3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 07:02

Nous nous y étions engagés en le proposant aux Seynois au cours de la campagne électorale de 2014 : réélus, nous viserions autant que possible le retour en gestion communale publique de l'adduction de l'eau potable au terme — en octobre 2017 — du contrat que la Ville, il y a trois décennies, avait passé avec une société privée pour lui déléguer cette mission.

Et nous nous y sommes employés dès le début du mandat, sous la houlette de Robert Teisseire, notre élu communiste chargé de cette compétence, et de cadres de la mairie, qui ont conduit ensemble un remarquable travail d'analyse et de prospective.

 

DES FINANCES TROP FRAGILES POUR UNE GESTION ENTIÈREMENT PUBLIQUE

Il a hélas fallu se rendre à l'évidence. Même si elle s'améliore, la situation financière de la commune ne permet pas d'obtenir le crédit bancaire nécessaire aux investissements indispensables. Et, trente ans après l'externalisation du service, la commune ne dispose plus des ressources humaines compétentes dans ce domaine. Il aurait fallu embaucher. Les analyses le confirment : dans une telle situation, le risque serait trop grand de devoir faire supporter aux usagers un tarif élevé pour parvenir à l'équilibre obligatoire du budget dédié.

Pour nous qui défendons l'idée que l'eau est un bien commun de l'humanité, et qui sommes parvenus par deux fois par des négociations à faire baisser son prix pour les foyers depuis 2015, il n'est pas imaginable de risquer d'imposer à nos concitoyens un service plus coûteux qu'aujourd'hui.

 

GARANTIR AUX USAGERS UN PRIX DE L'EAU STABLE ET SATISFAISANT

Pour autant, plutôt que nous résoudre à reconduire une gestion entièrement privée, nous optons pour la création d'une société d'économie mixte à opération unique (SEMOP), à capitaux partagés, publics communaux pour environ un tiers et privés pour le reste, compatible avec l'état de nos finances, garantissant une gouvernance publique avec une sorte de « droit de véto » préservée pour la commune, et assurant un prix satisfaisant et stable pour l'usager.

Cette solution a quelques détracteurs qui, en ce moment, propagent une fronde en prêtant à la municipalité des intentions autres que celles qui fondent son engagement autour de ce combat. Ce n'est pas très juste.

 

NE PAS SE TROMPER DE CIBLE...

Ça ne l'est pas parce que la solution de compromis de la SEMOP a recueilli l'assentiment majoritaire des citoyens impliqués dans le comité communal des usagers de l'eau que nous avons créé, qui seront d'ailleurs représentés dans les instances de la future société.

Et ça l'est d'autant moins que se focaliser obstinément sur le cas seynois constitue une erreur d'appréciation en maintenant une posture étriquée autour d'une seule collectivité locale, qui néglige aveuglément l'impact de la réalité nationale.

Car laisser aux seules collectivités territoriales le soin de garantir le droit à l'eau potable et à l’assainissement favorise l'aggravation des inégalités entre territoires, sans faire avancer le nécessaire combat.

 

SEULE LA LOI PEUT VRAIMENT GARANTIR L'ÉGALITÉ DEVANT LE DROIT À L'EAU

La revendication du droit à l'eau comme droit fondamental des citoyens impose de l'adosser à une démarche nationale. L'accès à l'eau doit en effet relever d'un service public national accompagnant les collectivités locales en garantissant la non-privatisation de la ressource en eau. Or seul le processus législatif peut imposer que les Français soient égaux devant le droit à l'eau.

Ce n'est peut-être par pour rien, d'ailleurs, que, il y a quelques jours, l’adoption d'une proposition de loi visant le droit à l'eau potable et à l’assainissement, mise à l'étude du Sénat, a été reportée aux calendes grecques du fait d'une succession d'amendements de suppression déposés par le groupe « Les Républicains ». Qui, en toute logique, devrait être la vraie cible de nos contempteurs.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 15:00

Avec ses quatre conseils de quartiers, ses huit comités d'intérêt local ou associations similaires, ses comités d'usagers des services locaux (mobilités et stationnements, adduction de l'eau potable, rythmes scolaires, etc.), ses petits déjeuners des chefs d'entreprises, ses assises de la vie associative, son comité consultatif des sports, ses deux conseils citoyens pour la rénovation urbaine (Berthe et centre-ville), les "points-rencontres" des élus dans les quartiers, et diverses autres instances permanentes ou occasionnelles qui ne sont pas des gadgets, la démocratie participative est une réalité ancrée dans la vie seynoise.

 

DES CITOYENS VOLONTAIRES ASSOCIÉS À LA DÉFINITION D'UN PROJET

Les Seynois, rodés et actifs dans l'exercice de la citoyenneté locale, ne seront donc pas étonnés par la démarche engagée par le candidat que je soutiens pour l'élection présidentielle, Benoît Hamon, qui a choisi d'inviter vingt femmes et vingt hommes, tirés au sort parmi les volontaires qui en auront manifesté le souhait, à contribuer à l'élaboration du projet qu'il souhaite porter pour les Français.

Quelques Seynois m'ont dit avoir faire acte de candidature pour compter au nombre des membres de ce "conseil citoyen". Ça ne m'étonne pas. Ce serait bien que le sort en désigne au moins un. Nous le saurons ce vendredi.

 

PAS D'HOMME PROVIDENTIEL, MAIS UN PORTEUR DE PROJET COLLABORATIF

Quoi qu'il en soit, même si aucun de nos concitoyens ne fait partie de cette instance originale, tous ceux qui le souhaitent peuvent contribuer à la réflexion collective et à la formulation de propositions à partir d'un site Internet dédié.

L'initiative est inédite et singulière, bien loin d'une opération démagogique, et s'inscrit bien dans le refus qui est le nôtre de considérer qu'il s'agira, dans moins de deux mois, de désigner un homme providentiel. J'invite vraiment les Seynois et les Varois qui se retrouvent dans les valeurs républicaines, démocratiques, sociales, solidaires et écologiques, à faire valoir leurs points de vue au travers de cette plateforme collaborative.

Pour en savoir plus, cliquez ICI ou sur l'image ci-dessous...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:30

Avant que les comptables, qui n'auraient pas tort de le faire, ne s'en émeuvent, je veux préciser, suite à mon propos tenu ce mardi en réunion du conseil municipal, rapportée par la presse (image ci-dontre d'un article de Var-matin), que je n'ai évidemment rien contre leur profession, ni contre eux-mêmes en tant que personnes !

Pan sur le bec, donc. Et toutes mes excuses si certains ont été blessés. Comme quoi, je devrais toujours tourner plusieurs fois ma langue dans la bouche avant de parler.

On aura compris le sens de ma réponse à une élue de l'opposition. Il s'agissait de rappeler le douloureux épisode de la fermeture de notre maternité publique en 2012, où l'institution hospitalière et le cabinet ministériel se sont appuyés sur le seules logiques budgétaires pour décider de la suppression de ce service public, sans se préoccuper de la dimension humaine de ce choix pour les familles et les personnels.

Je dois donc une tournée générale aux comptables. Sur mon compte personnel, bien sûr.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:57

La Gazette des communes n'est sûrement pas aussi lue aux comptoirs des bistrots ou dans les salles d'attente des médecins de chez nous que Var-matin ou La Marseillaise.

Aussi, pas pour fanfaronner, mais pour informer mes concitoyens, me suis-je autorisé à « scanner » la tribune que ce magazine hebdomadaire destiné avant tout aux élus locaux m'a proposé de publier cette semaine, en qualité de président de l'association des maires « Ville et banlieue » de France. Et à la livrer aux visiteurs de mon blog en cliquant sur l'image ci-dessous pour l'agrandir...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 06:40

Quand j'écrivais ce lundi, en substance, que cet hurluberlu est un danger public pour les collectivités locales, donc la vie de nos concitoyens, et que je faisais part de ma perplexité quant aux motivations des élus locaux, surtout de ma sensibilité de gauche, qui croient devoir lui apporter leur soutien, je ne croyais pas si bien dire.

Voilà que, par démagogie ou méconnaissance, M. Macron propose maintenant d'exonérer 8 foyers sur 10 de la taxe d'habitation ! Qui serait soi-disant compensée par l'État par une augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG). Il faut arrêter ! On nous l'a déjà fait, le coup, et plus d'une fois ; plus personne n'y croit. Jamais, au grand jamais, sur la durée, l'État, qu'il soit animé par la droite ou par la gauche, n'a compensé les pertes de recettes ou les charges supplémentaires qu'il a infligées aux communes ! D'autant moins qu'on parle là de près de 20 milliards d'euros.

 

UN COUP À SAPER LE FONDEMENT SOLIDAIRE DE LA DÉMOCRATIE LOCALE

Je pourrais rapporter ici nombre d'arguments d'élus de toutes sensibilités qui, avec moi, considèrent que cet aventurier est, autant que la populiste — terme gentillet pour dire extrémiste nationaliste — Le Pen ou l'ultra-libéral Fillon, un péril pour les services publics locaux si nécessaires à la traduction concrète locale des valeurs d'égalité et de fraternité républicaines. La presse spécialisée le fait très bien, comme dans cet article de La Gazette des communes.

Non, je m'en tiendrai à relayer ici la position des élus de droite comme de gauche exprimée par l'Association des maires de France (AMF) : « Ce serait un nouveau coup porté à la capacité d'action des communes », ajoutant que « dans une société de responsabilité, à l’opposé de tout populisme, il est légitime que chaque habitant contribue, en fonction de ses moyens, aux charges communes ». C'est clair. Pour les élus républicains, de quelque sensibilité qu'ils soient, c'est « le fondement même de la démocratie locale » qui serait mis à mal.

Vraiment, je ne peux pas suivre le raisonnement qui conduit certains élus locaux progressistes — a fortiori certains de mon propre parti — à soutenir cet individu qui, décidément, est bien éloigné de la vraie vie des territoires et semble flotter dans une bulle à mille lieues des besoins concrets du quotidien local des citoyens.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 08:31

On entend souvent dire que Macron avance sans programme. Mais, ces derniers temps, il a livré à quelques occasions diverses petites annonces qui, regroupées en un projet de gouvernance des territoires, devraient tout de même faire un peu froid dans le dos des élus locaux.

Oh, on est certes loin de l'objectif de Fillon, l'autre candidat de la droite républicaine, qui vise la disparition de 500.000 postes de fonctionnaires, mais, avec celui d'en supprimer 70.000 dans les communes, départements et régions, parmi les 120.000 départs en retraite que Macron ne veut pas remplacer, on voit mal comment redresser la barre des services publics locaux qui sont déjà à la peine pour assurer leurs missions historiques et celles que l'État ne cesse de leur transférer sans contreparties financières. Déjà que, à La Seyne, avec la baisse des dotations publiques, on est contraint de n'embaucher qu'un fonctionnaire municipal pour deux qui font valoir leur droit à cesser leur activité, on se demande comment on va faire fonctionner la machine communale.

 

QUAND ON VEUT TUER SON CHIEN, ON DIT QU'IL A LA RAGE

Les philosophies du professionnel de la politique Fillon et du banquier Macron sont bien les mêmes sur le sujet. Quand le second explique que  « la sphère publique est marquée par un déficit d'efficacité, avec trop de dépenses de fonctionnement », il ne fait que faire écho au premier.

Et le plus fou dans cette histoire, c'est qu'il annonce que, pour contraindre les collectivités locales qui, constitutionnellement, s'administrent librement, à parvenir à atteindre cet objectif d'austérité, il ne veut plus baisser les dotations, mais « nouer avec les collectivités un pacte sur cinq ans dans lequel sera contractualisée une baisse de dix milliards d'euros de leurs dépenses [qui] sera à leur main ».

Et de suggérer quelques pistes dignes du plus libéral des mondes : laisser les collectivités décider des augmentations des salaires des employés communaux qui, dit-il, « n'en ont pas forcément besoin », embaucher des contractuels moins coûteux, notamment pour les métiers d'encadrement... Au secours !

 

DE TELS PROJETS, COMMENT UN ÉLU LOCAL PEUT-IL LES SOUTENIR ?

Et, avec ça, il se trouve des élus locaux de gauche pour soutenir Macron. Ça me rend perplexe.

En toute logique, aucun des 540.000 élus municipaux, départementaux et régionaux de France, quelle que soit sa sensibilité politique, ne devrait pourtant faire confiance à ce candidat-là. Pas plus qu'à l'autre, bien sûr.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 08:36

 

Ce jeudi, Yannick Jadot a invité ses amis d'Europe Écologie - Les Verts (EE-LV) à se rassembler autour d'un projet commun avec celui de Benoît Hamon.

Le même jour, le président de l'Union des démocrates et des écologistes (UDE), Jean-Vincent Placé, a annoncé avoir « décidé assez logiquement de soutenir Hamon ».

Il y a quelques jours, le Parti communiste français (PCF) a appelé dans une adresse aux mouvements de gauche à « intensifier les discussions jusqu'à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France ».

Et Jean-Luc Mélenchon indique qu'il est « prêt à aller parler avec Hamon ».

Il serait vraiment trop bête que l'on n'y arrive pas, à cette fichue unité de projet de gauche et d'écologie !

Benoît Hamon nous appelle à conforter, en signant un appel populaire, nos efforts pour parvenir à ce projet partagé.

Voici donc son message que je relaie...

 
« Après plusieurs jours d’échanges sur notre projet pour la France, Yannick Jadot propose aux militants d’EELV de se rassembler autour de notre projet présidentiel.
 
« Cette annonce de Yannick Jadot est le fruit d’une vision commune d’un futur désirable, qui repose sur un constat partagé des enjeux qui sont au cœur des préoccupations de nos concitoyens : la transition écologique, le travail, les salaires, le revenu universel d’existence, l’instauration d’une 6e République et la construction d’une Europe pleinement démocratique et sociale.
 
« Cette dynamique de rassemblement que nous engageons est aussi historique que l’est le péril de l’accession de l’extrême droite au pouvoir en France. Je suis extrêmement fier que nous puissions, ensemble, contribuer au rassemblement de la gauche pour nous donner toutes les chances de remporter l'élection présidentielle.
 
« Je souhaite que ce rassemblement autour de ma candidature s'amplifie dès demain aux autres sensibilités de gauche. Emparez-vous de cette opportunité historique, et signez vous aussi dès aujourd'hui l'appel au rassemblement.
 
« Seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin.
 
« Je compte sur vous. »
 
 
 
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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:35

Du beau monde, des petits fours, des huiles locales et d'ailleurs, et un ministre. Celui de la Défense. Socialiste. C'était ce jeudi, peu avant midi, à Ollioules, sur le site terrestre du "pôle de compétitivité mer", à vocation mondiale, devant un joli parterre de plusieurs centaines de personnes.

On y a entendu des propos sympas tenus par Hubert Falco, président de notre intercommunalité, qui s'est vraiment bagarré pour que DCNS, le fleuron de l'industrie militaire marine de notre France, ne quitte pas le terroir où, depuis 400 ans, les « ouvriers d'État » de la Défense nationale, qu'ils soient ingénieurs, cadres, techniciens, administratifs ou, justement, ouvriers, valorisent leur savoir-faire pour construire des bateaux et autres instruments au service de la marine de guerre, toujours plus performants.

On y a aussi entendu les discours du PDG de l'entreprise historique issue de ces quatre siècles de belle activité industrielle de « l'Arsenal », petit à petit léguée au privé par un État peu regardant du caractère régalien de son activité, et du ministre de la Défense venu couper le ruban tricolore du bel établissement que notre agglomération « Toulon Provence Méditerranée » a contribué à garder sur notre sol du « Grand Toulon ».

Et, donc, invité au raout en qualité de maire d'une des communes du « Pôle Mer », celle qui accueille la base marine sur son site portuaire de Brégaillon, j'ai écouté avec attention les discours du PDG et du ministre, qui est de même sensibilité politique que moi.

Sauf à ce que mon attention ait été distraite, je n'ai entendu, ni dans la bouche de l'un, ni dans celle de l'autre, prononcer deux mots qui, me semble-t-il, méritaient de l'être en pareille occasion, au moins autant que ceux de « COMPÉTITIVITÉ » ou « CONCURRENCE » largement ressassés : les termes, peut-être jugés désuets en cette circonstance, de « TRAVAIL » et de « PAIX ».

Juste, au moins, pour rappeler la valeur du premier — TRAVAIL —, honorant donc des milliers d'hommes et de femmes qui l'ont exercé avec abnégation et courage depuis des siècles au bord de notre Rade. Et continuent de lui donner sens.

Et, pour le second — PAIX —, pour rappeler que la science des travailleurs de « l'Arsenal » doit s'exercer au service des équilibres internationaux, prévenant les conflits grâce à une force maritime de dissuasion toujours haut de gamme, pour la France et ses alliés des démocraties du Monde, manière de rendre encore signifiante la vieille maxime rabâchée... « si vis pacem, para bellum » (si tu veux la paix, prépare la guerre).

Je ne suis pas resté aux agapes. Bien poli, j'ai attendu la fin des discours, et je m'en suis allé tenter de digérer ailleurs ce que j'ai compris du propos du PDG et, non sans tristesse, de celui de mon camarade ministre socialiste, qui m'a semblé être passé de la locution latine d'origine à un nouvel adage : « si vis beneficium, para bellum ».

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:37

Je sais que les sondages ne valent que ce qu'ils valent, que 1 + 1 + 1 n'égale pas forcément 3, que nous sommes encore loin de l'élection présidentielle, que les egos et n'importe quel événement et les réseaux sociaux et certains médias et des cyberattaques peuvent tout troubler et rebattre les cartes.

Je sais tout ça. Oui, mais...

Je sais aussi faire les comptes et je connais le mode d'emploi de l'élection présidentielle dans la Vème République française. Il faut être numéro 1 ou numéro 2 au premier tour, sinon c'est cuit.

Alors, si je regarde le sondage réalisé par Harris Interactive il y a une quinzaine de jours (cliquez sur l'image en haut à gauche de ce billet pour l'ouvrir agrandie dans une nouvelle fenêtre), et si j'additionne toutes les intentions de vote par grandes familles, ça donne :

> Gauche et écologie (Hamon + Mélenchon + Jadot + Poutou) = 29%

> Droite (Fillon + Bayrou + Dupont-Aignan) = 26%

> Extrême-droite (Le Pen) = 24%

> « Marais libéral sans projet très lisible » (Macron) = 21%

Rien n'est donc joué. Surtout — et c'est un qui souhaite le succès d'un projet de « république sociale » qui se prend à espérer — si la gauche a seule l'intelligence de s'unir...

C'est pour ça que, avec Philippe Rio, maire communiste de Grigny (Île-de-France), Christian Métairie, maire écologiste d'Arcueil (Île-de-France), Frédéric Chéreau, maire socialiste de Douai (Hauts-de-France), Daniel Breuiller, vice-président écologiste de la Métropole du Grand Paris, Jean-Luc Vallet, maire de Brengues (Occitanie), et quelques dizaines d'élus locaux des diverses sensibilités de la gauche et de l'écologie de sept régions françaises, nous avons voulu lancer un appel à nos organisations politiques. Un « appel des territoires » tout simple qui dit ceci...

« Dirigeants de tous les mouvements de la gauche et de l'écologie, comme nous le faisons dans les communes, petites et grandes, que nous administrons, parlez-vous, recherchez les convergences, offrez ensemble aux Français un projet républicain d'avenir social et écologique pour les élections présidentielles et législatives. »

Après, il ne faudra pas nous plaindre si...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 21:14

Il n'y a qu'un candidat à l'élection présidentielle qui a mandat de porter les projets des socialistes, des radicaux et des partis qui ont pris part à l'élection primaire qui a été appelée "La Belle Alliance Populaire".

Il se nomme Benoît Hamon.

Sa mission est aujourd'hui, et sans tarder, de prendre part, sans hégémonie, au rassemblement de toutes les sensibilités de la gauche et de l'écologie, y compris celles qui n'ont pas concouru à cette élection primaire.

On doit certes déplorer que certains - heureusement très rares - socialistes "sur le papier", fussent-ils élus locaux, ne respectent pas la règle de la désignation du candidat de leur sensibilité qu'ils ont pourtant eux-mêmes édictée, et s'autorisent à accorder leur soutien à d'autres, notamment à M. Macron, candidat qui doit être considéré pour ce qu'il dit être, c'est-à-dire... "ni de gauche... ni de gauche".

Quel gâchis de temps et d'énergie que de devoir rappeler des évidences ! Quiconque promeut ceux qui ne considèrent pas que la finance internationale sans âme est l'ennemie des plus humbles, des classes moyennes, des acteurs sociaux et économiques, depuis les artisans jusqu'aux entrepreneurs des sociétés de taille intermédiaire, est à côté des aspirations de la nation républicaine. Et joue un jeu dangereux.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale