3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 04:38

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/13/Liberte-egalite-fraternite-tympanum-church-saint-pancrace-aups-var.jpg/300px-Liberte-egalite-fraternite-tympanum-church-saint-pancrace-aups-var.jpgOui, je bous. Oui, je peine souvent à comprendre que, ici ou là, ça n'avance pas. Oui, je peste devant mon sentiment d'une certaine impuissance française à peser sur l'Europe pour une autre relance économique, écologique et sociale, condition, selon moi, d'un amoindrissement du grave malaise de mes concitoyens face à l'emploi, au logement et au pouvoir d'achat. Oui, je déplore que la "technostructure" de nombre des ministères soit un frein au changement. Oui, je me dois de m'indigner encore, comme, en Seynois pur jus, je l'ai toujours fait, parce que c'est nécessaire à l'obtention de moyens et de solutions pour notre population.

Mais ce n'est pas parce que j'enrage un jour contre une stagnation des dotations de l'État à ma commune, un autre contre une promesse non tenue de sauvegarde de notre service public hospitalier, et un autre encore contre une tracasserie administrative qui prive telle entreprise du pôle Mer de moyens de son développement, donc de l'emploi, que je dois jeter le bébé avec l'eau du bain. Car, enfin, dans trois jours, il y aura un an que les Français ont majoritairement opté pour une alternance sociale et républicaine. Et qu'on ne parle guère de ce qui a changé. Car, tout de même...

 

POUR LES SENIORS ET POUR LA JEUNESSE

Pour une ville dont la population vieillit, et même s'il faut aller plus loin, n'a-t-on pas rétabli la retraite à 60 ans pour les longues carrières et (certes pas beaucoup) revalorisé les pensions ? Pour une ville qui, dans le même temps, demeure une des plus jeunes du département, l'État n'a-t-il pas engagé la création de 60.000 postes d'enseignants, revalorisé l'allocation de rentrée scolaire, lancé la réforme de l'école pour mieux adapter les temps éducatifs des enfants à leurs capacités d'apprendre et d'être éduqués, relancé la réussite éducative, en particulier pour les enfants des quartiers prioritaires ? La puissance publique nationale n'a-t-elle pas créé 150.000 emplois d'avenir pour les jeunes (on est en train d'en embaucher à la mairie et à l'office d'HLM) et prévu 500.000 contrats de génération pour intégrer des jeunes aux entreprises et maintenir les seniors dans l'emploi ?

 

POUR LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS

Pour une commune du littoral provençal où la population tend naturellement à croître comme en toutes celles situées entre Marseille et l'Italie (l'INSEE parle de 20% d'ici vingt ans...), dans un Var où 8 sur 10 des foyers sont éligibles au logement social, l'État n'a-t-il pas accru son accompagnement à l'habitat, accentuant la pression sur les villes "mauvaises élèves" refusant de se mettre en règle avec la loi imposant un quart de logements sociaux, par des "amendes" quintuplées et la mise à disposition de terrains pour celles qui se retranchent derrière le prétexte de la pénurie foncière, augmentant les aides pour l'amélioration thermique et énergétique des habitats, ramenant à 5% la TVA pour le logement social, légiférant pour l'encadrement des loyers du logement privé mis à la location et la relocation ?

 

POUR LA TRANQUILLITÉ PUBLIQUE

Pour une ville attachée à la tranquillité publique et la sécurité, l'État n'a-t-il pas accédé à ma demande de bénéficier, pour les quartiers d'HLM et le centre historique, du nouveau dispositif de Zone de sécurité prioritaire qui permet un renforcement des moyens de la police nationale, une présence préventive plus visible et plus constante, une meilleure articulation entre polices d'État et de la commune, l'installation de caméras de surveillance en centre ancien, une justice plus rapide et plus efficiente, et une prévention socio-éducative accrue ? Alors que le dispositif vient à peine d'être agréé, les résultats sont déjà là : il suffit de lire la rubrique des faits divers de la presse locale pour s'en convaincre et relever le nombre d'interpellations de ceux qui perturbent la vie des quartiers.

 

POUR UNE SOCIÉTÉ DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Pour une ville attachée à son cadre environnemental et à l'éco-mobilité, l'État n'a-t-il pas accéléré les mesures de protection des espaces naturels et de l'agriculture périurbaine de proximité, dont La Seyne bénéficie directement grâce à l'établissement public du Conservatoire du Littoral qui soutient ainsi avec force notre programme de préservation et valorisation des 50 hectares du Domaine de Fabrégas ? Et le ministère des transports n'a-t-il pas engagé une démarche permettant de relancer de façon réaliste une ligne ferroviaire nouvelle de Marseille à l'Italie, avec un projet conjoint de RER du Grand Toulon, de Bandol à Hyères, qui incitera à l'abandon de la voiture au sein de l'agglomération ?

 

POUR L'ÉGALITÉ RÉPUBLICAINE

Pour une ville connaissant une forte part de population en situation sanitaire précaire, l'État n'a-t-il pas accru de 750.000 le nombre de bénéficiaires de la Couverture maladie universelle ? Ne vient-il pas de donner son feu vert à notre projet de création d'une maison de la santé qui trouvera sa place au sein de la "mairie sociale" ?

Et, pour une ville où, plus que jamais, les valeurs républicaines d'égalité et de solidarité sont la garantie de la cohésion sociale, l'État n'a-t-il pas pris des mesures obligeant les employeurs à l'égalité salariale entre hommes et femmes ? Et, alors que, pour des raisons de simple bon sens, de liberté individuelle et d'égalité des droits, j'avais mis en place dès 2010 à La Seyne une cérémonie solennelle de confirmation du PACS et été signataire en 2009 de "l'appel des maires pour l'ouverture du mariage aux couples de même sexe", l'État n'a-t-il pas enfin légiféré dans ce sens ?


Alors, oui, je continue à bouillir. Il y a tant à faire encore. Et ça ne va pas assez vite car le système financier international accroît de jour en jour les inégalités. Mais, tout de même, il faut être honnête : une part du changement est en route, pour répondre à l'urgence sociale, pour apaiser la République, pour l'avenir de la jeunesse, et pour de nouveaux droits. Et nous devons poursuivre et accélérer, au nom des valeurs qui sont gravées au fronton de nos édifices publics et que les gouvernants de la dernière décennie ont trop souvent foulées du pied : Liberté, Égalité, Fraternité.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 05:05

http://projet.pcf.fr/sites/default/files/imagecache/image/pasted_graphic_10.jpgAprès l’aveu de M. Cahuzac, le Président de la République a annoncé des mesures contre la corruption et les conflits d’intérêt. C’est indispensable, mais on n’a pas seulement affaire à une question d’éthique ; c’est aussi une question de politique. Il nous faut une volonté opiniâtre contre la fraude fiscale car, à défaut de voir cette question réglée, plusieurs milliards d’euros s’envolent chaque année.

Outre le fait que les socialistes, et même tous les républicains, et pas seulement les gouvernants et les parlementaires, se sentent trahis par un des leurs, la question est de savoir comment nous pouvons évacuer cette ambiance fétide et l'empêcher de se redévelopper.

Que puis aujourd’hui expliquer aux Seynois qui se saignent pour régler leurs impôts, aux personnels territoriaux que je recevrai lundi, dont la valeur du point d’indice est gelée depuis quatre ans et qui, à bon droit, réclament du pouvoir d’achat, aux postiers reclassés que j’ai reçus ces jours derniers, qui, ayant fait le choix de demeurer sous statut de service public lors de l’ouverture du capital de La Poste, voient aujourd’hui leur carrière bloquée, et aux 6.000 demandeurs d’emploi seynois, dont près de 60% de femmes et 1.000 jeunes de moins de 25 ans qui, pour la plupart, n’ont jamais travaillé ?

Oui, l’argent corrompt. Emmanuel Maurel, vice-président d’Île-de-France, rappelait avant-hier, dans une interview, que le général de Gaulle, qui n’était pourtant pas un anti-capitaliste reconnu, disait qu’ “on ne fait pas de la politique à la Corbeille [= la Bourse]”.

Alors, bien sûr, on a besoin de mesures contre la turpitude morale en politique et dans la vie publique, mais on a aussi besoin d’une lutte plus volontaire contre la crise économique et sociale et contre les fraudeurs du fisc. Ne nous en tenons pas à recruter 2.000 agents pour Pôle Emploi. Recrutons aussi 2.000 inspecteurs des impôts ; on aura vite amorti notre investissement. 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 03:40

http://www.beauvillard.net/wp-content/uploads/2011/07/relance.jpgJe n'ai rien dit parce que je croyais être le seul socialiste à être un peu resté sur ma faim l'autre jour, en apprenant par la presse la teneur de l'intervention télévisée du Président de la République. Mais, depuis, je relève que des responsables nationaux de mon parti partagent mon sentiment. De la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui a lâché "Ça va comme une socialiste dont le Président n'est plus socialiste", à Emmanuel Maurel, vice-président d'Île de France, qui explique que "face à une crise d'une telle ampleur, il faut des mesures beaucoup plus radicales ; il faut une réorientation de la politique économique", plusieurs cadres du PS ont dit ce que beaucoup de mes camarades seynois m'ont aussi glissé ces derniers jours. Et je ne parle pas de mes concitoyens !

 

DES EFFORTS POPULAIRES, MAIS DES CONTREPARTIES

Si je suis bien placé pour comprendre la nécessité d'être rigoureux dans la gestion, je crois comme le député Jérôme Guedj qu'il faut "un choc de relance" et "un choc de pouvoir d'achat".

Je le verrai un peu dans l'esprit de ce que, à notre petit niveau communal, ayant dû agir sur les impôts pour éviter la mise sous tutelle de la ville, nous avons, en contrepartie, institué un abattement pour les foyers les plus modestes et un autre pour les foyers où vit une personne handicapée, élargi et amélioré l'offre des services publics, modulé, réduit ou évité leurs tarifications, et créé les conditions publiques de la dynamisation économique privée par des chantiers générateurs de ressources et d'emplois, donc de pouvoir d'achat : rénovation de Berthe et du centre ancien, soutien aux entreptrises du pôle mer, constructions du casino, du port, du crématorium, de la cuisine centrale, etc.

 

DES PISTES POSSIBLES, RAPIDEMENT

Franchement, si ma confiance demeure entière en François Hollande, dont je pense qu'il tient un propos juste et honnête, je crois que, passé une première phase de gestion drastique, il faut un tournant avec des mesures qui doivent satisfaire la majorité de la population. On ne doit pas s'en tenir à des décisions sur la baisse des allocations familiales pour les plus riches, la taxation à 75% finalement payée par les entreprises et non par leurs rares très riches dirigeants, ou la simplification administrative.

L'amendement, ces jours prochains, par le Parlement, de la loi sur l'accord de flexi-sécurité du travail, en la modifiant dans le sens d'un rééquilibrage en faveur des salariés et des chômeurs, comme des TPE et PME, serait par exemple un premier signe positif.

Et, pour le maire que je suis, une relecture, d'ici 2014, de la décision de réduire les dotations de l'État aux collectivités, alors que celles-ci sont le premier donneur d'ordre du pays en matière d'investissement public, donc de soutien au secteur du BTP, et donc à l'emploi et la consommation, constituerait également une seconde bouffée d'air frais. Une révision de la fiscalité locale de nature à réduire les injustices territoriales apporterait aussi un souffle positif dont bénéficieraient égalitairement les plus humbles, qui sont astreints à des efforts impossibles, comme les classes moyennes, et même les plus aisés, qui vivent mal, en certaines communes pauvres du territoire national, de consentir, au nom de la solidarité, des contributions bien plus lourdes que dans la plupart des autres villes et villages.

Il en va du maintien de l'équilibre du pacte républicain.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 04:31

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/images/4septembre1870.jpgMardi dernier, huit heures de réunion du conseil municipal de La Seyne ! J'applique la loi sans que cela ne constitue une contrainte pour moi, au contraire : tout conseiller municipal a le droit de s'exprimer, et le temps qui lui est nécessaire. Si, dans l'enceinte solennelle de l'assemblée communale, sous les regards croisés de Marianne, qui incarne de son buste de terre cuite nos institutions plus que bicentenaires issues du Siècle des Lumières, du Président de la République, dont la photographie officielle reflète la temporalité de la précédente, et surtout de mes concitoyens qui prennent de leur temps pour occuper, studieux et intéressés, les bancs du public, il devait être question de chronométrer, réguler, ou modérer la parole des élus, nous perdrions un peu de ce qui fait la France républicaine.

Et, au conseil municipal de La Seyne, si on y doit évoquer chaque mois, ou presque, les dizaines de sujets, petits et grands, qui touchent à la gestion communale, et prendre des décisions, il n'y est pas interdit non plus de nous décaler un peu pour aborder d'autres thématiques plus générales. C'est ce que nous faisons, presque à chaque fin de séance, en soumettant au vote des vœux ou des motions qui dépassent les enjeux locaux.

Ce mardi, il y en avait trois, de ces motions, que j'ai toutes votées après les débats d'usage. Celle que j'ai moi-même proposée, de demander au gouvernement et aux parlementaires de ramener à un taux réduit la TVA concernant le logement social, qui a d'ailleurs été votée à l'unanimité. Celle, proposée par le groupe des élus communistes, appelant à ce que le Parlement ne traduise pas en l'état dans la Loi les accords intervenus entre syndicats minoritaires et patronat sur la flexibilité du travail, que j'ai déjà évoquée dans mon blog, qui a obtenu une majorité de voix. Tout comme celle, proposée par Marcel Barbero, élu de la minorité municipale de droite, appelant au soutien au Président de la République quant à l'intervention française au Mali, et à nos troupes républicaines engagées là-bas, sous la réserve, acceptée par son auteur, que, dans le texte proposé, le terme "nos valeurs" qu'il contenait soit remplacé par "les valeurs qui fondent la Déclaration universelle des droits de l'Homme et constituent le socle de l'Organisation des Nations Unies".

Un peu d'échanges républicains, fussent-ils empreints du caractère désuet des débats de la vieille IIIème République, ça n'a jamais fait de mal à personne. Surtout pas par les temps qui courent.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 06:44

http://www.lefigaro.fr/medias/2013/02/25/30e5ef18-7f6a-11e2-95fc-9bb72b3d95d3-493x328.jpgJe sais bien que l’Italie n’est pas la France, mais là-bas comme chez nous et ailleurs en Europe, les peuples sont bien tous confrontés à de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts, à accéder au travail, et à accepter les politiques d’austérité. Et j’ai bien le sentiment que tous les Européens vivent une sorte de crise démocratique, tant les espaces de décisions qui les concernent ensemble leur paraissent bien éloignés.

Résultat, à la suite de leur élection : l’abstention a flambé, surtout dans les couches populaires ; la droite italienne, malgré Berlusconi, s’est plutôt bien rassemblée ; Monti, il professore de gestion drastique et d’application de la cure d’austérité européenne, est sanctionné ; malgré les primaires qui ont réuni les courants de la gauche autour de Bersani, il n’a pas réussi à suffisamment incarner une alternative, car son projet, aligné sur les injonctions européennes, était en décalage avec les aspirations des gens ; la gauche de la gauche est à son niveau le plus bas avec 2% des voix ; et, évidemment, le populiste Grillo a raflé une bonne mise en tenant des propos, certes démagogiques et parfois incohérents ou limite sulfureux, mais en parlant de salaire, de monnaie unique, et de pratiques politiques.

Moi, je ne veux pas faire de comparaison outrancière et décalée, mais je me demande tout de même si la social-démocratie européenne, donc française, ne devrait pas se poser des questions en vue des élections qui rythment la vie des pays et du continent. Le mal du libéralisme ronge les socio-démocrates. Ne faut-il pas se demander si la marche forcée vers la réduction des déficits publics est la seule voie, s’il n’y aurait pas une stratégie de croissance à concevoir, et s’il est inéluctable de continuer sur un chemin qui, à l’évidence, sape la démocratie ?

Et, aujourd’hui, n’est-ce pas aux socialistes français, à leur Président et leur gouvernement, de prendre le flambeau d’une telle démarche ?

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 04:44

http://blogcollectifdom.files.wordpress.com/2013/01/contrats.jpgMes collègues élus du groupe "communistes et républicains" du Conseil municipal proposent que soit votée, lors de notre prochaine réunion du 12 mars, une motion demandant que le Parlement ne transcrive pas en l'état dans la Loi l'accord national interprofessionnel intervenu entre les représentants du patronat et ceux d'une partie minoritaire des syndicats de salariés. Ce même accord contre lequel on s'est mobilisé ce mardi dans 200 villes de France.

Même si je me demande toujours quelle utilité réelle peut avoir, sur un sujet d'ordre national, une motion votée par l'un des 36.700 conseils municipaux de France, je ne peux ni ne veux empêcher quelque élu ou quelque groupe d'élus, majoritaire ou minoritaire, de soumettre un sujet d'actualité à la réflexion et à la prise de position collective. D'ailleurs, je propose moi-même un texte pour réclamer une TVA à taux réduit pour le logement social, et le groupe de la minorité de droite soumettra aussi au conseil municipal une autre proposition de motion appelant au soutien à l'engagement de l'armée française au Mali. Je dois être cohérent : si je tente de promouvoir la démocratie locale auprès de mes concitoyens, je dois garantir qu'elle s'exerce dans l'enceinte républicaine de l'assemblée communale.

Les socialistes élus au Conseil municipal auront des positions diverses sur le sujet qui, il est vrai, nous divise jusqu'au sein de nos instances nationales. Pour en avoir parlé avec eux, je sais que certains ne voteront pas cette motion, d'autres la voteront, et d'autres s'abstiendront. Et nous ne serons pas fâchés pour autant. C'est, là aussi, la démocratie.

Moi, je la voterai. Justement, au nom de la démocratie. Les syndicats qui ont signé l'accord ne représentent que 38% des salariés. Et on ne peut pas attendre du Parlement, dans une république démocratique représentative, où la Loi votée doit être garante de l'intérêt général, qu'il s'en tienne à jouer le rôle d'un simple greffier d'une chambre d'enregistrement. Le Parlement doit jouer son rôle et travailler la question de manière à rééquilibrer un accord qui, aujourd'hui, ne l'est pas car les contreparties à de nouveaux droits, en flexibilité du travail, qui seraient imposées aux salariés, sont bien trop importantes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 13:28

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Cette photo, c'était il y a bientôt deux ans, en mai 2011, sur le plateau des Glières, en Savoie, au rassemblement annuel des Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui. Stéphane Hessel nous avait encouragés dans nos combats pour le maintien de notre maternité publique.

L'année dernière, en 2012, il n'avait pas pu être des nôtres. Moi, j'étais parmi les invités appelés à témoigner de notre lutte. Tout humble et honoré d'avoir pris place là où l'année d'avant il avait, lui, apporté son témoignage, paroles de résistances, d'une vie hors du commun de courage et d'engagement. 

Indignons-nous. Toujours.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 12:25

http://www.chateaubriant.org/IMG/jpg/Separez-vous.jpgAu risque de me faire mal aimer de mes concitoyens catholiques, le vilain mécréant que je suis aurait plutôt eu tendance à dire sur un ton facétieux, en apprenant la démission du pape, quelque chose comme "Pourtant il n'est pas responsable de la viande de cheval dans les lasagnes !".

Mais le républicain que je suis salue la position nette de François Hollande suite à cette annonce : "La République salue le pape qui prend cette décision, mais elle n'a pas à faire davantage de commentaire sur ce qui appartient d'abord à l'Église". Ça, c'est conforme à la loi de 1905 qui est bien claire en matière de séparation des cultes et de l'État.

Je me souviens des postures étonnantes du précédent Président de la République, qui n'a pas récusé son titre de chanoine à vie de Latran, qui est allé se fendre d'un discours sur la laïcité devant les cardinaux au Vatican, invitant à "valoriser les racines chrétiennes de la France", et qui a allègrement confondu religion et civilisation en s'adressant à de jeunes étudiants de l'Université de Constantine, en Algérie, en ces termes : "Je suis venu vous dire que vous pouvez être fiers d'être des jeunes musulmans, parce que la civilisation musulmane est une grande civilisation". 

Et j'entends aujourd'hui les commentaires ahurissants d'hommes et de femmes politiques français qui ont oublié la Constitution laïque de la France. François Bayrou, président du Modem : "L'annonce de sa décision [...] a été un coup de tonnerre sur toute la planète" (vite, plaçons nos 101 départements en vigilance orange !!!). Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate qui, malgré son titre, est un parti politique républicain : "C'est un choc, un choc immense, inouï, pour les catholiques bien sûr, mais aussi pour le monde entier" (diable ! vigilance rouge en urgence !!!). Qu'ils le pensent et l'expriment à la maison ou à l'église, ça ne me choquerait pas, mais les bras m'en tombent lorsque ce sont des propos publics d'acteurs publics, devant les médias.

Moi, je continue, quel que soit le pape, l'évêque, ou le curé de la paroisse dont la loi me confie l'entretien des bâtiments, à refaire l'installation électrique défaillante, à rénover le parvis, et chercher pour les réparer les causes des infiltrations dans les murs de la petite chapelle adjacente. Ce que n'ont pas fait tous mes prédécesseurs. Et sans rien en commenter.



 

POST-SCRIPTUM...

> Je me suis fait remonter les bretelles par une élue municipale prof de lettres classiques ! Je n'aurais pas dû titrer "Non habemus papam", mais "Habemus nullum papam". Dont acte !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 04:17

http://www.laseynesurweb.com/sites/default/files/imagecache/Image_article_900_large/image_0.jpgBeaucoup se sont demandé si ce n'était pas une opération démagogique de promotion politicienne à laquelle François Lamy, le ministre de la ville, voulait se livrer ce mardi soir, après la cérémonie inaugurale de la médiathèque Andrée-Chedid, en conviant 300 personnes dans notre grande halle de sports Maurice-Baquet, pour entendre leurs avis, leurs questionnements, leurs critiques et leurs propositions sur la rénovation urbaine et l'accompagnement social des habitants des quartiers populaires. Une démarche qu'il a décidé d'accomplir en quatre lieux de France : Bobigny, dans la région parisienne, Rennes, dans l'ouest du pays, Strasbourg à l'est et... La Seyne. Un choix, selon le ministre, pas neutre du tout, car le projet de rénovation urbaine de La Seyne est parmi les plus aboutis du pays...

Ce fut au-delà des espérances, car 405 de nos concitoyens, dont beaucoup de jeunes, loin d'avoir boudé l'invitation, ont laissé leurs coordonnées aux organisateurs en arrivant sur place. Et plus de 150 ont dû rester debout. Quand on donne la parole aux Seynois, ils s'en emparent. Et, malgré le fait que le ministre n'a, quant à lui, pas beaucoup parlé afin de plus et mieux écouter, nombreux ont été ceux qui, faute de temps, n'ont pu intervenir. Quant à nous, acteurs locaux de la politique de la ville, que nous soyons élus, préfet, sous-préfet, responsables d'associations, d'organisme de logement ou de services publics, nous avons respecté la règle du jeu : nous nous sommes tus. Même si, parfois, ça nous démangeait...
Le ministre a répondu brièvement, clairement et simplement à des questions, mais il a surtout pu engranger les préoccupations de nos concitoyens des quartiers populaires, comme d'ailleurs celles que se posent pour ces sites ceux qui n'y vivent pas, montrant une vraie préoccupation des Seynois de toutes conditions et de tous quartiers pour la cohésion sociale et l'égalité républicaine. Bien loin de l'image simpliste que véhiculent ceux qui n'ont pour rengaine que "il n'y en a que pour les gens des cités".

Les préoccupations des gens confirment les nôtres : formation utile, accès à l'emploi sans discrimination, droit au logement, besoin de services publics. Autant de questions qui ne peuvent se traiter à la seule échelle des compétences d'un maire et d'une commune. Il faut que la solidarité s'exerce, de l'État et des villes riches vers les communes pauvres. François Lamy a esquissé les contours de cet objectif. J'attends maintenant sa réforme avec impatience.
Grand merci à tous ceux qui ont pris part à cette soirée utile. Et à ceux qui ont permis son organisation complexe.
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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 16:53

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4c/GuerreVendée_1.jpg/250px-GuerreVendée_1.jpgOn a connu à La Seyne l'époque où la droite locale avait franchi le pas en intégrant des militants du Front national sur ses listes municipales. On a connu aussi des moments où des transfuges de la droite seynoise ont rejoint le FN, et vice versa. Ça - et d'autres choses - a laissé des traces dans les relations de cette droite-là avec d'autres gens de son camp, clairement républicains, au nombre desquels des élus de l'actuelle minorité municipale.

On devrait donc être habitués à cette porosité qui ne "chouan" pas très bon. Mais je ne parviens pas à m'y faire. Et, lorsque j'apprends que trois députés vendéens et trois de leurs collègues UMP (courant "droite populaire") de la Région Provence Alpes Côte d'Azur ont co-signé avec une parlementaire du FN (elle aussi de PACA) une proposition de loi visant à ce que soient qualifiées de "génocide" les exactions commises en Vendée par les troupes révolutionnaires à l'époque de la Terreur, j'avoue que ça m'effraie encore.

Ce n'est pas tant l'objet du texte qui m'inquiète, même si je pense que ce n'est pas à la représentation parlementaire d'écrire l'histoire, mais bien aux historiens, lesquels sont d'ailleurs partagés sur le sujet, et même si nul ne conteste l'horreur des actes perpétrés à cette époque.

Ce qui me fait peur - et pas pour des raisons électorales à courte vue - c'est que je pense que ces députés-là pourraient servir de poissons-pilotes pour tester l'impact populaire de tels rapprochements contre-nature entre la droite et son extrême qui, avec sa nouvelle leader, tente de se refaire une blancheur, alors que ses fondamentaux n'ont en rien varié quant à leur dangerosité sur la République, la Démocratie, et la Paix.

Je pense connaître les points de vue sur le sujet des responsables locaux de l'UMP et du Nouveau Centre : les élus de notre minorité municipale, notre député Jean-Sébastien Vialatte, notre conseiller général Gilles Vincent, les candidats plus ou moins déclarés aux municipales de 2014, Nathalie Bicais et Jean-Pierre Colin. Mais ce serait rassurant pour les citoyens, de droite comme de gauche, qu'ils les expriment eux-mêmes clairement.



 

MISE À JOUR - ET AU POINT : Il n'était pas nommément cité lorsque j'ai rédigé cet article ce samedi, mais il était au nombre des trois députés UMP provençaux et azuréen signataires. Finalement, il ne sont plus que deux, car on apprend par Var-matin de dimanche que le député varois Philippe Vitel a retiré ça signature et déclaré qu'il "se sent piégé" par son collègue Luca, autre signataire, qui a utilisé sa signature sans lui indiquer que la députée FN Maréchal-Le Pen était également signataire. Dont acte.

2ème MISE À JOUR - ET AU POINT : J'ai appris dans La Marseillaise qu'un deuxième député UMP, Dominique Tian, des Bouches-du-Rhône, a également retiré sa signature. Dont acte aussi.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale