4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 06:54

http://www.blois.fr/uploads/Image/10/TETIERE/GAB_BLOIS/2066_1295608158_Respas_scolaire.jpgAu moment de notre élection, au printemps 2008, une question majeure nous a tout de suite préoccupés : celle du devenir de la restauration collective communale, qui assure les repas pour les enfants des écoles maternelles et élémentaires, mais aussi pour les accueils de loisirs des mercredis et vacances, pour les structures "multi-accueils" des tout-petits, et divers événements. Nos services étaient remontés jusqu'à douze ans en arrière pour nous montrer les courriers d'alerte reçus régulièrement de la part des services de contrôle de l'État, menaçant chaque année un peu plus fermement d'ordonner la cessation d'activité de ce service qui fonctionnait avec des équipements de moins en moins aux normes. Il avait fallu prendre une décision.

Je l'ai rappelé ce mercredi aux cadres et agents de ce secteur de la vie communale, réunis pour une journée de formation et d'échange autour de Valérie et Nicole, leurs responsables, Graziella Gaujac, conseillère chargée de ce domaine, Christine Sampéré, Danièle Perez-Lopez et Isabelle Renier, autres élues concernées par les écoles et l'enfance.


UNE CUISINE CENTRALE MODERNE

On a ainsi engagé un lourd projet de construction d'une cuisine centrale ultra-moderne, dotée des derniers développements techniques, pour un coût de 7,5 millions d'euros, qui fait référence dans la région et au-delà, mise en service il y a deux ans, suivi d'un programme pluriannuel de transformation des "cantines" des écoles en "satellites" de la cuisine centrale, desservis en liaison froide, pour le réchauffage, la mise en forme et le service des repas.

On a ainsi sauvé ce que nombre de nos concitoyens pensent être un service communal obligatoire, tant il paraîtrait inconcevable que cesse pareille offre de service, alors qu'il n'en est rien. Ce sont tout de même près de 5000 des 5800 écoliers seynois qui déjeunent dans nos restaurants scolaires.

 

UNE TARIFICATION SOCIALE ET UN SAVOIR-FAIRE VALORISÉ

Parce que, dans une République, les services de la Nation se doivent, plus que jamais, de compenser les inégalités criantes qui s'accroissent avec la crise, on a mis en place, grâce à notre Centre communal d'action sociale, des tarifs progressifs, depuis un euro pour les familles les plus modestes, sans qu'aucun n'atteigne, et de loin, le coût de revient du repas, de l'ordre de huit euros, charges de personnel et de gestion des équipements comprises.

Et, si nous avons conservé par devoir de solidarité un marché de traiteur avec une entreprise d'insertion s'occupant de personnes en difficulté, le savoir-faire de nos personnels s'exerce également lors des apéritifs et buffets offerts par la commune lors des événements associatifs, des inaugurations, des vernissages d'expositions, excellent moyen de valoriser auprès du grand public le talent de nos cuisiniers du service communal dont je salue l'efficience, le sérieux et l'engagement.

Tout en réalisant une économie de 20% sur les dépenses annuelles moyennes de protocole et d'événementiel...


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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 04:42

http://4.bp.blogspot.com/_26KboUYeWMk/TUBcqou7RPI/AAAAAAAABLc/QJmaNwYKy3M/s1600/atsem.jpgRégulièrement, un mercredi, sous l'égide de Christine Sampéré, adjointe à l'éducation, le service des "taties" des écoles maternelles se retrouve au centre de loisirs de "La Dominante" autour de Valérie, Josette et Yvonne, leurs dynamiques cadres, pour une journée d'échanges et de formation. Les "taties", ou "tatas", comme les appellent souvent nos tout-petits, ce sont les ATSEM, c'est-à-dire les Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles, ces personnels municipaux qui accompagnent les instituteurs et professeurs des écoles dans leur belle et difficile mission de fondement des bases sur lesquelles leurs collègues des écoles élémentaires vont ensuite aider les enfants à construire leurs savoirs.


DE VRAIS PROFESSIONNELS QUALIFIÉS

Ce sont de vrais professionnels de l'éducation, recrutés sur concours parmi les titulaires d'un CAP "Petite enfance" et non, comme certains le croient encore, y compris malheureusement certains (très rares) enseignants qui les voient comme des personnes dévolues à de simples tâches d'exécution à leur service. Il faut dire que la désignation courante "d'assistantes maternelles" peut encourager cette vision des choses.

Contrairement aux idées reçues, la Loi ne fixe pas leur nombre par classe ou par école. Et on pourait très bien imaginer qu'une seule ATSEM (j'écris "une" car c'est un métier essentiellement féminin) soit présente dans une école. Ce n'est pas notre parti pris. Chez nous, à La Seyne, l'objectif est de parvenir à ce que chaque classe de tout-petits et de petits (2 et 3 ans) dispose d'une ATSEM, et qu'on en compte en moyenne une pour deux classes de moyens et de grands (4 et 5 ans).


UN CORPS DE MÉTIER PUBLIC À CONFORTER ET MIEUX ASSOCIER

Ça nous a conduits, par délibération du conseil municipal à l'été 2011, à engager un plan de créations de postes nouveaux, d'autant plus indispensable que le métier est pénible et que, en particulier avec l'âge, les problèmes physiologiques et parfois psychologiques ne peuvent être niés, nécessitant plus d'arrêts de travail que dans d'autres corps de métiers, donc plus de personnels que de postes afin d'assurer des remplacements. Tout ça a un coût, bien sûr, mais je suis certain qu'il ne se trouverait que fort peu de nos concitoyens pour regretter la dépense, quoi qu'en disent ceux qui, ostensiblement, considèrent qu'il y a trop de service public...

Et j'ai une nouvelle fois été impressionné, ce mercredi, par le dynamisme et la volonté de ces agents qui se donnent sans compter au service des gamins. J'ai surtout retenu leur volonté très affirmée d'être clairement partie prenante active de l'élaboration du Projet éducatif de territoire (PEDT), ce nouveau dispositif imposé par la Loi de réforme de l'éducation dans son volet d'organisation des temps des enfants (et pas simplement de "réforme des rythmes scolaires") qui entrera en vigueur à la rentrée de septembre 2014.

D'autant plus indispensable que la même loi veut aussi favoriser la scolarisation précoce, facteur de plus d'égalité dans l'accès aux savoirs, savoir-faire et savoir-être. Chose normale pour l'École de la République.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 05:50

http://www.culturenego.fr/img/270213_151639_alternego.jpgComme la ville de Toulouse avait obtenu, lors de la réforme Darcos supprimant la classe le samedi matin, une dérogation lui permettant de maintenir neuf demi-journées d'école par semaine, j'avais souhaité que la réforme de l'éducation, pour ce qui concerne les aménagements des temps de l'enfant, se fasse à La Seyne, de manière dérogatoire, en une seule fois à la rentrée scolaire de septembre 2014, c'est-à-dire que, plutôt que changer les rythmes de la semaine en 2013 et les rythmes annuels en 2015, tout s'opère en même temps. Un bouleversement me semblait suffire.

Je m'apprêtais à solliciter le ministère de l'Éducation nationale en ce sens lorsque celui-ci a indiqué que la réforme de l'année scolaire, visant à accroître le nombre de jours d'école pour rendre ceux-ci moins denses et plus profitables aux apprentissages, n'entrerait pas en vigueur avant 2017, le temps qu'une large concertation soit mise en œuvre. Patatras : on s'en tiendra donc à l'application de la réforme instaurant une neuvième demi-journée. Et, après avoir réalisé un sondage auprès des parents d'élèves, j'ai pris en compte leur vœu exprimé à plus de 80%, et cette demi-journée sera donc le mercredi matin.

 

UN PROJET ÉDUCATIF TERRITORIAL CONCERTÉ

Je sais bien que cette réforme fait débat, y compris dans les sensibilités qui composent la majorité municipale. Mais la Loi est la Loi. Il faut l'appliquer. Autour d'Isabelle Renier, adjointe chargée du périscolaire, qui coordonnera naturellement les autres élus concernés (école, action socio-éducative, culture, sports, etc.), un comité des usagers des temps éducatifs est installé pour déboucher en décembre 2013 sur un projet d'organisation appelé Projet éducatif territorial (PET). Il devra bien sûr être construit avec l'Education nationale, les parents d'élèves, les services communaux et les associations œuvrant pour l'éducation scolaire et des temps libres.

L'objectif est, à moyens constants, sauf si l'État se montre généreux, de réorganiser l'offre éducative seynoise des temps non scolaires, de sorte que les moments libérés par un moindre nombre quotidien d'heures de classe permettent aux enfants, de toutes les écoles et de tous les quartiers, de bénéficier d'activités de découverte et d'initiation aux sports, à la culture et aux arts, à l'environnement, aux nouvelles technologies, etc.

 

ASSURER L'ÉGALITÉ D'ACCÈS AU SPORT ET À LA CULTURE

 Pour assurer cette équité entre tous les enfants de la commune, il va falloir bouleverser pas mal d'habitudes et il est fort probable que, pour disposer des ressources humaines nécessaires dans les temps non scolaires, la commune sera contrainte de réduire l'appui important qu'elle apporte aux enseignants dans les temps scolaires (classes de mer, classes de nature, classes de sport, activités culturelles et artistiques, etc.) afin de les redéployer sur les temps libres. Il faudra aussi sans doute conditionner les appuis communaux apportés aux associations socio-éducatives, culturelles et sportives, au fait qu'elles prennent leur part dans l'offre d'activités. Il faudra sûrement de même que les enseignants intègrent que des plages horaires suffisantes devront être dégagées car on voit mal comment on pourrait assurer une offre périscolaire équitable et utile, qui soit autre chose qu'une garderie dans l'école, si l'on ne dispose que de trois quarts d'heures quotidiens... Et vraisemblablement d'autres changements d'usages pour l'ensemble des acteurs éducatifs... qui ne m'effraient pas, tant La Seyne a une longue histoire de la prise en charge des enfants dans tous leurs temps de vie.

Sinon, nous ne parviendrons pas à assurer l'égalité républicaine. Et ça, ce n'est pas pensable.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 04:40

http://www.hermenault.fr/wp-content/uploads/2010/11/centre-de-loisirs.jpgEnviron 270.000 euros, c'est le budget de fonctionnement qu'engage chaque année la ville de La Seyne, sur son budget propre, dans l'organisation des "accueils de loisirs sans hébergement", soit près de 1200 euros pour chacun des 230 à 240 jours d'ouverture. Sans compter le coût des infrastructures.

Nos accueils de loisirs fonctionnent dans des locaux adaptés des écoles des divers quartiers de la ville, et s'appuient aussi sur des lieux thématiques dédiés, car il ne s'agit pas de confiner nos petits dans des espaces qu'ils fréquentent toute la semaine avec leurs maîtres : la base nautique de Saint-Elme, le centre de pleine nature de Janas, ou encore le centre de loisirs dédiés aux technologies et l'écologie de La Dominante, au vallon des Signes.

 

100% DE FINANCEMENT EN MOINS DE L'ÉTAT ET DU DÉPARTEMENT : LA TUILE !

On n'a pas fait de grande révolution depuis le début de notre mandat, en 2008. Il faut dire que le système, organisé par mes prédécesseurs, avec un ensemble de "centres de loisirs périscolaires de proximité" répartis dans toute la commune, a bénéficié d'une véritable bouffée d'argent frais ayant permis l'évolution des centres aérés existant depuis les années 70, avec la mise en place par l'État et le Conseil général du Var d'un important dispositif de financement, le "Contrat éducatif local" : pour un euro engagé par la commune, ces partenaires publics allouaient un supplément de près de 70 centimes. Ça aidait bien !

J'emploie l'imparfait, car crise économique et révision des politiques publiques aidant (façon de parler...), la bonne aubaine a connu un premier ralentissement en 2009, avec une aide publique ramenée à 55 centimes, et surtout, à partir de 2010, un coup de frein tel qu'elle a... carrément disparu ! Quand on perd brutalement 40% de son financement, comment faire pour maintenir la même offre ?

 

MALGRÉ CE, LA VILLE A AMORTI LE CHOC...

Eh bien, comme la ville, sauf à augmenter les impôts ou à priver de moyens d'autres services, n'aurait pas pu se substituer à l'État et au département, on a réorganisé, on a géré serré, on a fait appel à l'imagination. Et, à peu de chose près, on y est parvenu. Merci, vraiment, aux administrateurs de la Caisse des Ecoles, structure organisatrice de nos accueils de loisirs, à Moncef, son directeur, et à ses équipes, d'avoir réussi, avec 40% de financement en moins, et sans augmenter la participation des familles, à limiter à moins de 5% la diminution du nombre de jours d'ouverture, tout en assurant une organisation permettant qu'aucune famille ne "reste sur le carreau".

Ainsi, en périscolaire (temps libres des jours d'école), les mercredis, les petites et grandes vacances, ce ne sont pas moins de près de 56.000 "journées-enfants" qui sont assurées à La Seyne, dans l'intérêt des petits comme de leurs parents qui ont tant de besoins de garde.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 05:48

http://www.leolagrange.org/actu/images/582.jpgOn ne peut pas aborder la question des temps éducatifs autrement que par la recherche de l'intérêt de l'enfant. Ce ne sont ni les intérêts de l'économie touristique, ni ceux du confort des familles, ni ceux des maires et personnels municipaux ou des associations travaillant avec les enfants, ni ceux des enseignants, qui doivent guider la réflexion sur ce qu'il y a lieu de faire ou de ne pas faire. Ça ne veut pas dire qu'il faut les négliger, loin de là, mais il faut placer l'enfant au centre de l'organisation d'un dispositif éducatif global et concerté.

 

IL Y A URGENCE ÉDUCATIVE !

Je sais que je prends le risque de me faire vilipender en énonçant cela, mais je crois devoir le courir. Car il y a une véritable urgence en matière de réussite scolaire. La République doit se ressaisir parce que les niveaux baissent dangereusement, les écarts de résultats se creusent entre enfants de situations familiales diverses, donc les possibilités d'insertions sociales et professionnelles futures, dans un monde où l'accès au travail est de plus en plus difficile. Je ne dis pas que la question des temps éducatifs, terme que je trouve plus juste que celui de rythmes scolaires, va, à elle seule, tout régler. Si on ne met pas par ailleurs le paquet sur la refonte des programmes, aujourd'hui beaucoup plus lourds qu'hier, sur des moyens humains en professeurs évitant les classes surchargées et permettant de disposer de plus de maîtres que de classes, sur la scolarisation des tout-petits dans les quartiers populaires, sur le retour des dispositifs pour l'aide aux enfants en difficulté, sur la formation et la revalorisation des salaires des enseignants qui effectuent un métier de plus en plus pénible, sur la formation au partenariat avec l'École des animateurs socio-éducatifs, culturels et sportifs, on peut craindre de voir se jouer le film d'une (r)évolution qui fera pschitt.

Nul ne conteste que les journées de classe dont trop lourdes. On a raison de s'y attaquer. Je trouve cependant que la question de la demi-journée de plus ou de moins par semaine n'est pas la question majeure. Trois heures lissées sur la semaine, ça laisse une toute petite marge de manoeuvre, inférieure à une heure par jour. À Toulouse, par exemple, qui n'a jamais adopté la semaine de quatre jours, l'impact en termes de résultats n'est pas significatif. Mais, avec une réorganisation de l'année scolaire, une alternance de 7 semaines de classe et 2 vraies semaines de vacances, quatre fois l'an, plus les petits ponts et jours fériés, suivie de six semaines de congés estivaux, là, conjugué à la réforme de la semaine, je crois qu'on aura matière à construire un beau projet des temps d'École, des temps libres et des temps familiaux.

 

CHICHE, VINCENT, MAIS ON PREND LE PACK COMPLET DÈS 2014 !

Le ministre Peillon a raison. Mais, moi, je ne partage pas trop la méthode. J'y serais allé plus volontairement. Tant qu'à me faire conspuer, je n'aurais pas traité la réforme hebdomadaire en 2013 et la réforme annuelle en 2015. À Vincent Peillon, je voudrais pouvoir dire "chiche, je prends les deux, mais pour la rentrée 2014, le temps de bien préparer, former les partenaires publics et associatifs, et on y intègre aussi les collèges volontaires". D'ailleurs, en y réfléchissant, je vais un peu sonder tous les intéressés dans ce sens...

Car plus on offrira de temps de cette école de la République, passage légalement obligé de tous les 6-16 ans résidant en France, plus on assurera en complément, par les services publics communaux et les associations agréées dans le cadre d'un projet éducatif de territoire, une éducation de qualité aux sports, à la culture, aux nouvelles technologies, à l'environnement, plus on impliquera les familles, y compris en accompagnant celles qui sont à la peine dans l'exercice difficile de la parentalité, et plus on aura de chances de constituer un terreau égalitaire républicain sur lequel les enfants et les adolescents, quelles que soient leurs conditions sociales et culturelles, pourront grandir en tirant le meilleur parti des enseignements et autres dispositifs éducatifs.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 04:24

http://www.patincoufin.org/images/gaujac1.jpgIl est une offre de service public qui, à La Seyne, est tellement ancrée dans les mœurs, rend tellement de services aux familles et offre de si utiles moments éducatifs aux enfants, depuis des décennies, que la plupart des parents s'imaginent qu'elle constitue une compétence obligatoire de la commune : c'est ce qu'on appelle aujourd'hui les "accueils de loisirs", que l'on connaissait naguère sous le nom de "centres de loisirs sans hébergement", auparavant de "centres aérés", et, du temps des plus anciens, de "patronage laïque". Eh bien non, ce n'est pas une obligation pour un mairie d'assurer cette offre pourtant si indispensable. Et cependant...

 

RÉOUVRIR UNE "COLO" ? J'AI DÛ RÊVER TROP FORT...

La Seyne a connu ses heures de gloire de loisirs éducatifs des temps libres et des vacances, avec ses quatre centres de vacances qui, jusqu'à la fin des années 80, permettaient l'organisation de séjours de plusieurs semaines pour plus de 1000 enfants et adolescents chaque été, avant que les "colos" municipales ne soient abandonnées les unes après les autres. J'ai rêvé de pouvoir, au cours de ce mandat, offrir de nouveau une telle possibilité, fût-ce pour un bien plus petit nombre d'enfants.

Mais, ces vingt dernières années, le durcissement absurde des réglementations, notamment en matière d'aménagement des bâtiments, a généré des coûts d'investissement et d'entretien tels que même les communes riches et les comités d'entreprises des grands groupes économiques (banques, entreprises nationales de transport, etc.) doivent fermer leurs centres les uns après les autres. Alors, pensez un peu lorsqu'on est une ville pauvre !

Je crois que cette politique, au nom de la sécurité, est un faux prétexte, surfant sur une large publicité faite par les médias aux très rares accidents survenant dans les séjours collectifs d'enfants, alors que, proportionnellement, on dénombre dix-huit fois moins d'incidents qu'au cours de vacances familiales.


DURES, LES INÉGALITÉS FACE AU DROIT AUX VACANCES !

La vérité est que les gouvernements de droite (et, hélas, parfois d'autres...) n'ont que faire d'un égal accès des jeunes à des situations de vie, de jeux et d'aventures collectifs, en pleine nature, permettant un regain sanitaire pour les petits "urbains", un apprentissage de l'autonomie, des savoir-faire et savoir-être, un développement des potentialités, un exercice de la coopération, de l'entraide et du respect des autres, un "brassage social" d'enfants de tous milieux, et un moyen pour des milliers de jeunes adultes, assurant des fonctions d'animateurs volontaires, de se rendre utiles et de s'exercer à une mission citoyenne pendant leurs temps libres.

Et l'observatoire des inégalités relève que, si 71% des enfants de cadres supérieurs partent en vacances, seuls 35% des enfants de familles aux revenus inférieurs à 900 euros mensuels sont dans ce cas. Socialement, l'impact des fermetures des centres de vacances aura porté un coup dur à l'égalité face à l'éducation.

Alors, faute de mieux, les "accueils de loisirs" sont montés en puissance, ne serait-ce que pour offrir un mode de garde aux parents qui travaillent ou qui cherchent un emploi. Bien organisés, avec de bons projets pédagogiques, ils peuvent être d'excellents espaces et temps d'éducation citoyenne. La Seyne a su négocier le virage et leur donner toute leur place. Mais, là encore, pour maintenir l'offre avec des appuis publics en berne, il faut s'accrocher. J'en parlerai demain...



> L'image illustrant cet article est la couverture d'un sympathique petit livre du regretté Paul Gaujac, qui retrace l'histoire de nos "colos" seynoises, presque jusqu'à leur fin... il y aurait d'ailleurs sûrement une suite à écrire...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 04:29

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSEwMxKGcFpwynLaAh85lvIOSeT2-S7jCgnvybhGn6I5VbSde8QHwLes chiffres parlent d'eux mêmes. En quatre ans, on est passé d'un taux moyen de places occupées dans les structures communales d'accueil et de garde éducative des tout jeunes enfants de 52% à... 77%. Et ce à budget constant pour la commune. Je dis "pour la commune" car les efforts réalisés pour tendre vers une utilisation optimale des places disponibles ont permis, sans augmentation des participations individuelles de chaque famille (qui sont de toute façon fixées par la Caisse d'allocations familiales pour tous les accueils agréés, publics ou associatifs), d'accroître d'un tiers le volume des contributions des parents, et de... 800% les subventions des institutions publiques.

 

UNE IDÉE SIMPLE : UTILISER AU MAXIMUM LES TEMPS D'ACCUEIL

C'est dire à la fois que les besoins sont énormes, mais que, grâce à une organisation intelligente et novatrice, et une mobilisation de personnels motivés, on peut faire toujours mieux. La recette est finalement assez simple, au point qu'on se demande pourquoi ça n'avait pas été fait avant : sur une place ouverte en crèche, lorsque la famille n'a pas besoin de faire garder son enfant tous les jours de la semaine, ou pas forcément toute la journée, on inscrit deux enfants (ou plus), de telle sorte qu'on parvienne au meilleur taux de "remplissage" possible. Chaque famille ne paye qu'une participation proportionnelle au temps d'accueil et, ainsi, on rend service à plusieurs familles. La spectaculaire augmentation du financement des institutions publiques, qui ne jettent pas leur argent par les fenêtres, atteste que l'initiative de l'adjointe Isabelle Renier, des cadres Valérie, Josette et Yvonne, des directrices, éducatrices et puéricultrices des crèches, est tout simplement... de bon sens.

 

DES RÉNOVATIONS D'ESPACES POUR DES PLACES SUPPLÉMENTAIRES

Mais l'action accomplie en faveur des tout petits ne s'arrête pas là. Le nombre de places a tout de même été augmenté. Ainsi, alors que le jardin d'enfants Irène Joliot-Curie, à Mar Vivo, accueillait des enfants qui avaient l'âge de fréquenter l'école maternelle, j'ai décidé de le transformer en http://laseyne.info.yann.free.fr/Inauguration_Creche_Joliot_Curie/Inauguration_Creche_Joliot_Curie_013m.jpgcrèche ; on a ainsi fait coup double : on a gagné des places pour les moins de trois ans, et conforté les effectifs des écoles maternelles voisines avec les plus de trois ans, évitant des fermetures de postes d'enseignants. Le bon sens...

J'ai aussi été surpris que la halte-garderie municipale "Le petit monde", à Berthe, bien vétuste, n'ait pas été intégrée dans le programme de rénovation urbaine du quartier, alors que toutes les structures alentour faisaient l'objet d'une réhabilitation complète : le centre social et culturel Nelson-Mandela, l'école Lucie-Aubrac, etc. J'ai obtenu de l'État qu'il accepte que le programme soit corrigé ; j'ai fait transformer par nos services et une entreprise les locaux vacants de l'ancienne école maternelle Eugénie-Cotton, à Saint-Jean, pour qu'ils soient agréés pour servir de crèche ; j'ai transféré les petits de la halte-garderie "Le petit monde" dans ces locaux rénovés, et leurs anciens locaux sont aujourd'hui en reconstruction complète jusqu'en 2014 pour devenir une vraie crèche ; lorsque ce sera fait, les locaux remis à neuf seront réinvestis et il devrait être possible de maintenir une structure d'accueil à Eugénie-Cotton pour accroître encore le nombre de places... sous réserve que je dispose des moyens financiers d'embaucher les personnels nécessaires. En attendant, cette structure qui avait été délaissée est celle qui a connu la plus importante croissance du taux de fréquentation : de 38% à 82% ! Le bon sens...

 

CONJUGUER LES EFFORTS DU PUBLIC COMMUNAL ET DU PRIVÉ ASSOCIATIF

Et le bon sens, c'est aussi, en la matière, ne pas opposer public et privé, sous réserve que ce dernier dispose des agréments et qu'il soit sans but lucratif, tant les besoins demeurent importants, même après les résultats évoqués. Car chacun connaît le casse-tête que représente la recherche d'une solution de garde, à une époque où de plus en plus de mamans travaillent ou cherchent un travail, où de plus en plus de familles sont monoparentales, où les grands-parents vivent souvent loin ou hésitent à jouer les gardes d'enfants, et où les familles peinent à régler les coûts des "nounous" individuelles.

C'est pourquoi, avec l'autorité de tutelle qu'est la Caisse d'allocations familiales, il nous est apparu plus pertinent que, plutôt que se faire concurrence, le public communal et le privé associatif conjuguent leurs efforts et harmonisent leurs prestations et leurs prix. C'est chose faite. Les mêmes prestations, avec les mêmes qualités d'encadrement, aux mêmes tarifs, sont offertes par les quatre crèches municipales, six crèches associatives et une de la Caisse d'allocations familiales. L'une des trois micro-crèches associatives est également incluse dans ce partenariat.

Un excellent "guide de la petite enfance", réalisé par nos services, recense désormais toutes les offres de la commune.

Il y a un an, le candidat François Hollande, présentant ses 60 propositions pour la France, indiquait : "Je suis favorable à un service public de la petite enfance. Il sera contractualisé avec les collectivités locales qui ont l'initiative de cette politique".

À La Seyne, c'est quand vous voulez : on est prêt à signer !

 


 

J'ai emprunté la photo d'Isabelle Renier, adjointe chargée de la petite enfance, lors de l'inauguration de la crèche Joliot-Curie, au site "officiellement non officiel", "La Seyne.info", de Nicki. Je peux la retirer sur demande, naturellement.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 05:14

http://www.bourg-les-valence.fr/var/ezwebin_site/storage/images/education-et-jeunesse/pole-animation-jeunesse/7064-6-fre-FR/Pole-Animation-Jeunesse.jpgIl y a quelques temps, s'exprimant en réunion du Conseil municipal, Arthur Paecht, chef du groupe de la minorité UMP, a surpris son monde en vantant le travail accompli sous l'égide d'Isabelle Renier, maire-adjointe chargée de la petite enfance, de l'animation périscolaire, de la jeunesse et du handicap.

Il a été fair-play en reconnaissant ne pas avoir pu mener au cours de son mandat de maire un travail aussi important de services en direction des jeunes de 12 à 25 ans. Et je partage son point de vue. Qui explique sûrement que, depuis quelques temps, j'entends moins le leitmotiv habituel : "A La Seyne, y a rien pour les jeunes..."

DES ESPACES DE LOISIRS DANS TOUS LES QUARTIERS

Notre équipe municipale, sous notre mandat, aura plus que doublé les offres des Espaces Accueil Jeunes (EAJ) qui n'étaient jusque là que deux, dont un ne fonctionnant presque plus. Quatre lieux assurent maintenant une présence d'animateurs qualifiés dans tous les quartiers, pour les 12-17 ans : à La Maurelle (Sud et Ouest), aux Sablettes (Sud), à Peyron-Berthe (Nord), et à Malsert-Mont-des-Oiseaux (Centre et Est).

On s'y adonne à des ateliers et activités de loisirs sur place dans les EAJ, mais on bénéficie également d'une offre de sorties et d'une vingtaine de séjours par an. Le nombre de jeunes a cru de 16% en moyenne chaque année depuis 2009. Et, si chaque jeune passait 25 jours par an dans un EAJ en 2010, il consacre aujourd'hui 45 journées annuelles de temps libre dans ces espaces, notamment en période de vacances.

En outre, le Service Municipal de la Jeunesse participe désormais aux manifestations publiques de la ville : fête de Berthe, fête des Mouissèques, fête des Voisins, fête de la Ville, festival Omaseyne, Téléthon... tout en organisant ses propres événements : le tournoi de foot de Berthe (150 jeunes), le "Girls Day" ou journée des Filles (250 adolescentes), la Teen Roller Ride (250 patineurs), et les Assises annuelles de la Jeunesse (100 jeunes).

La rénovation et la réouverture d'un espace hébergement à l'EAJ des Sablettes, qui avait été abandonné au cours du précédent mandat, tandis que la ville s'était défait de sa gestion au profit de policiers, permet aussi à des groupes de jeunes de France ou de l'étranger de venir à la rencontre de nos adolescents et jeunes adultes. En 2012, on aura recensé 869 nuitées.

DE NOUVELLES ACTIONS VERS LES JEUNES ADULTES (18-25 ANS)

Le mandat 2008-2014 aura aussi permis, comme je m'y étais engagé, d'élargir la mission d'animation à une action plus large, sociale, culturelle, et d'aide à l'insertion professionnelle, notamment en faveur des jeunes majeurs de tous les quartiers. Des équipes nouvelles qualifiées ont été constituées. 400 contacts de rue ont été établis avec des jeunes majeurs en désœuvrement du centre ancien, pour beaucoup engagés dans des addictions et des conduites à risques, concrétisé par un chantier d'insertion. Pour combler le vide laissé par la disparition de l'association GASPAR en 2009, le relais a été assuré avec des activités en direction, notamment, des familles, des mères et des jeunes filles. 40 jeunes ont pris également part à des "chantiers culturels", par lesquels ils assurent des missions (manutentions, affichages, tri sélectif, accompagnement, etc.) en contrepartie d'accès gratuits aux spectacles de qualité de scènes et festivals organisés par des opérateurs de renom : Culture Plus, Sud Concert, Tandem, Marseille 2013, Festival du Château, Omega Live... Et, en deux ans, 50 bourses aux permis de conduire ont été attribuées à des jeunes gens devant avoir accès à la mobilité pour leur formation ou leur insertion dans le monde du travail.

Cet énoncé, un peu insipide avec sa forme de "liste à la Prévert", ne retrace que les actions propres au service communal chargé des jeunes, mais, comme je l'avais également souhaité, on a, malgré les difficultés financières, doublé les aides municipales aux associations agissant dans le domaine de la jeunesse, et co-organisé un nombre signatif d'actions en coopération avec elles, dont une vingtaine ont signé avec la ville une convention de partenariat durable.

Et tout ça, avec une simple réorganisation budgétaire. C'est donc à une volonté politique et à la mobilisation de ressources humaines remotivées, volontaires, formées, et très dynamiques, que l'on doit ce renouveau d'autant plus nécessaire que ce sont bien nos jeunes qui souffrent le plus de la crise actuelle. Chapeau bas et merci à Isabelle Renier, la maire-adjointe, à Vincent Vilalta, directeur du service, et à tous leurs collaborateurs !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 03:27

http://www.udaf71.fr/images/rythme-scolaire.jpgOui, Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, a raison de vouloir revisiter les rythmes de l’École. La France est bien le seul pays d’Europe à imposer à ses enfants si peu de jours par an, et tant d’heures quotidiennes, d’apprentissages scolaires.

Ceux-ci ont droit à des moments où ils peuvent découvrir et s’initier à des pratiques sportives, culturelles, artistiques, de découverte des nouvelles technologies ou de protection de l’environnement. Ils ont droit à des temps de soutien et d’accompagnement scolaire, en petits groupes, et avec des pédagogies différenciées. Ils ont aussi droit aux temps libres en famille. Et aux temps d’aventure entre pairs du même âge, dans les lieux de vie de la ville ou de la campagne, sans autre contrainte que l’assurance de leur sécurité. Et au farniente, et à la solitude, et au rêve. C’est comme ça que se construit le futur adulte.

Et la puissance publique a le devoir de garantir cette éducation globale à tous, urbains et ruraux, fils de riches et filles de pauvres, enfants de parents très occupés au travail et jeunes de familles où les adultes disposent de plus de temps, petits vivant dans une commune riche pouvant offrir mille et une activités périscolaires et jeunes générations de quartiers populaires risquant d’être livrés à la rue. C’est le principe républicain qu’on appelle... l’Égalité.

A La Seyne, nous assurons depuis longtemps une offre d’animation éducative des temps de loisirs, plus étoffée que ce qui existe en bien d’autres endroits, tant par nos services communaux de l’enfance, des sports ou de la culture, que par notre riche tissu associatif. La Seyne, en d’autres temps, a été site pilote pour les aménagements des rythmes de vie des enfants et des jeunes, notamment en zone d’éducation prioritaire. Et nous avons poursuivi au-delà du moment où l’État a supprimé ses subsides pour assurer cette offre. Nous savons faire et nous sommes volontaires pour accompagner le souhait du ministre. Mais, car il y a des « mais »...

De nouvelles habitudes ont été prises par les familles avec des week-ends de deux jours libérés. Depuis la suppression du samedi matin en classe, une nouvelle organisation du travail des enseignants et des personnels communaux et associatifs a vu le jour, qu’on ne peut rayer d’un trait de plume. L’ouverture des écoles le mercredi matin a un coût pour la ville, pour l’entretien, la restauration scolaire, les transports. Des familles ont des enfants scolarisés dans des établissements de diverses communes, qui peuvent à juste titre être gênées par des emplois du temps différents.

Alors, hâtons-nous lentement. Visons l’objectif. Et prenons le temps d’organiser sa mise en œuvre durable et efficiente. C’est pourquoi j’ai pris plusieurs décisions de bon sens.

La première est de créer, dans une démarche de démocratie participative à laquelle je tiens, un comité des usagers des rythmes scolaires, avec des enseignants, des animateurs, des associations, des syndicats, des parents d’élèves, des représentants des conseils de quartiers, et d’autres, qui va finaliser un projet à proposer aux élus et à l’Éducation nationale.

La seconde est que cette nouvelle organisation soit mise en œuvre à budget constant pour la commune, tout en étant assurée égalitairement pour les enfants de tous les établissements de la ville.

La troisième est de conditionner, en vue d’une nécessaire harmonie, une nouvelle organisation en faveur des enfants des écoles primaires à une même approche socio-éducative prenant en compte les rythmes chronobiologiques également en faveur des collégiens, notamment des plus défavorisés, alors que telle direction de collège, au mépris des orientations du Projet éducatif local de la commune et des acteurs associatifs, semble faire machine arrière sur une organisation qui va depuis longtemps dans le sens souhaité par le ministre, qui porte ses fruits depuis près de trente ans, et qui est soutenue par la puissance publique.

Et la quatrième, c’est de traiter la question à l’échelle intercommunale, pour une approche partagée, permettant d’assurer une unicité républicaine d’offre sur notre territoire, même si la compétence de l’éducation périscolaire n’a pas été transférée à la communauté d’agglomération, et c’est en ce sens que j’ai souhaité que nous, les douze maires de Toulon Provence Méditerranée, demandions à nos adjoints et services chargés de l’éducation et de la jeunesse de travailler ensemble à un projet commun efficace, réaliste, et novateur.

Au prix de ces quatre exigences, on pourra sûrement proposer à nos futurs adultes citoyens une belle organisation éducative, scolaire, périscolaire, et extrascolaire. Et aller dans le sens juste souhaité par Vincent Peillon.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 09:39

http://www.clg-malraux-asnieres.ac-versailles.fr/local/cache-vignettes/L200xH152/rubon47-99abc.jpgLorsque, ce week-end, j'ai écrit l'article "Education à Berthe : on marche sur la tête...", je n'avais pas pris connaissance du courrier reçu en fin de semaine de George Pau-Langevin, la ministre déléguée à la réussite éducative.

Une lettre de remerciement pour la contribution que j'ai apportée il y a quelques semaines à la concertation nationale engagée par le ministère pour la refondation de l'École de la République confirme l'importance du partenariat entre l'École et les autres acteurs éducatifs, parmi lesquels... les associations. Extrait de ladite lettre...

121116_min_reussite_educ_2.jpg

Le rapport "Refondons l'École de la République", élaboré à partir des éléments recueillis lors de la concertation nationale, confirme à plusieurs reprises ce que je pense. Et, même si je ne le pensais pas, ce serait de toute façon le cadre d'orientations qui doit s'imposer à tous...

> "L'École doit fédérer dans son sillage tous les partenaires qui font sa richesse et démultiplient son action sur l'ensemble du territoire" (page 23)

> "Dans l'enceinte de l'École, cela doit notamment se traduire par une multiplication des dispositifs permettant de créer des relations interpersonnelles horizontales entre tous les acteurs de l'École (développement de collaborations entre l'éducation nationale et ses partenaires extérieurs)" (page 27)

> "Affirmer le caractère complémentaire de l'éducation culturelle assurée par les enseignants dans le cadre des programmes avec le travail des partenaires intervenant dans et autour de l'École" (page 41)

> "L'école n'est pas seulement un lieu de cours mais aussi un lieu de vie. Elle doit donc être attentive à la qualité de l'accueil. Architecture et ergonomie doivent contribuer à rendre le cadre accueillant et propice aux activités pédagogiques, éducatives, culturelles et de détente" (page 41)

> "Ouvrir l'École sur l'extérieur. Au coeur de la cité, elle doit être un service public au service du public." (page 42)

Et, si certains, arc-boutés sur des postures d'un autre siècle, considèrent qu'un maire n'a pas à se mêler de ce qui se passe autour du scolaire et du périscolaire, le ministère rappelle, parmi les objectifs de "gouvernance", qu'il faut...

> "Pour mieux reconnaître la place des collectivités territoriales, élargir l'actuel contrat d'objectifs et moyens tripartite [établissements, autorités académiques, collectivités]. Ce contrat devrait s'insérer dans un projet éducatif territorial" (page 51).

Voilà. J'ai donc raison. Ou du moins je n'ai pas tort. Comme ont raison les partenaires associatifs et la grande majorité des personnels qui, me disent les élus représentant la mairie dans les instances administratives de l'établissement concerné, réclament simplement que les orientations du gouvernement installé par le vote de la majorité du peuple soient comprises et mises en œuvre.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse