18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 05:51

Des centaines de parents, futurs parents et tout-petits ont visité ce samedi le forum seynois de la petite enfance. Pour sa troisième édition, ce rendez-vous désormais annuel a tenu à la fois d'un véritable salon promotionnel d'une offre sociale et éducative de qualité, d'un « spot » d'activités ludiques favorisant le développement psychomoteur et social pour les enfants, et, par des stands, ateliers et tables rondes, d'une occasion de sensibilisation et de formation des familles et des professionnels à divers enjeux sanitaires et éducatifs pour les plus jeunes de nos concitoyens.

C'est à ce genre d'occasions que l'on mesure les efforts accomplis en quelques années, en qualité et en accroissement des offres, sous l'égide de la puissance publique locale, par les services communaux, le monde associatif et les acteurs individuels des modes d'accueil que sont celles – plus rarement ceux – qu'on appelle les « nounous »...

 

Isabelle Renier et Rachid Maziane, les deux élus qui se sont succédé aux fonctions d'adjoints en charge de la petite enfance, et tous les fonctionnaires et acteurs associatifs ou individuels qui œuvrent pour cet indispensable service au public, peuvent légitimement être fiers du travail qu'ils ont conduit en dix ans. 

 

PRÈS DE 40 % DE NOUVELLES POSSIBILITÉS D'ACCUEIL EN DIX ANS

Ce sont en effet désormais 1200 tout-petits Seynois qui peuvent bénéficier des 498 places d'accueil agréées pour La Seyne, soit 137 de plus qu'en 2010. Alors que j'étais, au début de mon premier mandat, souvent sollicité pour un « appui » afin d'obtenir une inscription dans une crèche pour un bébé à naître, très rares sont aujourd'hui les familles qui ne trouvent pas de solution adaptée à leurs besoins de garde et d'éveil.

C'est désormais un réseau coordonné de 6 crèches collectives municipales, 4 crèches collectives associatives, 13 « micro-crèches » pouvant chacune accueillir une dizaine d'enfants, et 180 assistantes maternelles, qui permet d'assurer une offre diversifiée, répondant à l'évolution des besoins des petits pour leur assurer un développement équilibré physiologique, moteur, cognitif et social.

 

UN SOUTIEN AUX « NOUNOUS » ET UNE OFFRE DIVERSIFIÉE

Au-delà du développement quantitatif de l'offre d'accueil, on peut s'enorgueillir d'avoir vu aboutir une évolution qualitative impulsée par la ville. Plus de cent « nounous », qui se considéraient comme trop isolées, peuvent bénéficier d'un tout nouveau « relais d'assistantes maternelles » au sein duquel elles peuvent se retrouver pour faire bénéficier les petits dont elles ont la garde d'activités plus collectives dans des espaces adaptés. L'accueil occasionnel est aussi désormais développé dans l'ensemble des structures pour répondre aux besoins des parents. Des formations permanentes sont assurées pour les professionnels et des temps forts événementiels ouverts aux familles, à l'image du forum qui s'est tenu ce week-end, permettent de soutenir l'exercice de la fonction parentale.

Pour les familles seynoises, le projet éducatif de territoire qui se décline désormais de 0 à 25 ans, c'est l'assurance de bénéficier d'une tarification adaptée aux revenus, avec les mêmes aides quel que soit le mode de garde, pour pouvoir travailler, se mettre en quête d'emploi, ou organiser sa vie familiale. Pour les enfants, y compris bien sûr ceux porteurs de handicaps parfaitement intégrés grâce à des personnels spécialisés, c'est la garantie d'un engagement de la puissance publique à compenser les inégalités territoriales, sociales, culturelles ou économiques. Et, au regard des satisfactions que les familles ont exprimées ce samedi, je ne peux m'empêcher de penser que ceux qui ressassent que le service public en fait trop feraient mieux tourner plusieurs fois leur langue dans la bouche avant de s'exprimer...

 

COMMENT FERAIT-ON SANS NOTRE SERVICE COMMUNAL DES JEUNES ENFANTS ?...

Il me faut saluer, outre ceux, qu'ils soient publics ou privés, associatifs ou non, qui mettent au quotidien leurs compétences professionnelles au service des enfants dont les parents veulent concilier au mieux l'exercice de leur métier et leur vie familiale et personnelle, les institutions et structures agréées qui accompagnent le projet communal de la petite enfance : la Caisse d'allocations familiales, le service départemental de la protection maternelle et infantile, ou encore l'Association « Vivre en famille », structure agréée pour le soutien à la fonction parentale.

Tous – ou presque – étaient là, au forum, ce week-end, bénévoles, volontaires et actifs, pour les parents et les enfants. Une bien belle image du service que la République doit à ses citoyens de tous âges. Et qu'il nous faut continuer à développer, améliorer et préserver. Surtout dans un contexte où certains ne cessent de le dénigrer.

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 14:45

Chapeau, les jeunes de notre métropole toulonnaise, même si vous nous pointez du doigt, nous les anciens, pour nos erreurs qui causent nos presque irrémédiables traumatismes écologiques !

On me dit que vous êtes des centaines, voire des milliers, de Varois à nous rappeler à Toulon que, en 2050, nous serons morts, mais que vous, vous aurez à subir et gérer nos inconséquences pour que vos propres enfants et petits-enfants, et vous-mêmes, surviviez.

 

J'espère que, collectivement, quelles que soient les sensibilités des adultes républicains que nous sommes, nous entendrons votre message. Et, si nous ne l'entendions pas, le nez dans le guidon de nos réalités politiciennes qui, même si elles ne font pas partie du quotidien de nombre d'entre nous, pourrissent la vie démocratique de notre nation républicaine, je ne peux que vous engager à ne "rien lâcher", comme vous dites.

On ne peut plus accepter que l'ultra-libéralisme massacreur des équilibres durables de la planète creuse vos tombes, y compris celles des descendants de ceux qui l'entretiennent à leur profit immédiat. Vous avez raison de nous interpeller vivement. Et vous auriez raison de nous tanner le cul si nous continuions à laisser faire. Surtout nous, qui nous prétendons de gauche.

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 05:38

La Seyne est aux côtés des enseignants qui y exercent. En travaillant avec l'Éducation nationale et les syndicats de professeurs bien en amont des décisions d'ouvertures/fermetures de classes qui ont lieu chaque année, et tandis qu'on estimait à huit le nombre de postes d'enseignants primaires devant fermer à la prochaine rentrée, tant notre « démographie scolaire » tend à la baisse continue du nombre d'élèves, nous avons obtenu qu'une seule classe disparaisse. C'est une satisfaction réelle qui s'ajoute à celle, plus que probable, de voir notre ville bénéficier du label de « cité éducative » pour son accompagnement communal de l'École et son action péri- et extra-scolaire reconnue.

Mais d'autres préoccupations demeurent. Notre centre-ville n'est toujours pas inscrit dans la géographie de « l'éducation prioritaire », les maîtres chargés d'aider les équipes éducatives à agir pour les enfants en difficulté disparaissent, « l'École de la deuxième chance » de notre métropole, portée par une organisation patronale et destinée aux 16-25 ans en difficulté d'insertion professionnelle, n'accueille que deux Seynois, et les associations qui concourent à l'éducation des temps libres sont à la peine.

C'est dans ce contexte mitigé de bonnes et mauvaises nouvelles que j'ai adressé un courrier à l'Inspecteur d'académie, directeur des services varois de l'Éducation nationale...

 

« Monsieur le directeur académique,

 

« Je me fais le porte-parole des Seynois pour vous remercier d'avoir renoncé aux fermetures de classes qui avaient été envisagées dans les écoles de notre quartier Berthe pour la rentrée 2019.

 

« Nul doute que les enfants tireront le meilleur parti de cette décision. En matière d'insertion urbaine, sociale et professionnelle, il faut toujours “marcher sur deux jambes” : le préventif et le curatif.

 

« Il aurait ainsi été incohérent que, au moment où l'État a répondu à mes sollicitations d'obtenir que nos quartiers populaires voient leurs moyens policiers renforcés pour améliorer la lutte contre la délinquance et la répression, ce soient l'éducation et la formation qui subissent une perte de moyens, alors qu'elles demeurent les meilleurs moyens de la prévention des déviances et de l'intégration citoyenne et vers l'emploi. Votre décision est ainsi une bonne chose.

 

« Il est toutefois prévu de fermer une classe à l'école Jean-Jacques Rousseau du quartier des Plaines. Il est vrai que la démographie évolue dans nos quartiers sud dans le sens d'un vieillissement de la population. On peut regretter mais comprendre votre décision.

 

« Je dois alors rappeler à votre attention que je réclame depuis des années que les écoles du centre-ville de La Seyne, l'autre quartier populaire prioritaire de la commune, en lourde difficulté sociale et économique, avec des indicateurs scolaires plus inquiétants même que ceux du quartier Berthe, soit classé Réseau d'éducation prioritaire renforcé (REP+), comme l'est notre grand ensemble d'habitat social.

 

« Je vous rappelle que Monsieur le ministre de l'Éducation nationale m'a confirmé que, dans l'attente de ce classement, rien n'interdit au Directeur académique du département de doter les deux écoles du quartier (maternelle Anatole-France et élémentaire Jean-Baptiste-Martini) de moyens particuliers identiques à ceux dévolus aux REP+.

 

« Le centre ancien, vous le savez, est une zone de sécurité prioritaire (ZSP), un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), et va enfin voir démarrer sous peu les opérations prévues au titre du Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU). Avec Berthe, il vient en outre de d'être retenu au titre des “quartiers de reconquête républicaine” et la politique éducative de notre commune devrait, d'après les premiers retours du Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), lui permettre d'être l'une des toutes premières à s'inscrire dans le nouveau dispositif des “cités éducatives”.

 

« C'est donc une situation similaire à celle du quartier Berthe. Et, là encore, l'éducation et la formation ne sauraient constituer le maillon faible de l'intervention publique visant à reconquérir l'égalité républicaine à laquelle les habitants ont droit.

 

« Je vous demande donc :

 

« 1°) d'accepter d'affecter le poste supprimé à l'école Jean-Jacques Rousseau en renfort aux équipes éducatives des deux écoles du centre-ville, notamment, à défaut d'un vrai dédoublement des classes de CP et CE1 dont bénéficient les écoliers des REP, pour accompagner les efforts des enseignants de ces premiers niveaux de l'école élémentaire de notre cœur de ville ;

 

« 2°) considérant la réalité socio-économique et les lieux de résidence d'une partie des élèves scolarisés à l'école élémentaire Ernest-Renan, sise à mi-chemin entre nos deux QPV (Berthe et centre-ville), de consentir un effort pour le maintien du “maître surnuméraire” qui y est affecté afin de soutenir les enfants de nos QPV qui y sont scolarisés pour qu'ils puissent continuer à tirer le meilleur parti de l'enseignement dispensé dans cette école reconnue “de mixité républicaine” par la diversité sociale et urbaine de ses élèves.

 

« La commune de La Seyne demeure à votre disposition pour évoquer ces questions avec vous.

 

« Veuillez agréer, Monsieur le directeur académique, l'expression de ma parfaite considération. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 08:08

 

D'innombrables Seynois sont tristement affectés, depuis que, ce jeudi, la nouvelle de la disparition de Daniel Hugonnet s'est répandue dans la ville.

 

Celui qui fut conseiller municipal communiste sous les municipalités de Philippe Giovannini puis de Maurice Blanc, de 1971 à 1983, aura durablement marqué La Seyne.

 

Des milliers de jeunes seynois lui doivent d'avoir connu les centres aérés, les camps d'adolescents et les cours d'animateurs municipaux, dont il fut à l'initiative. Nombre d'autres auront tiré parti, pour leur construction de futurs adultes, citoyens actifs et responsables, des offres d'activités socio-éducatives d'une kyrielle d'associations dont il aura été à l'origine ou co-initiateur, entouré d'une équipe riche de nombreux bénévoles et professionnels de l'enfance et la jeunesse qu'il aura su mobiliser à ses côtés : du Mille Clubs de Vignelongue à l'Association Maison intergénérationnelle de quartier (AMIQ), en passant par l'Amicale Seynoise des AdolescentsCiné-JeunesE-Lo-JeunesVidéomase, la Maison Associative Enfance Famille École (MAEFE) ou Vivre en famille (AVEF), et bien d'autres du champ de la prévention, de l'insertion sociale et professionnelle et de la formation : l'Association de Prévention et l'Aide à l'insertion (APEA), l'Association Seynoise pour l'Insertion (ASPI) ou encore Pro-Jeunes.

 

Cours municipaux d'animateurs (1970)

Fondateur de l'OMASE (Office municipal de l'action socio-éducative), regroupant jusqu'à une trentaine de ces associations seynoises, il aura été la clef de voûte de la patiente construction d'un véritable projet éducatif global communal, plaçant les enfants et les jeunes au cœur d'une attention constante et partagée de la puissance publique et des associations dans tous leurs temps de vie.

 

Après s'en être éloigné quelques années pour exercer son métier d'éducateur technique, appelé à prendre la succession de son père Élie à la tête de l'entreprise familiale d'imprimerie de l'avenue Docteur Mazen, il avait opté pour y renoncer et en être salarié afin de se consacrer pleinement à son activité publique et associative. Sa vie au service de l'éducation et l'apprentissage aura été consacrée par la remise en 2002 de la médaille d'or de la jeunesse, des sports et de la vie associative.

 

Conseiller municipal délégué à l'action socio-éducative, il était également en charge de l'environnement. Des milliers de Seynois de tous âges se remémoreront leur participation active aux opérations de reboisement de la forêt de Janas qu'il a organisées, des années durant, après les incendies qui affectèrent notre massif forestier, débouchant sur la création de l'association toujours très active des Amis de Janas et du Cap Sicié. On lui doit également la réalisation de nos CRAPA, ces circuits d'activités physiques en cœur de forêt, mais également son concours décisif à la réalisation de notre station d'épuration des eaux usées Amphitria. Et c'est aussi grâce à lui que la culture s'est invitée au milieu de la nature, puisqu'il fit du Fort Napoléon abandonné par la Défense nationale le centre culturel que l'on connaît aujourd'hui, dont l'activité rayonne bien au-delà de nos frontières communales.

 

Lors du départ des Maristes de La Seyne (2014)

Comme tant d'autres Seynois, j'ai perdu ce jeudi un formateur et maître à penser qui est loin d'être étranger à mon propre parcours de vie publique et associative.

 

Et La Seyne pleure un de ses grands serviteurs dont elle aura à cœur d'honorer la mémoire dans les prochains jours.

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 11:07

J'ai cru de mon devoir, il y a quelques jours, d'organiser une visite de découverte et de réflexion au Camp des Milles, pour un certain nombre d'employés municipaux.

Cette ancienne tuilerie, proche d'Aix-en-Provence, a été réquisitionnée par le gouvernement français pour y interner, de 1939 à 1942, et sans que les nazis allemands ne le réclament, plus de 10.000 personnes, dont un cinquième, de confession juive, furent envoyés vers le camp d'extermination d'Auschwitz. Parmi eux, nombre d'Allemands, d'Autrichiens et autres Européens, ayant fui leurs pays dès 1933 et l'accession d'Hitler aux fonctions de Reichskanzler, pensaient trouver dans la France de la liberté, l'égalité et la fraternité, un refuge accueillant et sûr. L'histoire et son cortège de lâcheté et d'intolérance attesta du contraire. Nul n'est à l'abri du pire.

Depuis 2012, une fondation, soutenue par l'État, y a ouvert un musée qui, outre les apports en connaissances historiques sur le contexte européen qui, depuis la crise économique des années 20, a conduit à l'une des pires barbaries dont on veut croire, depuis 1945, que le Monde ne connaîtra « plus jamais ça », permet aussi de comparer les conditions du ferment de cette horrible période du XXe siècle à celles qui ont mené à d'autres génocides : peu avant, ceux des Tziganes et des Arméniens, ou, plus récemment, celui des Tutsis du Rwanda.

 

DES FONCTIONNAIRES REMPARTS FACE AUX BARBARIES

J'ai voulu que nos fonctionnaires territoriaux, garants des valeurs républicaines, soient sensibilisés non seulement aux causes de telles abominations (peurs, préjugés, stéréotypes, intérêts divergents, etc.), mais également à ce qui peut à tout moment en découler du fait de minorités agissantes non empêchées par des majorités passives, de crises et de déstabilisations, d'emballements racistes, sexistes, religieux, de désignation de boucs émissaires, de rumeurs, d'infox et de complots. Au bout, on parvient inexorablement au remplacement de la démocratie par des régimes autoritaires puis aux persécutions et aux menaces contre tous.

 

TOUS LES SERVICES MUNICIPAUX DOIVENT CONTRIBUER À RÉSISTER

Avec mes collègues Isabelle Renier et Mekki Boutekka, adjoints à l'éducation et à la jeunesse, qui m'ont accompagné lors de cette journée formative, nous avons demandé aux services municipaux de l'enfance et la jeunesse, de l'éducation scolaire, du sport et de la culture, des solidarités, qui seront soutenus et accompagnés en cela par les professionnels du Camp des Milles, d'imaginer et de conduire des actions de sensibilisation, de prévention et d'éducation en direction de leurs publics, depuis le plus jeune âge. J'ai aussi tenu à ce que tous les services communaux disposent en leur sein d'employés volontaires pour être des référents dédiés à la prévention des discriminations et des engrenages barbares auxquels toute institution publique républicaine, telle une mairie, a le devoir d'être en première ligne pour résister.

Cette démarche n'est pas un gadget. Ce que j'entends, ça et là, de plus en plus en plus souvent, de la bouche d'un nombre croissant de mes concitoyens seynois, fait froid dans le dos. Les votes qui ont été émis chez nous ces dernières années accroissent mon inquiétude. À La Seyne comme ailleurs, mais peut-être plus, les événements de violence et la pauvreté croissante, la dégradation urbaine, la ségrégation sociale, alimentent un funeste terreau.

 

RÉSISTER À L'OBSCURANTISME EST L'AFFAIRE DE TOUS !

Je crains pour nos valeurs républicaines et démocratiques. Je pose un regard inquiet sur ce qui se passe, élection après élection, dans le Monde et chez nos voisins d'Europe. L'élection européenne de 2019 pourrait nous réserver d'angoissantes surprises. Je partage le point de vue d'Alain Chouraqui, directeur de la Fondation du Camp des Milles : « les extrémismes nationaliste et islamiste se nourrissent l'un de l'autre et prenent en tenaille les sociétés européennes ».

J'invite aussi l'ensemble de mes concitoyens seynois à prêter attention aux dangers qui guettent nos démocraties. Et, c'est à une heure de route de chez nous, pourquoi pas, à découvrir ce musée historique, mémoriel et réflexif du Camp des Milles...

Ou, au moins, à parcourir le petit manuel de survie démocratique publié par la Fondation du Camp des Milles en cliquant sur l'image ci-dessous...

 

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 03:57

De ce dernier vendredi à dimanche s'est tenue sur notre « Esplanade Marine​​​​​​ » la huitième édition de la « Fête de la science », déclinaison locale de l'événement national imaginé en 1991 par l'ancien ministre Hubert Curien, père de l'Europe spatiale et promoteur infatigable de la culture scientifique et industrielle.

 

La Seyne s'est forgé au fil des années une solide réputation dans le domaine de la vulgarisation scientifique par l'activité du jeu et de la découverte. J'ai prononcé une allocution inaugurale de cet événement désormais réputé dans notre Région Provence...

 

 

« Mesdames Messieurs,

 

« Bienvenue à toutes et tous à La Seyne-sur-Mer !

 

« Si nous vivons la 27ème édition nationale de la "Fête de la science", c'est la 10ème fois que la ville l'organise sur son territoire, et c'est le 8ème village départemental que la ville coorganise avec la coordination départementale "fête de la science", le plus important du Var. Le 6ème, enfin, avec notre partenaire et coordinateur départemental, l'association Gulliver.

 

« Si vous aviez à quel point nous sommes heureux et fiers de cette toute jeune tradition ! Et le hasard n'est vraiment pour rien dans le fait que ce rendez-vous varois, rendez-vous de l'éveil, de la curiosité, de la culture, de l'intelligence, du partage des connaissances ait lieu, ici, à La Seyne.

 

« Notre ville, base maritime du Pôle de compétitivité mer Méditerranée, a dans ses gènes, avec plus d'un siècle d'industrie navale et, aujourd'hui avec les scientifiques, les chercheurs, les ingénieurs et techniciens qui vivent et travaillent ici, une vraie culture de la science fondamentale et appliquée.

 

 

UNE BELLE IMPLICATION DES ASSOCIATIONS, ENTREPRISES ET CENTRES DE RECHERCHE

 

« D'ailleurs, ce village départemental est animé par nombre d'acteurs locaux, même si ni notre commune ni la plupart des associations, entreprises et centres de recherche qui sont présents ici n'apparaissent pas parmi les autres dans la rubrique "Ils font la fête de la science" de la jolie brochure programme qui a été éditée : Ifremer, Planète Sciences Méditerranée, la Division technique de l'Institut national des sciences de l'univers, et d'autres... j'y reviendrai bien entendu.

 

« Mesdames, Messieurs,

 

« Est-il nécessaire de rappeler la gravité des enjeux actuels au moment où l'on invite le public à un week-end ludique, au moment où la science se "fête" ?

 

« Eh bien oui, exactement comme on n'est pas obligé, sous nos latitudes, de "bronzer idiot", on peut "fêter intelligent"... et je rajouterai... "lucide", tout simplement.

 

« On peut enseigner aux jeunes et rappeler aux adultes qu'être curieux, que "chercher", n'a rien de neutre. Il est permis de se souvenir que, comme les trains, "une question peut en cacher une autre"...

 

« Oui... on peut tout en s'amusant se souvenir qu'éthique et science sont indissociables ; qu'il est vital de s'interroger sur la croissance, sur "quelle croissance" pour la planète ; que l'innovation ne doit pas constituer un but en soi et aveugle ou une quête tournée entièrement vers la rentabilité... Et qu'est-ce que la rentabilité, au fond ? Doit-on la considérer d'un point de vue individuel, privé ? Sur le long terme et pour l'humanité et le vivant ? Que deviennent les fameux "communs" dans un monde en voie de privatisation ? 

 

« En parlant de "communs", justement, je voudrais rappeler que La Seyne, en 2015, a été la première collectivité adhérente du mouvement de "Ocean nation",  la "Nation océan" pour le respect de ce "commun" que sont les océans, et doivent échapper à la sphère marchande.

 

Et rien de hasardeux non plus dans le fait que La Seyne, le 29 septembre dernier, elle accueillait le mouvement de lutte contre la pollution de nos fonds marins par les boues rouges... Et là encore, se pose la question du lien entre développement industriel, entre emploi et respect de l'environnement...

 

 

DES ENJEUX MAJEURS DE SOCIÉTÉ AU DÉTOUR DE L'EXPÉRIENCE SCIENTIFIQUE

 

« Que de questions non résolues par nos sociétés ! Et qui traversent, forcément, ces moments festifs et conviviaux ; des questions, je le sais bien, que vous connaissez par cœur, vous dont les travaux sont au cœur de ces enjeux...

 

« Alors optimisme ? Pessimisme ? Antonio Gramsci, ce grand penseur et révolutionnaire italien du siècle dernier, se disait "pessimista con l'intelligenza, ma ottimista per la volontà" – "pessimiste par l'intelligence mais optimiste par la volonté – . C'est pas mal, je trouve, pour vous caractériser, vous les femmes et les hommes de science et d'industrie innovante.

 

« Et quoi de plus optimiste que le rassemblement de jeunes, car la journée d'hier a, comme de coutume, été consacrée aux scolaires, avec quelque 650 élèves, du CE2 au lycée, sur les 17 stands du village. Beaucoup de jeunes seynois, mais aussi des élèves de toute la métropole et même au-delà, de Draguignan ou de Saint-Cyr ! Et ça, c'est formidable !

 

« Aujourd’hui et demain, c'est au tour du grand public. Les exposants ont carte blanche pour construire leurs animations... décidément, c'est un rendez-vous à ne pas manquer, ce village est joyeux et passionnant. Bravo !

 

« Et l'on me dit que cet après-midi, les visiteurs pourront "adopter un chercheur" ? Drôle de façon de soutenir moralement la recherche ou peut-être, plus simplement, de démontrer sa passion pour telle ou telle discipline... Il y aura aussi une chasse au trésor pour les 600 enfants qui, en moyenne, fréquentent le village durant le week-end... Et je ne veux pas oublier de le rappeler : ce village, votre village, attend pas moins de 5000 visiteurs... C'est assez impressionnant.

 

« Voilà. Ce succès, on le doit aux acteurs associatifs et aux universités, aux laboratoires et aux entreprises de pointe - j'en ai déjà cité quelques uns.

 

 

5000 VISITEURS, DES ÉCOLIERS ET COLLÉGIENS AU GRAND PUBLIC

 

« Mais rappelons la présence des "Petits débrouillards PACA", d'IFREMER, du centre de Physique des particules de Marseille, de "Planète science Méditerranée", de l'Université de Toulon et de l'INSERM PACA/Corse, de la Division Technique de l’INSU, je l'ai dit, de l'association "S'pece" dont le domaine est la protection de l'environnement et des espèces, citons aussi le village des tortues de Carnoules, "Mer nature",

 

« Et bien entendu les collèges La Marquisanne de Toulon, Romain-Blache de Saint-Cyr, le lycée Anne-Sophie-Pic de Toulon, qui assure l'accueil du village...

 

« Je les félicite et les remercie toutes et tous, comme je remercie les fonctionnaires de la ville qui s'investissent dans l'aventure (dont, bien sûr, Marc Bazzucchi, coordinateur, interlocuteur des organisateurs), l'événementiel, les sports,  l'entretien des locaux, les espaces verts, la reprographie, la communication, l'informatique...

 

« Et, naturellement, une mention particulière de l'association Gulliver, coorganisateur et coordinateur départemental de cette "Fête de la science", que je remercie pour sa fidélité envers notre ville. Car Lénaïc Fondrevelle, responsable de l'association, choisit chaque année La Seyne pour organiser le village-phare du département, et cela nous honore, croyez-le bien.

 

« Merci et bravo, sincèrement à chacun, et belle "Fête de la science" à tous. »

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 05:18

Hubert Falco, président de notre métropole toulonnaise, a reçu ce jeudi soir le Premier Ministre, Édouard Philippe, en visite dans le Var. Dans la journée, le président de Toulon-Provence-Méditerranée s'était enquis auprès de moi, pour les relayer auprès de son honorable visiteur, des besoins de La Seyne pour regagner en sécurité et tranquillité publique comme en accompagnement social et en insertion, notamment professionnelle. Il a ainsi pu fournir au Chef du Gouvernement un dossier dont j'avais présenté l'essentiel dans un article de ce blog posté au lendemain d'un précédent drame survenu fin juin dans notre ville.

Nos requêtes et sollicitations, voire nos exigences, ont de même été transmises depuis des semaines à M. Philippe par les parlementaires de l'aire toulonnaise, comme elles l'avaient également été par le préfet du Var.

 

UNE VISITE DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR ET UNE AUDIENCE DU PREMIER MINISTRE

J'aurais certes apprécié, non pas tant que le Premier Ministre m'honore moi-même d'un échange, mais qu'il puisse consacrer quelques instants à entendre quelques-uns de nos concitoyens habitant dans nos quartiers populaires fragilisés, tant pour se faire une idée plus précise de l'impact terrible de la situation sur la vie de nos résidents que pour leur témoigner la compassion et l'attention que l'État doit porter à la réalité qu'ils subissent.

Cela n'a pas pu se faire, mais je formule le vœu que le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avec lequel je me suis entretenu au téléphone et dont la visite est annoncée chez nous dans les prochaines semaines, puisse accepter cette rencontre avec quelques Seynois en détresse.

Je serai moi-même reçu par M. Philippe mardi prochain à Paris. Je lui dirai que, de l'avis de tous les spécialistes de la sécurité, de la rénovation urbaine et de l'accompagnement social des habitants des quartiers prioritaires, la situation seynoise est d'autant moins inéluctable que la violence criminelle est relativement nouvelle et qu'il est possible de l'éradiquer si des ressources humaines et logistiques sont allouées à la police, et que la rénovation urbaine réalisée à Berthe a considérablement diminué les lieux offrant des possibilités de « zones de non-droit » tandis qu'il pourra en être de même au centre-ville lorsque les crédits seront enfin débloqués.

 

LA SITUATION N'EST PAS INÉLUCTABLE DANS UN TERRITOIRE EN PLEIN ESSOR

J'expliquerai au Premier Ministre que c'est d'autant plus vrai que, pour peu qu'on leur redonne les moyens dont ils disposaient il y a quelques années, les acteurs publics et associatifs de l'éducation scolaire et périscolaire, de la prévention, de la formation et l'insertion professionnelle, du sport et de la culture, ont prouvé leur volonté et leur capacité à faire des merveilles pour éviter que les enfants, les adolescents, les jeunes et les nouveaux majeurs, premières cibles de la prédation opérée vers la délinquance par des criminels endurcis, soient protégés et se voient ouvrir d'autres perspectives de vie que le chaos mortifère qui semble aujourd'hui constituer leur unique horizon.

Une ville et une métropole qui se rénovent, qui changent d'image, qui connaissent une formidable redynamisation de leurs économies de l'industrie, de la recherche et des hautes technologies marines, des services, de la culture, du loisir et du tourisme, créant des centaines d'emplois, ne peuvent laisser une partie de leur peuple sur le bord du chemin de leur renouveau. Ce ne serait pas digne d'une République égalitaire.

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 05:01

En rentrant, ce samedi, d'une visite de remerciement et d'encouragement aux personnels communaux qui, toute la journée, ont présenté au Parc Braudel des Sablettes, sous forme d'animations de découverte des disciplines, la vingtaine d'activités sportives proposées aux petits et grands par les écoles municipales de sports pour l'année 2018-2019, je n'ai pas pu m'empêcher de me questionner, non sans inquiétude, sur la capacité de la Ville à pérenniser cette offre, existant depuis plus d'un demi-siècle, de service public presque gratuit (20 euros par année pour les enfants...).

C'est que, chaque année, la situation budgétaire des collectivités locales est rendue plus précaire par des politiques publiques d'État toujours plus contraignantes. Les subventions n'arrivent plus. Les dotations ont baissé durant quatre ans. Si elles sont stables aujourd'hui, l'État brandit la menace d'en retenir une partie si les collectivités ne respectent pas le « pacte financier » qu'il leur impose, les obligeant à contenir chaque année l'augmentation de leurs dépenses bien en dessous du taux de l'inflation. Donc, de fait, à réduire l'offre de service public, alors même que les inégalités s'accroissent dans les populations et que, dans une république qui s'affiche égalitaire, c'est justement elle qui permet de compenser quelque peu les différences de situations sociales et économiques entre les citoyens...

 

FAUT-IL ABONDONNER LE LOISIR ÉDUCATIF ET SOCIAL AU SECTEUR MARCHAND ? 

Et ce n'est ni sur l'État Civil, ni sur l'entretien des écoles, ni sur aucune des compétences obligatoires dévolues aux communes, qu'on peut économiser. C'est sur les coûts des services que, souvent depuis des décennies, les villes ont volontairement développés pour le bien-être de leurs habitants et la qualité de vie locale : le sport, la culture, l'accompagnement éducatif, les loisirs, la solidarité, le soutien à la vie associative... Devra-t-on abandonner ? Les plus aisés achèteront-ils ces services au secteur privé marchand toujours prêt à investir de nouveaux champs économiques abandonnés par la sphère publique, tandis que les plus pauvres y renonceront, se privant d'éveil de leurs consciences, de connaissances, de beauté, de sensibilité, de bien-être, de prévention sanitaire, de vivre ensemble, de temps libres actifs et instructifs ?

 

UNE RENTRÉE DES CLASSES ASSOMBRIE PAR UNE POLITIQUE... DE CLASSE

Cette situation est d'autant plus grave que le gouvernement, comme d'autres auparavant, au mieux fait un pari hasardeux, au pire agit délibérément pour plaire aux plus nantis de la finance internationale. Il compte que la redynamisation sera au rendez-vous au bénéfice de tous, en serrant la vis du service public, y compris celui qu'il assure lui-même, et celle des ménages, des salariés, des retraités, des artisans et petits entrepreneurs, pour dégager des moyens considérables pour aider l'économie du capital. C'est feindre de méconnaître les appétits féroces du monde de la finance et des grands patrons et actionnaires qui prennent les cadeaux sans investir vraiment dans la valeur travail, seul moyen réel de relancer la consommation des ménages.

Ça s'appelle une politique de classe. On réduit les aides au logement et on supprime les emplois aidés, mais on exclut le capital de l'imposition sur la fortune. On accroît la contribution sociale généralisée, y compris sur les pensions de retraite, mais on instaure un bouclier fiscal pour les revenus du capital. On limite l'accroissement annuel des prestations sociales à 0,3% alors que l'inflation est prévue à au moins 1,7%, mais on diffère la suppression du crédit d'impôt pour la compétitivité des entreprises, doublant, avec la baisse des cotisations, la largesse de quelques 20 milliards d'euros de trésorerie accordée sur les fonds publics au patronat. On exonère de cotisations les heures supplémentaires, soi-disant pour donner du pouvoir d'achat, mais on fragilise ainsi l'emploi salarié si l'on en croit le très sérieux Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) qui prévoit une perte de 19.000 postes. Et on pourrait multiplier les exemples de mesures prises depuis 2018 – voire avant – ou annoncées pour 2019...

 

UN SERVICE PUBLIC ASPHYXIÉ PEUT-IL POURSUIVRE SON RÔLE RÉGULATEUR ? 

Or, malgré cette casse assumée de l'État social, la dynamique économique n'est pas au rendez-vous. La croissance s'est limitée à 0,2% au cours des deux premiers trimestres de cette année, soit la moitié de celle de la zone euro. Comment pourrait-il en être autrement avec des ménages contraints à plus de contributions et dont la petite hausse de 0,5% du salaire net a été aussitôt anéantie par l'inflation, obligés de puiser dans leur épargne pour tenter de maintenir leur consommation ?

Dans sa présentation des orientations budgétaires de 2019, le Premier Ministre a confirmé il y a une semaine cette feuille de route qui ne bénéficie nullement aux citoyens. Éludant le sujet fâcheux du budget public de l'État en n'évoquant que la disparition programmée de 4.500 emplois de fonctionnaires nationaux, il s'est bien gardé d'aborder les intentions gouvernementales en matière de collectivités locales au bord de l'asphyxie.

Depuis les élections municipales de 2014, par rapport au mandat municipal précédent, on a vu croître de 32% le nombre de maires démissionnaires. Cette réalité exceptionnelle est symptomatique de la rudesse avec laquelle les communes sont désormais considérées. Ce sont pourtant elles qui sont en première ligne pour amortir pour leurs habitants, des plus pauvres aux classes moyennes, le choc des politiques publiques nationales et européennes.

Moi, je veux que La Seyne continue à offrir des écoles municipales de sports, des centres d'éveil aux arts, au théâtre, à la musique, des médiathèques, des lieux d'activités périscolaires, de l'animation pour nos seniors, de l'aide aux initiatives associatives sur toutes les thématiques. Ma détermination demeure sans faille en cette rentrée.

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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 09:10

« Τὰ Καίσαρος ἀπόδοτε Καίσαρι καὶ τὰ τοῦ θεοῦ τῷ θεῷ ». Oui, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, qui ne compte habituellement pas au nombre de mes amis les plus chers, a été prompt à répondre à la dernière lettre que j'ai adressée au Premier Ministre à la suite du nouvel événement dramatique qui a récemment entraîné la mort d'un jeune homme. Je l'en ai remercié dans un courrier et fait j'ai part de ma satisfaction au chef du gouvernement dans un autre (ci-dessous au bas de cet article).

La prudence demeure toutefois de mise et il faut espérer que les choses se concrétisent, notamment en terme de moyens humains et logistiques, mais il est désormais acquis que nos alertes sur la situation exceptionnellement grave que nous connaissons depuis plusieurs mois ont enfin été entendues.

Il reste, comme je l'indique à Édouard Philippe, à obtenir que soit abordée la question de cette délinquance, désormais criminelle, dans toutes ses dimensions, depuis la prévention par l'éducation dès le plus jeune âge, par l'école, le sport, la culture, le travail social de rue, l'insertion vers l'emploi, jusqu'à l'accompagnement des victimes et leurs proches et la réinsertion des personnes placées sous main de justice.

Merci, néanmoins, au préfet du Var et ses services, dont la police, qui ont rapidement apporté tous éléments attendus par le ministre de l'Intérieur, aux députées Guérel, Lévy et Muschotti qui ont relayé nos attentes, aux syndicats de policiers qui ont confirmé notre triste diagnostic, et aux mouvements politiques qui, à l'instar du PCF et du PS, ont soutenu notre démarche.

Nous demeurons vigilants et, avec les élus, l'ensemble des personnels territoriaux et les acteurs économiques et associatifs, déterminés à accompagner, dans le cadre des compétences communales et métropolitaines, les efforts que l'État va devoir déployer pour qu'on en finisse avec ces drames qui, au-delà de ceux qui les subissent, plongent toute notre population dans l'inquiétude et le doute quant à l'attention que la nation républicaine leur prête.

Pour que tout un chacun soit au fait de l'évolution des choses, je publie ci-dessous les derniers échanges de courriers faisant suite à mes lettres du 29 juin et du 4 août.

 

LA LETTRE DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR (7 AOÛT 2018)

 

MA LETTRE AU PREMIER MINISTRE (9 AOÛT 2018)

 

MA LETTRE AU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR (9 AOÛT 2018)

 

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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 06:33

Dans trois jours, il y aura un mois que j'aurai informé le Premier Ministre des inquiétudes que nous ressentons, à La Seyne et à Toulon, depuis une bonne année, autour des violences qui s'accroissent sur fond de trafic de drogue dans nos quartiers populaires urbains fragilisés. J'ai évoqué la question dans un article de ce blog.

Je peux comprendre que le Chef du Gouvernement ait d'autres chats à fouetter que de se pencher dans l'urgence sur le sentiment d'abandon de l'immense majorité des quelque 42.000 Toulonnais et Seynois qui résident dans nos quartiers prioritaires et n'aspirent, même si leurs situations sociales et économiques sont précaires, qu'à vivre dans la quiétude que la nation leur doit, et même des 180.000 autres des concitoyens de nos deux communes qui résident à leur proximité et s'inquiètent à juste titre.

 

FACE AU SILENCE DE MORT INSTITUTIONNEL.. PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES

Je ne m'attendais pas à ce que, d'un coup de baguette magique, les effectifs de police et les moyens de justice flambent, que les moyens de l'éducation scolaire et des temps libres, du sport, de la culture, de la prévention de rue, de l'insertion professionnelle, tombent miraculeusement du ciel, et que les tours où s'enkystent les trafics s'effondrent subitement. Mais j'espérais au moins un retour de quelque subalterne membre d'un cabinet ministériel, m'indiquant que ma missive en forme de S.O.S. était bien parvenue et qu'allait être mise à l'étude la suite qui pourrait lui être réservée. Hélas, seul un assourdissant silence me revient de Matignon.

Le préfet a fait ce qu'il a pu, avec les moyens dont il dispose, dépêchant dans l'urgence et pour quelques jours des C.R.S. dont la présence a bien rassuré la population. Les services de police ont continué avec succès leurs opérations anti-drogue, même si chaque poche de délinquance éradiquée est quasi aussitôt remplacée par une autre. J'ai alerté la députée de notre circonscription qui s'emploie à relayer nos craintes et nos demandes.

Mais on ne peut pas attendre jusqu'à la Saint-Glinglin que les oligarques se réveillent. Avec Mekki Boutekka, notre maire-adjoint à la jeunesse, et l'équipe de notre service municipal en charge des jeunes, nous avons décidé de prendre le taureau par les cornes pour cette tranche d'âge qui nous préoccupe le plus. Et c'est ainsi que nous avons chamboulé l'organisation du travail de nos animateurs municipaux...

 

DES SÉJOURS DE PLEINE NATURE, DES LIEUX OUVERTS LA NUIT, DES PROJETS PROFESSIONNELS

Les jeunes de 16 à 25 ans trainent la nuit, risquant toutes les déviances ?... les animateurs travailleront de l'après-midi à minuit, iront chercher les jeunes sur leurs lieux d'errance, et proposeront des activités, dans les Espaces Accueil Jeunes (EAJ) de proximité, ou des sorties en soirée. J'ai pu me rendre compte ce mercredi soir, au cours d'un barbecue à l'EAJ Jules-Renard de Berthe, de l'engouement que ces initiatives suscitent (photo en tête de cet article).

Les jeunes « tiennent les murs » des immeubles où les réseaux sévissent, risquant d'être entrainés dans les trafics par des malfaisants ?... les animateurs les embarqueront dans des minibus pour des séjours d'une quinzaine en camping, leur proposeront des activités physiques de pleine nature, où ça ne leur fera pas de mal de se confronter aux éléments naturels, aux risques, à la nécessaire solidarité d'équipe, au respect vital des consignes des guides sportifs de rafting, de nage en eau vive, de canyoning, d'escalade. 

Les jeunes adultes trainent les pieds sans perspective, avec la réplique facile sur le registre « de toute façon, il n'y a pas de boulot pour nous » ?... les animateurs les inviteront et aideront à se former pour qu'eux-mêmes, avec un Brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur ou un Brevet fédéral sportif, puissent s'occuper des plus petits, ou, pour d'autres, à partir de la Maison de la Jeunesse où des militaires rodés tiennent des permanences d'information sur les métiers de l'armée et de la gendarmerie, seront accompagnés pour qu'ils envisagent une insertion dans un métier de la défense, peut-être en passant par une phase de service militaire adapté (SMA), puisque celui-ci n'est plus, depuis le quinquennat de M. Hollande, réservé aux seuls jeunes des outremers.

 

L'ÉTAT N'EST PAS POUR AUTANT EXONÉRÉ DE SES RESPONSABILITÉS

Le conseil municipal, malgré quelques incompréhensibles réticences de certaines élues minoritaires, a validé ce mardi la démarche. Et la dépense qui ne sera amortie que par une petite aide que la préfecture a pu dégager. On y va donc.

Grand merci aux équipes de nos animateurs municipaux, à ceux des associations et clubs sportifs avec lesquelles ils coopèrent. Ils montrent, si besoin était, une fort belle image du service public si injustement dénigré et fragilisé.

Mais leur dynamisme et leur bonne volonté, bien au-delà de leurs obligations statutaires, n'exonèrent en rien l'État de ses responsabilités. Son silence est inacceptable. Je ne voudrais pas perdre patience...

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Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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