Jeannette, Danièle, Huguette, et tant d'autres, ont travaillé des années dans les cantines communales des écoles et des colonies de vacances. Elles ont fait valoir leur droit à la retraite il y a déjà pas mal d'années.
Avec Graziella Gaujac, conseillère municipale déléguée à la restauration collective, et Nicole, diététicienne municipale responsable du service, il nous a semblé important de les accueillir ce mercredi pour une visite à la découverte de la cuisine municipale ultra-moderne mise en service dans la zone d'activités des Playes il y a deux ans.
ON A FAILLI FERMER LES CANTINES !
On oublie vite, mais le projet était dans les cartons depuis 1997, soutenu à l'époque par Francisque Luminet, premier adjoint. Le temps a passé, les maires se sont succédé. Il aura fallu attendre 2009 pour que, après quinze années de pression de moins en moins amicale des services de l'État rappelant à la ville son obligation de mise aux normes de ses cantines scolaires et menaçant d'interdiction, nous décidions de lancer le programme. C'était ça, ou c'en était fini des 5.500 repas assurés à 95% des enfants de nos écoles primaires qui profitent de ce service public, certes non obligatoire pour une commune, mais tellement considéré comme indispensable. Et égalitaire, lorsqu'on sait les situations familiales de beaucoup d'enfants pour lesquels le repas est facturé entre un euro et moins de quatre euros, pour un coût de revient de l'ordre du huit euros.
Et, tant qu'à réaliser un investissement d'environ 8 millions d'euros, autant le concevoir pour un usage de plusieurs décennies, évolutif pour répondre aux besoins nouveaux et normes sanitaires à venir, tant en nombre de rationnaires qu'en diversification des services : écoles, bien sûr, mais aussi centres de loisirs, crèches et accueils de jeunes enfants, repas à domicile des personnes âgées ou handicapées, réceptions, etc.
LA HAUTE TECHNOLOGIE POUR DE LA CUISINE "COMME À LA MAISON"
Et nos "cantinières seniors" n'en sont pas revenues ! Elles, qui ont jadis peiné pour la manutention des colis de denrées, les heures de pluche, le brassage pour le moins physique des purées dans des faitouts de 50 litres, le décrassage à la limaille des plats ayant "accroché", le nettoyage des graisses des locaux, dans l'étouffante chaleur moite de leurs cantines d'antan, ont découvert un équipement disposant des plus récents développements techniques, garantissant une sécurité alimentaire parfaite, disposant d'instruments automatisés, et ne requérant plus les épuisants efforts physiques qui se rappellent aujourd'hui au souvenir de leurs articulations de dames aux cheveux blanchis.
Oh, elles nous attendaient au tournant, persuadées qu'une telle technologie ne pouvait être compatible avec la transformation de denrées fraîches, pour faire des repas "comme à la maison". Surprise. Dans les restaurants scolaires seynois, on cuisine comme le font les grands-mères. Certes en pesant en quintaux et en tonnes ce qu'on mesure au décigramme dans la cuisine familiale. Les carottes râpées sont de vraies carottes, avec leurs fanes ; les poivrons, oignons, tomates, et aulx qui entreront dans la composition de la salade de pâtes arrivent frais et entiers ; il faudra une journée entière pour trancher le rôti de dinde ; les biscuits sablés qu'on servira au goûter de Noël sont en fabrication, comme les soupes des tout-petits des crèches.
LÉGUMES BIO ET HAUTE QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE
Et, d'ici quelques mois, la production de légumes du Domaine de Fabrégas permettra de plus aux 24 cuisiniers qui s'activent ici d'offrir aux écoliers environ 20% de produits issus de l'agriculture biologique, à partir d'un circuit court de distribution, conformément aux recommandations du "Grenelle de l'environnement".
Et, évidemment, le bâtiment, qui est ouvert depuis deux ans aux visites "grand public" à l'occasion des journées du patrimoine, comme il l'est aux enseignants, aux parents et aux citoyens qui le souhaitent, mais aussi à de nombreux élus et cadres de communes voulant moderniser leur restauration, a été construit suivant les normes "Haute Qualité Environnementale" : eau chaude solaire, isolations thermiques par des toits végétalisés, traitement écologique des déchets...
Oui, Jeannette, Danièle et Huguette peuvent en témoigner, le service public de qualité, ça marche encore et toujours, au XXIe siècle. Et moins cher qu'en achetant un service au privé. Ce n'est pas un investissement prestigieux que notre équipe a voulu réaliser, c'est juste une nécessaire réponse républicaine, donc égalitaire, aux besoins de milliers de nos concitoyens.
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Paris, au Sénat, ce mercredi. Une nouvelle fois, La Seyne est honorée. Cete fois-ci, elle reçoit le prix d'argent de "Territoria" pour les innovations des services publics des collectivités. Elle a obtenu cette récompense pour les originaux

Comme chaque année, je recevais ce jeudi soir les acteurs de ce qu'on appelle la "communauté éducative" de La Seyne pour un temps convivial d'échanges, quelques semaines après la rentrée scolaire. Par "communauté éducative", entendons les enseignants, directeurs d'écoles et corps d'inspection, mais également les élus et cadres communaux des services de l'entretien des espaces scolaires, de la restauration, de l'enfance, de la Caisse des écoles, de la culture et du sport, ainsi que les associations de parents d'élèves fédérées (PEEP et FCPE) et les associations qui conduisent des actions agréées d'accompagnement de la scolarité et d'animation périscolaire.
J'ai brossé ces jours derniers dans quatre articles de ce blog (voir ici :
La Seyne n'est pas au nombre des 13 volontaires, parmi les 141 communes varoises où existe une école, qui mettent en place, dès cette rentrée, le nouveau dispositif d'aménagement du temps des enfants, avec une neuvième demi-journée d'école pour mieux étaler la durée des temps d'apprentissages et permettre de pratiquer des activités périscolaires sportives, culturelles, environnementales ou technologiques. Ce n'est pas, loin de là, une volonté de ne pas s'inscrire dans la rénovation de l'école voulue par le ministre Vincent Peillon, dont la réforme des rythmes constitue un intéressant volet. C'est au contraire pour mieux peaufiner le projet, difficile à organiser à moyens constants, qui sera applicable en septembre 2014.
J’évoquais
Parmi les 500 nouveaux écoliers seynois
Tout le monde de l’École - inspectrices, enseignants, accompagnateurs scolaires, personnels de la mairie - était sur le pied de guerre ce mardi pour accueillir les 6500 petits Seynois qui ont fait leur rentrée dans nos écoles primaires publiques, dont 2700 en maternelle et 3800 en élémentaire. Ils sont à peu près 500 enfants de plus qu’à la rentrée de septembre 2012.
Même les médias audio-visuels en ont parlé en début d'été. Une mission d'information parlementaire a effectué un travail sur l'accessibilité des jeunes aux séjours collectifs et de loisirs (nos "colos" et autres "camps d'ados", comme on dit encore dans le langage courant) et son rapporteur a présenté à la commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale l'état de la situation et une batterie de propositions pour tenter de relancer ce mode éducatif de vacances qui est en perte de vitesse.
Lancé par l'un de mes prédécesseurs, Maurice Paul, le chantier pluriannuel de travaux de rénovation des écoles de la commune arrive à son terme à la fin de ces vacances d'été, avec la réhabilitation qui s'achève du groupe scolaire Victor-Hugo, au quartier du Germinal, pour près d'un million d'euros. À compter de l'année prochaine, on va "repartir pour un tour" et élaborer un nouveau plan sur plusieurs exercices pour entamer de nouveaux travaux dans les écoles qui ont été rénovées les premières./image%2F1454492%2F20200923%2Fob_5f0fc6_vuillemot-photo-blog-copie.png)
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