18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 06:36

http://i77.servimg.com/u/f77/11/37/41/45/10807010.jpg"Tout être est susceptible d'évolution. Il en a le désir et les potentialités." C'est ce que mes formateurs m'ont appris il y a 37 ans, lorsque j'effectuais mon premier stage pour devenir animateur de centres de vacances et de loisirs. C'est ce qui m'a guidé ensuite, au long de ma carrière d'enseignant, même lorsque, avec certains de mes adolescents, il m'est maintes fois arrivé d'hésiter entre laisser tomber mes efforts et suspendre Untel au porte-manteau... Certains des visiteurs de ce blog, qui étaient de ceux-là, s'en souviendront sûrement...

Mais, s'agissant du président-candidat, j'ai un peu de mal à croire que, si les Français devaient lui confier un second mandat, on connaîtrait une réelle évolution vers ce qui est désormais son slogan... "la France forte" ! Ou alors, il faudrait l'intercession de puissances célestes qui se seraient penchées sur le cas...

Parce qu'il y aurait un sacré boulot pour inverser la vapeur. Les classements ci-dessous parlent d'eux-mêmes...

Production de richesses (monde) (1)

Avant Sarkozy, la France était à le 16ème pays le plus riche au monde... Aujourd’hui, elle n’est plus que 18ème.

Production de richesses (Europe) (2)

Avant Sarkozy, la France était le 10ème pays le plus riche de l’Union européenne... Aujourd’hui, elle n’est plus que 11ème, en-dessous de la moyenne de la seule zone euro.

Exportations (3)

Avant Sarkozy, la France était le 5ème puissance exportatrice de marchandises au monde... Aujourd’hui, elle n’est plus que la 6ème, derrière les Pays-Bas.

Inégalités (4)

Avant Sarkozy, la France était le 16ème pays le moins inégalitaire concernant la distribution des revenus... Aujourd’hui, elle n’est plus que le 38ème, derrière le Tadjikistan.

Indice de développement humain (5)

Avant Sarkozy, la France était le 8ème pays ayant le plus fort indice de développement humain (IDH)... Aujourd’hui, elle n’est plus que le 20ème, juste devant la Slovénie.

Agriculture (6)

Avant Sarkozy, la France était le 3ème exportateur de produits agroalimentaires et agricoles... Aujourd’hui, elle n’est que 4ème, derrière l’Allemagne.

Niveau scolaire et éducatif (7)

Avant Sarkozy, la France était à la 16ème place du classement scolaire international... Aujourd’hui, elle n’est qu’à la 24ème place, à peine dans la moyenne des pays de l’OCDE.

 Liberté de la presse (8)

Avant Sarkozy, la France était à la 33ème place pour la liberté de la presse... Aujourd’hui, elle n’est qu’à la 38ème, derrière le Salvador, mieux classé.

Corruption (9)

Avant Sarkozy, la France était à la 18ème place des pays les moins corrompus... Aujourd’hui, elle n’est plus qu’à la 25ème place et a un indice de corruption supérieur... au Qatar.

À chacun de juger...

 

 


Références

1  PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat, OCDE/FMI

2  PIB par habitant en standards de pouvoir d’achat, Eurostat

3  Classement OMC

4  Coefficient Gini, ONU

5  Chiffres du PNUD, ONU

6  Étude de la Coface

7  Classement OCDE

8  Classement Reporters Sans Frontières

9  Classement Transparency International 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 06:33

http://www.informationspratiques.com/wp-content/uploads/impots-2011.jpgÀ La Seyne, depuis le début des années 90, on ne sait que trop ce qu'est la pression croissante des impôts locaux. Mais aucun des maires, de droite comme de gauche, qui ont dû se résoudre à les augmenter, n'a jamais caché ce qu'il faisait et pourquoi il était contraint de le faire. Le seul qui les a un peu baissés, symboliquement, de 0,5% par an pendant quatre ans, mon prédécesseur, a dû recourir largement à l'emprunt, ce qui a amené l'encours de la dette, c'est-à-dire le temps nécessaire au remboursement des prêts, à atteindre au terme de son mandat... 96 ans. Quatre générations... Et, sans une aide exceptionnelle du Département du Var, d'ailleurs contestée par la Chambre Régionale des Comptes, cet encours aurait été de... 208 ans !

Au point que, aujourd'hui, même après que j'ai ramené à 27 ans l'encours de la dette, ce qui est encore trop, les banques sont plus que réticentes à prêter à la ville, même pour lui permettre d'avancer, le temps que les subventions octroyées soient versées, les sommes nécessaires à la réalisation de travaux pourtant largement aidés comme ceux de la rénovation de nos quartiers d'habitat social. On marche sur la tête !

Pourtant, de l'argent public qui pourrait aider les communes et départements en difficulté structurelle, il n'en manquerait pas...

M. Fillon a indiqué l'autre jour à la télévision : "Aucun cadeau n'a été fait aux riches. Je suis blessé quand j'entends qu'on a baissé les impôts sur les plus riches". Mais ce ne sont pas les paroles qui blessent ; c'est la réalité !

De 2002 à 2012, on estime ainsi à 30 milliards d'euros la baisse des impôts pour les plus riches. Soit 3 milliards par an ! Les impôts sur les revenus annuels de plus de 100.000 euros ont été diminués de 22%. L'impôt sur la fortune des contribuables disposant de plus de 15 millions d'euros de patrimoine a été réduit de plus de 70%. Et je parle là des gens vraiment riches, c'est-à-dire les 10% de la population qui ont les revenus les plus importants et, d'ailleurs, qui sont ceux qui possèdent 50% du patrimoine...

À côté de ça, un petit retraité, non-imposable sur sa pension, qui complète son revenu par la location pour quelques centaines d'euros mensuels d'un bien acheté après une vie de travail, va voir son revenu locatif, imposé à 10% en 2002, l'être à 15,5% en 2012, soit une augmentation de... 55%.

Quand on rajoute à ça les hausses d'impôts locaux que le gel des dotations de l'État aux communes, départements et régions risquent immanquablement d'entraîner, sauf à faire disparaître les services publics que ces collectivités offrent, on ne peut être que révolté.

Parmi ses 60 propositions, François Hollande en a formulé des très claires pour revenir sur les injustices que MM. Chirac, Sarkozy, Raffarin, Villepin et Fillon ont imposées aux Français...

N° 14 : La contribution de chacun sera rendue plus équitable par une grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d’un prélèvement simplifié sur le revenu (PSR). Une part de cet impôt sera affectée aux organismes de sécurité sociale. Les revenus du capital seront imposés comme ceux du travail.

N° 15 : Je ferai contribuer les plus fortunés des Français à l’effort national en créant une tranche supplémentaire de 45% pour les revenus supérieurs à 150 000 euros par part. En outre, nul ne pourra plus tirer avantage des « niches fiscales » au-delà d’une somme de 10 000 euros de diminution d’impôt par an.

N° 17 : Je reviendrai sur les allégements de l’impôt sur la fortune institués en 2011 par la droite, en relevant les taux d’imposition des plus gros patrimoines. L’abattement sur les successions sera ramené à 100 000 euros par enfant et l’exonération en faveur des conjoints survivants sera conservée. Je renforcerai les moyens de lutter contre la fraude fiscale.

À chacun de voir...


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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:10

http://www.mediaseine.fr/local/cache-gd2/32f326a1a71d04f365a28911c6fa7548.jpgBien sûr, certains de mes camarades du PS et du PRG vont se sentir lésés après la proposition du bureau national du PS de réserver la 7ème circonscription au MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) de Jean-Pierre Chevènement.

Mais c'est le prix de l'union qui est à payer. Notre circonscription au redécoupage habilement "proposé" aux services de l'Etat par l'UMP, dont le secrétaire départemental n'est autre que son député sortant, est l'une de celles où le risque est réel d'un second tour n'offrant comme choix que la droite et l'extrême droite.

http://idata.over-blog.com/1/97/35/25/fantome.gifPour moi, la raison voudrait que, sur l'ensemble des dix-sept circonscriptions du Var et des Alpes-Maritimes, les partis de la gauche et de l'écologie (EE-LV-PÒc, MRC, NPA, PCF, PG, PRG et PS) s'entendent pour présenter des candidats uniques. Malgré plus de 40% des voix sur nos deux départements, la gauche, sans cesse divisée, n'est représentée par aucun député. Est-ce justice pour nos concitoyens ?

Je le dis depuis des mois. Il n'est jamais trop tard. Ici, le MRC, qui compte des militants reconnus comme mes amis Toussaint Codaccioni ou Yves Gavory, peut porter les couleurs de toute la gauche. Comme d'autres peuvent le faire ailleurs. Responsables départementaux et régionaux de nos partis, mettez-vous autour de la table. L'union, parlez-en !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:19

http://www.vd.ch/uploads/RTEmagicC_etrangers.jpg.jpgDevant 3000 maires réunis à l’Elysée, le Président sortant, fustigeant la « proposition hasardeuse » des socialistes, explique qu’il « croit depuis longtemps que le droit de voter et le droit d'être élu dans nos territoires doit demeurer un droit attaché à la nationalité française. »

C’est FAUX. A trois reprises il s’est prononcé pour.

En 2001, dans « Libre » (Fixot Editions), il écrivait : « J’avoue ne pas être outrageusement choqué par la perspective de voir des étrangers, y compris non communautaires, voter pour les scrutins cantonaux et municipaux. À compter du moment où ils paient des impôts, où ils respectent nos lois, où ils vivent sur notre territoire depuis un temps minimum, par exemple de cinq années, je ne vois pas au nom de quelle logique nous pourrions les empêcher de donner une appréciation sur la façon dont est organisé leur cadre de vie quotidien. »

Le 25 octobre 2005 sur France 2, il affirmait : « Je suis favorable au droit de vote aux élections municipales des étrangers résidant en France depuis plus de 10 ans, respectant nos lois, payant leurs impôts et ayant des papiers. »

Le 24 avril 2008, lors d’une interview présidentielle diffusée sur toutes les chaines, il réaffirmait être « favorable au droit de vote de étrangers aux élections locales à titre intellectuel » mais il regrettait de ne pas « avoir de majorité pour le voter ».

Pour le Président sortant, notre proposition « présente le risque de diviser profondément les Français au moment où plus que jamais nous avons le besoin de nous rassembler."

C’est FAUX. Cette question rassemble une majorité de Français. Dans un sondage Harris Interactive pour la Lettre de la Citoyenneté publié le 4 novembre 2011, 59% des Français se déclarent favorables à l’extension du droit de vote aux étrangers non-membres de l’Union Européenne vivant dans le pays

Ce n’est pas la gauche qui divise les Français. C’est M. Sarkozy et l’UMP. Avec le vote de 6 lois sur l’immigration et l’asile en 5 ans, la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale comme si l’une menaçait l’autre, les atteintes répétés – devant le Pape à Rome et le roi d’Arabie Saoudite à Ryad – à la laïcité, le scandaleux discours de Grenoble qui lie immigration et délinquance sans oublier les colloques déguisés de l’UMP sur l’Islam et les apéritifs « saucisson-vin rouge » de la « Droite populaire », c’est Sarkozy et la droite qui divisent le pays.

Pour justifier sa position, M. Sarkozy explique "que les citoyens de l'Union européenne résidant en France peuvent participer aux élections municipales et aux élections européennes [car] nous avons une communauté de destin".page1image26632

Selon lui, les étrangers installés durablement sur notre territoire ne partageraient pas avec nous une « communauté de destin ». Chacun comprend que c’est FAUX. Les résidents étrangers de longue durée participent à la vie de la cité. Ils y demeurent, y travaillent et y acquittent des impôts. Leurs enfants, souvent nés en France, vont à l'école publique. Ils sont parties prenantes de la construction de l’avenir de notre pays.

En outre, leur accorder le droit de vote pour les élections locales, c’est faire le choix de l’intégration républicaine et de la cohésion nationale. C’est faire le choix du rassemblement. Une « communauté de destin », pour reprendre le terme de M. Sarkozy, ce n’est pas quelque chose qui se constate. C’est quelque chose qui se construit. Le droit de vote aux élections locales est un acte fort qui irait dans ce sens.

De nombreux pays européens l’ont compris depuis longtemps. L’Irlande depuis 1963, la Suède depuis 1975, le Danemark depuis 1981, les Pays-Bas depuis 1983 mais aussi la Belgique, le Luxembourg, ou encore plusieurs cantons suisses octroient le droit de vote aux élections locales aux étrangers qui résident sur leur territoire. Les constitutions espagnole et portugaise prévoient que le droit de vote peut être accordé aux étrangers sous réserve de réciprocité. Le Royaume-Uni accorde le droit de vote aux élections locales aux ressortissants de tous les États membres du Commonwealth résidant sur son territoire. Pour quelles raisons refuser cette avancée démocratique réalisée par la majorité de nos partenaires européens ?

François Hollande et le Parti socialiste :

  • proposent d’accorder le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers résidant depuis plus de 5 ans sur le territoire et bénéficiant de titre de séjour à toutes les élections locales.

  • soutiennent la proposition de loi constitutionnelle examinée au Sénat le 8 décembre dernier qui créée ce droit. 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 16:26

http://www.congres-medical.com/medias/Image/Guide/Autres/20110217033148_AssembleeNationale_Paris.jpgQuoi ??!! J’apprends que, pour les élections législatives de 2012, les accords intervenus entre certains partis de la gauche et de l’écologie, dont le mien, pourraient être... « à sens unique ».

Comprenez que, si mon parti, le PS, s’engageait à soutenir un candidat investi par un autre parti partenaire en ne présentant pas lui-même de candidat dans telle circonscription, eh bien, dans telle autre circonscription, tel parti partenaire ne serait pas tenu, en réciprocité, de soutenir un candidat socialiste, qui pourrait ainsi devoir affronter un candidat d’un autre parti de gauche ou écologiste pourtant signataire des accords nationaux.

Il faut arrêter !

C’est un élu local qui s’exprime là, animateur d’une majorité municipale riche de sa diversité de six mouvements politiques dans une commune qui n’est pas des moindres du Var. Une majorité qu’il n’est pas toujours simple de mettre en synergie, mais qui est en quête permanente du compromis utile.

Un élu local qui, en accord avec ses idées et les orientations arrêtées par le PS, n’est pas candidat à l’élection législative, refusant un cumul avec un mandat de parlementaire pour totalement se consacrer à ses obligations locales.

Mais un élu qui ne peut se résoudre à l’idée que les partis de la gauche, de la social-démocratie au communisme, en passant par l’écologie politique et le radicalisme, ne pourraient s’imposer les conditions de candidatures uniques, surtout là où le risque est réel que notre peuple ait seulement à choisir au second tour entre droite et extrême droite.

C’est pourquoi je demande solennellement à EE-LV, au MRC, au NPA, au PCF, au PG, au POc, au PRG, au PS, et à tous les mouvements politiques républicains qui veulent offrir une alternance crédible à la politique d’aujourd’hui, là où existe l’éventualité de l’élection d’un député d’extrême droite, ou simplement d’un choix entre UMP et FN au deuxième tour, de suspendre leurs processus de désignations de leurs candidats respectifs.

C’est le cas dans la 7ème circonscription du Var. Et je veux bien, modestement mais fort de ma propre expérience, aider à une « mise autour d’une table » de tous ceux qui veulent croire, dans l’adversité d’une crise majeure, aux atouts que représenterait une nouvelle majorité parlementaire plurielle, cohérente et solidaire, proposant une autre voie que l’ultra-libéralisme dont notre peuple subit les affres au quotidien.

Pour les plus humbles de nos concitoyens comme pour les classes moyennes qui sont à la peine aujourd’hui, et même pour les « petits patrons », ces acteurs économiques majeurs, loin d’être des nantis, qui ne savent plus à quels saints se vouer face à l’immaitrisable capitalisme financier, les enjeux de personnes et de pouvoirs presque « claniques » pèsent bien peu face à l’espérance possible de lendemains moins rudes que pourrait offrir une politique économique, sociale, environnementale et culturelle raisonnée, fondée sur les simples valeurs républicaines durement ébranlées aujourd’hui.

Ne pas tenter l’émergence, pour les législatives, d’une candidature unique de la gauche, de l’écologie, et des valeurs républicaines, serait une belle ânerie. Chez nous, les questions du maintien des services publics, dont la maternité, des transports urbains et régionaux, d’une gare multimodale de l’ouest de Toulon, de l’accès au logement pour tous, de l’urbanisation maîtrisée, sont autant de sujets qui doivent rassembler la gauche. De grâce, posez-vous, parlez-vous. Il est encore temps.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:35

Un ami m'a envoyé un lien vers cette vidéo. J'ai envie de la partager parce que, franchement, c'est pédagogique. Et je laisse à chacun le soin d'en tirer ses propres analyses...



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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 18:09

http://www.collombat-py.fr/Portals/PYC/images/619-33-GB.JPGComme beaucoup de mes camarades et sympathisants socialistes, j'ai appris le choix de Pierre-Yves Collombat, notre unique parlementaire de gauche varois (un seul sur onze députés et sénateurs ! Comme si la gauche ne représentait pas même 10% du corps électoral du département... Ah, on peut dire qu'elle est faite sur mesure pour certains, la loi électorale ! mais ce n'est pas le sujet du moment...), le choix, donc, de quitter le groupe socialiste du Sénat auquel il appartenait en sa qualité de sénateur PS, pour rejoindre le groupe des Radicaux.

Tout le monde s'en fout et ça ne va pas changer le monde, me diront mes visiteurs. C'est un peu vrai, tant, par les temps qui courent, nombre de nos concitoyens en sont à compter leurs économies pour se loger, assurer la mobilité nécessaire à l'exercice de leur travail quand ils ont la chance d'en avoir un, ou à la recherche d'emploi, ou assurer une qualité de vie la moins indécente possible à leurs familles, surtout à l'approche des fêtes de fin d'année.

De mon côté, j'ai tout de même un peu discuté avec notre sénateur. Pour comprendre. Contrairement à ce qu'indique le titre d'un article d'un quotidien régional, il n'a pas quitté le Parti socialiste. Juste le groupe des sénateurs socialistes.

Et, si personne ne le dit, moi je dis pourquoi il a fait ça. C'est parce que, dans la répartition des responsabilités entre les parlementaires du Sénat dont la nouvelle majorité issue des élections de septembre est désormais à gauche, on aurait cru intelligent de confier la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation à... un sénateur centriste. Un de ceux par qui le malheur des collectivités locales arrive, qui ont voté avec leurs alliés de l'UMP la réforme territoriale contre laquelle une majorité d'élus locaux est aujourd'hui vent debout. Parce qu'elle saborde l'édifice républicain et met à mal la Constitution de la Vème République qui stipule que les collectivités s'administrent librement. Si c'est avéré, allez comprendre !

Moi, j'ai un peu de mal à piger. La question de la réforme territoriale est un enjeu majeur pour lequel nous, les maires et les élus locaux, nous ferraillons, dans presque tout le pays, face à des préfets qui appliquent (et nul ne peut leur en vouloir de faire leur boulot) à la virgule près les termes de la Loi, tentant d'imposer à marche forcée un regroupement des communes contre les volontés de leurs édiles (même après que Fillon a dit qu'il fallait prendre son temps, mais un propos de Premier Ministre ne fait pas force de loi...). Le sujet est si sensible et si important pour notre démocratie qu'il a indiscutablement amené des "grands électeurs" de droite et du centre à voter pour des candidats sénateurs de gauche il y a quelques semaines, entraînant le basculement de la majorité sénatoriale.

Et, alors qu'il faut que le Sénat se prépare à engager un bras de fer déterminé avec le Gouvernement et l'Assemblée Nationale pour les contraindre à faire machine arrière, voilà qu'on confierait le pilotage de ce secteur capital à... un adversaire.

Il est des fois où on marche sur la tête. Et je serais bien curieux de savoir ce qu'en pensent la majorité de nos sénateurs socialistes et nos partenaires des autres formations de la gauche et de l'écologie. Mais il est des soirs où je dois être un Martien pour me poser de telles questions.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 13:52

111019_duflot_1.JPGLa Seyne semble être depuis quelques mois un lieu prisé des responsables nationaux de la gauche et de l'écologie. Après Martine Aubry, Ségolène Royal, Benoît Hamon, et en attendant les responsables du Partit Occitan en novembre et Marie-Georges Buffet qui pourrait nous honorer d'une visite dans les prochaines semaines autour d'une thématique sportive, j'ai eu le plaisir d'accueiilir ce mercredi Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Écologie - Les Verts (EE-LV), avec laquelle nous avons eu un utile moment d'échanges à bâtons rompus.

Avec ses accompagnants, en particulier Denise Reverdito, responsable locale d'EE-LV, Christine Sandel, conseillère régionale varoise, et Jean-Claude Alberigo, avec qui je travaille à la Région, nous avons abordé la question de notre TCSP maritime (Transport en Commun en Site Propre par bateaux-bus) pour le développement duquel je me démène et qu'elle a d'aillleurs emprunté, nous avons parlé de la maternité en danger (je lui ai offert un de nos désormais célèbres tee-shirts jaunes - voir photo), nous avons débattu du non-cumul des mandats ou encore de l'importance de candidatures uniques de la gauche et de l'écologie aux élections législatives, notamment dans nos circonscriptions du Var et des Alpes-Maritimes où le risque est sérieux de voir le sinistre Front National au second tour.111019 duflot 3

Vous savez quoi ? Grosso modo, nous sommes d'accord sur tout. Ça augure plutôt bien du travail que je suis en train d'initier, avec ceux de nos partenaires des partis qui composent la majorité municipale seynoise, pour avancer vers des échanges préparant le terrain d'une coopération sur notre 7ème circonscription du Var autour du projet concerté de gouvernement qu'Aubry et Hollande ont d'ailleurs appelé de leurs voeux le même jour, lors de la réunion du Bureau National du PS.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 07:37

http://www.parti-socialiste.fr/static/imagecache/250x150/12872/second-tour-des-primaires-citoyennes-les-resultats.pngCertains se sont étonnés de ne plus me lire depuis début septembre. Une seule explication à cela : une vilaine tendinite au coude, très douloureuse, probablement provoquée pas une position de travail peu ergonomique lorsque je suis face à mon écran, selon mon médecin. Donc régime sec : abstinence de saisie et coudière de renfort pendant plusieurs semaines. Et comme, ainsi que certains blogueurs politiques le font, je ne voulais pas "sous-traiter" ma communication personnelle à quiconque d'autre, j'ai suspendu mes publications jusqu'à ce que je souffre un peu moins...

Beaucoup de choses se sont passées en six semaines, dont les élections primaires citoyennes.

Je livre donc à mes visiteurs mon sentiment sur celles-ci...

Je connais bien sûr une petite déception puisque ma favorite est battue, même si le premier tour et les appels des autres candidats à voter Hollande ne laissaient guère de doute sur le résultat. Celui-ci reste tout de même difficile à analyser, tant le corps des votants à varié à La Seyne entre le premier et le second tour. De mes rencontres autour des bureaux de vote, il s’avère en effet que des citoyens de droite ont pris part à cette primaire, m’exprimant explicitement qu’ils ne se reconnaissent plus en Sarkozy et ont voulu choisir le porteur d’une alternative républicaine, et que, parmi les électeurs plus à gauche que les socialistes, certains ne sont pas venus au second tour, tandis que d’autres, absents au premier, se sont déplacés pour soutenir Aubry, la jugeant mieux à même de rassembler, et que d’autres encore, au contraire, même disant ne guère se reconnaître en Hollande, ont pensé qu’il fallait assurer à ce dernier une avance incontestable. Je retiendrai surtout que près de 2200 Seynois ont participé à la primaire, soit 12% de plus que le dimanche précédent. Je les félicite de leur démarche citoyenne et les invite à accompagner les militants qui entament aujourd’hui la route pour assurer la victoire de la gauche en 2012. Le duo « Hollande candidat et Aubry à la manœuvre du parti » va permettre une belle campagne. 

Et je tiens à saluer les responsables des sections socialistes seynoises, les militants et les sympathisants qui ont organisé la campagne et le scrutin, ainsi que les personnels communaux qui ont été exemplaires pour aider à la logistique.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 20:20

http://www.abadinte.com/wp-content/uploads/2011/08/primaires-citoyennes.pngJe n'étais pas de ceux qui voyaient d'un bon oeil l'organisation d'élections primaires permettant, au-delà des militants des partis qui les organiseraient, d'associer les citoyens "non encartés" qui le désireraient à la désignation d'un(e) candidat(e) à l'élection présidentielle du printemps 2012.

À la rigueur, si l'ensemble des partis de la gauche et de l'écologie s'étaient entendus pour organiser, suite à l'élaboration d'un projet commun, la désignation d'un(e) candidat(e) unique, pourquoi pas ? Mais il n'en a pas été ainsi. Seuls le Parti socialiste et le Parti Radical de Gauche se sont entendus sur ce point.

Mais, bon, mes camarades socialistes ont majoritairement souhaité que ces "primaires" aient lieu et, maintenant, il s'agit d'en tirer le meilleur profit possible pour assurer l'an prochain une alternance à la politique de M. Sarkozy.

Donner une forte légitimité au candidat de la gauche

C'est simple. Plus le candidat choisi par les "élections primaires citoyennes" aura été désigné par un nombre important de citoyens, plus sa légitimité sera forte auprès de tous, et plus grande sera sa capacité à incarner l'alternative politique attendue par le peuple de France.

N'oublions pas que l'élection présidentielle est un vote à deux tours, et que seuls les deux candidats arrivés en tête au premier s'affronteront au second. On se souvient de la douloureuse surprise en forme de gueule de bois qui, en 2002, avait limité le choix du second tour à un postulant de droite et un d'extrême-droite, tous les candidats de gauche ayant été éliminés...

Rien que ça me semble justifier que l'on s'efforce de mobiliser le maximum de gens se reconnaissant dans les valeurs de la gauche pour qu'ils consacrent quelques minutes, les dimanches 9 et 16 octobre, à aller voter pour ces primaires citoyennes ouvertes à tous, comme n'importe quelle élection républicaine.

Le candidat issu des primaires citoyennes sera celui de toute la gauche

Je dis bien "se reconnaissant dans les valeurs de la gauche", quelle que soit leur sensibilité particulière au sein de la diversité de la gauche française, qu'ils se sentent une âme militante ou pas, qu'ils soient sympathisants de tel ou tel parti ou pas, ou qu'ils pensent simplement qu'il faut donner toutes les chances à notre peuple de bénéficier demain d'une autre politique.

Car n'oublions pas non plus, au regard des représentativités respectives des divers courants de la gauche et de l'écologie, que le (la) candidat(e) désigné par ces primaires citoyennes sera quasi certainement celui (celle) qui, au deuxième tour de la présidentielle, portera les couleurs de toute la gauche.

Et il me semble donc que cette élection primaire constitue un important moyen, pour les écologistes, les communistes, les proches du MRC, du Parti de Gauche ou de l'extrême-gauche, certains centristes et républicains de progrès, de peser par leur vote citoyen pour que ce soit celui ou celle qui leur semblera le mieux à même d'intégrer dans son projet et sa posture les propositions qui tiennent à cœur de leur propre sensibilité.

http://3.bp.blogspot.com/-dAiyDov7B9c/TiTci-YZlnI/AAAAAAAABjA/1seJ44NUkEg/s1600/badge2.pngCe candidat, pour moi, c'est Martine Aubry

Moi, j'ai fait le choix de voter pour Martine Aubry. Et, en plus d'inviter ceux qui me lisent à participer à ces primaires citoyennes, je tenterai par d'autres messages à venir, d'ici au 9 octobre, de les convaincre de faire de même.

Pendant trois ans à la direction d'un PS qu'elle a trouvé divisé lors de sa désignation comme secrétaire nationale, elle a en effet su rassembler les militants et faire des diversités des courants socialistes une richesse et une force, autour d'un projet pour la France qui a été validé par 95% des adhérents. Cette capacité de rassemblement qu'elle a exercée au sein du PS, elle a les atouts de la mobiliser pour construire avec le reste de la gauche et les Verts un programme commun tant attendu par les Français, support d'une candidature unique de second tour et d'un cadre d'action pour la législature.

Car notre peuple attend de la gauche qu'elle soit unie pour pouvoir porter ses espoirs.

Donc, amis visiteurs de ce blog, participez et faites participer à ces "primaires citoyennes" d'octobre. Et méditez ma suggestion de confier à Martine Aubry la charge d'affronter M. Sarkozy et les siens...

 

Pour en savoir plus sur les primaires citoyennes et leurs modalités, consultez la rubrique dédiée dans la colonne de droite de ce blog.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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Marc VUILLEMOT

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