est un chantier d'importance. Si nos 13 communes de l'Ouest Var parviennent, jusqu'à présent, à maintenir les subventions qu'elles attribuent à la Mission intercommunale actions jeunes (MIAJ) pour qu'elle remplisse ses missions de formation et d'orientation vers l'emploi, la Mission générale d'insertion (MGI) de l'Éducation nationale, chargée d'accompagner les jeunes sortis du système scolaire sans solution, a subi, avec les choix des gouvernements de droite précédents, une rude baisse de moyens pour conduire ses actions.

C'est pourquoi notre équipe a tenu à prendre une part, modeste mais significative, dans l'insertion professionnelle des jeunes. Outre une quarantaine d'emplois saisonniers estivaux que nous proposons chaque été, plusieurs dizaines d'animateurs sportifs ou de centres de loisirs, des contrats d'apprentissage au sein des srvices communaux, des embauches d'étudiants à revenus modestes comme gardiens de stades et bâtiments communaux pour la nuit et les week-ends, nous avons ainsi été la première commune du Var à répondre à l'appel lancé par Laurent Cayrel, préfet du Var, à apporter notre contribution à l'effort national en créant dix "emplois d'avenir".

Nous avons pour ce faire travaillé avec la MIAJ et le Conseil Régional pour la définition des postes, des projets d'accueil, la formation de tuteurs volontaires, et l'accompagnement des jeunes dans la définition de projets professionnels et de parcours de formation, afin que, au terme des trois ans de leurs contrats, ils puissent disposer de toutes les chances d'une insertion durable dans l'emploi.

 

AVEC LA RENTRÉE, UN NOUVEAU PAS FRANCHI

 Et, à l'occasion de cette rentrée, nous avons décidé de franchir un pas supplémentaire en créant 20 contrats de service civique, pour effectuer des missions d'intérêt communal dans les domaine de la solidarité, de l'humanitaire, de l'action éducative, de la culture et du sport.

Notre implication dans tous ces dispositifs ne vise bien sûr pas à faire effectuer des missions communales par des jeunes gens en emploi précaire à la place de fonctionnaires territoriaux statutaires, mais à offrir des possibilités de découverte de fonctions professionnelles, de contact avec le monde du travail, de formations validées par des qualifications ou des préparations à des concours, tout en bénéficiant de quelques revenus.

Le coût n'est pas négligeable pour une commune aux équilibres financiers précaires, mais, même si la Région et l'État ont des compétences complémentaires en matière de formation professionnelle qu'une commune n'a normalement pas à conduire, la solidarité territoriale mérite de s'exercer aussi, ne fût-ce en direction que de quelques centaines de nos jeunes concitoyens.

 

MAIS, TOUJOURS, DES EFFORTS À POURSUIVRE

 Même si la situation économique locale évolue plutôt favorablement, La Seyne accuse encore, pour les jeunes de moins de 25 ans, un retard de l'ordre de 10% sur leur taux d'emploi par rapport à la moyenne des villes françaises, et même de près de 20% pour ceux des quartiers populaires où, pourtant, nous avons dépassé le double des objectifs assignés aux clauses d'insertion des marchés publics attribués au titre des opérations de rénovation urbaine.

Raison de plus pour persévérer.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Formation - emploi et insertion
2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 04:58

http://permis-conduire-point.fr/wp-content/uploads/2012/04/404-permis-de-conduire-à-points-2.jpgDepuis 2010, le service municipal de la jeunesse a imaginé et mis en place un dispositif original appelé "bourse au permis". C'est tout simple : en contrepartie d'un engagement civil volontaire au sein d'un service municipal, des jeunes filles et jeunes gens de 18 à 25 ans, Seynois depuis au moins deux ans, dont l'obtention du permis de conduire est une nécessité en vue de leur insertion professionnelle et sociale mais dont les moyens ne leur permettent pas de régler le coût nécessaire à son obtention, peuvent bénéficier d'une prise en charge que la commune, à hauteur maximale de 500 euros, règle directement à l'auto-école de leur choix.

À l'issue de la cérémonie amicale de signatures des contrats d'engagements respectifs entre les jeunes et la ville qui s'est déroulée ce mardi, ce sont près de 90 jeunes qui auront bénéficié de ce dispositif. C'est modeste, bien sûr, ça ne met pas en péril l'équilibre des comptes de la ville, mais c'est tellement important pour eux, à une époque où la mobilité est très souvent une condition de l'engagement dans un parcours professionnel. Et ça va dans le sens d'une démarche citoyenne car la contrepartie est une implication volontaire au service d'autres, enfants, jeunes ou anciens, bénéficiaires d'offres de services communaux qui trouvent ainsi un renfort en ressources humaines pour être plus efficients.

Parmi les plus anciens des visiteurs de mon blog, certains ont sûrement dû revenir de leur service national avec, en poche, leur permis VL délivré par l'armée, voire même des permis poids lourds ou transports en commun, qu'ils ont commués en permis civils. On est dans ce même esprit. Sauf que, là, c'est une démarche contractuelle volontaire d'échange entre la collectivité publique et l'un de ses membres. Et ça donne du sens...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Formation - emploi et insertion
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 05:06

http://summer.univ-tln.fr/wp-content/uploads/2012/02/ustv-recherche.jpgOn le sait peu, parce que c'est tout de même loin des préoccupations du quotidien de la majorité de mes concitoyens seynois, mais Hubert Falco, président de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, m'a confié depuis 2008 la charge de piloter l'action de TPM en faveur de l'enseignement supérieur et la recherche.

Et, franchement, il y a quelques jours, Hubert Falco et moi étions assez fiers d'entendre Marc Saillard, président de l'Université Sud Toulon Var (USTV), à l'occasion de ses vœux, se réjouir de l'appui que lui apportent les collectivités locales et notre intercommunalité.

Nous soutenons divers programmes de recherche, nous assurons un financement au fonctionnement des divers départements d'enseignement, comme de structures associatives complémentaires, notamment pour l'amélioration de la vie étudiante, et nous participons aux aménagements des espaces universitaires.

De très importants programmes sont en cours de réalisation pour être achevés dans quelques mois. À Toulon, l'institut Ingemedia, avec la maison de la recherche euro-méditerranéenne, progressent bien sur "la Dalle des Ferrailleurs", face à la Porte d'Italie. Du logement pour étudiants est programmé dans le cadre de la réhabilitation du centre ancien. À la frontière entre La Garde et La Valette, le chantier des écoles d'ingénieurs, SupMéca et l'ISITV, qui fusionnent en une seule entité, bat son plein. Les aménagements permettant l'installation à Ollioules, sur la base terrestre du pôle de compétitivité Mer, de l'école de management Euromed, sont en cours.

S'agissant de l'université publique, Hubert Falco et moi, qui ne sommes pas vraiment de la même sensibilité politique, avons clairement une posture républicaine commune : nous ne voulons pas d'une "université" privée étrangère, portugaise en l'occurence, qui veut venir concurrencer sur notre territoire les efforts déployés par l'USTV pour finir de se relever de la période funeste qu'elle a connue. J'ai d'ailleurs expressément indiqué au directeur du centre hospitalier intercommunal, qui a lui loué à vil prix des locaux publics inutilisés de l'hôpital Clémenceau, que c'est proprement inacceptable. Et, comme conseiller régional, pour soutenir le président Marc Saillard qui a annoncé vouloir refuser toute autorisation de cumul d'emploi aux universitaires tentés d'aller travailler en plus au sein de ce "commerce de formation", je vais demander au président Vauzelle que puisse être voté un principe selon lequel les aides de la Région à l'USTV devront être conditionnées à la réalisation de cet engagement.

Il reste un chantier que je tiens à réactiver avant 2014 : celui de l'agrandissement de l'Institut universitaire de formation des maîtres de La Seyne. Ce programme a été stoppé par le Rectorat il y a deux ans, alors même que les crédits existaient dans le cadre du Contrat de projet État-Région. Les nouveaux ministres, Vincent Peillon et Geneviève Fioraso, ont annoncé la transformation des IUFM en Écoles supérieures du professorat et de l'éducation dès la rentrée 2013. Ce sera l'occasion de la réactivation du projet. Et le président de l'USTV m'a confirmé qu'une entente est en bonne voie entre l'université de Nice et la nôtre pour sauver et faire progresser notre établissement seynois qui risquait de disparaître, tant sa tutelle niçoise en mesurait peu l'intérêt.

Petite note discordante, pour finir, avec la remarque de Marc Saillard, dans son discours de vœux, regrettant l'arrêt du projet de tramway, et notamment sa première tranche qui devait relier les deux pôles de l'USTV (La Garde et Toulon). Je ne peux lui donner tort. Le président de TPM a voulu le rassurer en indiquant que, même si le tram n'est plus le moyen de transport retenu, des bus spécifiques relieraient, dans les délais initialement prévus, et à bonne vitesse, sur site propre dédié, les deux entités universitaires. Que ce soit vrai ! 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Formation - emploi et insertion
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:49

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTJbSCXVRMCE-j-StsgA27ll9CiJX6iRfaCR8NTywSo_d9KrDclBravo les entrepreneurs ! Ils ont joué le jeu. Et bien au-delà des objectifs assignés par la clause d'insertion des marchés publics passés pour le programme de rénovation urbaine du quartier Berthe, imposant l'embauche de 5% de personnes en parcours d'insertion professionnelle à l'occasion des divers chantiers de bâtiment et de travaux publics (BTP).

C'est la très officielle Agence Nationale de la Rénovation Urbaine qui vient de me communiquer, via la Maison de l'Emploi de l'agglomération de TPM, le très élogieux bilan de 8,24% de personnes en rupture vis-à-vis du travail qui ont été employées, soit plus d'une fois et demie l'objectif à atteindre. Près de 109.000 heures de travail et, si je ne me suis pas trompé dans mon total, 324 personnes qui ont pu reprendre pied avec le monde de l'activité professionnelle.

Ça représente même 9,76% sur les opérations déjà terminées, donc près du double du but initial. Vu dans le détail, on trouve même des chiffres impressionnants : sur plusieurs programmes, comme la Cyberbase de Berthe, la démolition du Floréal E4, du Fructidor A1, du Berthe D, ou la création du nouvel immeuble du Floréal Sud, on a triplé, voire quintuplé et même sextuplé les objectifs d'insertion.

Alors, oui, vraiment, chapeau aux chefs d'entreprises. Non seulement notre grand quartier d'habitat social change vraiment, non seulement la ville de La Seyne et son office public d'HLM "Terres du Sud Habitat" concourent fortement au soutien à l'activité du BTP dans le Var, mais, de plus, cette dynamique joue un rôle vraiment social.

Il fallait que ce soit dit.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Formation - emploi et insertion
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 05:58
Cadre magnifique pour la journée organisée mardi dernier par la MIAJ (Mission Intercommunale Action Jeunes), la mission locale de l'Ouest Var, dans les salles voûtées du Fort de l'Eguillette, mis gracieusement à disposition par la Marine Nationale.

Ils étaient là, nombreux, essentiellement des retraités, éventuels futurs parrains et marraines de jeunes en parcours souvent chaotiques de quête d'emploi. L'idée a dix ans. La MIAJ l'a mise en oeuvre en faveur d'un millier de jeunes, avec un succès supérieur à 60%.

De quoi s'agit-il, au juste ? Le site internet de la MIAJ nous livre l'objectif de son action :
une rencontre entre deux personnes, un jeune et un adulte, qui n'auraient pas eu l'occasion de se connaître dans d'autres circonstances, un mode d'accompagnement vers l'emploi particulier, puisqu'il est conduit par des personnes bénévoles possédant une bonne connaissance du monde du travail.

Le parrainage peut représenter pour un jeune une opportunité exceptionnelle : une aide technique et personnalisée dans sa recherche d'emploi, un soutien moral, une écoute, des conseils avisés de professionnels.

Je suis allé les accueillir, venus du département et même d'au-delà, tant l'enjeu est d'importance. Il me semblait important de témoigner mon encouragement à l'équipe de la MIAJ qui assure cette rencontre parfois décisive pour un jeune, aux parrains et marraines déjà engagés et à ceux qui pourraient le faire. Et dire aussi aux représentants de l'État qui soutiennent la démarche combien il faut éviter tout désengagement, et aux associations combien leur rôle est important.

 

> Mon propos à cette occasion...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Formation - emploi et insertion
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 15:55

Ma première adjointe Raphaële Leguen a eu le feu vert du Conseil municipal pour sa proposition d'imposer une clause d'insertion pour les marchés publics de la ville. Les entreprises devront intégrer des personnes en difficulté d'insertion professionnelle. A La Seyne, en un an, le chômage a augmenté de 15% et le nombre de bénéficiaires du RSA de... 40%. Espérons contribuer un peu à lutter pour l'emploi.

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 14:44

Installation du "Groupe Solidarité Emploi". Un outil pour prévenir ou réparer la rupture avec le travail. Il y a, bien sûr, les institutionnels (pôle emploi, DDTEF, etc), mais aussi le monde de l'entreprise, avec l'Union Patronale du Var, de l'insertion, et les associations de terrain, relais avec les habitants. Il faut que ça prenne... car on a 15% de plus de chômeurs et 40% de plus de bénéficiaires du RSA à La Seyne en un an !

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Marc VUILLEMOT

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