18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:00

131218_jsv_comptines.jpgMon collègue maire de Six-Fours a cru devoir publier, sur sa page d'un réseau social Internet (image ci-contre - cliquez dessus pour l'agrandir), des attaques en règle contre la façon dont La Seyne gère les problèmes d'une crèche associative en lourde difficulté qui assure une offre d'accueil des jeunes enfants sur nos deux communes (voir un article de mon blog à ce sujet). Ceux qui me connaissent bien savent que j'exècre la polémique, mais, en la circonstance, je ne peux pas ne pas lui répondre, car certains amalgames font frémir dans le contexte normalement républicain où les victimes d'une situation n'ont pas à être instrumentalisées pour d'inutiles et malvenues querelles politiciennes...

 

"Cher Jean-Sébastien,

 "Je ne salue pas ton ingérence de maire de Six-Fours dans les affaires de la commune de La Seyne.

"La délibération dont tu fais état sur ta page d’un réseau social, votée à l'unanimité du conseil municipal de La Seyne, et donc aussi par la minorité seynoise de droite UMP et UDI qui s'honore ainsi, concerne les salariés de l’association qui résident à La Seyne.

"Il n'est pas question au travers de ce vote de notre conseil municipal de « payer des salaires aux grévistes », mais d’aider les salariés seynois de l'association « Les Comptines », grévistes ou non, à différer sur deux mois le règlement de leurs frais de services communaux (cantines ou centres aérés de leurs enfants, loyers de leurs HLM, etc), afin de ne pas ajouter de la difficulté à la difficulté.

"Car, juste une précision, mais elle est de taille et je ne veux pas croire qu'elle t'aura échappé : si ces salariés sont en difficulté, ce n’est pas parce qu’ils sont grévistes, mais parce qu’ils n’ont pas perçu les salaires qui leur sont dus pour l’exercice de leur mission réalisée, bien avant qu’ils aient dû se résoudre à être en grève... justement pour réclamer leur dû pour le travail accompli.

"Tu serais bien inspiré de balayer devant ta porte avant de critiquer ton voisin.

"Mais, puisque tu t’intéresses de près à La Seyne, souffre que je m’intéresse à Six-Fours, non pour la gestion de ta ville, ce que je ne m'autoriserais pas à faire, mais parce que les difficultés de cette association concernent des familles de nos deux communes : j'attends de croiser avec les miennes tes analyses sur les faits relevés par l’audit de la Caisse d’allocations familiales, qui mettent en lumière divers dysfonctionnements des « Comptines », sans ne subir aucune critique de ta part, alors que tu as confié la gestion de trois crèches six-fournaises, sous forme de délégation de service public, à cette association.

"Les parents usagers des « Comptines », effectivement, comme tu l’écris, apprécieront. Ceux qui travaillent, comme ceux qui sont en quête d'emploi. Et au moins les Seynois d’entre eux, pour l'accueil des enfants des plus en difficulté desquels des solutions d’urgence ont été trouvées, grâce à l’implication à saluer des personnels et dirigeants d’autres crèches seynoises, publiques et associatives.

"En pareille circonstance, de grâce, cher Jean-Sébastien, oublie un peu la politique politicienne.

"Bien amicalement à toi.

"Marc"

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 05:14

http://www.elhyani.net/wp-content/uploads/2013/07/Déficit.jpgUn élu régional d'extrême-droite a demandé au président de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, au terme de la plénière de la réunion du Conseil régional de ce vendredi, s'il était possible de subventionner, à hauteur de 50%, soit 150.000 euros, le besoin de financement de la crèche associative des "Comptines", intervenant à La Seyne et Six-Fours, qui traverse une période très difficile. Il aurait directement pu poser la question à ses collègues seynois, membres de la majorité régionale de Michel Vauzelle, Marie Bouchez et moi. Parce que nous ne l'avons pas attendu sur le sujet.

L'accueil des jeunes enfants n'entre en effet pas dans les compétences du conseil régional. Certes, l'insertion professionnelle et le développement économique font partie des missions de la Région, et la question des modes de garde des enfants des salariés étant incidente à ces sujets, on pourrait aller jusqu'à imaginer, dans une situation exceptionnelle, qu'un appui pour sortir d'une difficulté conjoncturelle soit accordé, tant au regard de la situation des 45 employés dont les salaires ne sont pas versés que de celle des 200 familles qui, faute de pouvoir faire accueillir leurs enfants, sont en difficulté pour l'exercice de leur activité professionnelle.

 

UN PROBLÈME ANCIEN, MALGRÉ LES ALERTES

Mais le problème de l'association des "Comptines" n'est pas circonstanciel. Elle rencontre des difficultés de gestion depuis plusieurs années. Dès 2009, la commune de La Seyne, avec laquelle elle est en convention simple dans le cadre du « contrat enfance jeunesse » (CEJ) local, a dû lui allouer une subvention exceptionnelle, en contrepartie d'un plan de retour à l'équilibre qui n'a pas été mis en œuvre. J’ai, malgré tout, pour ne pas aggraver sa trésorerie, choisi de verser en une seule fois en 2013 les subventions communales normalement mandatées par trimestres. Et, ces derniers mois, la commune de Six-Fours, qui ne peut la subventionner car l'association est son délégataire de service public, a différé les perceptions des loyers des locaux qu'elle occupe.

Les déficits cumulés se sont aggravés au fil des années, malgré les recommandations des tutelles et organismes financeurs, au point que l'association a perdu la confiance de son principal interlocuteur institutionnel, la Caisse d'allocations familiales, qui vient de rendre un rapport inquiétant sur sa gestion, stipulant que « la mise en place de règles de fonctionnement conformes à l’orthodoxie comptable régissant la vie quotidienne de la structure est un postulat incontournable pour prolonger le partenariat avec la CAF ». La ville de La Seyne, qui a alloué chaque année des subventions publiques communales sur la base des éléments produits, fait étudier en ce moment ceux-ci à la lumière de l'audit de la CAF pour décider des mesures qu’il convient de prendre.

 

DES MESURES D'URGENCE POUR LES ENFANTS ET LES SALARIÉS

La justice doit statuer dans les prochains jours, suite au dépôt des comptes, et désigner un mandataire. Il est dès lors plus qu'urgent d'attendre. La commune de La Seyne, après avoir échangé avec les salariés en grève et leurs syndicats, a toutefois pris des mesures pour parer aux situations les plus complexes pour les familles. La ville de Six-Fours assure également un accueil pour les plus grands des enfants.

Et la ville de La Seyne a aussi mobilisé son centre communal d'action sociale (CCAS) pour accompagner les employés les plus en difficulté faute de salaires, tandis que la commission sociale du bailleur social « Terres du Sud Habitat » a été saisie pour que les versements des loyers des salariés locataires de cet organisme puissent, si besoin, être différés.

 

LES INSTITUTIONS PRÊTES POUR ACCOMPAGNER UNE SOLUTION AGRÉÉE

Plusieurs analyses concordantes donnent à penser que le champ d'activité de l'association pourrait devoir être assuré par d'autres structures, d'une part à Six-Fours, d'autre part à La Seyne. Quelles que soient les issues pour l'une et l'autre des communes, mon collègue maire de Six-Fours et moi avons saisi la communauté d'agglomération TPM qui n'est pas opposée, dès lors que la situation sera éclaircie et des pistes trouvées, à apporter une contribution financière aidant au redémarrage. Avec Marie Bouchez, nous avons également échangé avec le cabinet du président Vauzelle à qui il a été demandé d'aller dans le même sens, également lorsqu'un processus sera validé par les autorités de tutelle. Il faudrait bien sûr aussi, en plus des communes et de la Caisse d’allocations familiales, que le département du Var, en charge de l’action sociale, vienne apporter sa contribution.

Comme maire, avec notre adjointe à la petite enfance, Isabelle Renier, qui est sur la brèche sur la question des « Comptines » depuis des mois, et, avec Marie Bouchez, comme élus régionaux, nous n’avons pas attendu que quelque bon ange bleu marine vienne se pencher sur le berceau de l’association. Le boulot est fait, sans tambour ni trompette. Les autorités publiques saisies sont dans de bonnes dispositions, prêtes, suivant les indications du mandataire et des tutelles, à jouer leur rôle. 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 07:16

http://lartdesmets.e-monsite.com/medias/images/cuisine-7-2.jpgJeannette, Danièle, Huguette, et tant d'autres, ont travaillé des années dans les cantines communales des écoles et des colonies de vacances. Elles ont fait valoir leur droit à la retraite il y a déjà pas mal d'années.

Avec Graziella Gaujac, conseillère municipale déléguée à la restauration collective, et Nicole, diététicienne municipale responsable du service, il nous a semblé important de les accueillir ce mercredi pour une visite à la découverte de la cuisine municipale ultra-moderne mise en service dans la zone d'activités des Playes il y a deux ans.

 

ON A FAILLI FERMER LES CANTINES !

On oublie vite, mais le projet était dans les cartons depuis 1997, soutenu à l'époque par Francisque Luminet, premier adjoint. Le temps a passé, les maires se sont succédé. Il aura fallu attendre 2009 pour que, après quinze années de pression de moins en moins amicale des services de l'État rappelant à la ville son obligation de mise aux normes de ses cantines scolaires et menaçant d'interdiction, nous décidions de lancer le programme. C'était ça, ou c'en était fini des 5.500 repas assurés à 95% des enfants de nos écoles primaires qui profitent de ce service public, certes non obligatoire pour une commune, mais tellement considéré comme indispensable. Et égalitaire, lorsqu'on sait les situations familiales de beaucoup d'enfants pour lesquels le repas est facturé entre un euro et moins de quatre euros, pour un coût de revient de l'ordre du huit euros.

Et, tant qu'à réaliser un investissement d'environ 8 millions d'euros, autant le concevoir pour un usage de plusieurs décennies, évolutif pour répondre aux besoins nouveaux et normes sanitaires à venir, tant en nombre de rationnaires qu'en diversification des services : écoles, bien sûr, mais aussi centres de loisirs, crèches et accueils de jeunes enfants, repas à domicile des personnes âgées ou handicapées, réceptions, etc.

 

LA HAUTE TECHNOLOGIE POUR DE LA CUISINE "COMME À LA MAISON"

Et nos "cantinières seniors" n'en sont pas revenues ! Elles, qui ont jadis peiné pour la manutention des colis de denrées, les heures de pluche, le brassage pour le moins physique des purées dans des faitouts de 50 litres, le décrassage à la limaille des plats ayant "accroché", le nettoyage des graisses des locaux, dans l'étouffante chaleur moite de leurs cantines d'antan, ont découvert un équipement disposant des plus récents développements techniques, garantissant une sécurité alimentaire parfaite, disposant d'instruments automatisés, et ne requérant plus les épuisants efforts physiques qui se rappellent aujourd'hui au souvenir de leurs articulations de dames aux cheveux blanchis.

Oh, elles nous attendaient au tournant, persuadées qu'une telle technologie ne pouvait être compatible avec la transformation de denrées fraîches, pour faire des repas "comme à la maison". Surprise. Dans les restaurants scolaires seynois, on cuisine comme le font les grands-mères. Certes en pesant en quintaux et en tonnes ce qu'on mesure au décigramme dans la cuisine familiale. Les carottes râpées sont de vraies carottes, avec leurs fanes ; les poivrons, oignons, tomates, et aulx qui entreront dans la composition de la salade de pâtes arrivent frais et entiers ; il faudra une journée entière pour trancher le rôti de dinde ; les biscuits sablés qu'on servira au goûter de Noël sont en fabrication, comme les soupes des tout-petits des crèches.

 

LÉGUMES BIO ET HAUTE QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

 Et, d'ici quelques mois, la production de légumes du Domaine de Fabrégas permettra de plus aux 24 cuisiniers qui s'activent ici d'offrir aux écoliers environ 20% de produits issus de l'agriculture biologique, à partir d'un circuit court de distribution, conformément aux recommandations du "Grenelle de l'environnement".

Et, évidemment, le bâtiment, qui est ouvert depuis deux ans aux visites "grand public" à l'occasion des journées du patrimoine, comme il l'est aux enseignants, aux parents et aux citoyens qui le souhaitent, mais aussi à de nombreux élus et cadres de communes voulant moderniser leur restauration, a été construit suivant les normes "Haute Qualité Environnementale" : eau chaude solaire, isolations thermiques par des toits végétalisés, traitement écologique des déchets...

Oui, Jeannette, Danièle et Huguette peuvent en témoigner, le service public de qualité, ça marche encore et toujours, au XXIe siècle. Et moins cher qu'en achetant un service au privé. Ce n'est pas un investissement prestigieux que notre équipe a voulu réaliser, c'est juste une nécessaire réponse républicaine, donc égalitaire, aux besoins de milliers de nos concitoyens.


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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 08:39

131113_senat_territoria.jpgParis, au Sénat, ce mercredi. Une nouvelle fois, La Seyne est honorée. Cete fois-ci, elle reçoit le prix d'argent de "Territoria" pour les innovations des services publics des collectivités. Elle a obtenu cette récompense pour les originaux "chantiers culturels de jeunes" , ce système de "troc" entre petits travaux sur des sites de spectacles et accès gratuit à des concerts et spectacles, que les animateurs du service municipal de la jeunesse ont conçu et mis en œuvre depuis trois ans. J'invite les visiteurs de ce blog à découvrir ce prix "Territoria", récompensant les initiatives originales qui peuvent être transférées de la collectivité qui les a imaginées vers n'importe quelle autre, sur le site qui lui est dédié.

Mes félicitations et ma gratitude vont à Isabelle Renier, notre adjointe en charge de la petite enfance, de la jeunesse et du handicap, et surtout aux personnels communaux qui ont imaginé le dispositif : Valérie, Vincent, Audrey, et Aloïs-Karim, la cheville ouvrière des "chantiers culturels".

Heureuse initiative aussi, de leur part, d'avoir convié les premiers jeunes impliqués dans les "chantiers" à être des nôtres sous les ors de la République. Et à découvrir Paris.

Et, à propos de la visite du Sénat, dont je ne connaissais pas tous les recoins cachés, j'ai moi-même eu la surprise d'y découvrir un espace surprenant dans un haut lieu de la République...

131113_senat_1.jpg 131113_senat_2.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:24

http://img.over-blog.com/189x198/3/26/21/92/rythme-scolaire-copie-1.jpgComme chaque année, je recevais ce jeudi soir les acteurs de ce qu'on appelle la "communauté éducative" de La Seyne pour un temps convivial d'échanges, quelques semaines après la rentrée scolaire. Par "communauté éducative", entendons les enseignants, directeurs d'écoles et corps d'inspection, mais également les élus et cadres communaux des services de l'entretien des espaces scolaires, de la restauration, de l'enfance, de la Caisse des écoles, de la culture et du sport, ainsi que les associations de parents d'élèves fédérées (PEEP et FCPE) et les associations qui conduisent des actions agréées d'accompagnement de la scolarité et d'animation périscolaire.

Au cours du buffet qui suivit le moment formel où j'ai fait le point des sujets qui nous préoccupent en cette année scolaire, j'ai eu la surprise - et un peu de fierté, je l'avoue - de m'entendre dire, par une des représentantes de la fédération PEEP des parents d'élèves du Var combien elle savait gré à la commune de La Seyne d'avoir mis en place, depuis des mois, un dispositif de large concertation sur la question de la réforme des rythmes de vie des enfants, ce qui, selon elle, est une spécificité toute seynoise qui ne rencontre guère ailleurs...

 

ON DOIT ABSOLUMENT PARVENIR À UN PROJET CONCERTÉ ENTRE TOUS...

 C'est vrai que nous avons pris le taureau par les cornes dès l'annonce du décret ministériel, prévoyant que l'exercice auquel nous allions être soumis allait s'avérer difficile, en confiant cette mission de concertation à une de nos employées rodée aux politiques territoriales qui y consacre la totalité de son temps, avec tous ceux qui était rassemblés à l'occasion de cette soirée, auxquels s'ajoutent, par secteurs scolaires, les parents des élèves, ainsi que les syndicats des personnels de l'Éducation nationale et de la commune.

Et les choses avancent, mais à pas de fourmi, car il n'est pour nous question ni de démantibuler la très importante offre périscolaire existante, communale et associative, en matière d'accueils de loisirs, d'initiation au sport et d'éveil à la culture, ni de générer des inégalités d'accès à cette offre du fait qu'un enfant résiderait à tel ou tel endroit de la ville ou qu'il vivrait dans une famille connaissant telle ou telle réalité socio-économique ou culturelle, ni de causer un coût supplémentaire à la commune qui entraînerait la disparition d'autres services publics, ou un déséquilibre financier, ou une hausse de l'imposition locale, ni de rompre les bonnes relations que nos services entretiennent avec l'Éducation nationale, ni de mettre en danger des associations et leur autonomie. Ni, bien sûr, de nous soustraire à la Loi qui, sur le fond, est bonne pour les enfants.

 

... QUITTE À PRENDRE TOUT LE TEMPS NÉCESSAIRE, MÊME AU-DELÀ DES CONSIGNES

 Quadrature du cercle ? On n'en est pas loin, c'est vrai. Mais, je l'ai indiqué à la rectrice de l'académie de Nice, au directeur académique du Var, et aux inspectrices des circonscriptions seynoises, on peut y parvenir en donnant du temps au temps pour élaborer un Projet éducatif de territoire (PEDT) de qualité, répondant aux exigences que je viens d'énoncer.

Qu'on se le dise : La Seyne ne rendra pas sa copie dans le trop bref délai imposé par les textes. Mais elle rendra une bonne copie élaborée avec patience entre tous les acteurs de l'éducation, quitte à exiger des mesures dérogatoires pour éviter la moindre rupture avec l'offre périscolaire existante. Et même, je le souhaite, avec l'implication des enfants, qui sont tout de même les premiers concernés.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 04:58

http://www.lesbrasileiros.com/wp-content/uploads/Ecole-buissonniere.jpgJ'ai brossé ces jours derniers dans quatre articles de ce blog (voir ici : 1, 2, 3 et 4) le tableau de la rentrée scolaire pour les écoliers du primaire à La Seyne. Cependant la commune, si elle n'a ni compétence ni vocation à s'immiscer dans les contenus pédagogiques, doit aussi se préoccuper, pour les enfants, les adolescents et les jeunes en difficulté, voire en rupture, d'accompagner les efforts de enseignants pour que tous leurs élèves tirent parti de l'instruction dispensée par l'École.

 

CONTRE L'ABSENTÉISME, LE RAPPEL À LA LOI...

 Qu'ils soient écoliers ou collégiens, du moment qu'ils ont entre 6 et 16 ans, ils sont soumis par la loi à l'obligation scolaire. Le législateur, d'ailleurs, depuis 2007, a confié aux maires une nouvelle responsabilité, celle de convoquer avec leurs familles les enfants trop absentéistes signalés par les autorités académiques pour, solennellement, leur faire un rappel à la loi.

Je m'exécute naturellement, mais j'ai décidé d'aller plus loin que ce que la loi m'impose. Nous avons à cet effet signé avec l'Inspection Académique, en février dernier, une convention de partenariat entre nos services communaux de l'enfance et la jeunesse et le service social scolaire. Ce dernier nous signale les familles qui ne répondent pas aux injonctions qui leur sont faites, et nos personnels mettent en œuvre un dispositif d'accompagnement socio-éducatif pour les enfants, mais aussi pour accompagner les familles en difficulté dans l'exercice de leur fonction parentale.

 

... MAIS AUSSI LA PRÉVENTION DES DÉCROCHAGES

 L'idéal est bien sûr de faire de la prévention de ces décrochages et, conformément aux vœux de l'État qui a fixé des objectifs en matière de réussite éducative pour les quartiers bénéficiant d'un contrat urbain de cohésion sociale (CUCS), la commune et les associations sont invitées à conduire avec les enseignants des projets socio-éducatifs, d'accompagnement scolaire, d'appui aux enseignants pour la diversification des pratiques pédagogiques scolaires, l'ouverture de l'École et l'aide à la "parentalité", permettant de réconcilier les jeunes en rupture avec l'enseignement.

C'est une pratique trentenaire, notamment à Berthe et, plus récemment, dans le centre, qui est reconduite depuis des années parce que, même si elle est coûteuse pour la puissance publique, elle porte ses fruits. Et, pour cette rentrée, nos services communaux et d'admirables associations comme le Centre Nelson-Mandela, la MAEFE, Nouvel Horizon, l'APEA, l'AMIQ, l'OMASE, l'Espace Solidarités, Femme dans la cité, le Foyer Wallon Berthe, et d'autres, malgré les difficultés financières, continuent leurs missions en ce sens avec les enfants en difficulté de nos écoles.


AVEC UNE ADAPTATION DE PRATIQUES PÉDAGOGIQUES

 Les professeurs et les parents ont toujours été satisfaits de cette coopération ou complémentarité, et on peine d'ailleurs à comprendre pourquoi le très bon déroulement général de cette rentrée est entaché d'un point noir, au collège du quartier Berthe, où l'on m'indique que l'une des raisons du malaise qui affecte nombre d'enseignants, obligés d'en venir à être en grève, résiderait dans une volonté de l'Éducation nationale de revenir sur ces dispositifs. À moins que ce qui m'est rapporté soit inexact, je suis très surpris que ni le préfet, ni la direction de la caisse d'allocations familiales, ni moi-même, qui avons compétence pour la conduite des contrats d'objectifs publics dans lesquels ces actions s'inscrivent, n'ayons été saisis de quelque difficulté ni invités à concourir à résoudre le problème, s'il en est effectivement un. D'ailleurs, à titre préventif de risques de situations complexes découlant d'une moindre prise en charge des jeunes, j'ai demandé que la cellule de veille du conseil local de sécurité et de prévention soit prête à être activée.

Il serait en effet vraiment dommage que cette rentrée seynoise paisible soit assombrie pour d'obscures raisons ayant pu motiver des choix institutionnels que la majorité des professeurs travaillant là-bas depuis des années avec conscience, constance, professionnalisme et détermination, semblent considérer comme hasardeux pour les élèves de ce quartier populaire auxquels il montrent depuis toujours un formidable attachement.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 03:25

http://psy-en-ligne.info/wp-content/uploads/2012/09/rentree-scolaire.pngLa Seyne n'est pas au nombre des 13 volontaires, parmi les 141 communes varoises où existe une école, qui mettent en place, dès cette rentrée, le nouveau dispositif d'aménagement du temps des enfants, avec une neuvième demi-journée d'école pour mieux étaler la durée des temps d'apprentissages et permettre de pratiquer des activités périscolaires sportives, culturelles, environnementales ou technologiques. Ce n'est pas, loin de là, une volonté de ne pas s'inscrire dans la rénovation de l'école voulue par le ministre Vincent Peillon, dont la réforme des rythmes constitue un intéressant volet. C'est au contraire pour mieux peaufiner le projet, difficile à organiser à moyens constants, qui sera applicable en septembre 2014.

 

DU TEMPS POUR ÉLABORER UN PROJET PARTAGÉ

 Car La Seyne est au travail depuis le mois de mars pour construire un projet éducatif de territoire qui soit de qualité et, surtout, partagé par tous : enseignants, parents, animateurs sportifs, culturels et socio-éducatifs communaux et associatifs, agents territoriaux des écoles maternelles, personnels d'entretien et de restauration, et leurs syndicats.

Les réunions de concertation se suivent depuis avril et, courant octobre, il me sera demandé d'arbitrer entre diverses hypothèses d'organisation. Certaines prévoient un élargissement du temps de l'interclasse de midi. D'autres envisagent  la création d'un nouveau temps dans la journée dédié à des activités. D'autres encore voient un temps de co-éducation entre profeseurs et autres éducateurs permettant de prolonger sur des supports d'activité non scolaire les thématiques enseignées. Et d'autres enfin imaginent une amélioration et une adaptation de ce qui existe actuellement, partant du constat que La Seyne dispose déjà d'une très importante d'offre périscolaire.

 

À LA SEYNE, IL EXISTE DÉJÀ UNE OFFRE IMPORTANTE

 Car il est vrai qu'on ne part pas de rien, chez nous. La palette est saisissante : aide aux devoirs, centres de loisirs municipaux et associatifs, maison de la pleine nature, base nautique municipale, centre communal d'initiation aux sciences et technologies de La Dominante, activités sportives des clubs et écoles municipales de sports, activités culturelles des associations, animations des bibliothèques et médiathèques communales (Clos Saint-Louis au sud, Pierre-Caminade au centre et Andrée-Chedid au nord), formations de l'école municipale des Beaux-Arts et du conservatoire intercommunal de musique, activités des espaces socio-culturels communaux du sud de la ville (Jean-Bouvet, pôle national des arts du cirque, fort Napoléon et fort Balaguier), du centre (maison du patrimoine et de l'image) et du nord (Henri-Tisot et Nelson-Mandela), et j'en oublie ! Et nous avons une expérience dans le domaine de l'aménagement des divers temps de vie des enfants, comme du partenariat avec les établissements scolaires.

 

LE MERCREDI MATIN, ACCESSIBILITÉ POUR TOUS, ET MOYENS CONSTANTS

 Quatre certitudes à ce jour : d'abord; un sondage auprès des familles manifeste une volonté majoritaire pour que la nouvelle demi-journée d'école soit le mercredi matin ; ensuite, la commune, qui investit déjà 20% de son budget dans le sport, la culture et le socio-éducatif, n'aura pas les moyens d'assumer un surcoût et il faudra faire à moyens constants ; de plus, l'offre d'activités devra être égalitaire pour tous les enfants de tous les quartiers ; et, enfin, nous devons parvenir à fournir pour la fin de l'année 2013 un projet commun avec les enseignants pour partir sur de bonnes bases de partenariat et de complémentarité, et non deux projets, l'un de la ville et l'autre des professeurs, qui seraient soumis, ainsi que le prévoient les textes officiels, à l'arbitrage unilatéral des autorités académiques.

Il n'est pas pensable, en effet, que le rôle de la commune soit réduit à celui d'un prestataire de services. Nos personnels et ceux des associations agréées sont des professionnels reconnus, formés et qualifiés en matière d'activités péri et extrascolaires. Nous avons une politique éducative communale des temps libres à conduire, celle dont nos concitoyens nous ont confié la mise en œuvre par leur vote, qui est agréée et soutenue par d'autres ministères que celui de l'Éducation nationale, et qui vise, en complément de la mission républicaine de l'école publique et gratuite, à offrir à toutes les familles qui le souhaitent pour leurs enfants, quelles que soient leurs réalités culturelles, sociales et économiques, la possibilité de temps éducatifs et d'éveil complémentaires à ceux de l'école.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 04:05

http://actulandevant.files.wordpress.com/2012/11/restaurationscolaire.jpgJ’évoquais avant-hier et hier les effectifs croissants d’enfants scolarisés dans nos écoles primaires publiques seynoises. Il sont aux alentours de 6500 et, dès la veille de la reprise, plus de 4000 d’entre eux étaient déjà inscrits auprès de notre service de restauration municipale qui m’indique que le nombre de rationnaires de ce qu’il ne faut plus appeler nos «  cantines » dépassera largement les 5500.

 

LA MODERNISATION DE LA RESTAURATION SCOLAIRE

Avec un coût de repas de l’ordre de 8 euros (denrées, énergie, personnels, matériels et amortissements) sur lequel les familles règlent, suivant leurs revenus, de 1 à moins de 4 euros, la restauration scolaire municipale seynoise est un service public, certes ne faisant pas partie des compétences obligatoires d’une commune, mais qui a d’autant moins à rougir d’éventuelles comparaisons que notre équipe municipale a - enfin,  après 12 ans d’injonctions des autorités sanitaires ! - réalisé une mise aux normes qui était impérative avec l’inauguration en 2011 d’une cuisine centrale ultra-moderne que nombre de communes et professionnels viennent visiter.

Cette année 2013 a vu l’engagement d’un million d’euros pour la construction du restaurant scolaire de l’école Ernest-Renan, dont les travaux ont débuté en juillet 2013, dans le cadre d’un plan pluri-annuel de mises aux normes, modernisation et insonorisation de nos "cantines" devenant des "satellites" de notre cuisine centrale, à hauteur de 8 millions d’euros sur quatre ans, dont les autres opérations de l'année sont les équipements de restauration des écoles Léo Lagrange aux Sablettes, des Collines de Tamaris, et Romain-Rolland au Pont-de Fabre.


UN PLAN PLURIANNUEL DE RÉNOVATION DES ÉCOLES

Avec la livraison du groupe scolaire Victor-Hugo, qui avait été oublié du Programme de rénovation urbaine de Berthe et est aujourd'hui entièrement réhabilité, on est arrivé au terme du plan de rénovation des écoles engagé sous la municipalité de Maurice Paul et poursuivi par Arthur Paecht puis par notre équipe. On va pouvoir recommencer la boucle en 2014 !

Et il reste un programme structurant à engager, à hauteur de 8 à 9 millions d'euros : la réalisation d'un groupe scolaire appelé à remplacer deux écoles quinquagénaires, la maternelle Amable-Mabily et l'élémentaire Jules-Verne, en centre ville. Nous avons inscrit cette opération, qui ne l'avait antérieurement pas été, à notre plan d'investissements, pour l'exercice 2016. En attendant, nous parachevons la maîtrise des terrains nécessaires, autour de l'actuelle école Mabily.


PRÈS D’UN TIERS DU BUDGET COMMUNAL DÉDIÉ À L’ENFANCE

Il faut savoir que la commune consacre chaque année 30% de son budget à l’enfance : crèches, garderies, écoles, restauration scolaire et périscolaire, centres de loisirs, espaces jeunes. Sans compter les aménagements urbains dédiés aux petits et aux adolescents, le sport, la culture, l’aide sociale, dont ils sont nombreux à être bénéficiaires.

Rien que, dans la perspective de cette rentrée 2013, on relèvera que l’on a consacré un million pour la réhabilitation totale du groupe scolaire Victor Hugo, 350.000 euros pour les réparations diverses dans nos écoles, 210.000 pour les travaux d’infrastructures dans ou aux abords des écoles (enrobé, clôtures, etc), 100.000 euros de travaux assurés par nos services, et 120.000 euros pour l’achat d’un nouveau bus de 50 places. C’est, au terme de ces vacances d’été, au total de 2,8 millions d’euros qui ont été investis dans la perspective de la rentrée de nos enfants. Sans commentaire.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 08:40

http://takumia.t.a.pic.centerblog.net/720f1235.gifParmi les 500 nouveaux écoliers seynois que j’évoquais hier, on compte notamment 250 tout-petits de moins de trois ans, soit un quart de plus que l’année dernière. Cette possibilité accrue de scolarisation précoce découle de la volonté du ministre Vincent Peillon avec lequel notre équipe municipale partage l’idée, confortée par les études des scientifiques, que l’accès à l’école des enfants de deux à trois ans, pour peu que leur développement le permette (notamment qu’ils soient propres), est un facteur supplémentaire d’égalité des chances. Car le but n’est pas seulement d’offrir un mode de garde aux parents qui travaillent ou qui sont en recherche d’un emploi.

 

LA SCOLARISATION PRÉCOCE POUR DES CHANCES ACCRUES

Ce n’est un secret pour personne. L’état de la société est tel que, malheureusement, nos petits sont loin de tous démarrer leurs existences avec les mêmes atouts. Les réalités sociales, culturelles, économiques, des familles et des cadres de vie génèrent plus ou moins de probabilités que leurs enfants tirent le meilleur parti de l’éducation scolaire : les situations familiales et sociales n’offrent pas à tous les mêmes opportunités de maîtrise de la langue parlée, de vécu de conditions concourant à accéder à l’autonomie et à des expériences de socialisation, ou d’exercice de la psychomotricité. Tous n’ont pas connu des temps de vie avec d’autres enfants, à l’instar de ceux qui ont été accueillis dans des crèches ou garderies, ni bénéficié d'un large champ de découvertes.

Dès lors, le substrat sur lequel les maîtres vont construire leurs enseignements est plus ou moins conforté chez les uns ou chez les autres. C'est pourquoi, dans des conditions adaptées, notamment d’environnement, de taille des groupes d’enfants et de stratégies pédagogiques, l’école maternelle peut concourir utilement à combler certains déficits cognitifs et sociaux afin de favoriser ensuite les apprentissages.

 

UN EFFORT RÉEL, MAIS LE COMPTE N’Y EST PAS

À La Seyne, et en particulier dans nos quartiers d’habitat social, nous sommes très attachés à ce que cette possibilité soit offerte. Si, du côté de la mairie, qui assure les aménagements adaptés des espaces scolaires et qui met à disposition une assistante spécialisée des écoles maternelle pour chaque classe de tout-petits, on fait ce qu’il faut pour mettre les moyens nécessaires, il faut que l’Éducation nationale consente le même effort.

Certes, trois des quatre ouvertures de classes obtenues à La Seyne pour cette rentrée l’ont été dans ce but, mais le compte n’y est pas, et trop de petits de deux ans n’ont pas pu être accueillis ce mardi. C’est en particulier le cas pour le secteur de l’école Victor-Hugo, pourtant en zone d’éducation prioritaire, où 21 enfants, qui pourraient constituer une classe, sont en attente.

Si, face à cette situation, je salue la réactivité de nos services des bâtiments communaux qui se sont spontanément engagés à réaliser les aménagements nécessaires pour créer une classe en quelques jours, celle des enseignants qui vont perdre un peu en confort matériel, et de l’inspectrice qui va plaider pour l'obtention d’un poste d’enseignant, j’attends aussi des autorités académiques qu’elles jouent le jeu et répondent à l’urgence de la demande.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 21:07

http://www.ville-st-privat-des-vieux.com/sites/www.ville-st-privat-des-vieux.com/IMG/jpg/rentree-scolaire.jpgTout le monde de l’École - inspectrices, enseignants, accompagnateurs scolaires, personnels de la mairie - était sur le pied de guerre ce mardi pour accueillir les 6500 petits Seynois qui ont fait leur rentrée dans nos écoles primaires publiques, dont 2700 en maternelle et 3800 en élémentaire. Ils sont à peu près 500 enfants de plus qu’à la rentrée de septembre 2012.

 

500 ÉCOLIERS SEYNOIS DE PLUS

Mathématiquement, avec 30 élèves par classe, ce qui est déjà beaucoup, on aurait ainsi pu espérer dans l’idéal une quinzaine d’ouvertures de postes pour que cet accueil de 500 écoliers supplémentaires se réalise dans les meilleures conditions possible, ou au moins à l’identique de l’an dernier, au regard notamment de la priorité donnée à l’éducation par l’État. Les salles de classe existent, avec plus de 25 postes supprimés au cours des dernières décennies ; il aurait suffi d’y affecter des maîtres.

Mais le Var, selon les syndicats de l’Éducation nationale, semble ne pas avoir pu bénéficier d’une même attention que d’autres départements qui sont certes en très lourd déficit. Malgré la volonté du ministre Vincent Peillon et les milliers de postes créés en France cette année, l’inversion du démantèlement méthodique opéré par les précédents gouvernements est en effet un travail de longue haleine qui prendra des années. Avec quatre ouvertures et une fermeture décidées par l’Académie pour La Seyne, soit un solde positif de seulement trois postes, on est loin du compte, même si on n’avait répondu qu’à la moitié des nouveaux besoins.

Surtout que - et loin de moi qui, de façon républicaine, respecte à la lettre la loi quant au financement communal des écoles privées, l'idée de rallumer la guerre scolaire ! - nombreux étaient les observateurs qui me faisaient remarquer que, par ailleurs, les autorités ont accordé un nouveau poste à une école libre confessionnelle.

 

IL EST ENCORE TEMPS DE DOTER NOS ÉCOLES DE NOUVEAUX MAÎTRES

Bien sûr, des ajustements vont avoir lieu à la fin de la semaine et on peut encore espérer quelques ouvertures de postes que l’inspection académique pourra décider à l’aune des effectifs réels. Avec Christine Sampéré, notre adjointe à l’éducation scolaire, nous avons réaffirmé notre disponibilité pour accompagner les représentants des enseignants et des parents d’élèves dans les initiatives qu’ils vont prendre pour plaider la cause de nos écoles.

Je pense en particulier à l’école Toussaint-Merle de Vignelongue où un poste a été fermé, alors que le quartier de Châteaubanne connaît un (trop) grand développement, que certains de ses élèves résident en site d’éducation prioritaire, qu’il y existe une classe spéciale pour enfants en difficulté d’intégration scolaire, et que c’est l’école de la commune qui a été choisie pour la scolarisation, naturellement plus difficile, des enfants des familles nomades. Mais pas seulement là : d’autres écoles ont des classes surchargées.

En tout état de cause, hormis quelques bouts de chou qui ont versé quelques larmes et des parents un peu stressés aux entrées des écoles maternelles, nous n’avons rencontré que des sourires et des satisfactions lors des visites que nous avons effectuées dans divers établissements seynois. J’évoquerai cela dans les prochains jours...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse

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Marc VUILLEMOT

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