27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 08:31

On entend souvent dire que Macron avance sans programme. Mais, ces derniers temps, il a livré à quelques occasions diverses petites annonces qui, regroupées en un projet de gouvernance des territoires, devraient tout de même faire un peu froid dans le dos des élus locaux.

Oh, on est certes loin de l'objectif de Fillon, l'autre candidat de la droite républicaine, qui vise la disparition de 500.000 postes de fonctionnaires, mais, avec celui d'en supprimer 70.000 dans les communes, départements et régions, parmi les 120.000 départs en retraite que Macron ne veut pas remplacer, on voit mal comment redresser la barre des services publics locaux qui sont déjà à la peine pour assurer leurs missions historiques et celles que l'État ne cesse de leur transférer sans contreparties financières. Déjà que, à La Seyne, avec la baisse des dotations publiques, on est contraint de n'embaucher qu'un fonctionnaire municipal pour deux qui font valoir leur droit à cesser leur activité, on se demande comment on va faire fonctionner la machine communale.

 

QUAND ON VEUT TUER SON CHIEN, ON DIT QU'IL A LA RAGE

Les philosophies du professionnel de la politique Fillon et du banquier Macron sont bien les mêmes sur le sujet. Quand le second explique que  « la sphère publique est marquée par un déficit d'efficacité, avec trop de dépenses de fonctionnement », il ne fait que faire écho au premier.

Et le plus fou dans cette histoire, c'est qu'il annonce que, pour contraindre les collectivités locales qui, constitutionnellement, s'administrent librement, à parvenir à atteindre cet objectif d'austérité, il ne veut plus baisser les dotations, mais « nouer avec les collectivités un pacte sur cinq ans dans lequel sera contractualisée une baisse de dix milliards d'euros de leurs dépenses [qui] sera à leur main ».

Et de suggérer quelques pistes dignes du plus libéral des mondes : laisser les collectivités décider des augmentations des salaires des employés communaux qui, dit-il, « n'en ont pas forcément besoin », embaucher des contractuels moins coûteux, notamment pour les métiers d'encadrement... Au secours !

 

DE TELS PROJETS, COMMENT UN ÉLU LOCAL PEUT-IL LES SOUTENIR ?

Et, avec ça, il se trouve des élus locaux de gauche pour soutenir Macron. Ça me rend perplexe.

En toute logique, aucun des 540.000 élus municipaux, départementaux et régionaux de France, quelle que soit sa sensibilité politique, ne devrait pourtant faire confiance à ce candidat-là. Pas plus qu'à l'autre, bien sûr.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

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