24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 08:21

http://cide83.unblog.fr/files/2011/11/nc359foyerwallonberthe.jpgC'est toujours délicat, dans ma position, d'inviter à... prendre position. Mais il y a, semble-t-il, un malentendu qui paraît bloquer un partenariat historique, fonctionnant à la perfection depuis 1982 sur le quartier Berthe, entre une association d'éducation populaire et l'Éducation nationale. Une démarche intelligente, originale et manifestement efficace depuis des années, au plus grand bénéfice des collégiens de notre grand quartier Berthe.

Je m'autorise toutefois à appeler la préfecture et les autorités académiques du Var à faire revenir à la raison ceux qui, sûrement par manque d'information sur le volet "réussite éducative" du Contrat Urbain de Cohésion Sociale ou sur les orientations du "Contrat Éducatif Local", paraissent ne pas mesurer l'importance d'un travail qui, plaçant les enfants et les adolescents au centre d'un projet éducatif global, scolaire et périscolaire, porte ses fruits depuis trente ans. Je le fais parce que ma fonction de maire me place en position de "pilote" à la fois de la politique éducative sur la commune et aussi de responsable de la sécurité qui, si elle passe par la police, dépend aussi beaucoup de l'action socio-éducative, véritable prévention pour les adolescents et les jeunes.

Pour mes visiteurs non initiés, ces lignes sont peut être difficilement compréhensibles, aussi les invité-je à lire l'appel adressé aux Seynois par cette association en souffrance, "Le Foyer Wallon Berthe", et à signer comme moi la pétition qu'elle a mise en ligne.

Des centaines de Seynoises et de Seynois, encore jeunes ou désormais adultes, ont pu profiter des actions qu'elle met en oeuvre, dans les temps libres de la journée scolaire, les mercredis, les week-ends, et pendant les vacances scolaires. Il serait aberrant que ce "Foyer" qui, contrairement à d'autres associations qui souffrent d'une diminution de moyens, est largement financé par l'État, la Région, le Département, la Ville, la Caisse d'Allocations Familiales, se trouve empêché de poursuivre son activité complémentaire à celle de l'École par des responsables d'une institution républicaine qui donnent l'impression d'être arc-boutés sur une lecture très restrictive des réglementations, car je ne veux pas croire qu'ils puissent avoir une vision médiévale de l'éducation, avec une École enfermée sur elle même, refusant son ouverture à son environnement et aux autres éducateurs que ses propores agents, et considérant les jeunes dont elle a la charge seulement comme des sujets à instruire et non comme des enfants à éduquer. Ou alors, on marcherait sur la tête !

Merci donc à celles et ceux qui le veulent bien de signer cet appel pour que les malentendus puissent être rapidement levés et que les bénévoles et les personnels du "Foyer Wallon Berthe " puissent continuer à agir comme dans le passé, paisiblement, en relation avec les parents et avec les enseignants.

Le lien vers l'appel de l'association >>> ICI

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 06:55

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQQ52l0ObSonU1F9CDz73Fby7hPCf6wrSwhD4Pa7MdPYiBDzHhUvgJe l'ai dit à Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale : Oui, les rythmes scolaires ne sont pas adaptés aux besoins des enfants et des adolescents et il faut oser les revoir. Mais, attention, il faut tirer les leçons de ce qu'on a vu dans certains pays qui ont libéré de grandes plages horaires sans que des dispositifs d'éducation périscolaire, permettant à tous les jeunes d'y avoir accès, ne soient organisés. Et il ne saurait être question de faire supporter aux collectivités locales la charge de ces activités d'aides aux devoirs, socio-éducatives, sportives, culturelles, de découverte des nouvelles technologies, de l'environnement ou des patrimoines. Sinon, selon que les communes soient riches ou pauvres - et chacun connaît la situation de La Seyne !... -, on accroîtra les inégalités entre les enfants que l'École peine déjà à réduire.

J'ai récemment participé à un colloque auquel les maires du Var et des Alpes-Maritimes étaient invités par le rectorat de notre académie pour alimenter la réflexion du Ministère sur l'éducation prioritaire en direction des enfants et des jeunes des quartiers populaires. Voici les positions que j'ai avancées.

> « L’éducation globale »

Le recentrage de l’éducation sur les strictes missions d’instruction autour des apprentissages fondamentaux n’a pas fait ses preuves dans les quartiers populaires de ma commune ; le désengagement des actions concourant à la « réconciliation avec l’École » a contribué à rendre la mission éducative globale plus ardue, autant dans l’École, ainsi que me l’indiquent des enseignants, que dans d’autres structures, comme me le disent leurs responsables ; il faut, selon moi :

- revenir à des aménagements du temps des enfants et des adolescents (école et collège) prenant en compte les rythmes chronobiologiques, permettant de dégager des temps de la journée, de la semaine et de l’année dédiés à l’éveil au sport, à la culture, à l’environnement, aux technologies, etc, qui participent à l’égalité républicaine d’accès à ces pratiques facteurs de développement et d’exercice de la citoyenneté ;

- ouvrir l’École, y compris en temps scolaire, sur son environnement social, ses entreprises, ses espaces culturels, sportifs et naturels, dans une démarche associant les professionnels de l’enseignement et ceux des communes et des associations ;

- ouvrir l’École aux familles, parents et fratries, et relancer les dispositifs d’accompagnement et d’appui à la parentalité ;

- tout cela dans une approche éducative globale, contractualisée et pluriannuelle entre l’Éducation nationale, la commune et les autres collectivités, et le monde associatif des quartiers comme des grands mouvements d’éducation populaire, plaçant les écoliers et collégiens au centre d’un dispositif diversifié ;

- cette démarche suppose une lecture « ouverte » des textes règlementaires, une grande liberté d’initiative, et une valorisation du volontariat des personnels acceptant de s’impliquer dans une démarche globale, de nature à assurer leur stabilité et leur implication, et intégrer cette dimension éducative globale dans les affectations de directeurs d’écoles et chefs d’établissements, qui doivent adhérer à de tels contrats territoriaux d’éducation globale ; je ne peux admettre que des enseignants investis depuis des années dans ce type de démarche indiquent être découragés par leur hiérarchie et envisager de quitter tel ou tel établissement.

- cette démarche suppose aussi un dispositif national de péréquation permettant d’assurer, dans une démarche fondée sur l’égalité républicaine, une même offre périscolaire quelle que soit la « richesse » de la commune.

 > La scolarisation des enfants de 2 ans

Dans les quartiers populaires de ma commune, cette scolarisation est quasiment assurée à tous les tout petits dont les familles le souhaitent et elle porte ses fruits pour aider à constituer le substrat social, psychomoteur et culturel sur lequel vont pouvoir s’appuyer les apprentissages ; il faut garantir cette offre, sans diminuer pour cela les ressources humaines dédiées aux autres niveaux du primaire, ce qui conduirait à une élévation des effectifs moyens par classe ; une commune peut accompagner par l’adaptation des espaces scolaires.

> L’enseignement professionnel public pour les jeunes les plus en difficulté

Le démantèlement méthodique de l’enseignement pré-professionnel des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté, au fallacieux prétexte de la sécurité quant au travail sur des machines-outils, a eu un effet dévastateur pour l’insertion professionnelle des jeunes sortant du système scolaire, donc sur leur inoccupation et le climat de vie des quartiers ; il faut requalifier cet enseignement et les coopérations qui se sont délitées entre les Professeurs de Lycée Professionnel y exerçant et les entreprises.

> Le suivi et l’accompagnement des jeunes sortis du système scolaire sans solution

La disparition des moyens des Missions Générales d’Insertion pour les jeunes sortant du système scolaire sans solution a aussi contribué grandement à leur inactivité, leur engagement dans des voies déviantes, et le pourrissement de la vie sociale des quartiers ; il faut les relancer.

> La participation de l’École à la rénovation urbaine

Lorsqu’une commune, notamment dans le cadre d’un Programme de Rénovation Urbaine, développe des efforts significatifs pour favoriser la mixité sociale en créant les conditions, sur l’habitat, les espaces extérieurs et les services publics, d’une installation dans ce qui était une « cité-ghetto »de nouveaux résidents de catégories socio-professionnelles moins en difficulté, il faut que l’École accompagne cet effort ; il faut lutter contre les tricheries à la sectorisation scolaire (dérogations à la carte scolaire sous des prétextes fallacieux) ; il faut conforter et favoriser l’installation dans les établissements des quartiers de filières qui n’existent pas ailleurs pour y faire venir des élèves de quartiers moins défavorisés : classes bi-langues dès la 6ème, sections de premières langues plus rares que l’anglais, classes thématiques telles que les « classe défense », « classes sport », « classes à horaires aménagés », projets européens (type Comenius) ; il faut que l’École « vende » son image. La commune peut l’y aider.

L’École me semble aussi être un lieu privilégié d’association des enfants et des jeunes à ce qui se joue dans leurs quartiers en pleine mutation infrastructurelle et fonctionnelle ; il faut imaginer des projets pédagogiques interdisciplinaires portant sur la réalité des quartiers, leurs restructurations, les changements opérés sur l’habitat, le cadre de vie, les espaces et services publics, etc. Les jeunes doivent être des vecteurs d’association de leurs familles aux rénovations qui concernent leur environnement immédiat.

Sur l’ensemble de ces orientations, un partenariat conventionné de l’Éducation nationale avec les autres services extérieurs de l’État (police, justice, cohésion sociale, etc.), la commune, l’intercommunalité, le département, la région, les grands mouvements de l’Éducation populaire comme les associations territoriales de quartiers et fédérations de parents d’élèves, la Caisse d’Allocations Familiales, les acteurs économiques du territoire, peut trouver tout son sens. Il faut à la fois mobiliser tous les acteurs « du droit commun » en direction des quartiers populaires et imaginer des stratégies éducatives et socio-éducatives spécifiques dotées de moyens particuliers.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 05:40

http://www.valenguy.com/uploads/images/CC%20LA%20SEYNE00.JPG.JPGSauf situation nouvelle qui serait apparue au cours de ces premiers jours de classe et dont je n'aurais pas encore été informé, la rentrée scolaire se sera déroulée dans des conditions à peu près raisonnables, si l'on excepte le déficit désormais chronique d'enseignants qui altère gravement les conditions d'apprentissage de nos jeunes. Comme je l'ai fait depuis notre élection, ce qui a permis d'éviter certaines fermetures de classes, je confirme d'ailleurs ici que je suis prêt à accompagner les syndicats d'enseignants et les fédérations de parents d'élèves dans les démarches qu'ils devraient engager en direction de l'Éducation nationale pour que les dotations en moyens humains et logistiques soient assurées.

De son côté, pour ce qui la concerne, la commune aura investi cet été près d'un million et demi d'euros pour des travaux dans ses écoles maternelles et élémentaires. Et j'aurais tant aimé pouvoir faire plus ! La réalité de nos finances a contraint nos services, sauf travaux d'urgence, à adopter un système centralisant les efforts d'une année sur un tiers de nos 31 écoles, la seconde année voyant le deuxième tiers bénéficiaire des travaux, et la dernière dizaine la troisième année. Et ainsi de suite...

Deux équipements publics communaux entièrement neufs sont tout de même mis en service : les espaces socio-éducatifs et de restauration de l'école Lucie-Aubrac qui a été entièrement réhabilitée en 2011 ; et, bien sûr, la nouvelle cuisine centrale de restauration collective que j'ai découverte hier mardi (photo de l'article). Un investissement d'environ 8 millions d'euros pour la réalisation duquel Graziella Gaujac, conseillère municipale, et Nicole Sarrey, diététicienne communale et responsable du service, n'ont pas eu beaucoup à plaider malgré les difficultés financières de la commune : cela faisait au moins 15 ans que nos cantines scolaires n'étaient plus aux normes et que les services de l'État menaçaient de les fermer ! Même si la restauration scolaire n'est pas une obligation pour une commune, le besoin social est énorme à La Seyne et il fallait à la fois continuer à assurer un service de repas réalisés avec des produits frais, parfois bio, variés, équilibrés et en quantité suffisante, et contribuant à une éducation au goût et à la socialisation.

La nouvelle cuisine, dotée de 25 professionnels très motivés, fournit près de 5.000 repas par jour à 26 restaurants scolaires ; elle assure également la restauration des centres de loisirs, des crèches et des réceptions lors de manifestations publiques, et pourra produire, si besoin, jusqu'à 6.000 repas, par exemple pour nos foyers de personnes âgées ou le portage des repas à domicile pour nos ainés et nos personnes handicapées. D'un coût de revient d'environ 7,50 euros, intégrant les denrées, les charges de personnel et l'amortissement des espaces et des matériels, le repas est payé au maximum environ 3,50 euros par les familles, certaines, à revenus modestes, grâce aux aides du Centre Communal d'Action Sociale, ne s'acquittant que d'une somme tournant autour d'un euro. Franchement, une très utile réalisation grâce à un effort financier exceptionnel de la commune. Là encore, après la réalisation du nouveau cimetière et du crématorium qui est engagée, la Ville montre qu'elle tient à centrer ses moyens sur les réponses aux besoins de base de ses concitoyens et non à des investissements de prestige...

Je vous parlerai dans quelques jours d'autres sujets complexes de la rentrée scolaire, lorsque nous aurons un peu de recul sur la couverture des besoins et les difficultés rencontrées, notamment en matière d'accueil périscolaire de loisirs éducatifs, de déplacements et de stationnement...

Et je souhaite la bienvenue à Madame Françoise Mounié, nouvelle Inspectrice de l'Éducation Nationale des écoles primaires, aux nouveaux chefs d'établissements des collèges Paul-Eluard et Henri-Wallon, aux trois nouveaux directeurs d'écoles, Mesdames Fichera et Rey, et Monsieur Ducou, et à tous les enseignants et personnels non enseignants qui ont pris leurs postes dans nos établissements primaires et secondaires.

Et, pour tous, nouveaux et anciens, enfants, jeunes et familles, je formule le voeu de la meilleure année scolaire possible !

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 03:20

http://www.six-fours.net/ShowImage.aspx?strLogType=EventImage&kId=110750&eImageSize=1Après la construction de l'école Georges-Brassens et la réhabilitation de l'école Jean-Zay, la troisième et dernière des écoles du quartier Berthe à avoir bénéficié de financements au titre de la "Politique de la Ville", dans le cadre du Programme de Rénovation Urbaine, aura été l'école Lucie-Aubrac.

Pour les plus anciens de mes visiteurs, il s'agit de l'ancienne "école de Berthe", devenue "école Maurice-Thorez", puis "groupe scolaire Malraux-Giono", qui vient de connaître une véritable "renaissance", et qui porte depuis samedi le nom de Lucie Aubrac, célèbre résistante.

Quelques extraits du discours que j'ai prononcé pour son inauguration, au cours d'une fête organisée tout l'après-midi en faveur des enfants, essentiellement animée par les associations du quartier Berthe et de la ville, et au premier chef le Centre Social et Culturel Nelson Mandela et Les Relais de Mémoire...

 

> Sur les propos du ministre de l'Intérieur amalgamant immigration et échec scolaire...

 "Nous avons toutes et tous, dans cette ville, dans ce pays, nous avons tous grandi, dans tous les sens de ce beau terme – « grandir » -, grâce à l'école. Grâce à l'école de la République.

"Et, d’entrée de jeu, je veux profiter de ce moment pour dénoncer une dangereuse tendance, ces derniers temps.

"Une tendance, assez insidieuse et nauséabonde, qui consiste à désigner une partie de la population, à montrer du doigt certains de nos compatriotes, adultes et même enfants, comme mal intégrés, ou pire, comme refusant de s'intégrer à la nation française....

"On va même jusqu'à prétendre qu'ils seraient la cause des mauvais résultats de l'école.

"Eh bien, moi, j'ai envie de vous dire : votre travail, vos efforts, à toutes et tous, cette fête, aujourd'hui, chaleureuse, conviviale... tout ce qui est accompli dans le quartier et pour le quartier... votre simple présence ici aujourd'hui... tout cela constitue un cinglant démenti à ces propos défaitistes et - je pèse mes mots - mensongers...

"Des mensonges proférés sans la moindre vergogne par ceux qui, le matin, cassent méticuleusement l'école, et le soir, font mine de se désoler qu'elle ne puisse pas remplir correctement ses missions.

"Vous savez comment on nomme ces gens-là dans la tradition de la belle langue de Molière ? Des Tartuffe !"

 

> Une école ouverte sur le quartier...

"Nous vivons un moment très fort à l'échelle de ce quartier et de notre ville. La rénovation de cette école est l'une des réalisations qui montrent concrètement l'avancée régulière du Programme de Rénovation Urbaine.

"Le projet d'origine avait été simplement de réhabiliter une école fortement dégradée pour un montant de 4,4 M€ HT et financée à 26% pour la Ville.

"Le diagnostic du bâti et l'analyse des besoins éducatifs, notamment par la fusion de deux écoles en une, ainsi que l'obligation faite par l'Agence Nationale de la Rénovation Urbaine, d'intégrer, dans tous les projets liés à des écoles, des locaux "ouverts" sur le quartier à vocation associative en lien avec l'éducation et la jeunesse, ont fait évoluer le coût à 8,15 millions d'euros, le surcoût étant absorbé par la Ville (2,5 millions d'euros) et le Département (1,3 millions d'euros), faisant passer la part de la Ville à 44%.

"Le projet d'origine s'est donc enrichi des espaces destinés à un « Accueil de Loisirs Sans Hébergement » ou un "Centre de Loisirs Associé à l'École" qui sera cogéré par le Centre Social et Culturel Nelson-Mandela et l’association Nouvel-Horizon dans le cadre du Projet Educatif Local piloté par la ville, et de nouvelles salles pédagogiques en complément de l'existant dans une architecture résolument tournée vers l'avenir.

"Eh oui, le PRU ce n'est pas uniquement des logements et de la voirie, mais c'est aussi des équipements publics dans les domaines de la culture, la santé, l'animation sociale et l'éducation."

 

> Et des remerciements...

"Et si je sais critiquer, si je sais pousser mon "coup de gueule", je sais aussi remercier et surtout saluer l'esprit de responsabilité des élus d'autres collectivités, comme aujourd'hui et dans ce dossier, le Conseil général du Var, malgré les difficultés dont il souffre, comme toutes des collectivités, du fait du désengagement de l'État. Mais aussi, sur ce dossier, des responsables des services de l'Etat que je dois remercier, tout comme j'ai pu souligner, il y a quelques mois, avec objectivité, que l'élan tout keynésien du Plan de Relance du gouvernement avait profité grandement à notre ville et à ce quartier."

"(...) Et je voudrais adresser un petit salut particulier à mes collègues élus qui se sont investis sur ce dossier, notamment Christine Sampéré et les élus qui se consacrent à l’éducation scolaire, périscolaire et extrascolaire, Rachid Maziane, chargé de suivre, justement, la rénovation urbaine, et l'adjoint des quartiers Nord, Christian Bianchi."

 



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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 09:31

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSpGq7WdphJpb6FfvHQMNO_9vfmPn-eGdjG7BC3D9f8ZIFNhD1wJe rencontre régulièrement des chefs d'entreprises de La Seyne. Cela me permet de faire avec eux le point sur l'état d'avancement des chantiers structurants pour ville : le port de plaisance, le casino, l'aménagement du site de l'atelier mécanique des chantiers, la rénovation urbaine de Berthe, le plan d'urbanisme rénové, ou encore le nouveau marché et le stationnement.

Ces échanges sont précieux à ma réflexion, et je suis toujours surpris du vif intérêt que les patrons seynois portent à l'environnement de notre ville, où ils créent de la richesse et soutiennent le dynamisme économique et l'emploi.

Mais trois sujets plutôt inhabituels dans mes rencontres avec ces entrepreneurs ont tout récemment fait l'objet de longs échanges.

Ainsi, nous avons discouru des difficultés qu'a générées la décision du Conseil général du Var de ne pas reconduire les importants financements du Contrat Educatif Local (environ 300.000 euros annuels, que notre budget très serré ne nous a permis de compenser qu'à moitié), nous obligeant, bien à contrecœur, à réduire l'offre de nos accueils de loisirs pour les enfants (garderies du matin et du soir, centres aérés des mercredis et des vacances), sujet sur lequel je reviendrai ces jours prochains.

Nous avons aussi évoqué la situation des associations gestionnaires de crèches parentales et de micro-crèches qui, du fait d'un désengagement de l'État qui refuse désormais de leur permettre de bénéficier d'emplois d'insertion, pourraient bien fermer leurs portes d'ici à l'automne. J'ai récemment évoqué la question sur ce blog.

Ainsi des patrons de petites comme de grandes entreprises seynoises partagent mes inquiétudes pour leurs salariés, notamment les femmes, qui ont besoin de modes d’accueil éducatif pour leurs bébés et leurs enfants afin de prendre leur part dans la vie économique. Et certains se disent prêts à essayer de m'accompagner dans les démarches que j'entreprends pour tenter de faire revenir l'État et le Département sur leurs décisions aux effets dévastateurs.

Et, spontanément, ils évoquent aussi la question du devenir de la maternité de La Seyne. Pourtant, il n'y a pas sur ce sujet d'incidence directe sur la gestion du temps de travail de leurs personnels.

Si la plupart d'entre eux disent - ça n'étonnera personne ! - qu'ils ne sont pas vraiment des doctrinaires de la défense du service public, leur pragmatisme comme leur intérêt constant et toujours manifesté pour notre ville et ses habitants les ont naturellement conduits à s'inquiéter de la situation et, pour plusieurs d'entre eux, à me proposer leur soutien et leur accompagnement dans nos démarches, dès lors qu'ils ont mesuré avec objectivité l'ineptie conduisant à un danger réel de mort, attesté par les gynécologues-obstétriciens, pour les mamans et leurs bébés, que va représenter la restructuration hospitalière que l'on impose au Var.

Que l'on me qualifie "d'agitateur" au regard de ma posture politique, ça peut se comprendre, même si c'est inacceptable et irrespectueux de la fonction d'élu. Mais eux...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 04:51

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSMveMI2XpRimLan6ItLtv4pa5-swcI0rtk5UJ-_kFZjM9nhvuuCrèches parentales, crèches associatives, micro-crèches et autres établissements d'accueil, de garde et d'éducation de la petite enfance sont aux abois.

Dans quelques jours ou dans six mois tout au plus, si rien ne se passe, elles risquent toutes de devoir mettre la clef sous la porte. C'est ce que, avec leurs dirigeants bénévoles, leurs cadres, leurs employés, et les parents bénéficiaires, le maire de Saint-Mandrier, Gilles Vincent, Isabelle Renier, adjointe à la petite enfance, et moi avons expliqué mardi matin à une journaliste du 13 heures de TF1.

Rien qu'à La Seyne, ce sont 202 places qui disparaîtraient, concernant près de 500 familles, et près de 100 emplois. Quand on sait que, malgré les 200 places en établissements municipaux ou associatifs créées grâce aux efforts d'Isabelle Renier et des partenaires depuis le début de notre mandat, il manque déjà environ 700 places pour répondre aux besoins des familles seynoises, l'affaire est dramatique.

La raison de cette situation ? L'État vient de décider de réduire de façon drastique, et avec effet immédiat, le nombre de contrats d'accompagnement vers l'emploi et de contrats uniques d'insertion, les réservant désormais à certains services publics (police, école, hôpital). Or environ 30% des personnels de ces établissements associatifs sont employés dans le cadre de ces "contrats aidés par l'État".

Ls suite est une spirale mathématiquement descendante : moins de personnels et le taux d'encadrement légal (1 adulte pour 5 petits qui ne savent pas marcher et 1 pour 8 qui le savent) n'est plus respecté, donc réduction du nombre de places, donc réduction de l'aide financière de la Caisse d'Allocations Familiales qui est attribuée en fonction du nombre d'heures-enfants, donc déséquilibre financier, donc réduction des personnels professionnels, donc réduction du nombre de places, etc. Jusqu'à extinction totale. Avec le risque supplémentaire de voir un liquidateur judiciaire exiger des dirigeants associatifs bénévoles qu'ils engagent leurs deniers personnels pour couvrir le déficit de l'association, en cette année européenne du volontariat et du bénévolat...

Plus que jamais, les femmes ont besoin de travailler pour que les couples atténuent la baisse de leur pouvoir d'achat grâce à deux salaires, ou de faire garder leurs tout-petits pour être, justement, en quête d'un emploi. Plus que jamais, dans un monde d'individualisme, il est nécessaire que les jeunes enfants bénéficient d'une éducation socialisante par des temps de vie avec d'autres enfants. Plus que jamais, des personnes en peine d'accès à l'emploi durable ont besoin de ces "emplois aidés" pour ne pas perdre pied. On marche sur la tête !

Mon collègue maire de Saint-Mandrier pense que la décision qui a mis le feu aux poudres résulte d'une approche technocratique de quelque énarque d'une administration qui n'en a pas mesuré les conséquences. S'il pouvait dire vrai ! Ça voudrait dire que rien ne serait perdu et qu'on pourrait plaider pour qu'on revienne au bon sens.

Moi, je crains que ce ne soit réfléchi et que le gouvernement et la présidence de la République continuent leur politique de marchandisation de tous les services à nos concitoyens. Les familles n'auront qu'à payer l'intégralité des coûts ! Celles qui ne le pourront pas se débrouilleront, aggravant leurs propres difficultés pour aller travailler, et, là, nouvelle spirale descendante...

À moins que quelque chose ne m'ait échappé, il est pourtant bien toujours écrit "Égalité" dans la devise de la République Française, non ?

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 05:49

radiohaide.jpgRadio Haide (non, non, vous l'aurez compris, il n'y a pas d'erreur d'orthographe, c'est un clin d'oeil au groupe de rock qui se prononce pareillement et à... l'aide, c'est-à-dire un ensemble d'initiatives au service des autres), Radio Haide, donc, a inauguré samedi son antenne de cyber-radio.

C'est une initiative d'un groupe de jeunes seynois qui ne manquent ni de talent, ni de persévérance (il y a un an qu'ils élaborent leur projet !), ni d'envie de donner aux autres.

Angélique Mazoyer, conseillère municipale en charge des nouvelles technologies de l'information, et moi, y étions à l'occasion du coup d'envoi.

Franchement, moi, ça m'a assis, mais ça m'a aussi conforté dans l'idée que je me fais des formidables potentialités de la jeunesse de notre ville. L'État, via le service Jeunesse et Sports de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, l'a aussi remarqué en leur attribuant une bourse départementale "Initiative Jeunes" pour aider à leur démarrage. Sympa.

Tous mes encouragements cette bande de copains franchement citoyens !

> Écoutez Radio Haide en cliquant ici !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 05:48

voile_beaussier.jpgQuelques jours après que nous avons dévoilé le label "365 jours sur mer" pour illustrer l'importance que revêt le nautisme dans notre ville, avec ses 1500 bateaux dans les cinq ports de La Seyne, ses 14 clubs regroupant 1700 adhérents pour 60000 demi-journées de pratique, ses écoles municipales de sports nautiques, son centre aéré et ses dix classes de découverte "mer", ses manifestations de renom, dont "la Croisière Corse", "la Route du Jasmin", le "Trophée de la Société de Sauvetage en Mer", les "Cent Milles", "la Duo", le championnat de France de voile radio-commandée, et, bien sûr la très prestigieuse arrivée du Tour de France à la Voile, j'ai été informé par des parents d'élèves du Lycée Beaussier d'une bien mauvaise nouvelle.

La section "Voile" de l'établissement, ouverte il y a seulement deux ans, ne pourrait pas poursuivre pas son fonctionnement à la rentrée de septembre 2010, faute de moyens financiers !

J'ai saisi hier le rectorat de Nice. Il n'est pas possible, en effet, que les jeunes qui ont commencé l'activité en Seconde, poursuivie en Première et espéraient en bénéficier en Terminale, ni que les Secondes de 2009-2010 qui devaient continuer pour leurs deux prochaines années de lycée, en soient privés sans tambour ni trompette.

Les jeunes de cette section "Voile" sont ceux qui ont été vainqueurs de la "Croisière Corse" en 2009 et seconds en 2010. Parmi eux, des lycéens résidant dans nos quartiers populaires qui ont trouvé par cette activité un moyen d'insertion au coeur d'un établissement qui, entre autres par sa section "Voile", avait le label "d'établissement d'excellence". Comme conseiller régional, j'avais demandé que l'on étudie la possibilité que la Région Provence Alpes Côte d'Azur contribue au financement de deux voiliers. Et tout s'écroule.

Des responsables du monde du nautisme local m'ont aussi fait part de leur désappointement, tant tous partagent l'idée que ce sport de pleine nature contribue à la formation de jeunes, futurs citoyens solidaires, coopérants, responsables et respectueux des autres et de leur environnement.

Dire que le Recteur de Nice, d'ailleurs lui-même passionné de nautisme, m'avait récemment fait part de son souhait de voir un collège de La Seyne figurer parmi les 100 établissements expérimentaux pour les aménagements horaires permettant aux jeunes de s'initier aux sports et la culture ! On ne peut déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Non, vraiment, l'Éducation nationale doit sauver la section "Voile" de Beaussier !

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 05:35

http://www.varmatin.com/media_varmatin/imagecache/article-taille-normale-nm/webpipe/2010-07/2010-07-01/NM-302696.jpgdede.jpgCes jours derniers, à l'occasion de leur départ à la retraite, j'ai remis la médaille de la Ville à deux enseignants de La Seyne. Deux amis avec lesquels j'ai forgé des liens au cours de quelques trente années.

L'un, André "Dédé" Touvier, a consacré sa carrière aux tout-petits de l'école Jean-Zay, au coeur du quartier populaire du Floréal, défendant sans relâche l'école publique et la scolarisation dès l'âge de deux ans, comme facteurs essentiels de l'égalité des chances.

L'autre, Thérèse Lépine, professeur d'histoire-géographie (et éducation civique !) au lycée Beaussier, puis formatrice et enfin directrice de l'IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) de La Seyne, pour la construction et le développement duquel elle s'est battue sans discontinuer.

Il était normal que La Seyne honore ces concitoyens-là, tant l'école républicaine, aujourd'hui rudement malmenée par le gouvernement, leur doit.

Je sais que leurs retraites ne seront pas synonymes de farniente. La Seyne, mon petit doigt me le dit, pourra encore compter sur eux. Le plus longtemps possible !

 

> La vidéo de mon propos lors de la cérémonie amicale du départ à la retraite de Dédé...

 

 

> Et mon propos à Thérèse Lépine...

"Madame la Directrice, Madame Lépine,

 "Voici venu… Non, je ne vais quand même pas la jouer « très officiel » et, comme le voudrait le genre, un peu emphatique.

 "Nous allons tomber le masque des représentations et nous conformer à nos liens d’amitié.

 "Thérèse, je te connais, ou plutôt, tu me connais, depuis à peu près 35 ans. J’étais animateur de centre de vacances et vous, les formateurs des Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active, vous aviez réuni les personnes que vous souhaitiez coopter. Une forme de démocratie par l’adhésion aux mêmes idées, aux mêmes pratiques, au même idéal.

 "En le disant de cette façon, on pourrait penser à une secte, or c’est tout le contraire. Développer sa propre pensée en préservant la liberté des autres, dans une confrontation raisonnée et garder à l’esprit que chacun, à quelque moment que ce soit de sa vie, est susceptible d’évoluer, de s’améliorer. On est très loin de la soumission et de l’embrigadement.

 "Cette façon de penser, tu l’as toujours gardée. Comme professeure ou comme directrice tu as toujours privilégié, en donnant les moyens intellectuels, méthodologiques, pratiques, le travail en autonomie, en groupe, l’animation pédagogique (un quasi pléonasme), la réflexion d’équipe.

 "Chef, oui tu as assumé tes fonctions, mais un chef par délégation dans les deux acceptions : tu sais faire confiance et recevoir le travail et les propositions de tes collaborateurs, et tu sais que tu as reçu délégation de ces mêmes collaborateurs pour en être le représentant administratif.

 "La Seyne-sur-mer te doit quelques petites choses. Tu es prof agrégée au lycée Beaussier en 1978, mais tu t’étais installée dans notre commune dès 1976. Tu seras chargée parallèlement d’une animation pédagogique en histoire et géographie au sein de l’Académie de Nice.

 "C’est vrai je n’ai pas encore dit que tu étais géographe, comme François ton époux. C’est en cette qualité qu’avec l’école des Beaux Arts tu conduis un travail sur l’énergie en 1989. Une historienne se serait attachée au bicentenaire de la Révolution ! Je te taquine, tu n’as pas le sens du conformisme voilà tout, puisque tu as aussi participé à une exposition sur « Les Italiens à La Seyne ». Expo récompensée nationalement et qui circule toujours dans les CRDP.

 "Aurais-tu l’esprit de clocher ? Le Maire de La Seyne ne va pas s’en plaindre puisque c’est lui, en la personne de Maurice Paul, qui a défendu avec toi l’implantation de l’IUFM sur la commune. Un grand moment, ce n’était pas gagné, il fallut des efforts conjugués…

 "Le résultat c’est une implantation à First dans la ZIP, un quasi démarrage industriel, les forces du savoir à côté du bassin de houle… ce doit être ce qu’on appelle du brainstorming !

 "Les péripéties ne s’arrêtent pas là ! Tu échoues à l’ancien collège Wallon, en 2002… Tu me poursuis ! J’ai le souvenir dans ces lieux, un peu dévastés, de grands et petits soucis. Parmi les petits, les rallonges électriques sont interdites, pas d’ordinateur, pas de vidéoprojecteur ! Mais le système « débrouille toi seule, on sait pouvoir compter sur toi », ils sont un peu loin à Nice, tu le maitrises comme personne. Il faut dire que, eu égard aux qualités que j’exposais précédemment, tu es entourée d’une équipe formidable, solidaire, compétente, dévouée, qui, au final, t’en veut un peu parce qu’ils ne savent rien te refuser !

"Le bout de ce voyage est ici même dans ce magnifique bâtiment d’architecte qui aurait oublié qu’une façade au sud du sud de la France doit être préservée des rayons solaires.

"Le navire vogue toujours, la destination n’est pas atteinte, il reste l'achèvement des travaux, tu y travailles encore, moi aussi… Ton patron le Recteur en sait quelque chose...

"Je vous souhaite, à toi et François, une poursuite d’activités dans le domaine associatif que tu n’as jamais quitté."

 

[Que Var-matin ne m'en tienne pas rigueur : j'ai piqué la photo de Thérèse sur le site du quotidien régional...]

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 06:15
Ce ne sont évidemment pas quelques Conseils municipaux, de ci de là, en France, qui pourront changer la Loi. Les parlementaires ont adopté la "loi Carle" fin septembre. Et il faudra bien l'appliquer.

Plusieurs précédentes lois contraignaient les communes à participer au financement des écoles élémentaires (du CP au CM2) privées sous contrat avec l'État installées sur leurs territoires. Voilà qu'il va falloir désormais aussi payer pour les enfants de la commune scolarisés dans des écoles privées situées hors de la commune. Une sorte de "chèque-éducation" à la mode américaine. Un pas de plus vers le démantèlement du service public de scolarité, au prétexte d'une soi-disant "parité" public-privé pourtant pas inscrite dans la Constitution, dès lors que l'on substitue une relation "argent public - usager" au principe "argent public - service public".

J'avais alerté le député de notre circonscription dans un courrier lui décrivant les conséquences néfastes à la démocratie et au modèle républicain, avant que la loi ne soit votée. Mais un seul député de droite (l'UMP Pierre Cardo) a manifesté son inquiétude et a voté contre, une majorité s'est dégagée malgré les oppositions de tous les élus de gauche, et nous y voilà.

La situation est cocasse. Alors que, récemment, à La Seyne, Nicolas Sarkozy vilipendait les collectivités, coupables, selon lui, d'être trop dépensières, voilà que sa majorité leur impose une charge supplémentaire.

Mon intention n'est pas de déterrer la hache de guerre et de rallumer la guerre public-privé sur fond d'anticléricalisme à la sauce IIIème République. Si j'étais parlementaire, ceux qui connaissent mes convictions n'en douteront pas, je serais sûrement tenté de le faire. Mais je suis maire, et je dois être gestionnaire.

Alors, c'est simple. La majorité municipale a opté pour le principe : "la loi, mais rien que la loi".

Qu'en est-il ? À La Seyne, depuis des dizaines d'années, les maires successifs, de droite comme de gauche, ont toujours permis aux enfants scolarisés dans le privé de bénéficier, en plus des participations communales obligatoires, de divers soutiens volontaires de la mairie : un forfait de 580 euros par enfant pour les écoles maternelles privées de la commune, une subvention pour les fournitures identique à celle des écoles publiques, la même prise en charge de dépenses pour des classes de découverte, sorties à la piscine, etc. Et je passe sur la garantie d'emprunt de 400.000 euros accordée par la Ville pour la construction de la nouvelle école Sainte-Thérèse, sur le coût des policiers municipaux mis à disposition pour les entrées et sorties de l'école, la participation des écoliers aux activités du Conseil Municipal des Enfants et des jeunes des "Maristes" à celles du Conseil Municipal des Jeunes, etc.

En budget volontairement dédié à ces dépenses non imposées par la loi, ça représente environ 45.000 euros annuels, qui bénéficient à l'École Sainte-Thérèse, seul établissement primaire privé de la commune.

C'est tout simple : pour ne pas aggraver les finances communales, c'est sur ce budget que nous prélèverons les ressources nécessaires pour remplir nos nouvelles obligations envers les écoles privées des autres communes. En espérant que ce soit suffisant, sinon il faudra augmenter l'impôt... parce qu'il n'est pas question pour nous de réduire le budget dédié à nos services publics communaux.

Et tout ça se fera en concertation, d'une part avec les acteurs du monde éducatif public, d'autre part avec les représentants de l'école Sainte Thérèse.

Que chacun le comprenne bien. Ce n'est pas la mairie de La Seyne qui décide de diminuer son soutien à cette école privée seynoise ; c'est l'État qui impose à la mairie de La Seyne d'aider les écoliers des autres communes, tout en lui demandant de ne pas augmenter ses dépenses. L'argent public communal dédié à l'enseignement privé ira à l'enseignement privé. Mais pas forcément au même.
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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse