8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 07:59
Élections départementales : Soutenez-les avec moi !

Dans le nouveau canton de La Seyne 1, c'est-à-dire une grande partie de notre commune, en gros tout le nord de celle-ci, au-dessus d'une ligne allant de Janas à la corniche de Tamaris en passant par les Moulières, l'Oïde, Mar Vivo et le sud de l'Evescat, une équipe de candidats a tout mon soutien : celle qui regroupe des personnes d'un panel de sensibilités de l'équipe municipale que j'anime.

Ils sont membres de plusieurs organisations qui participent à la diversité de la majorité républicaine communale, dans une démarche de coopération qui s'inspire de celle qu'on retrouve à l'échelle nationale dans le club "Gauche Avenir".

J'invite les visiteurs de mon blog à suivre sur leur page Facebook la campagne électorale qu'ils ont engagée pour que La Seyne puisse être entendue dans le futur Conseil départemental du Var qui devra assurer à notre belle mais bien pauvre commune toute la solidarité territoriale qui lui est due.

Ils nous convient à partager un moment de convivialité à l'occasion de l'inauguration de leur local, sur la place Daniel-Perrin, en cœur de ville, le samedi 21 février à 11 heures.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 05:19

http://parisbanlieue.blog.lemonde.fr/files/banlieue1717site.jpgSi la politique de la ville n'existait pas depuis trente-cinq ans, dans quelle situation serions-nous aujourd'hui, dans nos territoires aux quartiers populaires ? Bien sûr, elle a souvent trouvé ses limites, mais cela justifie-t-il que nombre de chroniqueurs, de politiques, de bons penseurs, jettent un peu vite le bébé avec l'eau du bain ? Ça nous a un peu froissés, avec quelques collègues maires de banlieue, de diverses sensibilités. Du coup, nous nous sommes fendus d'une réflexion partagée qui a débouché sur une "tribune" qui paraîtra, peut-être, en contrepoint, un jour, dans la presse. Ou pas. 


"Depuis les horribles actions terroristes à Charlie Hebdo, à Montrouge, et porte de Vincennes, qu'il faut condamner sans hésitation, sans ambiguïté et sans peur, tant absolument rien ne justifie un meurtre de quelqu'un en raison de "valeurs", ou de croyance, ou de quoi que ce soit d'autre, foule d'articles et d'analyses fleurissent dans la presse.

"Beaucoup, si ce n'est tous, mettent en cause les 35 ans de politique de la ville.

"Nous, maires de "Ville et banlieue" de France, au coeur de ces problématiques, confrontés au quotidien à l'accumulation des difficultés sociales des habitants de nos communes, le clamons haut et fort : si la politique de la ville n'avait pas existé, la situation serait bien pire en France.

"Mais elle n'a toujours été qu'une politique correctrice car personne n'a jamais osé se poser les bonnes questions sur les causes de cette situation de relégation d'une partie non négligeable de notre territoire, même si cela se vérifie partout à travers le monde, à plus ou moins grande échelle.

"Car finalement, est-ce que les horribles événements de Charlie Hebdo, de Montrouge et de la porte de Vincennes, ne montrent pas une faillite du système tout entier ?

"Celle d'une société à bout de souffle.

"Où compétition entre tout et tous est le maître-mot, dès l'école.

"Où est permanentela recherche effrénée de gains toujours plus importants et atteignant des sommets d'écarts de ressources indécents et jamais vus.

"Où diviser pour mieux régner, et ainsi placer l'individualisme au firmament, est l'apanage des possédants.

"Où consommer est devenu le but ultime de la vie, et même bientôt le dimanche.

"Où seul l'audimat, et donc la publicité, font les programmes de la télévision (quand un média avoue que son travail est de "préparer du temps de cerveau disponible pour vendre du Coca pendant la publicité", dès lors, il est certain que ces cerveaux disponibles sont aussi réceptifs à n'importe quel discours extrémiste !).

"Où l'on a abandonné l'éducation populaire au profit des réseaux sociaux sur lesquels tout, et surtout n'importe quoi, circule.

"Où, 60 ans après l'appel de l'abbé Pierre, tout le monde ne dispose pas encore d'un toit.

"Où l'abandon de toute maîtrise du foncier, notamment dans les villes, depuis des décennies dans des logiques libérales, a exclu les habitants aux revenus moyens dans le périurbain et les populations les plus démunies dans les banlieues.

"Où la culture a été abandonnée dans les territoires qui en avaient le plus besoin.

"Où la discrimination fait encore partie du quotidien de millions d'habitants et n'a pas été suffisamment condamnée.

"Où se soigner devient difficile par manque de médecins mais aussi de moyens financiers.

"Où toutes les décisions sont basées sur la recherche de la croissance, érigée comme un dogme, car ça serait la seule réponse à tous les problèmes, alors que les inégalités et les exclusions n'ont cessé de se creuser depuis 30 ans.

"Où l'austérité imposée par un pouvoir prisonnier du monde de la finance compromet gravement le peu de modèle social qui nous restait, comme elle met en péril de nombreuses politiques publiques mises en place dans les collectivités les plus pauvres et où elles étaient particulièrement indispensables.

"Pour résoudre les problèmes de fond, il faut oser dire que la situation que nous vivons aujourd'hui est la faillite de notre modèle de développement.

"Faillite globale, tant au niveau des conséquences sociales et sociétales dramatiques que l'on vient de vivre, qu'au niveau des conséquences environnementales et climatiques que nous connaissons et qui compromettent notre avenir à tous et encore plus les populations qui sont déjà le plus fragiles.

"Le monde, la société, sont ce que nous décidons d'en faire et ce que nous en faisons. Il n'y a pas de fatalisme.

"Alors, nous nous prenons à rêver, dans cette période de concorde nationale, que l'on osera vraiment se poser les bonnes questions, cesser de travailler sur les conséquences pour se consacrer aux causes, et pour cela vraiment remettre en cause notre modèle de société pour revenir à nos valeurs de solidarité, de fraternité et d'égalité.

"Aux valeurs de simplicité, de partage, de respect, de sobriété.

"Souvenons-nous des Minguettes en 1981 et 1983, des banlieues en 2005, de Merah en 2012, de Charlie en 2015, mais aussi des profanations de cimetières juifs, d'attaques de mosquées, d'actions homophobes...

"Combien faudra-t-il encore de ces dramatiques événements, intolérables dans le pays des Droits de l'Homme que le monde regarde, pour réagir vraiment ?

"Il est urgent de changer de paradigme.

"Cela va demander beaucoup de courage et d'audace politique mais, si nous ne touchons pas aux fondements de ces maux, la situation ne fera que se détériorer."

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 07:10

http://www.ville.gouv.fr/IMG/jpg/myriam-el-khomri_portrait-officiel_crop.jpg"Oui, on partage. C'est dans toutes ces directions qu'il faut que nous allions."

Ça, ce sont les mots de Myriam El Khomri, secrétaire d'État à la politique de la ville, avec laquelle nous avons échangé, deux heures durant, ce mardi, pour évoquer la situation des banlieues et de leurs habitants après les tragiques événements de la semaine passée.

En écrivant "nous", je veux parler de notre petite délégation (*) de membres du bureau de "Ville et banlieue", notre association de maires de communes inscrites dans la géographie prioritaire.

Nous avons rappelé notre position et notre mobilisation dans cette période douloureuse que vit la République, développé tour à tour nos expériences locales et émis des propositions, tant il y a urgence à apporter des réponses sociales, avec des moyens financiers et humains, à conforter les acteurs locaux dans leurs actions quotidiennes, et, notamment, à renforcer l’éducation dans toutes ses dimensions : nationale, populaire, spécialisée. Des pistes ouvertes que nous avions travaillées, dans l'urgence mais forts de nos constantes analyses partagées, et exposées dans le texte que je présente ci-après, en forme de mémorandum, qu'il faut désormais décliner en actes...

 

"En 48 heures, 4,5 millions de personnes se sont mobilisées à Paris et partout en France dans des marches citoyennes. Comme eux, nous, élus de banlieue, avons vécu sous tension, l'horreur puis l'espoir de ces cinq longues journées.

"Notre république sait désormais qu'elle est vulnérable. Forte autant que vulnérable. Et qu'elle peut basculer, dangereusement et peut-être irrémédiablement.

 

LES BANLIEUES SONT SUR LE FIL...

"Or nous le disons depuis longtemps : les banlieues, sont en première ligne. Cette tragédie nationale le rappelle avec brutalité : elles sont aujourd'hui, plus que jamais et plus que tout autre territoire, le révélateur et le théâtre de nos fractures, de nos impuissances, contradictions et faiblesses. Mais aussi de l'avenir possible donné aux promesses de l'humanisme républicain. Les banlieues sont sur le fil, prises entre la révolte et le déni devant cette barbarie, la volonté d'en être et la crainte de trahir, la tentation mortifère de l'identité et la difficulté de s'en sortir, l'intégration et la désintégration.

 

... MAIS LES ACTEURS DES BANLIEUES SAVENT OÙ SONT LES ENJEUX DU POSSIBLE

"Nous, élus de banlieue, savons où sont les enjeux du possible. Nous savons qu'il nous faut d'urgence rebrancher l'économie sur l'utilité sociale et environnementale. Développer la participation citoyenne et donner les moyens de faire ensemble. Combattre la misère et le mal-logement, poursuivre la rénovation urbaine bien sûr, surtout intensifier, amplifier la tâche jamais terminée de l'éducation, avec l'Education nationale et avec les familles dont la confiance et la coopération doivent être systématiquement recherchées. Combattre l'obscurantisme et les fanatismes. Faire comprendre et partager le trésor de la laïcité qui protège les croyances autant qu'elle préserve de leurs débordements. Enseigner à l'école de la République les faits religieux et les cultures de tous. Punir sans complaisance ni culpabilité, et d'où qu'ils viennent, le sexisme, les préjugés racistes et les discriminations. Apprendre ensemble la légalité, rappeler chacun à ses devoirs, à l'impératif de civilité et de civisme. Apporter des moyens à la santé mentale et combattre les toxicomanies. Refuser la banalisation des violences autant que la prolifération des armes. Garantir la présence des services publics en soutenant leurs agents de terrain (médiateurs, travailleurs sociaux, enseignants, policiers, gardiens d'immeubles, professionnels de santé, ...). Travailler partout avec les associations locales à la culture, à la tolérance et au désenclavement des esprits. Redonner confiance et place à tous, en offrant aux énergies disponibles les débouchés qu'elles méritent. Réintroduire l'éducation populaire qui permet l'émancipation des individus."

 

POUR VOIR NOS JEUNES AUX AVANT-POSTES DE LA "GÉNÉRATION CHARLIE"

Oui, pour que les enfants et les jeunes de banlieue puissent être aux avant-postes de la "génération Charlie", nous, les élus des villes de banlieue, nous demandons à participer, officiellement et de plein droit, aux discussions et aux politiques nouvelles qui doivent s'élaborer, sinon dans l'unanimisme imposé, du moins dans le plus large consensus démocratique possible. La ministre a dit oui. Notre rencontre de ce mardi a été un premier temps de travail. Et nous répondrons ce vendredi à une nouvelle invitation pour travailler avec d'autres, acteurs de l'éducation populaire, têtes de réseaux associatifs et d'initiatives. Il y a urgence. Il faut qu'il y ait des jours d'après.

 


(*) : Notre délégation : Catherine Arenou, maire (DVD) de Chanteloup-les-Vignes (78),  Hélène Geoffroy, députée-maire (PS) de Vaulx-en-Velin (69), Gilles Leproust, maire (PCF) d'Allonnes (72), Philippe Rio, maire (PCF) de Grigny (91), Jean Touzeau, maire (PS) de Lormont (33), et moi-même.
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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 14:55

http://agl.2.vm.static.nicematin.net/media_varmatin/imagecache/article-taille-normale-nm/image/ouch/2015/01/10/bfecb7764e4233a1d17d8141a2af125e.jpgNous étions plusieurs milliers, ce samedi matin, sur le Parc de la Navale. Autour de Chrystelle Di Marco, chanteuse lyrique qui, dans un silence impressionnant d'émotion, a entonné la "Vocalise" de Sergueï Rachmaninov, avant que des milliers de Seynois et amis n'entament "La Marseillaise", et après le propos que ma fonction de maire m'a donné de prononcer. Un propos que chacun des milliers de Seynois et d'amis et voisins présents aurait pu livrer à ma place, tant on a senti, en ce jour funeste d'horreur autant que porteur d'espoirs, que les républicains de chez nous ont su faire bloc face à la barbarie...

 

"Des morts et des blessés. Horreur, abomination, carnage, inhumanité. Des morts parce qu'ils exerçaient la liberté de la presse, ou parce qu'ils étaient juifs, ou parce qu'ils faisaient leur travail de protection… Des sacrifiés en cette aube d’année, en ce début de siècle, de XXIe siècle…

"C’est ce qui se passe quand on fait l’économie de l’intelligence, de la solidarité, de l’éducation. C’est ce qui arrive quand on passe de la vie de société à l’esprit de meute et de secte, ou quand, à la culture, on préfère la barbarie et l’ignorance.

"Rien, jamais, ne justifie le meurtre. Et rien, rien, jamais, ne pourra le justifier.

"Ces hommes et ces femmes assassinés, c’est un pays entier qu'on assassine, c’est son histoire et ses Lumières qu’on piétine, c’est son identité qu’on efface, c’est la Liberté qu’on égorge ! C’est nous tous qui mourrons un peu.

"Ce qui vient de se passer, c'est la tentative de meurtre de la liberté de penser et d'exprimer, de l'humanité, de l'humour, du propre de l'Homme.

"Aujourd’hui, notre rassemblement, comme tous les autres, est la promesse, au nom de la République, en hommage à ces victimes innocentes, pour l’honneur de la France et pour tous ses citoyens, que, en tant qu’hommes, que femmes, en tant que parents, jusqu’à notre dernier souffle, nous nous battrons pour la Liberté, l’Égalité et la Fraternité !

"Ça veut dire que, demain, on commence à travailler ensemble, vraiment, ça veut dire que, demain, on ne peut plus tolérer aucune discrimination, ça veut dire qu’on doit éduquer, qu'on doit réapprendre à vivre avec ça en nos têtes, qu'on ne doit plus laisser faire.

"Nous sommes ici contre la haine, contre le fanatisme, contre la barbarie. Nous sommes ici pour protéger la vie, pour garantir la dignité des hommes, des femmes et des enfants, pour montrer qu’une démocratie laïque et solidaire, ce n’est pas ça.

"Parce que ce n'est pas ça, la France ! Et le XXIe siècle, ça ne peut pas être ça !

"Nous avons, par signe de deuil, supprimé ou reporté nos cérémonies de vœux mais décidé d'appeler à ce rassemblement.

"Et si, partout en France, et dans le monde entier, des rassemblements ont et auront lieu, notamment demain dimanche, nous y serons. Partout, chaque fois. Debout.

"L'athée que je suis veut dire un mot pour ceux qui ont choisi de croire, les chrétiens, les bouddhistes, les juifs, les musulmans, les autres... Voilà, ils sont ici, et on les aime, et on les plaint aussi beaucoup sans doute, et on les soutient, parce qu'on a osé assassiner au nom volé de leur foi, et parce qu'en trainant des hommes dans le sang, on traine aussi dans le sang et la boue ces croyances dont les fondements sont pourtant de douces et belles manifestations d'humanité.

"Nous entendrons dans un instant une voix... Une chanteuse, merci à elle... C'est une voix nue, simplement et magnifiquement humaine.

"On a voulu nous voler notre humanité. C'est raté ! Nous l'avons reprise, dans l'instant. Comme a dit la fille de Wolinski : "Papa est mort. Pas Wolinski". Oui, notre humanité est encore plus forte ces jours-ci.

"Oui, je suis, tu es, elle est, nous sommes Charlie ! Nous sommes ces journalistes tués de par le monde par des fanatiques, nous sommes ces clients d'un magasin casher, nous sommes ces gardiens de la paix assurant la tranquillité que la nation républicaine doit à ses enfants, et nous sommes aussi ces musulmans d'ici et d'ailleurs, inquiets des invectives menaçantes de ceux qui tombent dans le piège de l'amalgame vicieux tendu par les barbares.

"Nous ne faisons pas que le croire, car maintenant, plus qu'avant, si nous l'avions oublié, nous le savons : à vivre les bras ballants, on finit par se laisser couler.

"Alors, c’est les bras levés que nous allons observer une minute de silence, à la mémoire des victimes, pour la Liberté qu’elles défendaient et que nous défendons.

"C’est une forêt de bras que je nous demanderai de montrer. Nous sommes, ensemble, unis, une forêt de solidarité laïque.

"Nous sommes unis, soudés pour notre liberté de conscience, notre liberté de pensée. Nous sommes unis comme autant de sentinelles de notre République, comme autant de gardiens de la dignité humaine.

"Nous sommes unis avec le monde entier, ici, aujourd’hui et encore demain, lors de la journée de rassemblement national à laquelle nous serons encore présents. Et après. Nous ne laisserons plus la place vide et nous n’oublierons jamais.

"Après une minute de silence, nous formerons un cortège qui ralliera la Bourse du Travail où nous nous pourrons nous retrouver un peu dans l'échange convivial avant de nous séparer.

"Pour tous ceux qui ont perdu la vie pour la défense des libertés, partout dans le monde et en France aujourd’hui, pour que, demain et après-demain, nous ne négligions plus l'éducation, la culture, le vivre-ensemble dans le respect laïque des différences, toutes ces choses qui élèvent les consciences et préviennent les abominations cruelles, nous allons maintenant observer cette minute de silence."

 

 


J'ai chipé la photo qui illustre cet article à Var-matin, sur son site Internet. Si ça craint, comme disent nos jeunes, que nos amis journalistes me le disent ; je la retirerai. En attendant, merci - et courage - à eux !

Et j'ai "prélevé" la biographie de Chrystelle Di Marco sur le site du festival "Festi'classiques" de Cognac ; là aussi, je peux naturellement la retirer si besoin.

Je précise enfin que les t-shirts noirs "Je suis Charlie" que portent certaines personnes sur la photo illustrant l'article ont été réalisés par l'association Co'op de La Seyne, et vendus en vue de faire un don pour le magazine Charlie Hebdo.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 06:01

 

http://md1.libe.com/photo/666009-des-drapeaux-francais-et-europeens-en-berne-lies-par-un-ruban-noir-sur-le-palais-de-l-elysee-le-28-j.jpg?modified_at=1420716499&width=750

 

J'invite mes concitoyens seynois, et tous ceux qui le veulent, à nous retrouver...


ce samedi 10 janvier, à 11 heures,

sur le Parc de la Navale, à La Seyne,


pour un rassemblement en mémoire des victimes des actes barbares des trois jours passés,

et pour affirmer ensemble, dans la dignité et avec la force de nos diversités, notre volonté de lendemains porteurs de valeurs républicaines, laïques et démocratiques, replaçant l'Homme au cœur de l'Humanité.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 14:18

150107_DRAPEAU_CH_HEBDO.jpgY a-t-il une autre façon de s’adresser aux auteurs de cette abomination ? Ce matin, 7 janvier 2015, douze morts, au moins, sont à déplorer dans les locaux de la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo. Horreur, abomination, carnage, inhumanité… Douze morts sur l’autel de la liberté de la presse… Douze sacrifiés en cette aube d’année, en ce début de siècle, de XXIe siècle…

Voilà ce qui se passe quand on fait l’économie de l’intelligence, de la solidarité, voilà ce qui se passe quand on passe de la société à l’esprit de meute, quand on aboie les yeux fermés, quand on préfère la barbarie et l’ignorance à la culture…

Voilà ce à quoi osent s'employer ces gens-là. À marquer l’histoire de cadavres d’innocents, à verser le sang, à ôter la vie. Au nom de quoi ? Au nom de quoi ??? Rien, jamais, ne justifie le meurtre, rien, jamais, ne justifiera le meurtre.

Ce sont des gens qu’on tue. C’est un pays entier qu’on assassine, c’est son histoire et ses Lumières qu’on piétine, c’est son identité qu’on efface, c’est la Liberté qu’on égorge ! C’est nous tous qui mourrons un peu.

Ce qui vient de se passer, ce n’est pas moi, ni vous, ni nous, ni nos enfants, ni le reflet d’aucune société, jamais, mais c’est moi, c’est vous,  c’est nous tous qui sommes touchés, frappés de plein fouet.

Ce qui vient de se passer, ce n'est pas l'assassinat du racisme, de l'obscurantisme, du rejet de l'autre ; c'est le meurtre de la liberté de penser et d'exprimer, de l'humanité, de l'humour qui est le propre de l'homme.

Aujourd’hui, je renouvelle ma promesse, comme je l’ai fait toute ma vie publique et privée, au nom de la République, en hommage à ces victimes innocentes, pour l’honneur de la France et pour tous ses citoyens, en tant que maire, en tant qu’homme, en tant que père et grand-père, et jusqu’à mon dernier souffle, que toujours je me battrai pour la Liberté, l’Égalité et la Fraternité !

Rassemblons-nous contre la haine, contre le fanatisme, contre la barbarie, rassemblons-nous pour protéger la vie, pour garantir la dignité des hommes, des femmes et des enfants, rassemblons-nous pour montrer qu’une démocratie laïque et solidaire ce n’est pas ça. CE N’EST PAS ÇA, LA FRANCE !!! Allez La France !!! On se réveille, rien ne va plus !!! Le XXIe siècle, ça ne peut pas être ça ! Il faut faire bloc !!!

Seynoises et Seynois, attachés aux valeurs de la République, assemblons-nous, nombreux, ce samedi 10 janvier, à 11 heures, sur le Parc de la Navale, pour le répéter dans la dignité.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 07:08

http://www.metropolevar.fr/wp-content/uploads/2012/03/une_191-mini.jpgJ'ai connu des débuts d'année plus enthousiastes. Pourtant, avec notre équipe municipale et nos fonctionnaires territoriaux, avec l'entrain, le savoir-faire et la sagesse des acteurs locaux de l'économie et de la vie sociale, éducative et culturelle, avec nos concitoyens eux-mêmes, nous voulons tout faire pour continuer à relever les défis qui s'imposent à La Seyne.

Une fois de plus, comme si elle devait sempiternellement être différente des autres, notre commune est en plein paradoxe. Elle est celle où l'austérité frappe plus durement qu'ailleurs à la fois les habitants, dont beaucoup vivent sous le seuil de pauvreté, et le fragile édifice communal aux finances précaires qui, à peine stabilisées après six années d'efforts draconiens, doivent affronter les baisses drastiques annoncées des dotations de l'État. Mais elle est celle du Var où l'on choisit le plus de venir vivre, avec 12% d'habitants en plus en six ans, celle aussi où la dynamique économique ne faiblit pas, du pôle de compétivité "Mer" à la reconquête du site des anciens chantiers par le nautisme, le casino, la culture et les loisirs, aux efforts d'animation commerciale aux Sablettes et même dans le cœur historique, pourtant vulnérable comme la plupart des centres anciens, et celle où les programmes de réhabilitation urbaine et d'accompagnement social des habitants sont les plus engagés.

 

DES PROJETS STRUCTURANTS AU SERVICE PUBLIC RÉPUBLICAIN

 2015 devra être l'année où se concrétiseront les nouveaux programmes de redynamisation du littoral sud de la Rade, que le magazine "Métropole" a passés en revue dans son numéro de décembre, où seront lancées les dernières opérations de rénovation urbaine du quartier Berthe, plus grand ensemble d'habitat social du Var, où devra être formalisée, dans un plan d'intérêt régional soutenu par l'État et les autres collectivités, la reconquête du centre ancien, au carrefour de tous les sites à enjeux, où seront posés les jalons de la régulation de l'urbanisation par l'élaboration, dans une démarche citoyenne concertée, d'un nouveau plan d'urbanisme, et où les services publics communaux, garanties de l'égalité républicaine, devront être sauvés du danger mortel que représente le plus terrible désengagement financier que l'État ait jamais imposé aux collectivités locales, au moment même où nous voulons tenir notre engagement de desserrer la pression fiscale communale.

 

L'ANNÉE DE TOUS LES EFFORTS

 Ça passera par des efforts conjugués tous azimuts, de gestion et de réorganisation structurelle de l'édifice communal, de solidarité, mutualisation et coopération que doivent s'imposer les acteurs du monde associatif que la puissance publique ne parvient plus à soutenir comme elle le voudrait, de volonté et d'audace des acteurs économiques, comme par un effort redoublé de La Seyne à plaider sa cause auprès des institutions nationales, régionales, départementales et intercommunales, à l'image de ce que nous avons engagé pour notre cœur de ville ou, car on ne doit jamais s'interdire le combat face à l'injustice, de ce que nous entreprenons pour que toutes les communes soient considérées à la même enseigne par le service départemental d'incendie et de secours.

Ça passera aussi par une équipe municipale en laquelle je place toute ma confiance, dont la diversité, qui doit continuer à constituer une richesse, ne devra pas être fragilisée par les épisodes électoraux de 2015, déja inquiétants pour la gauche, mais qui pourraient être ravageurs si ses acteurs locaux ne mesuraient pas les risques d'une division sur notre territoire.

Pugnacité, esprit de solidarité, vision d'ensemble, capacité de choix de gestion et d'initiative audacieuse autant que d'indignation et de lutte, volonté d'écoute et de partage, faculté de ne pas se prendre trop au sérieux, voilà ce que je souhaite pour l'année nouvelle à tous ceux qui, plus que jamais, auront à assurer la meilleure tenue de route dans l'important virage dans lequel s'est engagée La Seyne.

 


 

J'ai "piqué" l'image illustrant cet article sur le site du magazine "Métropole" auquel je fais référence dans un paragraphe. Je peux bien sûr la retirer sur demande.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 08:36

http://www.var.fr/documents/35004/38319/carte-canton-2015/f89d1e10-ff28-4f40-926a-9ec0553da813?t=1389049200000Dans un peu plus de trois mois, les Seynois devront élire leurs représentants au futur Conseil départemental, nouvelle assemblée appelée à succéder au vieux "Conseil général", institution créée, sous le terme de "Conseil général de département", sous la Révolution de 1789, supprimée, puis rétablie, ayant connu divers statuts au fil de son histoire. On pourra d'ailleurs s'étonner que le terme de "conseil départemental" ait été choisi par le Législateur de 2013, si l'on se souvient que c'est sous cette désignation que la vénérable assemblée a fonctionné, de façon bien peu démocratique, sous le régime de Vichy, à partir de 1942, avec des membres non pas élus, mais nommés par le gouvernement pétainiste dont Laval était le chef...

Ça devrait inciter les Seynoises et les Seynois à faire l'effort de se rendre aux urnes, d'autant que, désormais, l'évolution législative permet d'assurer une représentation paritaire des hommes et des femmes, ce qui constitue une première dans cette assemblée.

 

AUTANT D'HOMMES QUE DE FEMMES SERONT DÉSORMAIS ÉLUS

Dans chacun des cantons varois, dont le nombre a été ramené de 43 à 23, on désignera ainsi un homme et une femme, ainsi que deux suppléants, également de chaque sexe. Il y aura donc quatre noms sur chaque bulletin de vote.

De quoi présenter aux suffrages des électeurs un joli choix de personnes de diverses sensibilités d'un même "camp" politique, d'âges, de métiers, de quartiers et d'origines variés, reflétant la riche diversité des habitants d'un territoire. Et je réitère mon vœu que la Gauche sache se rassembler, à commencer sur les deux nouveaux cantons de La Seyne (*), comme elle sait le faire avec son équipe majoritaire municipale plurielle.

 

SI LA GAUCHE NE DEVAIT FIGURER AU 2ème TOUR, CE SERAIT BALLOT...

Chaque parti, selon ses propres calendrier et modalités, désigne ainsi ses candidats. Mon souhait le plus cher est que, ensuite, certains s'éclipsent pour permettre le rassemblement de tous afin de constituer des équipes unies bien lisibles, et que nos concitoyens aient à se prononcer en faisant leur choix dans la clarté entre une équipe de gauche, une équipe de droite, et, même si ce n'est guère réjouissant, une équipe d'extrême-droite, les trois tendances que nous avons connues lors du deuxième tour de l'élection municipale.

Dans le camp républicain, qu'ils soient de droite ou de gauche, j'espère que les partis auront relevé que, pour figurer au second tour, il faudra avoir recueilli 12,5% des électeurs inscrits, ce qui impose, surtout si l'abstention bat encore des records, que la raison de l'unité prévale sur les postures propres à chaque sensibilité. Dès lors que deux listes d'un même "camp", voire plus, se concurrenceront, ce serait le recalage assuré pour le second tour. Je ne crois pas que la gauche doive ça à celles et ceux qui lui font confiance...

Et je ne pourrais donc pas apporter mon accompagnement et mon soutien à des listes rivales portant chacune les couleurs de composantes de l'équipe municipale majoritaire unie que j'anime. Franchement, ce serait ballot.

 


 

(*) : La Seyne 1 : environ 51000 habitants du nord de la commune - La Seyne 2 : le reste de la commune, plus les villes de Saint-Mandrier et de Six-Fours

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 06:58

http://www.lechroniqueur.fr/fr2/artpublic/bibliotheque/Image/POLITIQUE/GREVES/front-populaire-2.jpgIl n'y a pas d'autre solution. La menace de l'extrême-droite dans certains départements et régions est réelle. Les plus récentes élections l'ont montré : le Var en fait partie. Les modes d'élections, à la proportionnelle avec prime majoritaire pour le scrutin régional, et l'obligation de réaliser 12,5% des électeurs inscrits au premier tour pour figurer au second pour le vote départemental, doivent conduire les états-majors des organisations politiques à vite et bien réfléchir.

Bien sûr, les avis des diverses sensibilités de la gauche et de l'écologie divergent sur la politique nationale et, parfois, sur certains volets des enjeux et projets régionaux et locaux. Mais il est des lieux et des temps où, lorsqu'on sait, ensemble, discuter, analyser, concéder, synthétiser, sans que quelque groupe ne revendique quelque volonté hégémonique, on parvient non seulement à faire de la force de l'unité un vecteur d'obtention de la confiance d'une majorité de concitoyens, mais aussi on réussit, malgré les vicissitudes des temps en matière de moyens, à assurer une gestion utile, de bon sens, dynamique et prospective.

La Seyne ne veut pas s'autoriser à fanfaronner. Mais force est de reconnaître que, depuis sept années, avec patience, méthode, esprit de coopération, de travail et de respect mutuel, son équipe communale permet à la ville d'avancer. Démocrates sans engagement partisan, radicaux, républicains-citoyens, socialistes de diverses sensibilités, écologistes, régionalistes, communistes, anti-capitalistes, y parviennent.

Ça autorise son maire à lancer un appel à toutes les instances varoises des partis de la gauche et de l'écologie : parlez-vous, parvenez à une plateforme concertée d'objectifs pour le Var, répartissez-vous les missions de porter celle-ci auprès des Varois dans chacun de la vingtaine de cantons, avec des équipes de quatre candidats (un titulaire de chaque sexe et un suppléant de chaque sexe) dont les compositions peuvent bellement illustrer cette nécessaire union, garantissez aux citoyens de notre département qui ne peuvent se satisfaire d'une alternative droite - extrême-droite qu'ils pourront compter sur vous, avec, partout, des listes uniques reflétant nos diversités. Et faites ce qu'il faut, dans le même esprit, pour l'élection régionale, avec vos homologues des cinq autres départements de Provence Alpes Côte d'Azur.

L'intelligence commande le rassemblement. En urgence.


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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 11:03

http://www.franceculture.fr/sites/default/files/imagecache/ressource_full/2010/04/24/1535381/440120956-photo.jpgOn se souvient tous du coup de 2004 du traité pour une constitution européenne, qui n'a pas pu entrer en vigueur car les peuples de deux pays, la France et les Pays-Bas, ne l'ont pas ratifié en 2005, suite à des référendums organisés dans ces deux nations. Mais, qu'à cela ne tienne : on a élaboré le traité de Lisbonne qui, en 2007-2009, a repris une bonne part des dispositions du précédent, et a été adopté puis ratifié par tous les pays européens... sans référendum, sauf en Irlande.

Pourquoi abordé-je ce sujet ? Simplement parce qu'il fait écho à une autre situation du moment. Que j'explique aux visiteurs de mon blog : moi, plus on peut faire démocratique et respectueux des règles, plus ça me convient. Et ça vaut aussi pour mon parti.

 

LES STATUTS DU PS PRÉVOIENT UN CONGRÈS À MI-MANDAT PRÉSIDENTIEL

Les statuts du Parti socialiste prévoient ainsi explicitement que son Congrès se réunit, d'une part dans les six mois qui suivent une élection présidentielle, et d'autre part, une nouvelle fois... à mi-mandat... Et on y est, à mi-mandat.

C'est pourquoi on se demande quelle raison peut bien pousser la direction du PS à ne pas avoir commencé à prévoir l'organisation de ce Congrès, même si des " États généraux" sont en cours, mais ceux-ci ne sauraient remplacer un Congrès, espace et temps officiels de décisions.

Il me semble, ne serait-ce qu'à entendre ce que nos concitoyens nous disent de la politique que nous menons, qu'on a tout de même plein de choses à discuter et à établir, par des choix démocratiques des militants qui, à l'issue des votes du Congrès, s'imposeront à tous les socialistes, que ce soit termes d'évaluation de notre action internationale, européenne, nationale, territoriale, ou de définition d'orientations pour les prochaines échéances, à commencer par celles de 2015, les élections départementales et régionales.

 

UN PS NE RESPECTANT PAS SES PROPRES RÈGLES, C'EST PAIN BÉNIT POUR L'EXTRÊME DROITE

Et je ne suis pas le seul à me poser la question. Une fédération départementale du PS, celle de la Nièvre, a saisi notre "Haute autorité", une sorte de "conseil constitutionnel du PS" qui "dit le droit du parti". Et cette instance confirme bien (cliquez pour l'agrandir et le lire sur l'avis ci-dessous qu'elle a rendu) qu'il faut que nous nous réunissions en Congrès.

Donc, il n'y a plus qu'à ! Sinon nos détracteurs ne manqueront pas de se gausser publiquement de notre incohérence, même si le camp de la droite donne un spectacle assez déroutant par les temps qui courent. Et je crains fort que, non seulement, l'érosion des militants recensée dans beaucoup de nos sections et fédérations, n'aille qu'en s'aggravant, mais, de plus, que nos concitoyens nous témoignent encore moins leur confiance. Et, moins de confiance dans une des composantes de la gauche, c'est moins de confiance dans toute la gauche.

Et, comme ils ne témoignent pas plus de crédit à la droite républicaine, suivez mon regard... c'est vers l'obscurantisme que les leurs - de regards - ne vont pas manquer de se tourner, surtout lorsque les acteurs de l'extrême-droite servent tels des camelots bonimenteurs des solutions simplistes à tous les problèmes du temps. Si ce n'est déjà fait.

Je trouverais ça très moyen, pour le pays qui a éclairé le monde de ses Lumières. Donc, il faut qu'il ait lieu, ce Congrès !


141111_avis_congres_ps.JPG


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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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