19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 07:06

Le gouvernement a transmis ce jeudi aux communes le protocole qu'elles doivent respecter pour aménager les écoles en vue de la rentrée scolaire prévue lundi 22 juin pour tous les enfants. Nos fonctionnaires sont prêts pour cette mission.

Ils le sont aussi pour la restauration scolaire. Ce service qui, bien qu'il n'a aucun caractère obligatoire, est assuré par la quasi totalité des communes françaises, a été lui aussi soumis à des règles particulières pendant la période de confinement.

Et ses agents, comme les enfants et leurs familles, ne seront pas sûrement pas fâchés de retrouver leurs habitudes d'antan...

 

Oui, comme ça a été relevé – et diffusé – un peu abruptement, il y a bien eu pendant des semaines, du pain et de l'eau servis à nos petits Seynois. Comme tous les jours de l'année, quels que soient les autres mets proposés aux enfants. Et comme dans toutes les familles à la maison.

 

UNE RESTAURATION COLLECTIVE ADAPTÉE À LA CRISE SANITAIRE

Mais, à La Seyne comme ailleurs, nos petits n'ont pas été soumis à un régime digne du bagne. L'eau et le pain, c'était, est-il utile de le préciser, comme au quotidien en période normale, pour accompagner des salades composées, des sandwichs variés, des laitages et des fruits, au détriment de plats chauds, car ils étaient les seuls aliments autorisés dès lors que les repas, du fait des contraintes de distance entre convives, ne pouvaient pas tous être servis dans les seuls restaurants scolaires adaptés aux normes de « liaison chaude ». Fallait-il refuser des enfants pour coller aux normes d'éloignement et n'accueillir que dans les salles agréées ? Que n'aurait-on pas dit si nous avions enfreint la loi ?...

D'ailleurs, à la fois pour répondre au besoin social de très nombreuses familles en difficulté économique du fait de la perte de leur travail en période épidémique, et pour ajuster à la réalité des repas froids proposés, j'ai décidé, pour cette période difficile d'épidémie, de réduire de 1,20 euro le tarif des repas, celui-ci étant ramené, suivant les situations socio-économiques des foyers, de 3,50 euros à 2,30 euros pour enfants des familles les plus aisées, et de 1,20 euro à la gratuité totale pour les plus aidés socialement.

Mais cet épisode polémique est derrière nous. N'en parlons plus.

 

LE DISPOSITIF SEYNOIS DE RESTAURATION EST CONNU POUR ÊTRE EXEMPLAIRE

Car, ça y est désormais, l'État le permet, dès lundi prochain, c'est le retour aux repas traditionnels confectionnés dans la cuisine centrale publique ultra-moderne qui, dix ans après que nous l'avons créée, continue à faire référence dans la région, et même au-delà, par ses aménagements hygiéniques, sa capacité de production, son organisation ergonomique du travail des personnels, son plan de formation continue des agents, son processus référencé de gestion écologique de ses déchets organiques et des emballages et contenants, son menu hebdomadaire sans viande, ses offres alternatives de mets pour raisons culturelles, sa confection de plats cuisinés avec les légumes bio produits par notre « ferme municipale » du Domaine de Fabrégas – et donc transportés par circuit court –, ses participations aux événements de sensibilisation aux cultures alimentaires des régions et du monde, son projet pédagogique d'éveil à l'hygiène, au goût, aux équilibres alimentaires et aux bons usages dans les temps de repas qui sont aussi des moments d'apprentissage de l'échange et du respect des autres, sa possibilité offerte aux familles de venir déjeuner pour évaluer in situ la réalité de l'offre, et son groupe de travail associant des parents à l'élaboration des menus, dans une démarche de démocratie participative.

Le service public communal offre à La Seyne ce que, sauf à devoir assumer un coup excessif, on ne peut s'offrir en achetant un service au privé qui, et c'est bien normal, doit s'assurer un bénéfice. D'ailleurs, depuis la rentrée scolaire de septembre 2012, aucune lettre de protestation ou pétition de familles ne m'est plus jamais parvenue. Même si, évidemment, comme partout, rien n'est totalement parfait et si des couacs existent parfois.

 

DES ENJEUX D'AVENIR... POUR PEU QUE L'ÉTAT FASSE CONFIANCE AUX TERRITOIRES

Et on peut aller encore plus loin, par exemple avec un second repas hebdomadaire sans protéine carnée, en avançant au-delà des obligations légales vers plus de produits issus de l'agriculture biologique et des producteurs locaux, ou en améliorant encore les process de gestion et de traitement des déchets.

Espérons que, avec les sombres perspectives économiques qui sont devant nous, l'État aura conscience que les collectivités locales, et plus généralement le service public, vont d'autant plus être indispensables pour amortir les inégalités qui vont s'accroître avec le chômage que les experts prédisent, et pour prendre toute leur part dans la transition écologique et solidaire qui, en matière d'aménagement urbain, de services, de consommation, de gestion des énergies et des mobilités, et de dynamisation économique diversifiée du local, s'avère désormais viable et urgente. Fragiliser les territoires en serrant la vis des dotations d'État et en ne compensant pas les charges conséquentes qu'ils ont dû engager pour parer au plus pressé de la crise sanitaire serait un très mauvais signal pour les temps d'après...

 

 

Les prochains menus de la restauration scolaire...

 

Et les prochains menus de la restauration des crèches... 

 

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 06:32

Ne nous réjouissons pas trop vite. Et ne relâchons pas notre vigilance. Tous les spécialistes expliquent que nous ne sommes pas à l'abri d'un regain de la pandémie. Mais, pour l'heure, divers indicateurs montrent que les Seynois ont plutôt bien respecté les consignes sanitaires et que ça a porté ses fruits.

Entre le début de l'épidémie et ces derniers jours, on dénombre moins de Seynois décédés à La Seyne ou ailleurs que sur la même période en 2019. Et, suivant les avis des médecins du centre de consultation et de test que nous avons ouvert – le tout premier du Var –, nous indiquant que le besoin est désormais éteint, nous avons pris la décision de le fermer, étant prêts à le réactiver si, par malheur, la situation l'exigeait à nouveau.

 

Je tiens à saluer tous ceux, fonctionnaires communaux, médecins et infirmiers de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), qui ont mis en œuvre ce dispositif dès le début de l'épidémie, sous l'égide conjointe de notre maire-adjoint Olivier Andrau et du docteur Wilfrid Guardigli, animateur de la CPTS.

 

DES CONSULTATIONS AUX TESTS, UNE BELLE CAPACITÉ D'ADAPTATION

Ce qui s'est avéré remarquable, ce fut la capacité d'adaptation dont élus, cadres et agents municipaux, médecins et personnels soignants, ont fait preuve. En quelques heures, la commune a trouvé des espaces pour ce centre, les a aménagés, les a élargis lorsque ça s'est avéré nécessaire, et les médecins et les infirmiers se sont organisés et relayés. Lorsque le besoin s'est fait sentir, le centre initialement dédié aux consultations pour « désengorger » les cabinets des médecins de ville et les services hospitaliers, a évolué en espace pouvant réaliser des tests virologiques.

Et tout cela s'est fait sous le patronage de l'Ordre régional des médecins, dans le cadre règlementaire fixé par l'État et l'Agence régionale de santé (ARS), contrairement à telle autre initiative de dépistage qui aurait pu, si nous n'avions saisi pour avis les autorités sanitaires qui nous ont formellement signifié leur désaccord, placer son promoteur dans une situation délicate.

 

RÉACTIVITÉ, ADAPTABILITÉ, EFFICIENCE

C'est cette capacité d'adaptation rapide et efficace qui, en situation de crise, est une nécessité absolue. C'est ce à quoi nous nous efforçons, chaque jour, du petit matin à la nuit, depuis de longues semaines.

N'aurions-nous pas pris des risques de transmission du virus si nous n'avions pas tiré la leçon des expériences d'autres, livrés plus tôt en masques que La Seyne ne le fut, ayant connu de longues files d'attente pour la distribution de ceux-ci, et décidé d'une livraison individualisée à domicile du maximum de protections, réduisant ainsi l'effet de cohue des points collectifs de remise ?

N'aurions-nous pas connu, comme beaucoup de communes fragiles ces dernières semaines, des violences urbaines de la part de jeunes gens désœuvrés, si nous n'avions déployé dans les rues de nos quartiers nos animateurs municipaux et leurs collègues des associations, pour des « maraudes » leur permettant d'aller à la rencontre des jeunes et apaiser les tensions ?

N'aurions-nous pas vécu, comme c'est le cas en certains endroits du pays, des situations sociales dramatiques si, constatant très vite les funestes effets conjugués de la fermeture de la restauration scolaire et de la perte brutale de revenus de familles déjà pauvres, nous n'avions « dévoyé » des moyens communaux financiers, logistiques et humains de leur destination ordinaire pour venir en soutien des associations caritatives et solidaires assurant la fourniture de produits de première nécessité ?

 

DOGME STATUTAIRE ET AJUSTEMENT SOLIDAIRE PROVISOIRE AUX BESOINS SOCIAUX 

La nouvelle phase de déconfinement prévue pour début juin va probablement entrainer un retour à l'école d'un nombre significatif d'enfants. Avec la diminution du chômage partiel aidé par l'État et les nécessités des entreprises, beaucoup de parents vont reprendre le chemin du travail. Au-delà de celle des acquisitions scolaires, la question de la garde des enfants va être prégnante dans les prochains jours.

Comme la plupart des maires, je me suis refusé à fragiliser le service public de l'Éducation nationale en ouvrant des sortes de « centres de loisirs » pour accueillir en temps scolaire, en parallèle à l'école, les élèves qui, faute de place, n'auraient pas pu être reçus dans les établissements scolaires qui n'acceptent que des groupes restreints d'enfants pour éviter les contaminations. Tant que les capacités maximales d'accueil des écoles (15 élèves par classe en élémentaire et 10 en maternelle) ne seront pas atteintes, je m'en tiendrai à cette posture : dans notre République, ce n'est pas à une collectivité locale d'assurer la mission fondamentale régalienne de l'État qu'est l'Éducation. Elle n'en a ni les moyens ni, surtout, les compétences. Chacun son métier. Ce n'est pas pour rien que les enseignants défendent, à juste titre, leur statut découlant de leur formation et de leur qualification.

Mais un maire a aussi un devoir social. Si, dans les jours à venir, les capacités des écoles étaient atteintes, j'ai donné instruction à nos services de se mobiliser pour ouvrir des espaces adaptés pour que les enfants puissent y être accueillis. Mais on ne va pas se mentir et laisser croire à quiconque que ça remplacera la fonction instructrice et émancipatrice de l'École. Ce sera du « loisir socio-éducatif, sportif ou culturel », certes éducatif, mais correspondant aux savoir-faire et aux qualifications des personnels communaux qui y seront affectés. L'objectif sera seulement d'éviter d'aggraver la situation sociale de familles qui ont plus que jamais besoin de revenus, donc de reprendre une activité professionnelle. Et ce ne peut être que provisoire, dans le strict cadre conjoncturel de la période.

Mais ça ne pourra se faire que dans la limite des capacités de nos espaces communaux agréés pour l'accueil de mineurs. Chacun comprendra que, avec ses capacités limitées du fait du protocole sanitaire, l'École ne peut recevoir au mieux qu'environ la moitié des 5800 enfants seynois inscrits en primaire, ce qui supposerait que l'autre moitié le soit par la Ville. C'est impossible : nous ne disposons pas assez d'espaces adaptés et de personnels qualifiés pour recevoir plus de 2000 enfants ! Il appartiendra donc à l'Éducation nationale, seule compétente pour évaluer les besoins éducatifs, de définir les priorités : qui, des enfants dont les parents travaillent, ira à l'école, fût-ce à temps partiel, qui sera reçu dans ces autres lieux, et qui, malheureusement, n'aura pas de solution.

Et ajustement provisoire pour cause sociale ne signifie pas baisse de vigilance sur l'immuabilité des principes fondateurs de l'école républicaine...

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 05:32

Si La Seyne a évité les événements violents qui ont crû au cours des mois de confinement de la part de jeunes gens dans beaucoup de communes vulnérables alors que les mêmes ingrédients explosifs étaient rassemblés chez nous, on le doit aux mesures préventives qui ont été menées avec efficacité et détermination.

Mais la période estivale exige une vigilance. Les jeunes seront nombreux car beaucoup moins de familles partiront, les difficultés sociales ont été aggravées par l'épidémie, l'habitude du respect des règles de vie en société s'est perdue, le confinement dans des logements surpeuplés a laissé des traces. C'est pourquoi une mobilisation exceptionnelle devait être envisagée.

C'est chose faite dans un bel élan de coopération entre services publics de l'État et de la Ville, du monde associatif et des acteurs économiques. Pour les vacances qui approchent, le programme « Bouge ton été ! », que La Seyne est la seule commune du territoire à proposer depuis 2014, va accroître son offre d'activités à plusieurs milliers de nos jeunes concitoyens.

 

ÉVITER LE DÉSŒUVREMENT POUR PRÉVENIR LES DÉVIANCES

En dévoilant un plan « anti-rodéos », le ministre de l'Intérieur a montré qu'il a entendu les alertes de nombreux maires. L'inactivité et le confinement forcés de plus de deux mois, avec la suspension de l'enseignement, de l'apprentissage, des activités socio-éducatives, sportives ou culturelles des temps libres, commençait, dans certaines quartiers de communes vulnérables, à poser de sérieux problèmes de comportements d'enfants, d'adolescents et de jeunes.

La Seyne est un des territoires qui y ont échappé. La mobilisation préventive des services communaux des 0 à 25 ans, couplée à celle des associations, renforcée par une implication des professeurs dans un télé-enseignement très individualisé, a permis de maintenir une relation constante aux jeunes et un accompagnement des familles dans l'exercice difficile de leur fonction parentale. Très peu de manifestations déviantes ont été enregistrées chez nous.

 

VIGILANCE POUR UNE PÉRIODE DE TRÈS LONGUES VACANCES

Mais les mêmes acteurs éducatifs ont aussi anticipé la période des congés scolaires. Si les contraintes vont peu à peu être levées, elle ne disparaîtront ni toutes, ni complètement. Le risque de débordements demeure au rouge. Il faudra accroître les offres d'activités pour que le maximum de jeunes profitent de temps encadrés, propices à l'exercice du « faire ensemble », de la responsabilisation, du respect des règles de la vie sociale, des autres et de soi-même.

Et comme, malgré la réouverture annoncée des collèges et des lycées début juin, il est probable que très peu de nos jeunes s'y rendront, la rentrée de septembre pourrait s'avérer difficile pour ceux qui, malgré l'imagination et l'engagement des professeurs, ont le moins pu bénéficier des dispositifs d'enseignement adapté, les écarts d'acquisition des savoirs, savoir-faire et savoir-être risquent fort de s'être accrus au bout de près de six mois sans lien avec la scolarité et les activités organisées. Il faut donc ajouter un volet  « Éducation et insertion » à la batterie traditionnelle des activités de loisirs de l'été.

 

DES LOISIRS ÉDUCATIFS, MAIS AUSSI DU RATTRAPAGE SCOLAIRE

C'est ainsi une mobilisation générale qui s'est fait jour pour l'été. L'État autorise la mobilisation des moyens qu'il a alloués à La Seyne, seule commune du Var à avoir obtenu le label « Cité éducative ». Les collèges activent leurs dispositifs de « Vacances apprenantes ». Les services municipaux de l'enfance, de la jeunesse, des sports et de la culture, les opérateurs culturels métropolitains que sont Châteauvallon et le Théâtre Liberté, et de très nombreuses associations, déploient un panel concerté et complémentaire d'activités de loisirs éducatifs, d'éveil aux sports et à la culture, en proximité et en sorties et séjours collectifs, mais aussi de rattrapage et d'accompagnement scolaire.

Fait nouveau pour cet été, notre club-phare, l'Union sportive seynoise, déjà très mobilisé pour l'insertion et la prévention, notamment avec son école de rugby accueillant plusieurs centaines de petits Seynois, va proposer un ensemble d'activités, sous forme de mini-stages de découverte de la balle ovale et d'autres pratiques sportives et ludiques, à partir d'une présence de ses éducateurs au cœur de nos quartiers.

Et, pour la première fois, il faut saluer l'implication de nos acteurs économiques, à l'initiative de la société d'ingénierie seynoise Fortil et du club d'entreprises Face-Var, qui ont choisi de se mobiliser en partenariat avec les acteurs publics et associatifs, complétant l'offre de loisirs par des activités de découverte des métiers et de l'entreprise, des nouvelles technologies, des appuis aux apprentissages scolaires. Un bel exemple à saluer et valoriser.

 

ÉTAT, COMMUNE, ASSOCIATIONS ET... ENTREPRISES ENSEMBLE POUR LES JEUNES

Ces deux dernières initiatives montrent, si besoin était, que La Seyne sait répondre aux besoins et aux urgences, grâce à la volonté de son équipe municipale, à la dynamique de ses services communaux, à son remarquable monde associatif, aux relations constantes que la Ville entretient avec ses acteurs économiques qui, malgré la crise, tiennent à exercer leur responsabilité sociétale, et à l'engagement de certaines de ses « têtes d'affiche », modèles pour les plus jeunes qui, tels notre international de rugby Gaël Fickou, présent ces jours derniers à nos côtés pour « parrainer » le partenariat « Bouge ton été ! », n'oublient jamais de rappeler que, eux-mêmes issus de nos quartiers fragiles, il leur a été possible d'emprunter les voies de la réussite.

 

SOUS LA PARRAINAGE DE GAËL FICKOU, ENTREPRENEURS, ÉLUS, SERVICES PUBLICS ET ASSOCIATIONS, ENSEMBLE POUR LES JEUNES, LORS DE LA PRÉSENTATION DU PROGRAMME « BOUGE TON ÉTÉ »

 

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 05:00

Ça s'est plutôt bien passé. Il faut dire qu'on ne se bousculait pas au portillon, ce jeudi, pour reprendre le chemin de l'école. Le gouvernement ayant laissé aux familles le libre choix de scolariser leurs enfants ou de leur permettre de poursuivre l'enseignement à distance, beaucoup ont opté pour la deuxième option.

L'important est que, de l'avis des autorités académiques avec lesquelles nous avons fait un point, nos services communaux aient pu répondre aux attentes de l'Éducation nationale qui a elle-même pu déployer les moyens nécessaires lui incombant.

La semaine qui débute est celle de la reprise des collégiens. Formulons le vœu qu'elle se déroule dans les mêmes conditions que pour les écoliers. À eux-mêmes, à leurs professeurs et aux autres personnels des collèges, je souhaite une bonne « rentrée ».

 

MOINS DE 700 ÉCOLIERS SEYNOIS PRÉSENTS SUR LES 5800 INSCRITS EN PRIMAIRE

Sur près de 5800 écoliers seynois, seuls 673 étaient au rendez-vous de la reprise, plutôt en école élémentaire (14% de présents) qu'en école maternelle (9% de présents). C'est même moins que l'effectif attendu par les enseignants qui avaient estimé, en questionnant les familles, qu'un peu plus de 900 enfants allaient franchir les portails des établissements.

J'attendais avec une certaine impatience de savoir si des disparités importantes allaient apparaître entre les enfants des quartiers vulnérables et l'ensemble de la commune. C'est le cas pour les petits de maternelle du centre ancien et de Berthe, qui n'ont été que 5% à retourner à l'école. Mais ce n'est pas vrai pour les écoliers du CP au CM2 de ces quartiers, où le pourcentage de reprise est identique à celui du reste de la ville. Lorsqu'on sait que, pour beaucoup d'entre eux, il aurait été dommage d'accroître les inégalités d'accès aux savoirs, on doit être rassuré.

Cependant, c'est l'urgence sanitaire qui prévaut et, dans une telle configuration d'effectifs très réduits, d'écarts suffisants entre bureaux, de cheminements sans croisement, de temps consacrés aux toilettes et à l'hygiène, notamment manuelle, d'espacements des enfants pendant les récréations, aucun problème n'a été signalé par les enseignants.

 

UNE SITUATION QUI POURRAIT BIEN PERDURER...

Il pourrait en être autrement dans les jours à venir, lorsque plus de parents devront reprendre leur activité professionnelle. Si trop d'enfants devaient être scolarisés, la configuration de certaines écoles ne permettrait peut-être plus de garantir le protocole de sécurité. Dans ce cas, après analyse de la situation avec l'Éducation nationale, celle-ci organiserait une nouvelle répartition des temps de scolarité entre écoliers, réduisant de fait le nombre de jours de scolarisation. Ce qui ne ferait pas l'affaire de certaines familles ayant à trouver des solutions de garde.

On n'ignore pas non plus que, pour tous les petits Seynois que les parents ont choisi de garder à la maison, quel que soit leur lieu de résidence et leur situation, il n'est pas toujours simple de tirer parti de l'enseignement à distance. Et l'éducation ne se borne pas à l'instruction, mais suppose aussi des contacts humains et de la socialisation. Là, il va falloir faire preuve d'initiative. C'est pour cela que les vacances d'été auront un rôle éminent à jouer et que j'ai demandé à nos services de travailler avec les enseignants volontaires et les associations à préparer une offre de loisirs éducatifs estivaux la plus conséquente possible.

En tout état de cause, les autorités académiques l'ont confirmé, il faut vivre cette période comme une sorte de rodage. Il va en effet falloir prendre son mal en patience pour retrouver une situation ordinaire, et probablement au-delà de l'actuelle année scolaire. Il semble, nous dit-on, que, tant qu'un vaccin n'aura pas été trouvé et administré largement, il faille reconduire le modèle. La rentrée de septembre devra sûrement se dérouler sous une forme qui pourrait bien s'apparenter à celle que nous connaissons aujourd'hui. Espérons que les modalités imaginées par l'État n'accroîtront pas les inégalités de cette réussite scolaire que doit garantir à tous l'école publique...

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 01:46

Les services communaux ont travaillé en un temps record pour organiser, avec les personnels de l'Éducation nationale, la réouverture des écoles le 11 mai pour les personnels scolaires. Il a fallu faire vite et bien, car les consignes sanitaires que l'État impose à juste titre n'ont été transmises aux mairies qu'il y a trois jours, mais tout est prêt. Que nos cadres et agents soient remerciés et félicités d'avoir anticipé pour exécuter dans les délais.

L'Éducation nationale nous apprend que les premiers écoliers, quant à eux, seront accueillis dès le 14 mai. Pour faire simple pour les familles, nos garderies périscolaires et notre service de restauration rouvriront le même jour, de même que nos crèches municipales, suivant des dispositions particulières que nous avons exposées dans un courrier adressé ce mercredi aux parents d'élèves, que je livre ci-après. Et nos centres de loisirs municipaux seront opérationnels pour le premier mercredi suivant cette étrange « rentrée ».

 

Que les familles se rassurent : j'ai convenu avec l'Éducation nationale que, au moindre doute qui ne pourrait être levé sur la parfaite sécurité sanitaire dans tel ou tel établissement, nous constaterons ensemble la situation et pourrons décider de le fermer.

En pareille circonstance de danger vital, on doit s'interdire les états d'âme. On connaît mon point de vue sur la reprise du chemin de l'école. Je l'ai exposé sur ce blog. On sait aussi que les maires ont le devoir républicain de répondre, pour ce qui les concerne de par la Loi, aux attentes de la Nation. J'ai également expliqué ma vision de ce rôle dans un autre article.

Plutôt que rédiger un long propos, je livre ci-dessous aux visiteurs de mon blog le message dont je fais état plus haut, que nos services ont adressé ce mercredi aux parents de nos 6000 écoliers seynois, en application des consignes nationales pour les écoles et des adaptations communales pour le périscolaire...

Les consignes de l'État évoluant d'un jour à l'autre, chacun peut se tenir au courant en consultant ma rubrique mise à jour le plus en temps réel possible ICI ou sur le site Internet du gouvernement, dont son tableau synthétique sur la vie quotidienne. 

 

 

 

 

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 08:56

Que leurs parents choisissent ou pas de leur faire reprendre le chemin des écoles, ou qu'ils y soient contraints, beaucoup d'enfants auront traversé les interminables semaines de confinement, puis de déconfinement progressif, en passant de longues heures devant des écrans.

Tous les spécialistes l'affirment, et la plupart des adultes – et même des enfants – le savent, ce n'est pas une bonne chose pour nos plus jeunes concitoyens. Si on en doute, il suffit de lire, à partir de n'importe quel moteur de recherche, les innombrables articles qui traitent du sujet. Varier les plaisirs en passant de la lecture sur écran à la lecture de beaux livres ne peut qu'être une bonne chose. Mais toutes les familles n'ont pas cette possibilité à offrir à leurs enfants.

C'est pour y remédier que La Seyne s'est portée volontaire pour participer à une opération nationale appelée « 1000 livres pour la cité éducative »...

 

On pourra toujours se gausser et dire que La Seyne n'a pas oublié l'adage « Charité bien ordonnée commence par soi-même », mais il aurait été navrant que les enfants de la ville dont le maire est le président de Ville & Banlieue, l'association nationale d'élus qui est à l'origine du projet « 1000 livres pour la Cité éducative », en partenariat avec le ministère de la Ville et du Logement et l'association « Biblionef », reconnue par l'UNICEF, ne profitent pas de cette opportunité.

À partir de ce mardi, en effet, 1020 livres neufs et de haute qualité littéraire, choisis par les spécialistes de Biblionef et nos personnels territoriaux, sont distribués par des bénévoles volontaires de la mairie, de l'office d'HLM et des associations, à plus de 500 enfants repérés comme n'ayant pas de livres chez eux, relevant des secteurs bénéficiaires du dispositif « Cité éducative », c'est-à-dire de nos quartiers prioritaires de Berthe et du centre ancien.

La Seyne fait partie des dix premières communes de France à bénéficier de cette opération.

 

BRAVO, LES BÉNÉVOLES DE LA MAIRIE, DES HLM, ET DES ASSOCIATIONS ! (ET LES ÉLUS ACTIFS QUI FAITES ÇA SANS TAPAGE...)

 

 

 

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 08:16

 

Les collectivités locales ont le devoir d'être des partenaires de l'État pour lui permettre d'exercer sa mission d'instruction et d'éducation dans des conditions matérielles et logistiques optimales.

 

C'est la Loi et ça répond à l'exigence républicaine d'Égalité et au principe n° 7 de la Déclaration universelle des droits de l'enfant. Un second principe républicain est affirmé : la Liberté, qui permet aux familles de décider du retour de leurs enfants à l'école ou de poursuivre leur scolarité à domicile. Et le troisième, la Fraternité, est en fil rouge de la démarche partagée de la Ville et de l'État, pour permettre que la solidarité de la puissance publique s'exerce envers ceux dont les conditions socio-économiques d'existence exigent un soutien pour que soient au mieux compensées les inégalités d'accès aux savoirs et au bien-être.

 

Nos services doivent donc répondre à la demande de l'Éducation nationale. Ils travaillent à cet effet d'arrache-pied avec ceux de l'État pour concrétiser sa décision d'accueil des enfants dans nos écoles primaires, dans le cadre des dispositions sanitaires très strictes édictées par le ministère pour la reprise des cours dans ce contexte exceptionnel.

 

 

UN IMPÉRATIF : UN ÉTAT SANITAIRE PARFAIT

 

Fût-ce de façon différenciée, école par école, probablement seulement certains jours fixes de la semaine par niveau, nous devons parvenir à garantir le droit à l'éducation et le droit à la sécurité sanitaire que la Nation doit à ses enfants et à leurs familles qui auront le choix de les scolariser ou pas, et à assurer aux adultes qui ont en charge cette belle mission, enseignants, assistantes territoriales spécialisées des écoles maternelles, personnels techniques, administratifs et de direction, qu'ils pourront l'exercer en toute sécurité.

 

Il a été convenu lors d'une matinée de travail que je co-présidais ce jeudi avec le directeur des services académiques du Var (photo ci-dessus) que seule une situation exceptionnelle insurmontable dans une école donnée pourrait nous conduire à ne pas la mettre en service, et que nous faisons tout pour ne pas en arriver là. Les écoles sont en cours de nettoyage et de désinfection, les circuits d'eau, inutilisés depuis des semaines, sont également traités pour éviter de rajouter au risque du coronavirus celui d'autres pathologies, les cheminements empêchant contacts et croisements sont élaborés, les approvisionnements en masques, savons, serviettes jetables, gels hydroalcooliques, produits d'entretien spécifiques, etc, sont finalisés.

 

 

UNE CONDITION DE RÉUSSITE : UNE STRATÉGIE PARTAGÉE

 

Les autorités académiques ayant réaffirmé le principe du volontariat des parents, ceux-ci sont invités par les directeurs des écoles à faire connaître leurs intentions quant au retour en classe de leurs enfants. Je formule le souhait qu'ils puissent répondre au plus vite afin que nous disposions des données les plus objectives sur les futurs effectifs et que nos services intègrent ces éléments pour l'organisation spatiale des lieux et la restauration scolaire. Un temps de concertation avec les associations de parents d'élèves est aussi prévu ces prochains jours.

 

Je réunirai de plus les chefs des plus importantes entreprises locales pour leur faire part des modalités et entendre leurs impératifs afin de faire caler au mieux les besoins de scolarité et les besoins économiques qui dépendent de la reprise du travail de nombreux parents.

 

Les représentants des personnels, communaux et d'État, sont évidemment associés, notamment dans le cadre des instances paritaires d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail.

 

Et je suis aussi en lien avec le président de l'organisme de gestion de l'unique école privée seynoise sous contrat avec l'État qui souhaite harmoniser son fonctionnement avec celui de nos écoles communales.

 

Les directeurs d'écoles et la Ville feront connaître dans les prochains jours aux familles les modalités pratiques concrètes qui auront été retenues.

 

Dans l'attente, je mets à jour, le plus en temps réel possible, les informations qui nous parviennent, hélas parfois contradictoires d'une semaine à l'autre, sur la page que j'ai créée sur mon blog intitulée « Coronavirus – Infos pratiques de A à Z ».

 

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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 10:33

Du 11 mai au 3 juillet, il y a 29 jours ouvrés de classe. Si l'on respecte les préconisations des autorités, selon l'âge des enfants scolarisés en écoles primaires, ils pourront être accueillis par groupes de 5 à 10 par classe, si les conditions matérielles et logistiques le permettent. Ils seront donc scolarisés à tour de rôle.

Nos services communaux ont établi une projection du nombre de jours d'école dont vont pouvoir bénéficier les enfants, selon le niveau de la scolarité où ils se trouvent. D'ici aux vacances scolaires d'été, ça représentera en moyenne moins de 10 jours pour chacun d'eux. Au regard du risque de transmission du virus, le ministère de l'Éducation nationale ne doit-il pas prendre des décisions en ayant en tête cette réalité ?

 

CETTE ANALYSE A ÉTÉ CONDUITE À PARTIR DES INSTRUCTIONS DE L'ÉTAT

SUR LES EFFECTIFS DES GROUPES D'ÉLÈVES EN DATE DU 23 AVRIL

(5 EN MATERNELLE ET 10 EN ÉLÉMENTAIRE).

CELLES-CI AYANT CHANGÉ LE 30 AVRIL,

POUR FIXER LES EFFECTIFS À 15 ENFANTS PAR GROUPE D'ÉCOLE PRIMAIRE,

L'ANALYSE DE LA SITUATION EST DÉSORMAIS SENSIBLEMENT DIFFÉRENTE.

 

Le tableau ci-dessous détaille ce qu'il en sera en fonction des jours de reprise pour chaque niveau de la scolarité primaire : le 11 mai pour les enfants de grande section de maternelle, du cours préparatoire et du cours moyen 2ème année, le 25 mai pour les autres niveaux de l'école élémentaire, et le 28 mai pour les plus petits de maternelle.

De la reprise à l'été, avec les mercredis, les week-ends, les jours fériés et les ponts, les écoliers du CP et CM2 bénéficieront de 14 journées et demie d'école, ceux du CE1 au CM1 en auront 11 et demie, les « grands » de la maternelle iront 7 jours un quart, et les plus jeunes... 5 jours un quart.

Ce n'est pas ça qui va permettre aux parents de reprendre sereinement le travail. Ce n'est pas ça qui va compenser les déficits d'acquisition de savoirs. Ce n'est pas ça qui va permettre aux parents de souffler après des semaines avec les petits « entre les pattes ». Ce n'est pas ça qui va permettre aux enseignants de boucler le programme, d'autant qu'ils devront, en parallèle, continuer le « télé-enseignement » pour les élèves dont les parents n'auront pas voulu qu'ils reprennent le chemin de l'école. En revanche, ce pourrait être ça qui relance l'épidémie car les enfants, même s'ils développent rarement des symptômes, peuvent, malgré les précautions prises, infecter leur entourage familial et amical.

Pour l'heure, nos services sont mobilisés à 100% pour essayer de préparer au mieux la reprise, puisque c'est leur devoir. Une réunion prochaine avec les cadres de l'Éducation nationale nous permettra d'y voir plus clair. Mais, si bien sûr j'assumerai mes responsabilités, je suis, comme bon nombre de maires, de plus en plus perplexe sur l'opportunité. Ne vaudrait-il pas mieux imaginer, comme le suggère un nombre croissant de spécialistes de l'enfance, d'organiser au cours de l'été, si la pandémie a régressé, une vaste campagne de « colonies de vacances éducatives » et de stages « école ouverte »...

 

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 07:43

Difficile dilemme pour les maires des villes populaires, ayant des quartiers souvent labellisés « réseau d'éducation prioritaire » au regard des difficultés sociales et d'accès aux savoirs que rencontrent les enfants, et qui, naturellement, souhaitent que la promesse républicaine d'égalité se traduise par une durée de fermeture des écoles la plus courte possible pour que ne s'accroissent pas les écarts, mais qui, dans le même temps, craignent pour la santé de leurs jeunes concitoyens, de leurs familles, statistiquement attestés plutôt plus fragiles que d'autres, et des personnels scolaires – et donc la transmission du virus – si la réouverture, annoncée pour la mi-mai, ne pouvait s'effectuer dans des conditions parfaites de sécurité sanitaire.

 

Je suis de ceux-là, comme tous mes collègues de toutes les sensibilités politiques, de toutes les régions françaises, qui avons fait part de notre double inquiétude – et donc de notre double espérance de solutions – au gouvernement lors des points d'échange qu'une vingtaine d'entre nous avons, deux fois par semaine, avec le ministre de la Ville.

Nous sommes d'autant plus inquiets que ce sont souvent nos villes qui, budgétairement fragiles pour la plupart, ne peuvent, sans l'appui de l'État, des régions, des départements ou des intercommunalités, envisager d'acquérir un nombre suffisant de masques pour en doter l'ensemble de leurs habitants. Nous avons d'ailleurs adressé un courrier commun à l'État pour qu'il s'empare du sujet de cette inégalité patente, au-delà de la seule question scolaire, car les nombreuses initiatives pour fabriquer des protections, plus ou moins artisanales et aux normes, qui fleurissent dans nos communes, bien souvent exemplaires de solidarité, ne pourront suffire, même si, comme c'est le cas à La Seyne avec de nombreux citoyens, associations, fonctionnaires de notre service communal de lingerie, beaucoup sont à la tâche avec ardeur avec leurs ciseaux et machines à coudre.

Moi qui ne suis pas le dernier, lorsque c'est nécessaire, à déplorer les manquements des institutions, je dois reconnaître que, sur le sujet de la reprise des cours, notre parole semble entendue au plus haut niveau. Pour l'heure, au regard des retours que nous avons suite à l'expression de nos inquiétudes, j'invite les Seynois, à commencer par les parents d'élèves, à ne pas s'inquiéter inutilement : l'école, nous assure-t-on, ne reprendra que dès lors que les conditions de parfaite sécurité seront réunies.

Et, si ce n'est pas le 11 mai, ce sera plus tard, quitte à ce que, ainsi que l'a aussi annoncé l'État, le maximum d'activités de loisirs éducatifs et de rattrapage scolaire, d'abord pour les enfants le plus en retard scolaire, conduits par les enseignants volontaires, les mairies et les associations, soit déployé au cours des congés d'été si, bien sûr, tout est rentré dans l'ordre en matière de santé publique. Là encore, notre expérience, qui nous a valu d'être la seule commune du Var a obtenir le label de « cité éducative », sera mise à profit.

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 06:19

Dans la période difficile que nous traversons, la moindre petite satisfaction est bonne à partager. C'est de la direction académique des services de l'Éducation nationale du Var qu'est venue, le dernier jour avant les congés scolaires de printemps, la bonne nouvelle du moment.

Le directeur académique, outre le fait qu'il remercie nos fonctionnaires territoriaux pour leur engagement auprès des enfants des personnels mobilisés pour la crise du covid-19 qui, c'est vrai, font du mieux possible leur travail d'accompagnement de l'École, m'a annoncé une bonne nouvelle : il n'y aura aucune fermeture de classe à la rentrée de septembre dans le Var.

 

UN CHOIX OPPORTUN, CAR IL FAUDRA RÉDUIRE LES INÉGALITÉS

C'est réellement une heureuse annonce. Les enseignants le disent, il sera nécessaire, au terme de la crise justifiant la fermeture des établissements scolaires, de conforter les efforts éducatifs, notamment dans les sites où il est plus difficile de tirer le meilleur parti possible de l'enseignement à distance que les professeurs s'emploient à assurer.

C'est vrai de certaines écoles du monde rural et des quartiers populaires fragiles. La fracture numérique et « l'illectronnisme », les « zones blanches », la barrière de la langue ou celle de la moindre instruction de certains parents, la surpopulation du logement, le partage de l'équipement informatique du foyer, souvent unique s'il existe, entre les membres de fratries nombreuses, les difficultés économiques pour acquérir les fournitures ou l'encre de l'imprimante si on en possède une, la difficulté de contact avec les services communaux ou associatifs qui, d'ordinaire, sont en lien physique avec les enfants, les jeunes et les familles, pour les accompagner dans la scolarité ou la « parentalité », sont autant de situations qui, malgré l'imagination et l'engagement des enseignants qui voient leurs forfaits personnels de communications exploser, auront d'autant plus accru les inégalités d'accès aux savoirs que la crise sanitaire sera longue.

 

UN IMPACT INATTENDU DE LA CRISE : LES CRITIQUES VIS-À-VIS DES ENSEIGNANTS SE SONT TUES...

Mais c'est réel aussi, du fait de la période, pour toutes les situations géographiques et sociales, ainsi qu'en attestent les parents, désormais confrontés eux-mêmes à l'exercice de l'aide aux apprentissages de leurs enfants, qui me remontent, souvent sur le ton de l'humour, que, pour rien au monde, ils n'envient le métier des professeurs, qu'ils ont hâte de la réouverture des écoles, et que, plus jamais, ils n'émettront de critique envers eux !

Donc, moins les classes seront surchargées à l'automne prochain, mieux ce sera pour que nos petits Seynois tirent le meilleur bénéfice de l'art de leurs maîtres. Merci, donc, au chef des services varois du ministère de l'Éducation nationale. Et espérons qu'il en sera de même pour nos collèges et nos lycées...

Et merci aussi à nos fonctionnaires municipaux qui ont préparé ces décisions de « carte scolaire » avec leurs collègues de l'Éducation nationale, le directeur académique m'ayant dit qu'il avait relevé publiquement, lors de la réunion de l'instance officielle qui décide de ces sujets, que leur travail de refonte des secteurs scolaires seynois a été des plus performants.

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse

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