7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 01:46

Les services communaux ont travaillé en un temps record pour organiser, avec les personnels de l'Éducation nationale, la réouverture des écoles le 11 mai pour les personnels scolaires. Il a fallu faire vite et bien, car les consignes sanitaires que l'État impose à juste titre n'ont été transmises aux mairies qu'il y a trois jours, mais tout est prêt. Que nos cadres et agents soient remerciés et félicités d'avoir anticipé pour exécuter dans les délais.

L'Éducation nationale nous apprend que les premiers écoliers, quant à eux, seront accueillis dès le 14 mai. Pour faire simple pour les familles, nos garderies périscolaires et notre service de restauration rouvriront le même jour, de même que nos crèches municipales, suivant des dispositions particulières que nous avons exposées dans un courrier adressé ce mercredi aux parents d'élèves, que je livre ci-après. Et nos centres de loisirs municipaux seront opérationnels pour le premier mercredi suivant cette étrange « rentrée ».

 

Que les familles se rassurent : j'ai convenu avec l'Éducation nationale que, au moindre doute qui ne pourrait être levé sur la parfaite sécurité sanitaire dans tel ou tel établissement, nous constaterons ensemble la situation et pourrons décider de le fermer.

En pareille circonstance de danger vital, on doit s'interdire les états d'âme. On connaît mon point de vue sur la reprise du chemin de l'école. Je l'ai exposé sur ce blog. On sait aussi que les maires ont le devoir républicain de répondre, pour ce qui les concerne de par la Loi, aux attentes de la Nation. J'ai également expliqué ma vision de ce rôle dans un autre article.

Plutôt que rédiger un long propos, je livre ci-dessous aux visiteurs de mon blog le message dont je fais état plus haut, que nos services ont adressé ce mercredi aux parents de nos 6000 écoliers seynois, en application des consignes nationales pour les écoles et des adaptations communales pour le périscolaire...

Les consignes de l'État évoluant d'un jour à l'autre, chacun peut se tenir au courant en consultant ma rubrique mise à jour le plus en temps réel possible ICI ou sur le site Internet du gouvernement, dont son tableau synthétique sur la vie quotidienne. 

 

 

 

 

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 08:56

Que leurs parents choisissent ou pas de leur faire reprendre le chemin des écoles, ou qu'ils y soient contraints, beaucoup d'enfants auront traversé les interminables semaines de confinement, puis de déconfinement progressif, en passant de longues heures devant des écrans.

Tous les spécialistes l'affirment, et la plupart des adultes – et même des enfants – le savent, ce n'est pas une bonne chose pour nos plus jeunes concitoyens. Si on en doute, il suffit de lire, à partir de n'importe quel moteur de recherche, les innombrables articles qui traitent du sujet. Varier les plaisirs en passant de la lecture sur écran à la lecture de beaux livres ne peut qu'être une bonne chose. Mais toutes les familles n'ont pas cette possibilité à offrir à leurs enfants.

C'est pour y remédier que La Seyne s'est portée volontaire pour participer à une opération nationale appelée « 1000 livres pour la cité éducative »...

 

On pourra toujours se gausser et dire que La Seyne n'a pas oublié l'adage « Charité bien ordonnée commence par soi-même », mais il aurait été navrant que les enfants de la ville dont le maire est le président de Ville & Banlieue, l'association nationale d'élus qui est à l'origine du projet « 1000 livres pour la Cité éducative », en partenariat avec le ministère de la Ville et du Logement et l'association « Biblionef », reconnue par l'UNICEF, ne profitent pas de cette opportunité.

À partir de ce mardi, en effet, 1020 livres neufs et de haute qualité littéraire, choisis par les spécialistes de Biblionef et nos personnels territoriaux, sont distribués par des bénévoles volontaires de la mairie, de l'office d'HLM et des associations, à plus de 500 enfants repérés comme n'ayant pas de livres chez eux, relevant des secteurs bénéficiaires du dispositif « Cité éducative », c'est-à-dire de nos quartiers prioritaires de Berthe et du centre ancien.

La Seyne fait partie des dix premières communes de France à bénéficier de cette opération.

 

BRAVO, LES BÉNÉVOLES DE LA MAIRIE, DES HLM, ET DES ASSOCIATIONS ! (ET LES ÉLUS ACTIFS QUI FAITES ÇA SANS TAPAGE...)

 

 

 

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 08:16

 

Les collectivités locales ont le devoir d'être des partenaires de l'État pour lui permettre d'exercer sa mission d'instruction et d'éducation dans des conditions matérielles et logistiques optimales.

 

C'est la Loi et ça répond à l'exigence républicaine d'Égalité et au principe n° 7 de la Déclaration universelle des droits de l'enfant. Un second principe républicain est affirmé : la Liberté, qui permet aux familles de décider du retour de leurs enfants à l'école ou de poursuivre leur scolarité à domicile. Et le troisième, la Fraternité, est en fil rouge de la démarche partagée de la Ville et de l'État, pour permettre que la solidarité de la puissance publique s'exerce envers ceux dont les conditions socio-économiques d'existence exigent un soutien pour que soient au mieux compensées les inégalités d'accès aux savoirs et au bien-être.

 

Nos services doivent donc répondre à la demande de l'Éducation nationale. Ils travaillent à cet effet d'arrache-pied avec ceux de l'État pour concrétiser sa décision d'accueil des enfants dans nos écoles primaires, dans le cadre des dispositions sanitaires très strictes édictées par le ministère pour la reprise des cours dans ce contexte exceptionnel.

 

 

UN IMPÉRATIF : UN ÉTAT SANITAIRE PARFAIT

 

Fût-ce de façon différenciée, école par école, probablement seulement certains jours fixes de la semaine par niveau, nous devons parvenir à garantir le droit à l'éducation et le droit à la sécurité sanitaire que la Nation doit à ses enfants et à leurs familles qui auront le choix de les scolariser ou pas, et à assurer aux adultes qui ont en charge cette belle mission, enseignants, assistantes territoriales spécialisées des écoles maternelles, personnels techniques, administratifs et de direction, qu'ils pourront l'exercer en toute sécurité.

 

Il a été convenu lors d'une matinée de travail que je co-présidais ce jeudi avec le directeur des services académiques du Var (photo ci-dessus) que seule une situation exceptionnelle insurmontable dans une école donnée pourrait nous conduire à ne pas la mettre en service, et que nous faisons tout pour ne pas en arriver là. Les écoles sont en cours de nettoyage et de désinfection, les circuits d'eau, inutilisés depuis des semaines, sont également traités pour éviter de rajouter au risque du coronavirus celui d'autres pathologies, les cheminements empêchant contacts et croisements sont élaborés, les approvisionnements en masques, savons, serviettes jetables, gels hydroalcooliques, produits d'entretien spécifiques, etc, sont finalisés.

 

 

UNE CONDITION DE RÉUSSITE : UNE STRATÉGIE PARTAGÉE

 

Les autorités académiques ayant réaffirmé le principe du volontariat des parents, ceux-ci sont invités par les directeurs des écoles à faire connaître leurs intentions quant au retour en classe de leurs enfants. Je formule le souhait qu'ils puissent répondre au plus vite afin que nous disposions des données les plus objectives sur les futurs effectifs et que nos services intègrent ces éléments pour l'organisation spatiale des lieux et la restauration scolaire. Un temps de concertation avec les associations de parents d'élèves est aussi prévu ces prochains jours.

 

Je réunirai de plus les chefs des plus importantes entreprises locales pour leur faire part des modalités et entendre leurs impératifs afin de faire caler au mieux les besoins de scolarité et les besoins économiques qui dépendent de la reprise du travail de nombreux parents.

 

Les représentants des personnels, communaux et d'État, sont évidemment associés, notamment dans le cadre des instances paritaires d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail.

 

Et je suis aussi en lien avec le président de l'organisme de gestion de l'unique école privée seynoise sous contrat avec l'État qui souhaite harmoniser son fonctionnement avec celui de nos écoles communales.

 

Les directeurs d'écoles et la Ville feront connaître dans les prochains jours aux familles les modalités pratiques concrètes qui auront été retenues.

 

Dans l'attente, je mets à jour, le plus en temps réel possible, les informations qui nous parviennent, hélas parfois contradictoires d'une semaine à l'autre, sur la page que j'ai créée sur mon blog intitulée « Coronavirus – Infos pratiques de A à Z ».

 

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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 10:33

Du 11 mai au 3 juillet, il y a 29 jours ouvrés de classe. Si l'on respecte les préconisations des autorités, selon l'âge des enfants scolarisés en écoles primaires, ils pourront être accueillis par groupes de 5 à 10 par classe, si les conditions matérielles et logistiques le permettent. Ils seront donc scolarisés à tour de rôle.

Nos services communaux ont établi une projection du nombre de jours d'école dont vont pouvoir bénéficier les enfants, selon le niveau de la scolarité où ils se trouvent. D'ici aux vacances scolaires d'été, ça représentera en moyenne moins de 10 jours pour chacun d'eux. Au regard du risque de transmission du virus, le ministère de l'Éducation nationale ne doit-il pas prendre des décisions en ayant en tête cette réalité ?

 

CETTE ANALYSE A ÉTÉ CONDUITE À PARTIR DES INSTRUCTIONS DE L'ÉTAT

SUR LES EFFECTIFS DES GROUPES D'ÉLÈVES EN DATE DU 23 AVRIL

(5 EN MATERNELLE ET 10 EN ÉLÉMENTAIRE).

CELLES-CI AYANT CHANGÉ LE 30 AVRIL,

POUR FIXER LES EFFECTIFS À 15 ENFANTS PAR GROUPE D'ÉCOLE PRIMAIRE,

L'ANALYSE DE LA SITUATION EST DÉSORMAIS SENSIBLEMENT DIFFÉRENTE.

 

Le tableau ci-dessous détaille ce qu'il en sera en fonction des jours de reprise pour chaque niveau de la scolarité primaire : le 11 mai pour les enfants de grande section de maternelle, du cours préparatoire et du cours moyen 2ème année, le 25 mai pour les autres niveaux de l'école élémentaire, et le 28 mai pour les plus petits de maternelle.

De la reprise à l'été, avec les mercredis, les week-ends, les jours fériés et les ponts, les écoliers du CP et CM2 bénéficieront de 14 journées et demie d'école, ceux du CE1 au CM1 en auront 11 et demie, les « grands » de la maternelle iront 7 jours un quart, et les plus jeunes... 5 jours un quart.

Ce n'est pas ça qui va permettre aux parents de reprendre sereinement le travail. Ce n'est pas ça qui va compenser les déficits d'acquisition de savoirs. Ce n'est pas ça qui va permettre aux parents de souffler après des semaines avec les petits « entre les pattes ». Ce n'est pas ça qui va permettre aux enseignants de boucler le programme, d'autant qu'ils devront, en parallèle, continuer le « télé-enseignement » pour les élèves dont les parents n'auront pas voulu qu'ils reprennent le chemin de l'école. En revanche, ce pourrait être ça qui relance l'épidémie car les enfants, même s'ils développent rarement des symptômes, peuvent, malgré les précautions prises, infecter leur entourage familial et amical.

Pour l'heure, nos services sont mobilisés à 100% pour essayer de préparer au mieux la reprise, puisque c'est leur devoir. Une réunion prochaine avec les cadres de l'Éducation nationale nous permettra d'y voir plus clair. Mais, si bien sûr j'assumerai mes responsabilités, je suis, comme bon nombre de maires, de plus en plus perplexe sur l'opportunité. Ne vaudrait-il pas mieux imaginer, comme le suggère un nombre croissant de spécialistes de l'enfance, d'organiser au cours de l'été, si la pandémie a régressé, une vaste campagne de « colonies de vacances éducatives » et de stages « école ouverte »...

 

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 07:43

Difficile dilemme pour les maires des villes populaires, ayant des quartiers souvent labellisés « réseau d'éducation prioritaire » au regard des difficultés sociales et d'accès aux savoirs que rencontrent les enfants, et qui, naturellement, souhaitent que la promesse républicaine d'égalité se traduise par une durée de fermeture des écoles la plus courte possible pour que ne s'accroissent pas les écarts, mais qui, dans le même temps, craignent pour la santé de leurs jeunes concitoyens, de leurs familles, statistiquement attestés plutôt plus fragiles que d'autres, et des personnels scolaires – et donc la transmission du virus – si la réouverture, annoncée pour la mi-mai, ne pouvait s'effectuer dans des conditions parfaites de sécurité sanitaire.

 

Je suis de ceux-là, comme tous mes collègues de toutes les sensibilités politiques, de toutes les régions françaises, qui avons fait part de notre double inquiétude – et donc de notre double espérance de solutions – au gouvernement lors des points d'échange qu'une vingtaine d'entre nous avons, deux fois par semaine, avec le ministre de la Ville.

Nous sommes d'autant plus inquiets que ce sont souvent nos villes qui, budgétairement fragiles pour la plupart, ne peuvent, sans l'appui de l'État, des régions, des départements ou des intercommunalités, envisager d'acquérir un nombre suffisant de masques pour en doter l'ensemble de leurs habitants. Nous avons d'ailleurs adressé un courrier commun à l'État pour qu'il s'empare du sujet de cette inégalité patente, au-delà de la seule question scolaire, car les nombreuses initiatives pour fabriquer des protections, plus ou moins artisanales et aux normes, qui fleurissent dans nos communes, bien souvent exemplaires de solidarité, ne pourront suffire, même si, comme c'est le cas à La Seyne avec de nombreux citoyens, associations, fonctionnaires de notre service communal de lingerie, beaucoup sont à la tâche avec ardeur avec leurs ciseaux et machines à coudre.

Moi qui ne suis pas le dernier, lorsque c'est nécessaire, à déplorer les manquements des institutions, je dois reconnaître que, sur le sujet de la reprise des cours, notre parole semble entendue au plus haut niveau. Pour l'heure, au regard des retours que nous avons suite à l'expression de nos inquiétudes, j'invite les Seynois, à commencer par les parents d'élèves, à ne pas s'inquiéter inutilement : l'école, nous assure-t-on, ne reprendra que dès lors que les conditions de parfaite sécurité seront réunies.

Et, si ce n'est pas le 11 mai, ce sera plus tard, quitte à ce que, ainsi que l'a aussi annoncé l'État, le maximum d'activités de loisirs éducatifs et de rattrapage scolaire, d'abord pour les enfants le plus en retard scolaire, conduits par les enseignants volontaires, les mairies et les associations, soit déployé au cours des congés d'été si, bien sûr, tout est rentré dans l'ordre en matière de santé publique. Là encore, notre expérience, qui nous a valu d'être la seule commune du Var a obtenir le label de « cité éducative », sera mise à profit.

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 06:19

Dans la période difficile que nous traversons, la moindre petite satisfaction est bonne à partager. C'est de la direction académique des services de l'Éducation nationale du Var qu'est venue, le dernier jour avant les congés scolaires de printemps, la bonne nouvelle du moment.

Le directeur académique, outre le fait qu'il remercie nos fonctionnaires territoriaux pour leur engagement auprès des enfants des personnels mobilisés pour la crise du covid-19 qui, c'est vrai, font du mieux possible leur travail d'accompagnement de l'École, m'a annoncé une bonne nouvelle : il n'y aura aucune fermeture de classe à la rentrée de septembre dans le Var.

 

UN CHOIX OPPORTUN, CAR IL FAUDRA RÉDUIRE LES INÉGALITÉS

C'est réellement une heureuse annonce. Les enseignants le disent, il sera nécessaire, au terme de la crise justifiant la fermeture des établissements scolaires, de conforter les efforts éducatifs, notamment dans les sites où il est plus difficile de tirer le meilleur parti possible de l'enseignement à distance que les professeurs s'emploient à assurer.

C'est vrai de certaines écoles du monde rural et des quartiers populaires fragiles. La fracture numérique et « l'illectronnisme », les « zones blanches », la barrière de la langue ou celle de la moindre instruction de certains parents, la surpopulation du logement, le partage de l'équipement informatique du foyer, souvent unique s'il existe, entre les membres de fratries nombreuses, les difficultés économiques pour acquérir les fournitures ou l'encre de l'imprimante si on en possède une, la difficulté de contact avec les services communaux ou associatifs qui, d'ordinaire, sont en lien physique avec les enfants, les jeunes et les familles, pour les accompagner dans la scolarité ou la « parentalité », sont autant de situations qui, malgré l'imagination et l'engagement des enseignants qui voient leurs forfaits personnels de communications exploser, auront d'autant plus accru les inégalités d'accès aux savoirs que la crise sanitaire sera longue.

 

UN IMPACT INATTENDU DE LA CRISE : LES CRITIQUES VIS-À-VIS DES ENSEIGNANTS SE SONT TUES...

Mais c'est réel aussi, du fait de la période, pour toutes les situations géographiques et sociales, ainsi qu'en attestent les parents, désormais confrontés eux-mêmes à l'exercice de l'aide aux apprentissages de leurs enfants, qui me remontent, souvent sur le ton de l'humour, que, pour rien au monde, ils n'envient le métier des professeurs, qu'ils ont hâte de la réouverture des écoles, et que, plus jamais, ils n'émettront de critique envers eux !

Donc, moins les classes seront surchargées à l'automne prochain, mieux ce sera pour que nos petits Seynois tirent le meilleur bénéfice de l'art de leurs maîtres. Merci, donc, au chef des services varois du ministère de l'Éducation nationale. Et espérons qu'il en sera de même pour nos collèges et nos lycées...

Et merci aussi à nos fonctionnaires municipaux qui ont préparé ces décisions de « carte scolaire » avec leurs collègues de l'Éducation nationale, le directeur académique m'ayant dit qu'il avait relevé publiquement, lors de la réunion de l'instance officielle qui décide de ces sujets, que leur travail de refonte des secteurs scolaires seynois a été des plus performants.

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 17:13

Les jeunes seynois sont donc en vacances. Qu'ils se détendent, qu'ils soufflent un peu après les travaux qu'ils ont dû faire à la maison, sans forcément être dans un cadre familial favorable, et que, sans négliger le repos indispensable, ceux qui en ont besoin profitent du rattrapage en petits groupes organisé par leurs enseignants, bien sûr à distance, dans le dispositif « vacances apprenantes » pour éviter que ne s'accroissent trop les inégalités face à la réussite scolaire.

Mais surtout qu'ils prennent garde à se protéger du coronavirus en respectant scrupuleusement les consignes de confinement, qu'ils sachent qu'il n'y aura pas de tolérance de la part de nos policiers, et même, s'ils le veulent bien, qu'ils jouent un rôle d'ambassadeurs des bonnes pratiques de précaution sanitaire auprès de leurs copains, leur proches, et leurs familles.

C'est le message que j'ai voulu leur délivrer dans une petite vidéo...

 

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 08:55

Les congés scolaires de printemps commencent ce vendredi soir. La tentation va être grande pour les enfants, les ados et les jeunes de déroger aux règles de confinement. Je sais aussi que, pour certaines familles, notamment celles où l'on est nombreux sous le même toit dans un appartement exigu, ça permettrait de souffler un peu que de laisser les plus jeunes s'aérer un peu.

Mais il n'est pas question de relâcher les contraintes de confinement, vraie garantie d'auto-protection et de prévention de la transmission du virus.

Qu'on se le dise : les polices nationale et municipale vont renforcer les contrôles et les sanctions. Mais nous avons aussi demandé à l'ensemble des services communaux et des associations partenaires de notre programme « cité éducative » de déployer un maximum d'offres d'activités à distance, en plus des propositions d'activités périscolaires et de soutien proposées par certains établissements scolaires...

 

LES STAGES "VACANCES APPRENANTES" DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES

En plus des activités de loisirs éducatifs à la maison proposées par le ministère de l'Education nationale pour la période de vacances ( voir ICI ), plus de deux cents écoliers seynois vont pouvoir bénéficier du dispositif de "vacances apprenantes" organisé par des enseignants volontaires. Il s'agit de "stages à distance" qui, avec des activités instructives sous une forme adaptée complétant celles proposées en temps scolaire, en direction de groupes de moins de dix enfants, visent principalement à compenser les inégalités d'accès aux savoirs qui se sont fait jour depuis la fermeture des établissements en fonction, notamment, de la situation des familles (difficultés des parents à accompagner le travail scolaire, absence de matériel, "illectronnisme", configuration ou surpopulation du logement, etc).

À La Seyne, vont pouvoir en bénéficier des écoliers scolarisés dans les écoles élémentaires suivantes : Antoine-de-Saint-Exupéry, Émile-Malsert 1 et 2, Georges-Brassens, Jean-Zay, Jules-Verne, Léo-Lagrange 1, Lucie-Aubrac, Toussaint-Merle et Victor-Hugo, dont les coordonnées sont disponibles ICI.

Trois de nos quatre collèges publics seynois organisent aussi des stages "vacances apprenantes". Il s'agit des collèges Henri-Wallon, Marie-Curie et Paul-Éluard. Le collège Jean-L'Herminier proposera de son côté son "activité du jour" accessible quotidiennement à ses élèves sur sa plateforme Moodle. Les coordonnées des collèges sont accessibles ICI.

 

LES ACTIVITÉS DES SERVICES COMMUNAUX DES 0-25 ANS, DE LA CULTURE ET DU SPORT

Comme à chaque période de vacances scolaires, les animateurs socio-éducatifs de la Caisse des Écoles et du Service municipal de la jeunesse sont sur le pont pour proposer des activités adaptées au confinement.

Comme elle le fait depuis le début du confinement pour les mercredis, la Caisse des Écoles assure l'accueil en centre de loisirs des seuls enfants des personnels sanitaires, médico-sociaux et des professions appelées à être mobilisées en cette période de pandémie. Renseignements ICI.

Les animateurs du service municipal de la jeunesse restent en contact à distance avec les jeunes qui fréquentent les quatre espaces accueil jeunes et la maison de la jeunesse pour les guider dans leurs recherches d'activités de vacances et répondre aux besoins et inquiétudes qu'ils peuvent exprimer. J'ai permis qu'ils puissent, dûment munis d'équipements de protection, effectuer des "maraudes de rue" en complément de celles des éducateurs de prévention spécialisée pour expliquer aux jeunes insouciants avec les règles du confinement les raisons vitales de celui-ci et les risques sanitaires et sanctions encourus.

Les services communaux sportifs et culturels (médiathèques, Beaux-Arts, etc.) adaptent leurs offres d'activités qu'elles proposent via leurs sites Internet et leurs pages de réseaux sociaux : 

> Bibliothèques-médiathèques – Facebook

> École municipale des Beaux-Arts – FacebookInstagram

> Service municipal des sports – Facebook

 

LES ASSOCIATIONS DE LA "CITÉ ÉDUCATIVE" EN PREMIÈRE LIGNE

Comme toujours, le monde associatif seynois impliqué dans le dispositif de "cité éducative" se mobilise pour déployer une palette d'activités proposées à distance et assurer le lien avec les enfants, jeunes et parents en proie au questionnement et à l'inquiétude. Mais tous les professionnels et bénévoles associatifs relèvent la lassitude et une certaine inquiétude des parents, notamment au regard de la difficulté d'accompagner le travail scolaire de leurs enfants.

> L'Association Maison intergénérationnelle de quartier (AMIQ) poursuit son accompagnement scolaire pendant les vacances et propose divers activités (jeux de société, cuisine, etc.) aux enfants, jeunes et familles – Adresser un courriel

> L'association Femme dans la cité (FDLC) aide les parents à concevoir et organiser des activités en famille – Adresser un courriel

> Le Centre social et culturel Nelson-Mandela conçoit un ensemble d'activités à proposer à ses trois publics : enfants, jeunes, adultes Facebook – Adresser un courriel

> Le Foyer des jeunes et d'éducation populaire Toussaint-Merle prévoit des activités enfants et parents proposées sur sa page Facebook Facebook – Adresser un courriel

> La Maison associative enfance famille école (MAEFE) reste disponible pour ses relations d'appui aux familles Facebook – Adresser un courriel

> L'association Nouvel Horizon reste aussi disponible pour ses activités éloignées et relations aux jeunes et familles  Adresser un courriel

> L'association Univers-Cité poursuit son accompagnement des jeunes, notamment autour des besoins d'accompagnement de la scolarité Facebook – Adresser un courriel

 

Merci à tous ces salariés et bénévoles, personnels éducatifs, fonctionnaires territoriaux, ou acteurs associatifs, qui se sont préparés du mieux possible à cette période de vacances scolaires.

Je réitère pour conclure mon appel aux familles à veiller à ce que leurs enfants respectent le confinement. Le maximum de volontaires sont mobilisés pour les aider dans cette mission dont je conçois qu'elle n'est pas facile.

Si, d'aventure, ils ne trouvaient pas l'appui qu'ils attendent auprès des diverses structures exposées dans cet article, ou pour tout autre sujet lié au covid-19, ils peuvent contacter le point d'entrée unique de la mairie en cette période de crise, par courriel ou par téléphone au 04.94.06.95.00.

 

LES JEUNES, JE VEUX POUVOIR COMPTER SUR VOUS !

​​​​​​​Aux enfants et aux jeunes, enfin, je demande d'être responsables et de veiller à leur santé et à celle des autres :

> diversifiez vos activités à la maison : ne passez pas des journées et des nuits devant vos écrans !

> pas de sorties autres que celles pour les besoins du chien, les courses ou l'heure d'activité physique autorisée, avec vos attestations en papier ou sur vos smartphones, et sans rejoindre le groupe de copains ! Ne mettez pas vos parents en difficulté si vous êtes contrôlés par la police à qui j'ai demandé de ne pas hésiter à vous sanctionner, comme tout résident de notre pays.

> et, au contraire, soyez ambassadeurs des bons usages, gestes barrières, respect des consignes, auprès de vos copains, de vos familles et de vos proches !

Je compte sur vous.

 

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 11:33

Le printemps est la période où, usuellement, les familles préparent la prochaine rentrée scolaire de leurs enfants. Les circonstances sont cette année bien particulières du fait de la pandémie et les démarches habituelles ne peuvent s'exercer.

Pour autant, il faut que les parents soient rassurés pour « l'après-confinement ». C'est le sens d'un courrier dématérialisé que j'envoie ce jour au millier de familles de parents d'élèves dont nos services communaux disposent des adresses de courriel.

Et que je mets en ligne sur mon blog et que je fais « poster » sur les sites Internet officiels de la commune, afin d'accroître les chances d'informer le maximum de familles concernées...

 

Ce dispositif concerne ce qui relève de l'éducation autre strictement scolaire : restauration scolaire, activités de loisirs éducatifs périscolaires, garderies, etc.

Pour ce qui est du « scolaire pur », je rappelle que, en accord avec l'Education nationale, les inscriptions aux écoles s'effectuent exceptionnellement, pour les nouveaux Seynois, les entrants en toute petite et petite sections de maternelle, et pour les « grands » devant intégrer en septembre le CP à « la grande école », par contact direct par courriel avec chaque établissement primaire, dont les adresses de mail sont disponibles ICI

Je remercie l'ensemble des personnels territoriaux qui, pour beaucoup en isolement, ont « télé-coopéré » entre eux pour imaginer ces dispositifs alternatifs d'inscription.

NOTE : les adresses de courriel et de sites indiqués dans ma lettre reproduite ci-dessous sont accessibles en bas de la page 2 de la lettre.

 

 

 

Liens Internet évoqués dans ma lettre aux parents d'élèves :

> Envoyer un courriel à la direction des 0-25 ans

> Envoyer un courriel au guichet unique

> Aller sur le site officiel de la Ville de La Seyne

> Effectuer une inscription en ligne 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 09:47

À La Seyne, la population des tout-petits de 0 à 3 ans représente 2259 enfants. Ce samedi, le 4ème forum de la petite enfance a été l'occasion de faire le point sur une compétence non obligatoire d'une commune mais qui, chez nous, se décline en une kyrielle de structures et d'actions, dans une démarche volontaire globale portée à la fois par la puissance publique et par de nombreux partenaires associatifs et privés...

 

Cette politique publique en faveur des familles est portée par un service public fort, qui a organisé un bel événement avec la 4ème édition du forum de la petite enfance, inscrit aujourd’hui dans les grands rendez-vous de la ville et qui a accueilli des centaines de familles. Cette année, une attention plus particulière a été portée aux jeunes enfants en proposant encore plus d'activités ludiques (structure gonflable, sculpture de ballons, et ferme pédagogique et balades à poney et en calèche), s'ajoutant aux des ateliers d'animation (lecture, motricité, chants et éveil musical, activités manuelles,...). Et les parents et professionnels ont pu se promener parmi les stands proposé, rencontrer les institutions et les structures d’accueil, assister à des conférence sur l'enfance et son développement.

 

LE PREMIER MAILLON DE  LA « CITÉ ÉDUCATIVE », LABEL NATIONAL ATTRIBUÉ À LA SEYNE

Que tous les organisateurs en soient sincèrement félicités et remerciés. Ce forum a été un temps fort qui illustre à merveille l'une des raisons pour lesquelles La Seyne est la seule commune du Var à avoir obtenu le label national de « cité éducative » pour son œuvre en faveur des 0 à 25 ans, de la naissance à l'insertion professionnelle et citoyenne des jeunes adultes.

Depuis les années 1950, la Ville s'est en effet attachée à permettre à tous les parents de concilier vie professionnelle et vie personnelle et familiale, en proposant des modes de garde diversifiés et adaptés aux besoins des familles. Mais il s'agit aussi d'offrir au jeune enfant les conditions d’un développement équilibré et adapté à l’évolution de ses besoins, de contribuer à l’intégration de tous les petits à besoins spécifiques comme le handicap, de favoriser l’égalité des chances et lutter de façon précoce contre les inégalités, tout en soutenant la fonction parentale dès le plus jeune âge.

Dans cette dernière décennie, la municipalité n’a cessé d’interroger sa politique de la petite enfance. Cela s'est fait en mobilisant les partenaires institutionnels de la Ville comme la Caisse d'allocations familiales et la Protection maternelle et infantile.

 

+ 22 % DE PLACES CRÉÉES EN CRÈCHES MUNICIPALES ...

Ces efforts d'évolution ont permis de maintenir et de développer l’offre d’accueil, en accroissant de 22 % le nombre de places en crèches collectives publiques. Mais ils ont également permis de créer un relais d’assistantes maternelles qui bénéficient toute la semaine à une centaine d'entre elles, pour accompagner l’accueil individuel, permettre aux assistantes maternelles de se rencontrer et d’échanger, mais aussi pour permettre également aux familles d’être aidées dans leurs démarches d’employeurs.

Les dernières années ont aussi conduit à diversifier les offres d’accueil, en proposant des solutions d’urgence, des réponses à des besoins occasionnels, ou des modes de garde à visée d’insertion. Et les familles sont désormais associées à la définition, au suivi et l'évaluation des missions des diverses structures, à travers la mise en place de conseils de crèches.

En fédérant tous les acteurs publics et privés de la petite enfance autour d’un projet partagé, en soutenant tous les projets de nouvelles crèches, on est maintenant parvenu à garantir plus de 1200 places d’accueil du jeune enfant, grâce aux contributions de tous les acteurs : nos 6 crèches collectives municipales, les 4 crèches collectives associatives, les 13 micro-crèches et les 180 assistantes maternelles participant au réseau territorial.

 

MAIRIE, ASSOCIATIONS, ASSISTANTES MATERNELLES, UNIES EN UN PROJET GLOBAL

Toutes ces structures sont soutenues pour leurs projets éducatifs par les services municipaux des sports et de la culture, et par des associations œuvrant dans le domaine socio-éducatif, de la santé et du bien être des tout-petits et de leurs familles (handicap, troubles du comportement, aide à la parentalité…), parmi lesquelles l'Association Vivre en Famille, le Moulin à paroles, l'association P'tits bouts douces heures, ou encore Rêve Lune.

Et tout ce beau monde de passionnés de l'éducation de nos plus jeunes concitoyens, bénévoles comme professionnels fonctionnaires et privés, était là, en week-end, hors temps de travail, pour promouvoir cette formidable diversité des offres. Bravo et merci.

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Marc VUILLEMOT

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