5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 08:50

Ils sont trois, trentenaires ou même pas. Ils étaient porte-paroles de la liste de gauche menée par Christophe Castaner, l'une du Var, l'autre des Hautes-Alpes, le troisième des Alpes-Maritimes. Deux sont adhérents du Parti socialiste, l'autre du Mouvement républicain et citoyen.

Tous trois ont, comme moi et comme plus de 10.000 signataires de mon appel, dû faire contre mauvaise fortune bon cœur lorsque notre leader, cédant à des injonctions nationales, a décidé de se retirer, sans même en discuter avec l'autre liste de gauche qui était prête à fusionner, au moins pour assurer la présence d'une opposition utile à la Région.

Nul ne peut dire quel aurait été le résultat s'il en avait été autrement. Mais chacun aura pu, ici et dans toute la région, mesurer l'envolée de l'abstention et du vote blanc ou nul au second tour. Et il suffit de tendre l'oreille dans tous nos lieux de vie pour réaliser l'ampleur de la défiance des citoyens envers les acteurs politiques. À commencer par ceux de toute la gauche.

 

REDONNER SENS ET FORCE À LA GAUCHE PROVENÇALE

Ces trois-là, Cécile Muschotti, Christophe Pierrel, et Ladislas Polski, avec d'autres, dont notre élu seynois Olivier Andrau qui était deuxième sur la liste socialiste varoise, ne veulent pas baisser les bras. Ils veulent relever le défi avec les gens qui pensent, à raison, qu'il est possible, au-delà des belles paroles, de redonner du sens et de la force à la gauche provençale, azuréenne et alpine, dans toutes ses diversités.

Ils ont d'ores et déjà reçu le soutien des maires de trois plus importantes villes de Provence Alpes Côte d'Azur qui sont gérées par des équipes de gauche unie animées par des socialistes : Cécile Helle d'Avignon, Gérard Fromm de Briançon, et le mien de La Seyne.

Et ils ont - ce n'est sûrement pas un hasard - choisi La Seyne pour mettre en mouvement leur démarche qu'ils intitulent "Debout la gauche !". Ce sera le 15 janvier prochain, dans notre Bourse du travail seynoise. Je nous invite à y venir nombreux. Une voie est possible pour l'avenir.

 

ET VOICI LEUR APPEL...

"Chers amis,

"Les élections régionales ont été en région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour nous tous, citoyens de gauche, un traumatisme. 

"Forcés à retirer notre liste après le 1er tour, nous ne pouvons pas défendre nos idées et nos valeurs au sein du Conseil régional.

"Cela nous invite à innover et à inventer une nouvelle forme d'action politique.

"Beaucoup, au soir de l’élection, ont annoncé que tout allait changer, que le message avait été entendu et que demain plus rien ne serait comme avant… Pourtant la vie politique reprend son cours et les mêmes habitudes, les mêmes travers envahissent la sphère publique et éloignent un peu plus chaque jour les citoyens de la vie démocratique.

"Mais nous ne l’entendons pas ainsi : nous ne voulons pas en rester là, nous voulons cette fois réellement faire de la politique autrement, redonner du sens à l’engagement et de la force à nos idées de gauche. 

"Les abstentionnistes, les électeurs du Front National, les électeurs de gauche en colère ont envoyé un message lors de cette élection : nous leur répondons que nous sommes décidés à les entendre et à les écouter vraiment.

"C’est avec vous que nous voulons construire cet avenir, en s’appuyant sur vos expériences et vos idées.

"Nous avons besoin de vous, partout, dans tous les territoires pour créer ce grand rassemblement républicain indispensable à gauche !

"Alors debout la gauche et rendez-vous

le vendredi 15 janvier à 18 h 30

à la Bourse du travail, 42, avenue Gambetta, à La Seyne-sur-Mer !"

(PLAN ICI)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 16:48

Ils ont osé. Osé faire comme Pétain. Envisager de permettre d'user d'une mesure d'exception qui ne s'est justifiée (façon de parler !) qu'en situation d'exception, par exemple une fois que la République avait été mise à genoux par les nazis et les fascistes.

Quand De Gaulle a été déchu de la nationalité française par le Maréchal et ses sbires qui ont appelé à la collaboration (photo du Journal officiel ci-contre), le pays était écrasé sous la botte de l'ennemi national-socialiste. Ce qui ne justifie rien, mais ça peut, à la rigueur, expliquer.

Or on n'en est pas là. Heureusement. Nos forces de police, de gendarmerie, notre justice, font plus que leur travail pour prévenir et terrasser les fous qui s'attaquent aveuglément à notre Nation et à ses fils.

Nos soldats, et notamment - ayons une pensée pour eux ce soir de Noël - nos marins qui ont notre rade mandréo-seyno-toulonnaise comme port d'attache, agissent au plus près des repaires du Moyen-Orient d'où fusent les appels à la haine universelle, pour contribuer, avec d'autres militaires de divers pays, à faire fléchir les malheureux êtres qui ont sombré dans un intégrisme les conduisant à d'effroyables actes barbares.

Nos travailleurs sociaux, éducateurs, enseignants, animateurs, volontaires associatifs du sport, de la culture et de l'action socio-éducative, simples braves gens éclairés, redoublent d'efforts pour éveiller les consciences et prévenir les enrôlements, notamment de nos jeunes, dans la folle spirale du crime contre les citoyens du Monde et leurs valeurs de paix, de laïcité et de tolérance.

Et, tandis que tous les gens de bon sens républicain font tout pour faire vivre les valeurs qui fondent notre contrat national depuis plus de deux cents ans, hormis les épisodes impérialistes ou collaborationnistes, voilà que, pour faire reculer les ennemis de l'Humanisme, on use de honteuses recettes que même l'état d'urgence constitutionnel n'avait pas prévues.

Déchoir de la nationalité française les terroristes criminels, ça ne changera rien à leur folle détermination. En revanche, ouvrir cette porte, c'est leur donner raison, à eux comme à leurs alliés objectifs qui haïssent l'état de droit : ils se frotteront les mains, ils auront fait fléchir la République, celle qui est mère protectrice de milliers de nos concitoyens nés en France et sont ses fils par le droit du sol, et qui, pour un coup symbolique de petite politique, pourront, en tant que binationaux, être l'objet des pires suspicions.

Et ceux qui ont choisi cette voie sont, soi-disant, de gauche. Ça me donne, outre la nausée, le sentiment de n'avoir plus rien à faire avec eux. Je n'ai d'ailleurs plus de chemin à suivre en leur compagnie. Moi, je reste du parti qu'a porté Jean Jaurès et qu'a rejoint Stéphane Hessel.

Hollande, Valls, et les autres qui les approuvez, bon vent, hors des voies du socialisme que vous avez renié !

Et, à tous les républicains et démocrates de chez nous et d'ailleurs, joyeuses fêtes religieuses ou païennes !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 08:23

J'apprends avec tristesse que, comme Gérard Fromm, maire et conseiller départemental de Briançon, des collègues varois, tel mon ami Bernard Clap, maire de Trigance et président du Parc naturel régional du Verdon, choqués par la décision du Premier secrétaire national du Parti socialiste d'imposer l'absence d'une liste de gauche au second tour de l'élection régionale, ont rendu leur carte de notre parti.

Il est vrai que ce diktat reste d'autant plus en travers de la gorge que le "Canard enchaîné" a révélé ce mercredi (lire ci-dessous) que l'affaire était montée d'avance en grand secret par des dirigeants du PS, en combine contre-nature avec "Les Républicains". De quoi accroître le trouble.

 

NE DÉSRTONS PAS. ÉMANCIPONS-NOUS !

Loin de moi l'idée de dicter à quiconque sa posture, mais, en quittant le PS, on laisse la voie libre à ces judas déloyaux qui ont trahi la confiance que les socialistes ont placée en eux en leur confiant les rènes du parti lors du Congrès de Poitiers en juin dernier. Si nous quittons le navire, ceux-là pourront de nouvelles fois s'employer à cocufier impunément les militants et les sympathisants, et, au-delà, le peuple qui a besoin des républicains de notre sensibilité.

Pour les plus de 10.000 signataires de mon appel, pour la fédération socialiste du Var qui s'est prononcée publiquement dans ce sens, pour les camarades des nombreuses sections locales varoises et de Provence Alpes Côte d'Azur qui ont fait de même, comme beaucoup de colistiers et d'élus, ne désertons pas.

Émancipons-nous, au contraire. Après avoir été démasqués comme parjures, ils n'oseront pas nous empêcher de poursuivre notre petit bonhomme de chemin, dans l'honnêteté démocratique et éthique. Notre peuple va, plus que jamais, avoir besoin d'une gauche rassemblée, sérieuse, à l'écoute, en alerte, et digne de porter le fer pour défendre les valeurs de la République.

Evidemment, quand on est trahi par des félons...
Evidemment, quand on est trahi par des félons...
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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 14:17

Mon appel n'a pas été entendu par les caciques du Parti socialiste. La gauche et l'écologie seront absentes du choix offert aux citoyens de Provence Alpes Côte d'Azur.

Merci aux milliers de personnes, citoyens, élus, acteurs politiques, économiques et sociaux, y compris des républicains non engagés à gauche, qui, en vingt-quatre heures, m'ont apporté leur soutien et ont relayé mon message.

Il avait pourtant été clairement exprimé il y a quelques semaines par le Premier secrétaire du PS que "de toute façon, les déclarations extrémistes de Christian Estrosi (...) empêchent désormais le front républicain.", position reprise par un membre du gouvernement : "Nous voyons un certain nombre de candidats face au Front national qui tiennent le même discours que le FN. Je pense notamment à M. Estrosi et donc, confrontés à ce bloc réactionnaire, au fait que, pas tous "Les Républicains", mais une partie d'entre eux, tiennent le même discours que le Front national, nous ne serons pas amenés à nous retirer pour eux."

Et voilà que les dirigeants du PS ont cédé aux injonctions d'un Premier ministre dont, en situation d'urgence républicaine, je peine à comprendre les motivations politiques.

Il reste aux électeurs déboussolés à évaluer dans quel sens, au-delà des mots et des formules, M. Estrosi va infléchir - ou pas - son projet d'ici au second tour : soit encore un peu plus vers les impasses qu'offrent l'extrémisme de droite pour ratisser sur le terreau du FN, soit, s'il se sent réellement investi de la fonction de "Résistant" dont il s'est tout récemment paré, vers un programme en forme de contrat économique, social, éducatif et culturel, rompant avec ses positions ultra-droitières et compatible avec les aspirations de la majorité des Provençaux, Alpins et Azuréens qui, de la droite républicaine à l'extrême-gauche, n'ont pas voté pour le FN au premier tour.

Chacun saura y être attentif pour prendre sa décision.

L’heure est à relever les manches, à affronter les questions sans en esquiver aucune. Nous sommes à la fin d’un cycle politique, celui de la Ve République. Rebâtir la République est une urgence pour qu’elle soit citoyenne, démocratique et sociale. On n'évitera pas un grand débat public mené au plus près des citoyens, dans les quartiers, les villes et les villages, tout en considérant que le Parti socialiste, au vu de la posture de sa direction nationale de ces derniers jours, sera à la peine pour en être l'animateur si lui-même ne se refonde pas.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 21:24

Il faut se féliciter de l'écho de mon appel lancé pour qu'une liste des gauches et de l'écologie unies offre une alternative au peuple de la Région Provence Alpes Côte d'Azur.

Des militants et cadres des instances régionales du Parti radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, de la Fédération varoise du Parti socialiste, du Mouvement Jeunes socialistes, plusieurs maires et élus de PACA, de nombreux colistiers de Christophe Castaner, des militants et sympathisants des partis de la gauche, de l'écologie et du régionalisme, ont relayé et soutenu mon appel. Des centaines de signatures apparaissent sur une pétition mise en ligne par des "jeunes de gauche".

Les leaders de l'autre liste de gauche, Sophie Camard (EELV) et Jean-Marc Coppola (PCF), ont confirmé leur accord pour qu'émerge d'une fusion une liste portant l'espérance d'une unité des gauches et de l'écologie afin que la résistance à la hélas très probable prédominance de l'extrême-droite sur la Région PACA puisse s'incarner autour d'une équipe combattive reflétant les sensibilités progressistes du territoire.

Il suffit pour cela que Christophe Castaner, mandataire en sa qualité de tête de liste régionale du PS et de ses partenaires, formule dans les toutes prochaines heures à son homologue de la liste EELV-FG, Sophie Camard, la proposition de cette fusion qu'il avait lui-même appelée de ses vœux.

Le peuple méridional ne peut se résoudre à l'impasse d'un choix entre l'extrême-droite et ce que Christophe Castaner a qualifié pendant des mois, à juste titre, de "droite extrême".

Il est inacceptable que les instances nationales du Parti socialiste s'arcboutent pour ne pas vouloir tenir compte de l'aspiration d'un peuple et de nombre de ses représentants, et empêcher Christophe Castaner, homme de talent et de raison, de créer les conditions de ce rassemblement des républicains progressistes qu'il a espéré et promu durant des mois.

Il ne reste que quelques heures. Puisse la sagesse prévaloir.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 12:20

Une marée noire a déferlé sur nos côtes de Méditerranée jusqu'aux massifs alpins.

La position de reddition en rase campagne dictée à Christophe Castaner n'est pas acceptable.

Une autre voie est possible : le rassemblement des listes de Christophe Castaner et de Sophie Camard et Jean-Marc Coppola.

L'argument d'une pseudo-responsabilité de favoriser l'élection du FN ne tient pas. En effet, même si la gauche ne devait pas être présente, il n'y aurait hélas, sauf miracle, aucune chance que la Région échappe au FN, au vu du score qu'il a réalisé ce dimanche. Il aurait les mains libres pour conduire sa sinistre politique. Et, si le miracle se produisait, ceux qui assumeraient les responsabilités régionales, ce seraient ceux qui ont tellement flirté avec les idées nauséabondes de l'extrême-droite qu'il lui ont donné du crédit et se sont fait siphonner leur électorat qui aura préféré l'original à la copie. Sans que quiconque, du vrai camp républicain, celui de la gauche, ne puisse porter une voix d'opposition.

En revanche, si la gauche et l'écologie réunies se présentaient au second tour, elles pourraient au moins, par le vote à la proportionnelle, être présentes avec leurs diversités pour combattre les méfaits que le FN va s'employer à commettre. Et, ce faisant, la gauche et l'écologie, peut-être avec d'autres, entreraient en résistance autrement que dans une inopérante clandestinité contrainte.

La loi électorale impose à Christophe Castaner, comme tête de liste, de porter seul le lourd fardeau de décider de notre retrait ou notre maintien avant ce mardi. Il ne peut le faire contre les avis des siens, quelles que soient les postures et déclarations qui ont pu lui être imposées.

Le peuple des Provençaux, Alpins et Azuréens, qui, lorsqu'il n'a pas opté pour l'extrême-droite, a voté autant pour la gauche et l'écologie que pour la droite, et qui peut se réveiller de l'abstention, ne doit pas être abandonné à un sort funeste, alors qu'il souffre déjà grandement de trop de renoncements et de l'austérité qu'il subit.

Il y a urgence, au regard des contraintes des dépôts des listes :

1°) à aider Christophe Castaner à ne pas céder à des injonctions venues d'ailleurs, sachant que, s'il n'est pas en situation de pouvoir assumer un sursaut, il a toujours le loisir de céder son mandat à n'importe lequel de ses colistiers ;

2°) à constituer une liste fusionnée réunissant les listes de gauche et de l'écologie du premier tour.

Debout la Gauche !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 04:06

Ce vendredi soir, il nous sera interdit par la Loi de prolonger la campagne pour les élections régionales de ce dimanche 6 décembre. Avant de faire une pause des publications de ce blog, je tenais, pour ceux qui n'ont pas pu assister à la réunion publique que l'équipe "Alliance de la gauche" de Christophe Castaner a tenue à La Seyne, à mettre en ligne le discours qu'a prononcé à cette occasion notre jeune et talentueuse tête de liste varoise, Cécile Muschotti.

Un discours dense qui a bien situé les enjeux. Un propos un peu long lorsqu'il s'agit de le découvrir en le lisant, mais qui a porté fort l'autre soir lorsqu'il fut prononcé. Pour "l'aérer" un peu pour une lecture à l'écran, j'y ai placé des intertitres en vert, qui sont donc de moi, et non de sa rédactrice, et dont j'assume la responsabilité.

À lire, tranquillement, au chaud, avant de prendre le chemin des bureaux de vote...

 

"C’est, vous vous en doutez, avec beaucoup d'émotion que je prends la parole ce soir, devant vous.

"La Seyne-sur-Mer c'est une ville que j'ai à cœur depuis toujours. La Bourse du Travail, c'est tout un symbole, toute une histoire, en tout cas, ce soir, c'est l'histoire de la Gauche qui s'y écrit encore.

"Quand les omnibus appelés « diligences » s'ébranlaient en direction de Toulon, ils arboraient des drapeaux rouges en papier, et quand des adversaires de la classe ouvrière lançaient des propos railleurs : « Ils ne flottent guère ces drapeaux rouges ! », les militants leur répondaient : « Oui ! mais au moins ils ne font pas de plis ». Et l'Internationale retentissait avec force sur les lieux du départ. Elle était reprise en traversant les agglomérations, par les poitrines enthousiastes de militants catéchisés, loin de se douter que l'accession des travailleurs au pouvoir devrait passer par les théories du fascisme, du nazisme, par les guerres mondiales, les massacres de populations innocentes, les déportations.

"Autre temps certes, mais mémoire ancrée dans ce peuple varois, ce peuple de gauche de La Seyne, qui s'est toujours tenu debout. Alors continuons debout, mes amis, face à la droite extrême, face à l'extrême droite. Debout, debout, résistons. Ré-sis-tons !...

 

LE SENS D'UNE CANDIDATURE

"C'est aussi avec beaucoup de fierté que je m'adresse au peuple républicain à cinq jours d'un premier tour crucial. Je suis candidate avec Christophe pour ces régionales, mais fondamentalement pourquoi ?

"Candidate pour le changement : oui, je considère que le politique doit évoluer pour agir avec davantage d'efficacité et de lisibilité. Candidate pour la solidarité : oui, faire de la politique c'est agir prioritairement pour les plus fragiles. Candidate pour l'égalité et la fraternité : oui, je ne peux pas m'investir dans la sphère publique sans l'imaginer fraternelle et égalitaire pour tous. Candidate socialiste et fière de l'être : oui, les socialistes et la Gauche dans son ensemble sont les remparts naturels contre les ennemis des valeurs qui font lien.

 

ÊTRE CITOYEN LIBRE, ÇA NE MÉRITE PAS LA MORT

"Pour autant, depuis le 13 novembre, nous sommes bien évidemment profondément touchés, dévastés, attristés par ces terribles attaques barbares, qui ont frappé nos peuples et nos jeunesses. Le terrorisme est une idéologie mortifère que nous devons anéantir. Le droit à la sécurité, à la paix, est un principe universel qui ne saurait être bafoué par les ennemis des Lumières. Les actes perpétrés à Ankara, Beyrouth, Bamako et Paris ont été commis par des fascistes. Boire un verre entre amis, participer à une manifestation pour la paix, aller au stade ou voir un concert ne sont pas des actes audacieux. C’est l’expression même de la vie, dans un pays libre avec des citoyens libres, et heureux de l’être, et cela ne mérite pas la mort !

"Ce que nous avons subi, ce n’est pas l’Humanité. C’est sa négation ! Désormais, il nous faut être vigilants. Le piège de Daesh est sournois et tend à opposer les Français. Cette organisation criminelle rêve d’une guerre civile. Nous ferons en sorte que ce rêve devienne pour eux un véritable cauchemar. Notre Président de la République, François Hollande, s’y emploie à chaque heure de sa responsabilité. Malgré la douleur et l’effroi, notre engagement est plus que jamais nécessaire, il prend un sens renforcé. A travers nos rencontres, nombreux sont celles et ceux qui saluent la détermination et la lucidité de notre Président de la République et aussi nombreux sont ceux qui se sentent rassurés par Bernard Cazeneuve pour sa sobriété, sa fermeté et son engagement. Imaginez, chers amis, si nous avions en cette période, un ministre de l'intérieur agité du bocal, qui par une gesticulation médiatique et des phrases à l'emporte pièce, aurait rajouté de la confusion à l'angoisse... Et nous en avons connu des ministres de l'intérieur de ce style. L'un d'entre eux est même devenu Président de la République... Alors, merci, Bernard Cazeneuve, merci aussi à toi, Stéphane [Le Foll], où, en tant que porte-parole du Gouvernement, tu fais preuve chaque jour d'un grand sens des responsabilités. Et nous pouvons tous ensemble saluer ton exigence pour donner du sens, toujours du sens à l'action du Gouvernement, merci Stéphane.

"Les actes qui rythment notre République, comme cette prochaine élection régionale, doivent être les symboles d'une victoire de la démocratie sur toute forme d'obscurantisme. Oui, le 6 et le 13 décembre prochains, nous agirons ensemble, pour le triomphe de la démocratie française. Alors, à nouveau merci pour votre mobilisation.

 

UNE RÉGION DÉFRICHEUSE D'AVENIR POUR TOUS LES SIENS

"C’est ce chemin exigeant mais passionnant que nous avons parcouru ces derniers mois à travers le département, ensemble, territoire par territoire, ville par ville : tous les candidats varois mobilisés, tous les militants, sympathisants qui ont pris de leur temps pour porter Le Projet Castaner, le projet de la réussite. Parce que notre Région, c’est une école de La Seyne-sur-Mer. Parce que notre Région, c’est une cité des quartiers de Toulon. Parce que notre Région, c’est un lycée de Draguignan. Parce que notre Région, c’est un village et un clocher à Ginasservis, au pied duquel les jeunes ont l’impression que personne n’aura jamais l’idée de s’intéresser à leurs vies, à Marseille, à Nice, à Paris, dans les médias ou dans les assemblées. Parce que notre Région, ce sont aussi des artistes qui saisissent les mots, les lignes et les sons pour sublimer toutes les envies et toutes les colères. Ce sont leurs créations qui rendent la vie plus belle. Parce que notre Région, c’est le slam, le jazz et la musique classique, c’est le graff et la peinture, c’est la poésie et les musiques électroniques, notre Région, c’est tout ce que veulent en faire ceux qui la vivent ! Une Région qui est à la fois forte de son histoire et de ses traditions, fière de ses savoir-faire, et tournée vers demain, défricheuse d'avenir pour tous les siens.

"Et Christophe Castaner, il vit dans cette Région. Sa candidature nous propose un vrai modèle, qui renouvelle l’engagement citoyen dans le processus politique. Pour moi, la politique ce n'est pas un métier, ce n'est pas une profession, c'est à un moment de sa vie donner de soi pour s'occuper des autres. Trois grands principes sont devenus nos manières d'agir : la transparence, la proximité et la modernité. Ces trois piliers sont les fondations du Projet pour notre Région, du Projet Castaner !

 

DANS LA PROXIMITÉ, FORTS D'UN BILAN, PORTEURS D'UN PROJET

"La proximité, il l'a entendue comme l'attention aux citoyens : écouter les médiateurs sociaux, les commerçants, les industriels, les chefs d'entreprise, les syndicats, les associations, tous les citoyens. Oui, le projet de Christophe Castaner, notre projet, n'est pas une liste de courses, c'est un projet ancré dans la réalité quotidienne, c'est le fruit de récoltes citoyennes, c'est un projet de réalité et d'efficacité. Avec le bilan porté par Michel Vauzelle, il s'agissait non pas de faire plus pour "la frime" mais d'être ambitieux pour faire encore mieux ! "Nous avons parcouru le département, à la rencontre des maires des villages du Haut Var notamment : chacun d'entre eux nous faisait part de sa peur d'être oublié, de son angoisse d'être abandonné. Parce que La Région, ils en ont besoin!

"Amis, camarades, citoyens, dans cinq jours nous allons à la rencontre du suffrage universel. Nous allons proposer à notre département, en votant pour notre liste, de répondre avec audace et détermination aux défis inouïs que ce moment si particulier que rencontre l’histoire humaine et notre patrie républicaine.

"Les Varois veulent l’accès aux transports et à la mobilité : Ils l'auront en votant le 6 et le 13 décembre pour des transports régionaux « triple A » : A l’heure, Assis et Avertis, 100 % équipés en vidéosurveillance. Les Varois veulent favoriser l’accès à l’emploi, l’innovation et le développement économique : ils l'auront en votant le 6 et le 13 décembre pour la garantie de l’accès au crédit et l'accompagnement de 8.500 entreprises par an. Le 6 et le 13 décembre, vous voterez pour l'accompagnement à l'économie sociale et solidaire, vous voterez pour préserver l'agriculture avec une agence régionale de l'innovation agricole. Vous voterez pour sanctuariser le budget de la culture et continuer à le développer. Le 6 et le 13 décembre, vous voterez, chers amis, pour conserver et développer les plannings familiaux de notre Région !!! Et je pourrais continuer un moment à vous détailler ce que feront de notre Région, ce que feront de notre Département, vos bulletins de vote le 6 et le 13 décembre prochain...

 

ESTROSI, REPART RÉPUBLICAIN CONTRE LE PEN ? IMPOSSIBLE !

"A moins que vous vous laissiez tenter par le bulletin Estrosi ? Ce candidat qui a multiplié les dérapages dans des eaux marécageuses et nauséabondes où flottent les idées du Front National. Ce candidat qui, quand il ne fait pas des propositions d'actions qui existent depuis Vauzelle au pouvoir, se lance dans des promesses intenables frôlant le ridicule financier. Il y a quelques semaines, Nadine Morano disait « je ne suis pas raciste parce que j'ai une amie noire, Tchadienne ». Hier, Christian Estrosi disait « je ne suis pas islamophobe, j'ai des amis musulmans ».

"Moi, j'ai lu ce qu'a dit Linda Boudjellal, la femme de Mourad Boudjellal, le Président de notre cher RCT, dans le journal Le Monde : « il n'y a aucune différence entre Le Pen et les idées estrosiennes. Ce mec méprise les Arabes ». Vous avez raison, Madame Boudjellal !

"Alors oui "faire république" avec les républicains, évidemment, mais "faire république" avec Estrosi ?...

"Quand j'entends certaines voix qui disent qu'Estrosi pourrait être un rempart face au FN, je vous avoue que je ne comprends pas, que je ne comprends plus... Rappelons-nous quand Michel Vauzelle a été élu la première fois : oui, il y a eu alors des républicains à droite (Léotard, Mattei, Giran) ; eux, ils s'étaient battus contre Estrosi qui voulait faire un accord avec le Front National et Jean-Marie Le Pen lui-même ! Estrosi / Le Pen, c’est le Schengen de la politique régionale : il n’y a plus aucune frontière !

 

ET VITEL ? MÊME CONCLUSION !

"Et puis, parlons de Vitel, ou plutôt de LA - et je dis bien LA - proposition de programme de Philippe Vitel, je cite à nouveau, permettez-moi : « je propose pour économiser l'eau et protéger notre environnement de faire pipi dans vos douches ! » Fin de citation, fin de proposition, fin d'intervention de Philippe Vitel. Sérieusement, il aurait plutôt du vérifier ce que disait de son côté sa colistière Maud Fontenoy qui faisait la promotion des gaz de schiste, en faisant donc la promesse de détruire notre Région... Et puis Vitel, c'est aussi et rappelons-le, celui qui disait dans Var-matin qu'il était le mieux placé pour... représenter et défendre les idées du Front National ! Vitel, c'est un ancien du MIL, le Mouvement Initiative et Liberté, le successeur du SAC de triste mémoire. Le SAC, une officine de barbouzes, spécialiste des coups tordus de la Vème République, dissout en 81 après la tuerie d'Auriol. Les positions politiques défendues par le MIL sont pour le moins radicales, plus proches du FN que du discours officiel du parti Les Républicains. Voilà qui est le bras droit d'Estrosi pour le Var ! A La Seyne, plus qu'ailleurs, vous aviez bien compris qu'avec Vitel, il faut E-LI-MI-NER !

"Nous savons pourquoi nous avons besoin d’une gauche qui ose et qui transforme. Nous savons que, si nous gagnons dans les urnes, nous n’avons pas forcément conquis les têtes et les cœurs. La place que prend le Front National dans le débat public nous prouve jour après jour qu’un affrontement politique a lieu, et que la République elle-même est en jeu. Tant de débats ont fait le lit de l’extrême-droite. A chaque fois qu’un fait divers est exploité, à chaque fois qu’un bouc-émissaire est désigné, à chaque fois qu’une religion est stigmatisée, c’est l’extrême-droite qui progresse et la République qui recule. Et la droite, alors qu’elle n’a eu de cesse de nous parler de frontières, abolit chaque jour un peu plus celle entre le camp des républicains et ceux qui menacent la République.

 

DÉBATTRE, TOUJOURS, ET SURTOUT AVEC LES PARTISANS DU FN !

"Être républicains pour deux, alors qu’eux-mêmes le sont de moins en moins, telle serait notre charge. Ce qui compte au fond, ce qui est le plus important, c’est de parler aux citoyens. Il n’y a aucun électeur de notre département à qui nous n’avons rien à dire. Y compris, et je veux même dire surtout, aux électeurs du Front National. Je vous propose de parler à chaque Varois qui a voté, un jour, Front National. Bien sûr, il y en a qu’on ne convaincra pas. Mais je veux que nous allions parler à celui qui a voté FN. Il ne doit avoir aucun citoyen interdit de débat. Allons-y, débattons. Faisons connaître nos bonnes propositions. Il y a une bataille idéologique à gagner pour convaincre nos concitoyens que la pluralité et la diversité sont des grandes richesses de la République. Il y a une bataille idéologique à gagner pour faire comprendre à tous nos concitoyens que les quartiers populaires sont des diamants à l’état brut.

 

MARÉCHAL-LE PEN : MÊME PAS PEUR !

"Je n’ai pas peur de Marion Maréchal-Le Pen et il n’y a pas besoin d’aller chercher son grand-père pour faire tomber son masque. Marion Maréchal-Le Pen, elle qui prétend incarner la respectabilité face aux attaques du système, a-t-elle le courage de porter elle-même les calomnies et les attaques racistes proférées par les sites Internet glorieusement anonymes qu'elle gère en sous-main ? Elle qui n’a plus que le mot "laïcité" à la bouche pour attaquer par l’Islam tous ceux qui viennent d’horizons trop exotiques pour elle, où était-elle quand nous dénoncions les atteintes à la laïcité opérées par Sarkozy ? Marion Maréchal-Le Pen, elle est finalement comme l’a toujours été sa famille politique : lâche et menteuse, incapable d’affronter les problèmes du monde. Et pour le moment elle n'a fait qu’une chose de sa vie : relooker cette lâcheté et ces mensonges. Madame Maréchal-Le Pen nous propose le Puy-du-Fou... nous lui opposons le rassemblement des peuples de la Méditerranée.

"De tous ces Varois dont les pères, les grands-pères et arrière-grands-pères sont venus de notre Méditerranée : Espagnols, Italiens, Tunisiens, Portugais, Grecs, Algériens, Maltais, Arméniens [oups, là, Cécile, révise ta géo... - note affectueuse], Israéliens, Turcs, Marocains. Oui, vous êtes nous, nous sommes vous, tous ensemble debout et fiers ! Nous devons prendre les débats de face avec le FN, avec le parti Les Républicains, mais en étant exigeants sur chaque mot.

 

JUSQU'AU BOUT, UN MESSAGE DE JUSTICE ET DE LIBERTÉ À PARTAGER

"Nous pouvons construire une nouvelle histoire de progrès et un nouveau cycle social et écologique : nous ne lâcherons rien dans les cinq jours qui sont devant nous. Non, non, nous ne lâcherons rien ! Alors, mes amis, debout, tous ensemble, debout : nous avons un défi devant nous. Nous allons le relever. Nous allons le faire. Nous allons gagner le 13 décembre prochain avec toute la gauche et les écologistes rassemblés au deuxième tour. Avec Christophe Castaner, rien ne sera impossible si nous le décidons, rien ne s’arrêtera si nous nous mobilisons. Dès dimanche, vous direz non à l'extrême-droite, non à la droite extrême, mais oui à une Région forte, fière et solidaire, avec Christophe Castaner ! Alors, tous ensemble, allons chercher chaque Varoise, chaque Varois, pour partager notre message de justice, d’égalité et de liberté.

"Le 6 décembre et le 13 décembre, rappelons-nous d'où nous venons : de ce Var si attaché à la République, de ce Var résistant, de ce Var occitan, de ce Var ouvert sur la Méditerranée, de ce Var rouge, rose, vert, ce Var du peuple de gauche, ce Var de la gauche rassemblée, ce Var qui en 1940 a refusé les pleins pouvoirs à Pétain, ce Var notre fierté, avec Christophe Castaner... vive le Var, vive la République !"

A lire avant le vote... le propos de Cécile Muschotti, numéro 1 du Var
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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 13:15

Il faut que ça se sache. Elsa Di Méo, conseillère régionale varoise de Fréjus, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la promotion de l'action républicaine, a vécu ce mercredi en direct ce que sont vraiment certains soutiens du Front national dans notre Région Provence Alpes Côte d'Azur.

Dans la droite ligne des ligues des années 30, Camelots du Roi, Cagoule, Francisme, Faisceau et autres Croix-de-Feu, des individus ont "fait le coup de main" lors d'une réunion publique avec des méthodes qui fleurent bon les relents du fascisme.

Elsa Di Méo relate dans un communiqué l'événement qui ne doit pas rester impuni par la justice de la République, qui, à ma connaissance, n'a pas été dénoncé par la droite régionale se disant "républicaine", et qui doit alerter ceux qui pourraient croire que l'extrême-droite a changé.

Oui, il faut que ça se sache. Je mets donc en ligne le communiqué d'Elsa Di Méo...

 

"J'étais invitée hier par la section socialiste d'Aix-en-Provence à animer une réunion sur la montée de l'extrême-droite en France. Au titre de mes fonctions de secrétaire nationale du PS et comme témoin fréjussien et co-auteur du "Journal de bord d'une élue en pays FN".

"Cette réunion se déroulait dans l'Institut d'études politiques, lieu de débat à la tradition de diversité d'expression.

"Cette réunion a été perturbée par l'Action française. Près d'une vingtaine de militants fascistes cagoulés ont fait irruption dans la salle. Ils nous ont insultés, menacés, intimidés. Ils ont tenté d'empêcher la tenue de notre conférence par l'intimidation, l'invective et la menace. Bousculant tables et chaises, déroulant des banderoles au logo de "socialistes assassins", jetant des boules puantes ou de l'eau sur les intervenants et le public.

"La scène était impressionnante. Nous allons tous bien.

"Je voulais également vous faire partager ce climat de tension qui prouve tout d'abord comme cette fin de campagne se tend. L'agressivité est dans le camp de l'extrême-droite. L'extrême droite en dynamique montre son vrai visage. Nous savons tout cela. Mais aujourd'hui par la preuve nous voyons combien notre combat est utile. Pour la république, pour la démocratie, pour la liberté de pensée et d'expression.

"Il ne faut rien lâcher. Je sais que je peux compter sur vous dans ce combat, mais nous sommes aujourd'hui face à une offensive sans précédent. Nous devons être à la hauteur.

"Le premier secrétaire Jean Christophe Cambadélis nous a apporté dès hier soir son soutien. Un communiqué a été envoyé pour rappeler à quel point ces comportements sont inacceptables.

"Nous échangerons aujourd'hui sur les modalités du dépôt de plainte.

"Il nous reste 3 jours pour rappeler que ces comportements anti-démocratiques sont ceux des soutiens de Mme Maréchal-Le Pen. Hier soir, un des militants fascistes présents n'était rien d'autre qu'un proche de M. Ravier, candidat pour le FN aux départementales de mars dernier dans le 13. Les liens sont clairs. Le vrai visage du FN."

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 05:48

À sa place, je me serais senti frustré. Mon jeune camarade Olivier Andrau, conseiller municipal seynois et numéro deux de la liste varoise de gauche que mènent Cécile Muschotti pour le Var et Christophe Castaner pour l'ensemble de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, a été victime collatérale du changement d'horaire du meeting qui s'est tenu ce mardi à La Seyne. Les contraintes du ministre Stéphane Le Foll, venu témoigner son soutien à notre équipe, ont en effet obligé les organisateurs à repousser la réunion publique de 19 heures à 20 heures et, pour ne pas imposer aux participants de rentrer chez eux trop tard dans la nuit, un des discours prévus a été supprimé. Celui d'Olivier.

Participant avec lui, ce mercredi, à une de ces "réunions d'appartement" que j'affectionne et où Olivier se révèle fin débatteur, pédagogue et maître de son sujet, je lui ai proposé de publier sur ce blog ce qu'il aurait dû exposer aux nombreuses personnes qui avaient répondu à l'invitation au meeting.

J'ignorais en lui formulant cette idée que son discours comportait un ou deux passages où il dit du bien de moi. J'ai hésité à couper ces paragraphes, mais j'y ai renoncé pour ne pas dénaturer la logique de son propos. Tant pis, ma modestie en souffre un peu, mais je m'en remettrai...

 

"Chers camarades, chers amis,

"Nous voilà réunis ce premier jour de décembre pour accueillir notre candidat à la présidence de la Région, Christophe Castaner. Que de chemin parcouru depuis le début de cette campagne au mois de mai. Et quel plaisir de retrouver Christophe ce soir à La Seyne, là où notre campagne a été officiellement lancée il y a cinq mois. La Seyne, cette ville symbole, ma ville, notre ville, symbole de l’union des gauches et de l’écologie, symbole d’une démocratie locale permanente et exigeante, symbole de politiques justes et équilibrées, dirigée par un maire symbolique de ce que doit être un élu aujourd’hui : un élu de terrain, qui vit sur son territoire, qui travaille collectivement, qui dit la vérité à ses administrés, un élu honnête et sincère qui consacre son énergie à son morceau de République et non à sa carrière.

"Oui, cela fait cinq mois que nous faisons campagne ! C’est le temps que nous avons pris, ensemble, pour aller à la rencontre de nos concitoyens de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, écouter, construire le projet avec eux, avec vous.

"Car, je veux le rappeler ce soir, nous n’avons pas fait une campagne classique, nous avons construit et mis en œuvre une méthode originale. Cette méthode, nous l’avons voulue renouvelée comme nos pratiques politiques, comme les candidats qui ont été choisis pour incarner, pour porter le projet « Ambition Provence Alpes Côtes d’Azur ».

"Si une chose nous distingue de nos concurrents, c’est d’abord cela : la méthode.

"C’est quoi la méthode Castaner ? C’est d’abord la clarté dans les pratiques, le refus du cumul des mandats et la sincérité dans les intentions. Quand il sera élu président, Christophe s’y est engagé, il démissionnera de son mandat de maire de Forcalquier pour être un président à temps plein. Le candidat de la droite extrême, lui, resterait président de la métropole de Nice pour se parler à lui même. Notre méthode, c’est aussi habiter et vivre dans sa Région, la candidate de l’extrême droite, elle n’y vit pas, ne la connaît pas et ne l’aime pas.

"Notre méthode, c’est encore d’avoir permis à de nouvelles personnalités d’incarner l’ambition pour la Région, au travers du vote (car oui chez nous on vote, on est pas désigné par la famille ou le chef du parti), et ce grâce à la sagesse de nos ainés politiques, comme Marc Vuillemot, qui a accepté de figurer symboliquement sur notre liste afin de concourir au renouvellement.

"Notre méthode, enfin, se singularise par un discours et une action politique sincère. Non, nous ne faisons pas de promesses inconsidérées ou hors-sujet. Non, nous n’avons pas promis un lycée partout où nous sommes allés durant la campagne. Non, nous ne parlons pas de sujets dans lesquels la Région n’a pas de compétence. En fait, nous parlons de ce que nous connaissons et dont nous sommes fiers : la Région Provence Alpes Côte d’Azur. Nous portons aussi le bilan, un bon bilan, de Michel Vauzelle, les succès en terme de maisons de santé, de rénovation des lycées, de soutien à la formation professionnelle, et au développement économique engagé durant les derniers mandats écoulés. C’est pourquoi nous voulons aujourd’hui, après avoir réussi la montée en puissance des politiques régionales, mettre en avant dans notre projet une montée en qualité de ces politiques. Soyons fiers de ce qui a été accompli et faisons confiance à nos candidats pour relever ce défi à venir. Bref, mettons en œuvre la méthode Castaner : projet équilibré et financé, pratiques politiques sincères, candidats compétents et renouvelés.

"Mais ce n’est pas seulement cela qui fait de notre programme un projet unique, c’est aussi les valeurs que nous portons. Les valeurs… Elles ont tellement été abîmées par nos adversaires et nos ennemis. Des « républicains » qui se sont crus obligés de monopoliser cet adjectif (si noble pourtant) qui appartient à tous les Français, pour masquer leur vide idéologique par une course ingagnable derrière l’extrême-droite ; et des nationalistes malhonnêtes qui pensent la laïcité comme un moteur à exclusion, qui se financent auprès des banques russes et qui se frottent les mains quand le pire survient. Ils se nourrissent de la violence quand ce ne sont pas eux qui la provoquent.

"Oui, finalement nous sommes aujourd’hui les seuls à porter les valeurs de la République. Nous sommes les seuls aujourd’hui qui défendent la Liberté, l’Égalité et la Fraternité ; des valeurs universelles de modernité et de solidarité.

"Qui défend la première des libertés, la sécurité, en mettant en œuvre les lois nécessaires à la protection des citoyens pour que ces derniers puissent vivre comme ils l’entendent ? Qui recrute des policiers et des magistrats supprimés par la droite ? C’est la gauche.

"Qui a mis en place des maisons de santé, financé des centres de formation et des lycées pour permettre à chacun, quelles que soient ses origines sociales et ethniques, de bénéficier de chances égales pour s’élever dans la société et être autonome ? C’est la gauche.

"Qui soutient l’éducation populaire et la culture pour favoriser l’ouverture vers l’autre et le vivre-ensemble dans la République ? C’est la gauche !

"Qui permet à tous les lycéens de la Région de partager un repas en commun le midi à la cantine, sans qu’aucun ne soit mis à l’écart selon ses pratiques ou ses origines ? C’est la gauche ! C’est elle qui permet de vivre ensemble.

"Quand d’autres à droite veulent que les Français vivent les uns à coté des autres, certains à l’extrême droite, veulent carrément que des Français vivent au dessous des autres, en affirmant que les musulmans ne seront jamais au même rang que les chrétiens ! Et les athées, les agnostiques ? Ils sont à quel niveau ? Ils affirment aussi que la place des femmes est à la maison quand ils affichent leur intention de remettre en cause le droit à l’IVG.

"Oui, nous portons les valeurs qui permettent à la France et à la République de vivre. Oui, nous proposons un projet qui fait sens commun, un projet pour tisser les liens nécessaires à l’exercice d’une citoyenneté qui libère.

"Oui, nous portons le projet de développement d’une région tout à la fois fière de son identité multiculturelle et ambitieuse pour son avenir, dans la Méditerranée et dans le monde.

"À l’heure du choix, chacun est libre. Seulement à cette heure. Après il est trop tard. Alors, mes chers amis, je vous le dis, les 6 et 13 décembre, faites le bon choix, pas pour moi, pas pour nous, mais pour vous. Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre région, demandez vous quel est le meilleur choix pour que vous soyez fiers de votre région, fiers de votre République, fiers de vous-mêmes. Votez pour le candidat de l’identité généreuse de la Provence Alpes Côtes d’Azur, pour le candidat des valeurs républicaines, pour le candidat qui a une vision ambitieuse pour notre Région. Votez pour Christophe Castaner.

"Vive la France de la République ! Vive la Région Provence Alpes Côte d’Azur !"

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 07:56

Ce mardi, notre Bourse du Travail, pleine à craquer, accueillait pour la campagne des élections régionales nos têtes de liste départementale et régionale, Cécile Muschotti et Christophe Castaner, auxquels le ministre Stéphane Le Foll est venu apporter son soutien. J'ai eu le plaisir de les accueillir avec ce propos...

 

"Benvèngut a totei ! Bienvenue dans cette Bourse du Travail d'où, avant vous, M. le ministre, Mmes et MM. les candidats, le grand Jaurès harangua il y a 110 ans le peuple laborieux et rebelle de La Seyne.

"Un peuple bariolé, un peuple issu de tous les beaux brassages de notre Méditerranée et d'ailleurs, se retrouvant dans cette Provence dont la culture, les usages, et la langue ont été et sont facteurs de construction régionale et de sentiment d'appartenance à une communauté de destin, au joli sens républicain du terme. Un peuple qui reste indocile et hâbleur, qui est heureux et fier de vous accueillir ce soir, pour ce temps de démocratie et de république que rien, surtout pas l'horreur de ces derniers jours, ici comme ailleurs, ne mettra à genoux.

"Alors, il nous reste quelques jours pour dénoncer les colporteurs de foire qui profitent de la détresse économique et sociale de milliers de nos concitoyens pour brader leur quincaille de propositions aussi incongrues qu'irréalistes, et même malhonnêtes parce que déjà réalisées ou ne relevant pas de la compétence d'une Région.

"L'un des bonimenteurs, M. Estrosi, vous vante le doublement du nombre des apprentis (83 millions d'euros... et où trouver les 20.000 maîtres d'apprentissage nécessaires ?). Il vous brocante l'indépendance énergétique des particuliers (90 millions d'euros...). Il vous promet des équipements sportifs dans tous les lycées (77 millions d'euros... alors que 7 sur 10 en sont déjà pourvus). Il vous solde les transports à 12 euros par an pour les jeunes (16 millions d'euros... pour faire économiser moins de 1 centime par jour sur ce que nous avons déjà mis en place avec la carte Zou !). Rien que ça, c'est un coût de 266 millions d'euros, qu'il finance... en ne remplaçant pas les départs à la retraite, ce qui ne lui fera économiser que 28 M d'euros. Bref, il promet 10 fois plus de dépenses que d'économies, et en jurant de baisser une fiscalité... qui, de toute façon, n'existe pas pour les particuliers !

"L'autre baratineuse, Mme Maréchal (qui va jusqu'à usurper un nom qui n'est pas le sien), est moins dépensière... puisqu'elle ne propose pas grand chose dont le coût soit évaluable et qui puisse entrer dans les compétences régionales, hormis peut-être un lycée de la mer (24 millions d'euros, une idée piquée à la gauche bretonne...), des centres sportifs et de rééducation (41 millions d'euros, et allez savoir ce que c'est : rééducation, ça fait un peu frémir dans la bouche de ces grands démocrates-là...), et l'augmentation des rames de trains aux heures de pointe (chose qui est déjà faite, mais qui, pour aller au-delà, supposerait de doubler le budget de 100 millions d'euros que nous avons inscrit au contrat de plan pour les infrastructures ferroviaires). Presque 200 millions d'euros... tout ça, bien sûr, sans expliquer où elle trouvera les ressources.

"Et nos deux forains rivalisent de jacasse pour trompéter à leurs braderies d'autres choses qui existent déjà ou qui ne relèvent pas de la compétence de la Région qu'ils prétendent pouvoir administrer : une préférence pour attribuer les marchés publics aux entreprises de la Région... interdite par la loi et les marchés européens, des pénalités versées par la SNCF pour les retards des trains (on ne les a pas attendus : de 2003 à 2015, ça aura représenté 33,3 millions d'euros), des exonérations d'impôts sur les véhicules propres qui relèvent... de la compétence de l'État, ou encore une police des transports qui est aussi... de la responsabilité de l'État et de la SNCF, et qui, de toute façon, est en service depuis plusieurs années.

"Voilà la réalité. Voilà la vacuité des propositions de nos aigrefins charlatans que les sondages portent hélas d'autant plus aux nues que certains médias à l'éthique... insolite font tout pour laisser croire qu'il n'y a que leurs deux listes qui soient dignes d'intérêt.

"Mais les sondages ne font pas l'élection, on le sait bien ici, à La Seyne, où, en 2008 et 2014, les équipes de gauche unie étaient données perdantes aux municipales, où, il y a quelques mois, aux départementales, le plus jeune duo de candidats de gauche du Var a obtenu dans le pire des cantons le meilleur des scores jamais réalisé par la gauche dans ce secteur, et où, dans l'autre canton, le binôme de notre camp a été l'un des deux seuls du Var a accéder au second tour.

"Et puis nos concitoyens ne sont pas des gogos qu'on manipule... pour peu que, nous tous, auprès de nos proches, au travail, au comptoir, au rugby ou au foot, nous redoublions d'efforts pour dénoncer l'indigne vilenie de ces camelots de pacotille.

"Alors ressassons sans relâche jusqu'à dimanche qu'il y a dissimulation, hors-sujet, désinformation, intoxication, comme on l'a connu ici en 2014 de la part d'un certain M. Vitel qui a cru berner les Seynois. On connaît la suite.

"Reprenons les exemples que je viens de citer - on les trouvera sur mon blog dès ce soir - et promouvons avec simplicité les propositions réalistes, compatibles avec celles de l'autre gauche, en prise avec les territoires et avec les gens, que nos têtes de liste et leur illustre invité vont développer ce soir.

"Encore merci à eux d'avoir choisi La Seyne. Je leur cède la place."

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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Marc VUILLEMOT

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