14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 04:54

Ce mardi a eu lieu la pose de la première pierre de la rénovation, et pour partie la reconstruction, du collège des Sablettes, à l'initiative du Conseil départemental du Var. L'occasion m'a été donnée de rappeler l'histoire de cet établissement scolaire public et de situer les enjeux de l'éducation dans la société d'aujourd'hui...

« Bienvenue à La Seyne qui est honorée de la visite du Président du Département sur son terroir.

« Près de 50 années se sont écoulées entre le moment où Madame Dravet, la première directrice-adjointe, a accueilli dans des préfabriqués, installés à côté de l'école Léo-Lagrange des Sablettes, moins de 300 élèves des quartiers sud de notre commune.

« Directrice-adjointe, car ce n'était alors que l'annexe d'un collège, dirigé par M. Exertier, collège lui-même annexé au lycée Beaussier, installé au 4ème étage de ce dernier, en plein centre ancien de La Seyne, bien loin des lieux d'habitation des adolescents qui le fréquentaient, venant de nos quartiers sud en plein développement, qui s'y rendaient en empruntant les bus bleus et gris de la compagnie des cars "Étoile", ou, pour les plus grands, les mobylettes orange, grises ou bleues, les Ciao ou les Peugeot 103... naturellement sans casque.

« On était loin du dispositif de service scolaire de bus que le Département, après une belle concertation avec les usagers, a mis en place pour conduire nos jeunes Seynois du sud jusqu'à leur collège provisoire, tout au nord de notre commune, le temps des travaux dont nous célébrons le démarrage.

« Mais revenons aux années 70. Il aura alors fallu sept longues années de bagarres des élus, des enseignants, des parents, alors face à l'État qui, avant la décentralisation, gérait ce qu'on appelait les CES, pour que soit déclenché le projet de construction d'un établissement digne de ce nom.

 

JEAN L'HERMINIER, UN BEAU SYMBOLE DE LA RÉSISTANCE À L'EXTRÊME DROITE

« Et la détermination a payé. Le collège Jean-L'Herminier est sorti de terre, prévu pour accueillir 900 de nos jeunes concitoyens.

« On évoque peu les noms donnés aux équipements publics. J'ai questionné quelques ados qui fréquentent L'Herminier, et aussi quelques parents.

« Peu savent qui était l'homme, certains vaguement qu'il fut un officier de marine. Encore moins qu'il méritait qu'on honorât son nom en le donnant à un collège, bien sûr pour l'ensemble de ses faits d'armes au cours de la 2ème guerre mondiale, mais spécialement parce que, en 1942, dans des circonstances extrêmes, et en urgence, il a su analyser une situation, en peser le pour et le contre, les risques et les avantages, puis décider et, grâce à son savoir-faire professionnel, et surtout une belle idée de l'honneur et de la résistance, opter pour fuir la Rade de Toulon à bord du sous-marin Casabianca qu'il commandait, au lieu de simplement saborder son bâtiment pour qu'il ne tombe pas entre les mains de la marine nazie, ainsi que l'ordonnait Vichy, voire pire, d'obéir à l'État collaborateur et le remettre à l'occupant.

« Une bien belle image de l'enjeu d'apprentissage de la citoyenneté, du libre-arbitre, du courage, que représente l'éducation. Bien sûr, il faut acquérir des savoirs et des savoir-faire, mais aussi des savoir-être, pour construire de futurs hommes et femmes debout, conscients des déterminismes sociaux et économiques, et capables d'agir sur eux dans le sens utile à une société de gens libres, égaux et solidaires.

 

UN COLLÈGE DE LA RÉPUBLIQUE SUR UNE TERRE DE CALOTINS

« En ce sens, l'Éducation nationale, l'école publique, l'école de la République, constitue un formidable atout, et je ne peux me passer, un peu espiègle hussard noir retraité, de rappeler - ou apprendre à certains d'entre vous - que je ne suis pas fâché que le collège L'Herminier ait été érigé sur une ancienne terre de calotins obscurantistes, le Domaine de l'Évescat, qui, comme son nom occitan l'indique, était propriété des évêques de Fréjus-Toulon qui en avaient fait leur résidence d'été, y ayant notamment érigé au temps de Louis XIV une chapelle dédiée à Saint-Louis, aujourd'hui incluse dans la médiathèque publique voisine qui, elle aussi, comme vecteur d'éducation populaire, concourt, à côté de l'école et de la famille, à l'éveil des consciences par l'indispensable accès à la culture.

« J'en terminerai en vous disant que la communauté scolaire d'ici me semble bénéficier de plusieurs chances.

 

L'AUSTÉRITÉ CONDUIT À FAIRE CONSTRUIRE DES ÉCOLES PUBLIQUES PAR LE PRIVÉ

« La chance que, par un partenariat public privé sur le principe duquel j'aurais à redire pour un équipement scolaire, mais ce n'est ni le lieu ni le moment, la chance, donc, que le Département ait su contourner l'obstacle budgétaire et financier que, depuis deux décennies, les politiques publiques d'austérité imposent aux collectivités locales et territoriales, au risque de fragiliser et saper les fondements républicains.

« Et la chance aussi que le projet architectural ait été confié à Marie Parente, avec et grâce à qui, de 1995 à 1999, j'ai pu vivre l'une des plus belles aventures de ma carrière d'enseignant, celle de la conception du nouveau collège Henri-Wallon où je travaillais, à laquelle ont été associés tous les corps de métiers du collège, les familles, les jeunes, et même les associations partenaires. Avec une formidable réussite à la clef. Le nouveau Wallon aura bientôt 20 ans, et il demeure un merveilleux instrument de formation et d'égalité vers l'insertion professionnelle, donc sociale et citoyenne, formidablement respecté par ses élèves, pourtant pas toujours faciles.

« Je gage qu'on pourra dire dans 20 ans la même chose de L'Herminier, dernier des quatre collèges seynois réhabilités ou reconstruits par le Département, qui aura ainsi consenti avec constance un remarquable effort pour l'école républicaine, malgré les vicissitudes des temps.

« Merci donc à tous, et en premier lieu au Département. J'ai hâte de vous retrouver pour que nous coupions le ruban tricolore de l'inauguration. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 04:16

On se souvient peut-être que, il y a quelques semaines, je sollicitais Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, pour que notre centre ancien, quartier reconnu prioritaire au titre de la "politique de la ville" comme à celui de la sécurité, bénéficie également d'une attention particulière en matière d'aide à la réussite scolaire des enfants et adolescents qui y habitent.

En résumé, notre demande est que, comme c'est le cas pour Berthe et les quartiers sensibles de Toulon et de l'Académie de Nice, et pour la quasi totalité des sites "politique de la ville" du pays, notre centre-ville soit reconnu comme "Réseau d'éducation prioritaire renforcé" (REP Plus), ce qui permettra aux enseignants de disposer de moyens supplémentaires pour leur action pédagogique.

 

AUTANT D'ÉCOLIERS EN DIFFICULTÉ AU CENTRE QU'À BERTHE

Notre demande est d'autant plus justifiée que, entre temps, le bilan 2015 d'un autre dispositif d'État, appelé "Programme de réussite éducative" (PRÉ), a mis en évidence que le pourcentage d'élèves du centre ancien en difficulté scolaire et sociale qui doivent être pris en charge par les équipes spécialisées de ce programme est le même que celui du quartier Berthe.

L'éducation est en effet un facteur déterminant de l'insertion professionnelle et sociale des futurs adultes citoyens. Les jeunes résidents de notre cœur de ville ont droit à cet effort public en vue d'une meilleure égalité des chances.

Une première réponse, encourageante, m'est parvenue ces jours derniers, de la part de Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, que j'avais sollicité en appui à ma démarche auprès de sa collègue chargée de l'Éducation nationale. Je la livre ci-après aux visiteurs de mon blog...

 

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 07:06

Depuis que, à notre demande, il a été classé "quartier prioritaire" par l'État, le centre ancien de La Seyne bénéficie ou est en voie de bénéficier d'attentions publiques conjuguées de la part des administrations nationales, régionales, départementales et intercommunales pour l'aider à sortir du marasme.

Profitant déjà du "contrat de ville" pour soutenir des animations et l'accompagnement social des habitants, des actions renforcées de prévention, de police et de justice au titre de la "Zone de sécurité prioritaire" qui, depuis deux ans, en a fait le site du Var où la délinquance a le plus diminué, il a été retenu dans le "Nouveau programme national de rénovation urbaine" dont la phase d'études va commencer sous peu.

 

ÉDUCATION PRIORITAIRE : LE CENTRE SEYNOIS OUBLIÉ ?

Mais, bizarrement, alors que, en France, 97% des quartiers sensibles bénéficient d'un renforcement de l'action éducative et d'appuis pour la réussite scolaire, en étant répertoriés comme zones d'éducation prioritaire, les autorités académiques ou ministérielles n'ont pas cru devoir faire bénéficier notre centre historique seynois de cette attention particulière, comme c'est le cas pour le quartier Berthe et les autres sites fragiles de l'agglomération TPM, du Var et de l'Académie de Nice.

Pourtant, ainsi que c'est apparu il y a quelques jours lors du bilan annuel du programme de réussite éducative de notre commune, on y relève un pourcentage d'enfants en lourdes difficultés scolaires identique à celui des autres zones varoises sur lesquelles l'Éducation nationale consent des efforts accrus.

Cela confirme que je n'ai pas eu tort, il y a un mois, de saisir Nadjat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, pour que cette anomalie soit réparée. Et j'attends avec impatience qu'elle le soit.

 

MA LETTRE À LA MINISTRE

« Madame la Ministre,

« J'ai l'honneur de vous réclamer en urgence le classement en Réseau d'éducation prioritaire Plus des établissements scolaires du centre-ville de La Seyne-sur-Mer (Var).

« La Ville de La Seyne-sur-Mer cumule en effet des difficultés sociales et économiques qui vont en s'aggravant alors que, dans le même temps, ses efforts de gestion et de mise en œuvre des politiques publiques gouvernementales restent sans précédent.

« Le centre-ville, notamment, a été identifié par l'État comme un territoire à enjeux du fait de sa structure sociale et urbaine particulièrement fragile : 3220 habitants résidant un quartier dégradé, paupérisé, où la pauvreté est disputée entre les marchands de sommeil, l’habitat insalubre et les dealers. Il est difficile, dans ces conditions, de travailler à une revitalisation urbaine, sociale et économique, lorsque la tranquillité minimale est à peine assurée et où, pire, la statistique, ne parvenant plus à convaincre, laisse à l’extrême-droite et aux droites extrêmes le champ libre propre à alimenter un sentiment d’insécurité insondable et pernicieux.

« L'action de "Politique de la Ville" sur ce quartier, comme c'est le cas dans l'ensemble des 1300 autres sites retenus au titre de la loi d'orientation pour la ville, doit ainsi se décliner de façon globale dans un ensemble de directions :

- des opérations de lutte contre l'habitat indigne et insalubre, et de politique de peuplement visant à la mixité sociale ;

- des opérations de renouvellement des espaces urbains et équipements et services publics ;

- des opérations de redynamisation de l'économie, notamment commerciale et des services, et de prévention de l'activité illicite ;

- des opérations de prévention de la délinquance et de lutte contre les déviances ;

- des opérations de prévention et de lutte contre la radicalisation ;

- des opérations d'accompagnement social des populations, en matière d'éducation, d'action socio-éducative, d'appui à la parentalité, de formation, d'accès à l'emploi, de sport, de culture, de solidarité, d'égalité femmes-hommes, d'insertion des enfants, des ainés, des handicapés, etc.

« Pour répondre à ces objectifs diversifiés et complémentaires, deux dispositifs majeurs sont mobilisés :

« 1°) un Programme de rénovation urbaine (PRU) concernant le centre-ville est en cours de finalisation dans le cadre d'un contrat de ville, sous forme d'une Opération d'intérêt régional (OIR) dont le protocole de préfiguration, validé par le comité d'engagement de l'Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU), est sur le point d'être signé ; il fera suite à un autre PRU portant sur un autre quartier populaire de notre ville, reconnu comme l’un des plus importants de France, dont le terme est programmé en 2018 après dix ans d’efforts soutenus ;

« 2°) un classement en Zone de sécurité prioritaire (ZSP) du centre-ville a certes permis, avec les moyens dont disposent à la fois l’Etat et la Commune, c’est-à-dire très faibles au regard des enjeux, la mise en place de dispositifs efficients de prévention et de lutte contre la délinquance.

« Il reste une grande absente sans laquelle seront insignifiants les efforts de requalification urbaine, de prévention des radicalisations et des déviances, d'aide à l'insertion sociale et professionnelle des publics parmi les plus fragiles du département du Var : l’action éducative.

« Contrer la délinquance, recréer un cadre de vie urbain agréable, développer l'activité économique, assurer des mesures d'accompagnement social des populations, lutter pour l'insertion sociale et professionnelle, tout cela est en effet très pertinent, à ceci près, et vous en conviendrez, que, sans éducation, peu de choses sont possibles. Des efforts sont faits en matière de réussite éducative, en mettant notamment l’accent sur la mixité sociale et l'accompagnement des enfants et des familles, mais ils s'exercent sans moyens particuliers, d'autant que relevant du droit commun se raréfient, rendant nos volontés quasiment vaines.

« Il manque donc manifestement un pilier majeur à l’édifice : le classement du centre-ville de La Seyne-sur-Mer en REP, comme le sont les autres sites prioritaires de la "Politique de la Ville", et comme l'est l'autre quartier prioritaire de la commune.

« 458 enfants de 3 à 11 ans, identifiés par les services centraux, se répartissent entre 6 écoles primaires. Trois d'entre elles ont plus de 50% de leurs effectifs qui résident sur les sites "politique de la ville". Il me semble par conséquent manifeste que, la cohérence gouvernant, le centre-ville de La Seyne-sur-Mer doit être classé en REP Plus.

« Il n'est pas acceptable pour moi que perdure une situation exceptionnelle en France, injuste et inégalitaire au regard de l'esprit républicain qui doit guider les politiques publiques, au prétexte avancé par l'administration de l'Éducation nationale que le collège qui accueille les enfants et adolescents issus des écoles primaires du territoire concerné est implanté à l'extérieur du périmètre prioritaire au titre de la politique de la ville.

« Je veux croire, Madame la ministre, que vous prendrez en compte les réalités du terrain en répondant favorablement et sans délai à ma requête de classement en REP Plus des établissements scolaires accueillant les enfants et jeunes de ce quartier prioritaire "Politique de la Ville" qui n'en bénéficie pas..

« Je vous prie d'agréer, Madame la ministre, l'expression de mes salutations distinguées. »

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 05:38

La toute nouvelle secrétaire d'État en charge de la ville, Hélène Geoffroy, n'a pas trainé. Quelques jours à peine après avoir été appelée au gouvernement, celle qui est en train de transmettre le relais de ses fonctions de députée du Rhône, de maire de Vaulx-en-Velin et, en conséquence, de membre du conseil d'administration de l'association des maires Ville & Banlieue de France que je préside, m'a invité à une première rencontre informelle.

Ça a été pour elle l'occasion de rappeler son intention de poursuivre la relation de ses prédécesseurs avec notre association d'élus de communes accueillant sur leurs sols des quartiers prioritaires de la "politique de la ville", pour travailler à la cause de nos habitants.

L'échange a permis de lister un bon nombre de sujets de préoccupations, donc de chantiers à poursuivre, concernant l'ensemble des communes d'habitat social et de centres anciens dégradés. Autant de sujets qui parlent aux Seynois...

 

ÉDUCATION PRIORITAIRE ET DÉMOCRATIE DES PROJETS

Très préoccupée par les questions éducatives, la ministre a souhaité que notre association "fasse remonter" dans un très bref délai un état des lieux du sujet dans nos communes. Il reste en effet des incohérences à gommer, par exemple avec une géographie des réseaux de l'éducation prioritaire (REP et REP Plus) ne cadrant pas avec celle des quartiers prioritaires de la "politique de la ville", comme c'est d'ailleurs le cas à La Seyne, puisque les écoles accueillant les enfants de notre centre ville, site de rénovation urbaine, ne bénéficient pas du classement en REP Plus comme celles du quartier Berthe.

La question des "conseils citoyens", prévus par la loi pour associer les habitants aux projets de renouvellement urbain, est aussi un sujet de préoccupation partagée : il ne faudrait pas que nos concitoyens qui ont manifesté la volonté de s'y impliquer, et qui se sont formés à cet effet, se découragent face à la complexité et la lenteur de mise en œuvre du Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU).

 

SOLIDARITÉ NATIONALE ET TERRITORIALE

Les problèmes des ressources financières des communes populaires prioritaires seront également l'objet de travaux communs au ministère, aux parlementaires et à l'association des élus de banlieue, tant les mécanismes de la péréquation, de la dotation de solidarité urbaine et de la dotation politique de la ville, ne permettent pas toujours de constater que s'exerce une réelle solidarité nationale ou intercommunale en faveur des quartiers pauvres de nos communes. La Seyne en sait quelque chose, puisque les projections 2016 en ce domaine laissent penser que la baisse de l'appui de l'État à notre commune, même si elle ne sera réellement connue qu'au printemps, pourrait bien être encore plus forte qu'en 2015...

L'accès, enfin, prioritaire et renforcé, à l'ensemble des services publics de l'État pour nos concitoyens les plus fragiles, n'apparaît pas toujours comme une évidence, malgré les conventions signées en 2013 entre le ministre de la ville et une douzaine de ses collègues s'engageant à mobiliser prioritairement leurs moyens de droit commun sur les sites en difficulté. Pour nous, Seynois, la dernière inquiétude en date, et pas des moindres, concerne le devenir du service des urgences de notre hôpital George-Sand, dont j'ai récemment fait état sur ce blog, aggravée par une information apportée il y a quelques jours par un responsable de l'Association des médecins urgentistes de France...

On a donc encore du pain sur la planche.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 13:33

Tous me l'ont affirmé : la fermeture du site seynois de l'École supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE), anciennement appelée Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), n'est aucunement à l'ordre du jour.

Après avoir reçu, en compagnie de Christian Barlo, adjoint à l'éducation scolaire, un groupe de personnels de cet établissement installé à La Seyne depuis vingt ans, qui manifestaient de vives inquiétudes fondées, entre autres, sur un projet de convention entre les universités de Toulon et de Nice-Sophia Antipolis, j'ai pu joindre divers responsables qui ont tous été catégoriques. Les présidents des deux universités, comme un conseiller du Recteur de l'académie de Nice et la directrice de l'ESPE (qui compte deux sites à Nice, un à Draguignan, et celui de La Seyne), l'affirment à l'unisson : le site seynois de l'ESPE demeurera en activité.

J'en suis rassuré. Au-delà des réalités du bassin de formation, justifiant le maintien d'un site de formation accueillant chaque année en formation initiale et continue des centaines d'enseignants dans le "Grand Toulon", faute de quoi les étudiants délaisseraient immanquablement notre académie pour rejoindre celle d'Aix-Marseille, notre ESPE seynoise a en effet un rôle majeur à jouer dans la redynamisation urbaine, économique, culturelle et sociale de notre territoire. D'autant plus qu'elle est localisée dans un quartier dédié à la formation, à côté de l'important centre de formation d'apprentis centré sur les métiers de la mer, jouxtant le cœur historique de la ville désormais inscrit, parmi les quartiers prioritaires du pays, au titre du Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU).

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je me suis pour le moins "offusqué", il y a plusieurs mois de ça, de la disparition du contrat de plan État-Région de la "tranche 2" relative à l'extension du site seynois de l'ESPE, pourtant largement justifiée par le "trop-plein" découlant du succès de cet établissement universitaire. Je continue à estimer que c'est une grave erreur. Qui prend une coloration, certes en aucune manière inquiétante au regard des garanties qui m'ont été données ces jours derniers, mais suffisamment vive pour que je garde un œil vigilant sur d'éventuelles décisions contraires à venir. Que les dubitatifs ou les ignorants de la capacité rebelle de La Seyne se le tiennent pour dit.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 13:48

Qui qu'ils soient, quels que soient leurs âges, l'enquête, j'en suis sûr, permettra d'identifier les coupables pour que la justice les punisse et qu'ils soient aussi contraints à une réparation. L'école élémentaire Victor-Hugo, au Germinal, a en effet été sauvagement vandalisée ce samedi.

Quand on saccage une école publique, surtout dans un quartier où elle concourt, en première ligne, à assurer le plus possible aux enfants une égalité de chances de prendre leur future place dans la société, avec un travail, une conscience éveillée aux droits et devoirs, à la solidarité, à la vie sociale, ce sont les valeurs républicaines que l'on dégrade.

 

GRAND MERCI AUX FONCTIONNAIRES RÉPUBLICAINS

Ma gratitude va aux policiers municipaux et nationaux, mobilisés plusieurs heures durant, y compris la nuit, pour sécuriser et recueillir de nombreux éléments utiles à confondre les misérables qui ont fait ça.

Elle va aussi au directeur de l'école, aux fonctionnaires municipaux, cadres et agents, des écoles, des bâtiments communaux, de la régie de menuiserie, de l'informatique qui gère les alarmes, du ménage, et d'autres, qui, même sans être en service d'astreinte de week-end, se sont mobilisés volontairement depuis les faits, et une bonne partie du dimanche, certains avec des membres de leurs familles, pour que l'école puisse accueillir les enfants ce lundi, presque comme si rien ne s'était passé.

Faire perdre des temps d'éducation aux élèves aurait donné raison aux funestes individus qui se réjouissent en sourdine et ricanent sur l'air de "donner de la confiture aux cochons" en laissant scandaleusement entendre que la puissance publique s'implique trop, surtout quand elle le fait en faveur des plus humbles. Et qui, au fond, ne veulent surtout pas d'égalité entre les citoyens. Mais la République se doit de ne rien lâcher, ni rien tolérer qui la fragilise. Elle doit encore et toujours avoir raison. Surtout contre ses ennemis, le fussent-ils par bêtise.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 04:07

Gentil, trop brave, Vuillemot ! Que ne l'ai-je entendue, celle-là ! Sur l'air sous-entendu de... trop couillon. Eh oui, je le suis. Mais, si gentil n'a qu'un œil, gentil a aussi une cervelle et un peu d'expérience de son usage pour comprendre et améliorer les conditions du fonctionnement harmonieux du service public dû à nos résidents. Et relever où ça coince parfois.

Ainsi — et j'espère ne pas troubler leurs congés estivaux ô combien mérités — certains, heureusement rares, acteurs de l'Éducation nationale se comportent parfois bizarrement avec la commune. Et, tout gentil que je suis, je ne peux plus l'admettre, parce que ça nuit au fonctionnement de l'École. Cette belle école de la République qui rouvrira ses portes dans quinze jours...

 

IL Y A BIEN SUR CE QUI RELÈVE DE DÉCISIONS NATIONALES 

L'académie oppose ainsi presque chaque année une fin de non recevoir aux demandes de la commune plaidant contre des fermetures ou pour des ouvertures de classes maternelles ou élémentaires, y compris dans nos quartiers prioritaires. Ça n'a hélas rien de nouveau et je ne m'en offusque pas plus que ça.

Elle impose à la commune — comme aux autres — un aménagement complexe des horaires scolaires qui n'apporte pas grand chose aux enfants et aux familles, et surtout déstabilise sans vergogne les organisations des services communaux et associatifs en charge des temps périscolaires sans que ça semble perturber quiconque dans cette institution dont je mesure aujourd'hui pourquoi un certain Allègre l'a qualifiée de "mammouth". Ça non plus, ce n'est pas neuf, et je ne m'en offusque non plus pas plus que ça.

Mais d'autres faits, locaux ceux-là, émergeant depuis quelques années, bien sûr mineurs et plutôt isolés, compliquent la sérénité d'un nécessaire partenariat.

 

DU MÉPRIS AUX INJONCTIONS AUX ÉLUS ET AUX EMPLOYÉS DE MAIRIE

Ainsi, contrairement aux usages républicains que respectent les proviseurs de nos deux lycées, les inspecteurs des deux circonscriptions primaires, et quelques directeurs d'écoles, les actuels chefs d'établissement des collèges nouvellement affectés à La Seyne, hormis celui de Paul-Eluard, ne se sentent plus tenus par les règles élémentaires de courtoisie consistant à se présenter au maire pour un contact informel lors de leur prise de fonction, permettant de faire connaissance et de "fluidifier" les relations, dans le cadre d'échanges de bons procédés, la ville pouvant rendre de menus services aux équipes des collèges. Ce n'est certes pas une obligation règlementaire, mais ça fait partie des coutumes qui, normalement, simplifient la vie entre acteurs du service public.

Ainsi, on me rapporte trop souvent des exigences péremptoires et sans délai de travaux ou de fournitures de matériels, des injonctions aux personnels communaux, du genre ouvrir et fermer les stores et volets, la porte du bloc sanitaire, nettoyer les tableaux, et autres tâches qui ne sont pas si dévalorisantes et que les professeurs, comme jadis, peuvent accomplir eux-mêmes.

Ainsi, fussent-elles difficiles à maîtriser pour qui préside un conseil d'école, je n'accepterai plus les invectives gratuites à l'endroit des élus dans certaines, certes rares, de ces instances.

Et je pourrais multiplier les petits exemples de mauvais ressentis de nos élus et nos cadres et agents communaux, quoique imputables à un petit nombre de fonctionnaires de l'Éducation et sûrement pas voulus par la majorité. Mais on ressent l'image d'une institution vécue comme hautaine, parfois avec des postures de suffisance.

 

POUR AUTANT, NOS "TERRITORIAUX" FONT LEUR TRAVAIL

Je ne m'en offusque certes pas, et nos personnels communaux, qu'ils soient en charge des bâtiments scolaires, des appuis à l'école, de l'enfance, de la culture, du patrimoine, des sports, des transports, continuent à répondre favorablement, chaque fois que possible, et très au-delà des obligations qui sont faites à une commune vis-à-vis de l'école, aux demandes des enseignants.

Un chiffre pour illustrer mon propos : notre seul service culturel communal accueille chaque année scolaire, pendant le temps d'école, dans nos équipements culturels, 3.200 enfants de primaire, soit plus de la moitié des 6.200 petits Seynois scolarisés, accompagnés de leurs enseignants qui trouvent là un appui pédagogique à leurs projets. Et je pourrais détailler de la même manière les investissements communaux en matière de classes de nature, de classes de mer, de classes technologiques, de classes de mémoire de "La Navale", de financement des coopératives scolaires, de transports d'enfants, d'appui aux événements qui rythment l'année scolaire, etc.

Et cela sans contrepartie. Ou si rarement. Voire parfois avec une forme de dédain, pour ce qui concerne heureusement certaines rares écoles, comme si les agents communaux devaient être des serfs au service d'une seigneurie académique. Moi qui suis aussi enseignant public, mais qui n'ai jamais travaillé qu'en collège, jamais je n'ai vu mes collègues déconsidérer, ainsi que le font certains enseignants primaires seynois, les personnels administratifs, techniciens, ouvriers et de service avec lesquels nous constituions de vraies équipes.

 

OU NOUS REPARTONS SUR DES BASES RÉPUBLICAINES, OU CHACUN POUR SA PEAU

Ça fait sept années que ça me tourmente et que je le dis. Je ne prends donc personne en traître. Nous sommes à deux semaines de la rentrée et ça laissera à tous le temps de méditer, à commencer par l'administration de l'Éducation nationale qui a, si besoin, le devoir de sensibiliser et former ses agents à des relations apaisées avec la commune.

S'il le faut, je demanderai aux élus de ne plus siéger aux conseils d'écoles, les réunions de cadrage entre les directeurs et nos responsables techniques municipaux devant largement suffire. Et je ferai organiser, parallèlement, des rencontres d'échanges avec les représentants des parents d'élèves, à la mairie.

S'il ne devait pas y être remédié pour la prochaine rentrée, à la discourtoisie de certains responsables d'équipes éducatives, aux injonctions abusives de quelques directeurs ou professeurs des écoles envers les fonctionnaires territoriaux et les élus, aux organisations imposées par l'État sans possibilité d'aménagements discutés, de surcroît fort onéreuses pour la commune, à l'instar de la réforme des rythmes qui coûte plus de 300.000 euros annuels à mes concitoyens contribuables, j'opposerais une posture qui pourrait aller jusqu'au retrait pur et simple des appuis financiers, matériels, logistiques et de coopération pédagogique que la commune assure volontairement depuis des années à l'École de la République, au-delà de ses obligations règlementaires, et je recentrerai ces moyens sur l'éducation périscolaire conduite par nos services et nos partenaires associatifs.

Je ne veux pas en arriver là, parce que, je ne le répèterai jamais assez, nous devons être, tous ensemble, cadres et agents de l'École, élus et fonctionnaires des collectivités, dans une démarche de franche coopération, d'égaux à égaux, avec les familles et les associations, plaçant l'Enfant au centre de nos politiques éducatives, dans tous ses temps de vie, pour plus et mieux élever sa conscience, pour lui donner les clefs de son insertion professionnelle, et, plus que jamais, faire barrage pour lui aux obscurantistes qui s'ingénient à saper les fondements de notre République qui doit pourtant viser à la construction égalitaire des futurs adultes citoyens.

Mais je sais qu'on n'en arrivera pas là. Comme dans la cour de récré, la balle est dans le camp de mes partenaires. À eux de jouer. Nos élus et nos employés communaux sont sur la brèche pour préparer une bonne rentrée. Bonne fin de vacances à tous.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 05:55

Je m'étonnais depuis quelques temps de ne plus être interpellé comme auparavant par des parents sollicitant mon appui pour obtenir une place en crèche pour leurs tout-petits. J'avais imaginé que les gens avaient fini par comprendre que je leur aurais poliment répondu que je ne pouvais ni ne voulais intervenir pour déroger aux critères établis car ne souhaitant pas donner satisfaction à une famille au détriment de dizaines d'autres. Il n'en était rien : un récent bilan de la situation de l'offre d'accueil de la petite enfance à La Seyne montre que les besoins ont fini par être satisfaits et qu'il n'est nul besoin de me demander un coup de pouce, que j'aurais comme à l'ordinaire refusé.

Et pourtant, le nombre des 0-3 ans n'a cessé de croître depuis dix ans, passant de 2543 en 2004 à 3240 en 2013, dernière année pour laquelle la Caisse d'allocations familiales, autorité de tutelle des politiques familiales, dispose d'éléments chiffrés.

 

PLUS DE NOUVELLES OFFRES QUE DE NOUVEAUX ENFANTS

Mais les réponses aux besoins de garde de nos tout jeunes concitoyens ont parfaitement suivi l'évolution démographique, et l'ont même devancée. Ainsi, avec 1114 places d'accueil, La Seyne compte au nombre des communes disposant de la plus importante offre. Ce sont 243 assistantes maternelles qui assurent 664 places, et 20 structures d'accueil collectif (11 crèches municipales et associatives cofinancées par la Ville, et 9 micro-crèches qui s'autofinancent) qui accueillent 450 enfants par jour. Rien que sur les deux dernières années, le nombre de places offertes en accueil collectif a plus augmenté que la population enfantine (43 pour 23 nouveaux enfants).

Entre la Ville, qui consacre chaque année près de 9% de son budget à la petite enfance, dont presque 230.000 euros aux crèches associatives, et la Caisse d'allocations familiales qui investit près de 300.000 euros annuels pour les petits Seynois, l'effort de la puissance publique est conséquent.

 

POUR UNE GESTION RAISONNÉE DES MOYENS PUBLICS

En période de réelle inquiétude pour les finances publiques, notamment communales, qui subissent les baisses drastiques des dotations de l'État, la raison commande de centrer les efforts conjugués de la Ville et des associations sur le maintien de l'offre et sur l'amélioration de sa qualité.

Il est nécessaire de travailler à la remise en place d'un "relais d'assistantes maternelles" dans le sud de la commune à partir de la maison intergénérationnelle municipale du quartier Saint-Georges, à la poursuite des rencontres d'échanges des professionnels de la petite enfance, à la maintenance des équipements, et aux modalités d'information et d'inscription via un guichet unique et un dispositif "en ligne" partenarial.

Mais il serait en revanche déraisonnable, le bel esprit d'initiative associative volontaire seynois que l'on connaît dût-il en concevoir quelque déception, de prévoir un soutien public à la création de nouvelles structures. Du moins tant que les besoins des familles continueront à être couverts.

 

(Pas d'inquiétude pour le droit à l'image : les petites filles de la photo, c'est la fille de ma fille et une de ses copines !)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 07:30

Tout frais, les résultats du bac, ce mardi soir ! Et on n'aura pas attendu longtemps pour fêter ça. En tous cas, c'est avec beaucoup de plaisir que, accompagné de Mekki Boutekka, Isabelle Renier et Louis Correa, adjoints et conseiller municipal respectivement chargés de la jeunesse, de l'insertion professionnelle, et de la vie associative, et d'autres, nous avons accueilli l'association "Univers-Cité" dans le salon d'honneur de la mairie.

Une association toute jeune mais qui peut déjà afficher une vraie fierté pour, entre autres activités, avoir réussi avec bonheur à faire prendre une jolie mayonnaise entre jeunes en formation et autres (un tout petit peu) moins jeunes ayant joué le rôle de tuteurs volontaires pour accompagner, soutenir, aider les premiers.

Et les résultats sont là. Ils sont nouveaux bacheliers, nouveaux intégrants dans les formations d'aide-soignants ou d'infirmiers, et autres études professionnelles. Presque tous ont vu leurs efforts couronnés de succès.

Mais le plus important est à mes yeux la démarche de solidarité active entre citoyens des nouvelles générations qui attestent, si besoin était — et, à entendre certains propos de comptoir, il y en a en effet bien besoin ! —, que les jeunes de nos quartiers populaires, comme ceux de toute la cité, non seulement peuvent dépasser les difficultés économiques, sociales et culturelles qui freinent leurs projets d'insertion professionnelle, mais aussi que, lorsqu'ils ont réussi en exerçant un métier, savent s'engager auprès de leurs suivants d'âges pour qu'ils y parviennent également, en les soutenant avec une belle abnégation.

C'est beau. C'est utile. C'est citoyen.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 15:24

Ça se sait, je ne suis pas tendre avec le gouvernement que je soutiens lorsqu'il ne me semble pas aller dans le sens des intérêts de notre peuple. Mais, là, je me dois de joindre ma voix à la sienne et de l'inviter à tenir bon : il faut que ce volet de la réforme de l'École soit mené à bien. Et je l'encourage, sa ministre de l'Éducation nationale en tête, à, bien sûr, écouter les inquiétudes de mes collègues enseignants, mais aussi à se donner les moyens de la mise en œuvre de cette nouvelle organisation des enseignements des collégiens.

Je suis suffisamment bien placé, pour avoir traîné mes guêtres trente ans dans un de nos collèges, même si ça fait quelques années que je n'y ai pas "pointé", pour dire combien, derrière le bel intitulé de "collège unique", la droite a créé depuis 40 ans les conditions de la ségrégation sociale par l'éducation.

 

VIVE L'ENSEIGNEMENT BILANGUE POUR TOUS !

Il faut être faux-cul pour proférer l'idée que les classes bilangues ne sont pas un moyen détourné de creuser le fossé entre les jeunes qui y sont inscrits et la grande majorité de ceux issus de familles qui n'ont pas perçu la feinte permettant de regrouper entre eux des collégiens "bons élèves" qui, donc, ne peuvent plus "tirer vers le haut" tous les autres. Pourquoi, alors qu'on serre la vis des emplois de fonctionnaires (ce qui n'est pas bien !), le ministère créerait-il des postes nouveaux de profs d'allemand (et autres langues moins courantes que l'anglais) si ce n'était pour permettre à plus d'enfants, de façon plus et mieux égalitaire et républicaine, de maîtriser la langue et la civilisation de nos pays voisins ? En outre, tous les enfants qui auront commencé une initiation à l'allemand, à l'italien ou à l'espagnol en primaire pourront, à bon droit, poursuivre cette formation en sixième : c'est dit dans le projet ! Et plus seulement les privilégiés malignement inscrits en "classes bilangues". Gardons donc notre énergie pour nous assurer, voire imposer, que ce soit bien le cas dans les faits. Et aucun de nos "minots" ne sera plus... privilégié. Donc tous le seront.

 

VIVENT LES HUMANITÉS POUR TOUS !

Il faut être hypocrite pour s'offusquer soudainement du devenir du latin et du grec, alors que - posez comme je l'ai fait la question à des enseignants de lettres classiques - ça fait déjà des années que leur enseignement comprend, outre les acquis linguistiques, une éducation aux faits historiques, sociaux, culturels, de ces civilisations d'antan. Le nouveau dispositif vise à ce que de plus en plus de collégiens en profitent dans les temps de coopération interdisciplinaire que nous, enseignants, notamment de nos quartiers populaires, avons toujours appelés de nos vœux pour motiver nos jeunes. C'est mal, ça ? Ce n'est pas républicain, ça ? Veillons seulement au contraire à ce qu'aucun collège, surtout de nos quartiers prioritaires, n'échappe à cette offre ! Gardons nos forces pour nous "rebeller" si ce ne devait pas être le cas.

 

MADAME LA MINISTRE, TENEZ BON !

Car il faut être être rebelle. Encore et toujours. Mais à bon escient. Gardons-nous de nous laisser entraîner sur des voies qu'ouvrent, une fois de plus, ceux qui s'insurgent contre les mariages pour tous (contre l'amour ?), contre les votes des immigrés vivant depuis longtemps dans notre République aux élections locales (contre l'Égalité et la Fraternité inscrites aux frontons de nos édifices publics ?), contre toutes les avancées sociétales. Ceux qui, instrumentalisés ou non, font le jeu des pires ennemis de la République.

On l'aura compris, fussé-je à contre-courant, la raison me guide à dire que Nadjat Vallaud-Belkacem a raison d'être courageuse. Et de tenir bon.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse

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Marc VUILLEMOT

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