30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 05:14

http://www.bourg-les-valence.fr/var/ezwebin_site/storage/images/education-et-jeunesse/pole-animation-jeunesse/7064-6-fre-FR/Pole-Animation-Jeunesse.jpgIl y a quelques temps, s'exprimant en réunion du Conseil municipal, Arthur Paecht, chef du groupe de la minorité UMP, a surpris son monde en vantant le travail accompli sous l'égide d'Isabelle Renier, maire-adjointe chargée de la petite enfance, de l'animation périscolaire, de la jeunesse et du handicap.

Il a été fair-play en reconnaissant ne pas avoir pu mener au cours de son mandat de maire un travail aussi important de services en direction des jeunes de 12 à 25 ans. Et je partage son point de vue. Qui explique sûrement que, depuis quelques temps, j'entends moins le leitmotiv habituel : "A La Seyne, y a rien pour les jeunes..."

DES ESPACES DE LOISIRS DANS TOUS LES QUARTIERS

Notre équipe municipale, sous notre mandat, aura plus que doublé les offres des Espaces Accueil Jeunes (EAJ) qui n'étaient jusque là que deux, dont un ne fonctionnant presque plus. Quatre lieux assurent maintenant une présence d'animateurs qualifiés dans tous les quartiers, pour les 12-17 ans : à La Maurelle (Sud et Ouest), aux Sablettes (Sud), à Peyron-Berthe (Nord), et à Malsert-Mont-des-Oiseaux (Centre et Est).

On s'y adonne à des ateliers et activités de loisirs sur place dans les EAJ, mais on bénéficie également d'une offre de sorties et d'une vingtaine de séjours par an. Le nombre de jeunes a cru de 16% en moyenne chaque année depuis 2009. Et, si chaque jeune passait 25 jours par an dans un EAJ en 2010, il consacre aujourd'hui 45 journées annuelles de temps libre dans ces espaces, notamment en période de vacances.

En outre, le Service Municipal de la Jeunesse participe désormais aux manifestations publiques de la ville : fête de Berthe, fête des Mouissèques, fête des Voisins, fête de la Ville, festival Omaseyne, Téléthon... tout en organisant ses propres événements : le tournoi de foot de Berthe (150 jeunes), le "Girls Day" ou journée des Filles (250 adolescentes), la Teen Roller Ride (250 patineurs), et les Assises annuelles de la Jeunesse (100 jeunes).

La rénovation et la réouverture d'un espace hébergement à l'EAJ des Sablettes, qui avait été abandonné au cours du précédent mandat, tandis que la ville s'était défait de sa gestion au profit de policiers, permet aussi à des groupes de jeunes de France ou de l'étranger de venir à la rencontre de nos adolescents et jeunes adultes. En 2012, on aura recensé 869 nuitées.

DE NOUVELLES ACTIONS VERS LES JEUNES ADULTES (18-25 ANS)

Le mandat 2008-2014 aura aussi permis, comme je m'y étais engagé, d'élargir la mission d'animation à une action plus large, sociale, culturelle, et d'aide à l'insertion professionnelle, notamment en faveur des jeunes majeurs de tous les quartiers. Des équipes nouvelles qualifiées ont été constituées. 400 contacts de rue ont été établis avec des jeunes majeurs en désœuvrement du centre ancien, pour beaucoup engagés dans des addictions et des conduites à risques, concrétisé par un chantier d'insertion. Pour combler le vide laissé par la disparition de l'association GASPAR en 2009, le relais a été assuré avec des activités en direction, notamment, des familles, des mères et des jeunes filles. 40 jeunes ont pris également part à des "chantiers culturels", par lesquels ils assurent des missions (manutentions, affichages, tri sélectif, accompagnement, etc.) en contrepartie d'accès gratuits aux spectacles de qualité de scènes et festivals organisés par des opérateurs de renom : Culture Plus, Sud Concert, Tandem, Marseille 2013, Festival du Château, Omega Live... Et, en deux ans, 50 bourses aux permis de conduire ont été attribuées à des jeunes gens devant avoir accès à la mobilité pour leur formation ou leur insertion dans le monde du travail.

Cet énoncé, un peu insipide avec sa forme de "liste à la Prévert", ne retrace que les actions propres au service communal chargé des jeunes, mais, comme je l'avais également souhaité, on a, malgré les difficultés financières, doublé les aides municipales aux associations agissant dans le domaine de la jeunesse, et co-organisé un nombre signatif d'actions en coopération avec elles, dont une vingtaine ont signé avec la ville une convention de partenariat durable.

Et tout ça, avec une simple réorganisation budgétaire. C'est donc à une volonté politique et à la mobilisation de ressources humaines remotivées, volontaires, formées, et très dynamiques, que l'on doit ce renouveau d'autant plus nécessaire que ce sont bien nos jeunes qui souffrent le plus de la crise actuelle. Chapeau bas et merci à Isabelle Renier, la maire-adjointe, à Vincent Vilalta, directeur du service, et à tous leurs collaborateurs !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 03:27

http://www.udaf71.fr/images/rythme-scolaire.jpgOui, Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, a raison de vouloir revisiter les rythmes de l’École. La France est bien le seul pays d’Europe à imposer à ses enfants si peu de jours par an, et tant d’heures quotidiennes, d’apprentissages scolaires.

Ceux-ci ont droit à des moments où ils peuvent découvrir et s’initier à des pratiques sportives, culturelles, artistiques, de découverte des nouvelles technologies ou de protection de l’environnement. Ils ont droit à des temps de soutien et d’accompagnement scolaire, en petits groupes, et avec des pédagogies différenciées. Ils ont aussi droit aux temps libres en famille. Et aux temps d’aventure entre pairs du même âge, dans les lieux de vie de la ville ou de la campagne, sans autre contrainte que l’assurance de leur sécurité. Et au farniente, et à la solitude, et au rêve. C’est comme ça que se construit le futur adulte.

Et la puissance publique a le devoir de garantir cette éducation globale à tous, urbains et ruraux, fils de riches et filles de pauvres, enfants de parents très occupés au travail et jeunes de familles où les adultes disposent de plus de temps, petits vivant dans une commune riche pouvant offrir mille et une activités périscolaires et jeunes générations de quartiers populaires risquant d’être livrés à la rue. C’est le principe républicain qu’on appelle... l’Égalité.

A La Seyne, nous assurons depuis longtemps une offre d’animation éducative des temps de loisirs, plus étoffée que ce qui existe en bien d’autres endroits, tant par nos services communaux de l’enfance, des sports ou de la culture, que par notre riche tissu associatif. La Seyne, en d’autres temps, a été site pilote pour les aménagements des rythmes de vie des enfants et des jeunes, notamment en zone d’éducation prioritaire. Et nous avons poursuivi au-delà du moment où l’État a supprimé ses subsides pour assurer cette offre. Nous savons faire et nous sommes volontaires pour accompagner le souhait du ministre. Mais, car il y a des « mais »...

De nouvelles habitudes ont été prises par les familles avec des week-ends de deux jours libérés. Depuis la suppression du samedi matin en classe, une nouvelle organisation du travail des enseignants et des personnels communaux et associatifs a vu le jour, qu’on ne peut rayer d’un trait de plume. L’ouverture des écoles le mercredi matin a un coût pour la ville, pour l’entretien, la restauration scolaire, les transports. Des familles ont des enfants scolarisés dans des établissements de diverses communes, qui peuvent à juste titre être gênées par des emplois du temps différents.

Alors, hâtons-nous lentement. Visons l’objectif. Et prenons le temps d’organiser sa mise en œuvre durable et efficiente. C’est pourquoi j’ai pris plusieurs décisions de bon sens.

La première est de créer, dans une démarche de démocratie participative à laquelle je tiens, un comité des usagers des rythmes scolaires, avec des enseignants, des animateurs, des associations, des syndicats, des parents d’élèves, des représentants des conseils de quartiers, et d’autres, qui va finaliser un projet à proposer aux élus et à l’Éducation nationale.

La seconde est que cette nouvelle organisation soit mise en œuvre à budget constant pour la commune, tout en étant assurée égalitairement pour les enfants de tous les établissements de la ville.

La troisième est de conditionner, en vue d’une nécessaire harmonie, une nouvelle organisation en faveur des enfants des écoles primaires à une même approche socio-éducative prenant en compte les rythmes chronobiologiques également en faveur des collégiens, notamment des plus défavorisés, alors que telle direction de collège, au mépris des orientations du Projet éducatif local de la commune et des acteurs associatifs, semble faire machine arrière sur une organisation qui va depuis longtemps dans le sens souhaité par le ministre, qui porte ses fruits depuis près de trente ans, et qui est soutenue par la puissance publique.

Et la quatrième, c’est de traiter la question à l’échelle intercommunale, pour une approche partagée, permettant d’assurer une unicité républicaine d’offre sur notre territoire, même si la compétence de l’éducation périscolaire n’a pas été transférée à la communauté d’agglomération, et c’est en ce sens que j’ai souhaité que nous, les douze maires de Toulon Provence Méditerranée, demandions à nos adjoints et services chargés de l’éducation et de la jeunesse de travailler ensemble à un projet commun efficace, réaliste, et novateur.

Au prix de ces quatre exigences, on pourra sûrement proposer à nos futurs adultes citoyens une belle organisation éducative, scolaire, périscolaire, et extrascolaire. Et aller dans le sens juste souhaité par Vincent Peillon.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 09:39

http://www.clg-malraux-asnieres.ac-versailles.fr/local/cache-vignettes/L200xH152/rubon47-99abc.jpgLorsque, ce week-end, j'ai écrit l'article "Education à Berthe : on marche sur la tête...", je n'avais pas pris connaissance du courrier reçu en fin de semaine de George Pau-Langevin, la ministre déléguée à la réussite éducative.

Une lettre de remerciement pour la contribution que j'ai apportée il y a quelques semaines à la concertation nationale engagée par le ministère pour la refondation de l'École de la République confirme l'importance du partenariat entre l'École et les autres acteurs éducatifs, parmi lesquels... les associations. Extrait de ladite lettre...

121116_min_reussite_educ_2.jpg

Le rapport "Refondons l'École de la République", élaboré à partir des éléments recueillis lors de la concertation nationale, confirme à plusieurs reprises ce que je pense. Et, même si je ne le pensais pas, ce serait de toute façon le cadre d'orientations qui doit s'imposer à tous...

> "L'École doit fédérer dans son sillage tous les partenaires qui font sa richesse et démultiplient son action sur l'ensemble du territoire" (page 23)

> "Dans l'enceinte de l'École, cela doit notamment se traduire par une multiplication des dispositifs permettant de créer des relations interpersonnelles horizontales entre tous les acteurs de l'École (développement de collaborations entre l'éducation nationale et ses partenaires extérieurs)" (page 27)

> "Affirmer le caractère complémentaire de l'éducation culturelle assurée par les enseignants dans le cadre des programmes avec le travail des partenaires intervenant dans et autour de l'École" (page 41)

> "L'école n'est pas seulement un lieu de cours mais aussi un lieu de vie. Elle doit donc être attentive à la qualité de l'accueil. Architecture et ergonomie doivent contribuer à rendre le cadre accueillant et propice aux activités pédagogiques, éducatives, culturelles et de détente" (page 41)

> "Ouvrir l'École sur l'extérieur. Au coeur de la cité, elle doit être un service public au service du public." (page 42)

Et, si certains, arc-boutés sur des postures d'un autre siècle, considèrent qu'un maire n'a pas à se mêler de ce qui se passe autour du scolaire et du périscolaire, le ministère rappelle, parmi les objectifs de "gouvernance", qu'il faut...

> "Pour mieux reconnaître la place des collectivités territoriales, élargir l'actuel contrat d'objectifs et moyens tripartite [établissements, autorités académiques, collectivités]. Ce contrat devrait s'insérer dans un projet éducatif territorial" (page 51).

Voilà. J'ai donc raison. Ou du moins je n'ai pas tort. Comme ont raison les partenaires associatifs et la grande majorité des personnels qui, me disent les élus représentant la mairie dans les instances administratives de l'établissement concerné, réclament simplement que les orientations du gouvernement installé par le vote de la majorité du peuple soient comprises et mises en œuvre.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 08:21

http://cide83.unblog.fr/files/2011/11/nc359foyerwallonberthe.jpgC'est toujours délicat, dans ma position, d'inviter à... prendre position. Mais il y a, semble-t-il, un malentendu qui paraît bloquer un partenariat historique, fonctionnant à la perfection depuis 1982 sur le quartier Berthe, entre une association d'éducation populaire et l'Éducation nationale. Une démarche intelligente, originale et manifestement efficace depuis des années, au plus grand bénéfice des collégiens de notre grand quartier Berthe.

Je m'autorise toutefois à appeler la préfecture et les autorités académiques du Var à faire revenir à la raison ceux qui, sûrement par manque d'information sur le volet "réussite éducative" du Contrat Urbain de Cohésion Sociale ou sur les orientations du "Contrat Éducatif Local", paraissent ne pas mesurer l'importance d'un travail qui, plaçant les enfants et les adolescents au centre d'un projet éducatif global, scolaire et périscolaire, porte ses fruits depuis trente ans. Je le fais parce que ma fonction de maire me place en position de "pilote" à la fois de la politique éducative sur la commune et aussi de responsable de la sécurité qui, si elle passe par la police, dépend aussi beaucoup de l'action socio-éducative, véritable prévention pour les adolescents et les jeunes.

Pour mes visiteurs non initiés, ces lignes sont peut être difficilement compréhensibles, aussi les invité-je à lire l'appel adressé aux Seynois par cette association en souffrance, "Le Foyer Wallon Berthe", et à signer comme moi la pétition qu'elle a mise en ligne.

Des centaines de Seynoises et de Seynois, encore jeunes ou désormais adultes, ont pu profiter des actions qu'elle met en oeuvre, dans les temps libres de la journée scolaire, les mercredis, les week-ends, et pendant les vacances scolaires. Il serait aberrant que ce "Foyer" qui, contrairement à d'autres associations qui souffrent d'une diminution de moyens, est largement financé par l'État, la Région, le Département, la Ville, la Caisse d'Allocations Familiales, se trouve empêché de poursuivre son activité complémentaire à celle de l'École par des responsables d'une institution républicaine qui donnent l'impression d'être arc-boutés sur une lecture très restrictive des réglementations, car je ne veux pas croire qu'ils puissent avoir une vision médiévale de l'éducation, avec une École enfermée sur elle même, refusant son ouverture à son environnement et aux autres éducateurs que ses propores agents, et considérant les jeunes dont elle a la charge seulement comme des sujets à instruire et non comme des enfants à éduquer. Ou alors, on marcherait sur la tête !

Merci donc à celles et ceux qui le veulent bien de signer cet appel pour que les malentendus puissent être rapidement levés et que les bénévoles et les personnels du "Foyer Wallon Berthe " puissent continuer à agir comme dans le passé, paisiblement, en relation avec les parents et avec les enseignants.

Le lien vers l'appel de l'association >>> ICI

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 06:55

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQQ52l0ObSonU1F9CDz73Fby7hPCf6wrSwhD4Pa7MdPYiBDzHhUvgJe l'ai dit à Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale : Oui, les rythmes scolaires ne sont pas adaptés aux besoins des enfants et des adolescents et il faut oser les revoir. Mais, attention, il faut tirer les leçons de ce qu'on a vu dans certains pays qui ont libéré de grandes plages horaires sans que des dispositifs d'éducation périscolaire, permettant à tous les jeunes d'y avoir accès, ne soient organisés. Et il ne saurait être question de faire supporter aux collectivités locales la charge de ces activités d'aides aux devoirs, socio-éducatives, sportives, culturelles, de découverte des nouvelles technologies, de l'environnement ou des patrimoines. Sinon, selon que les communes soient riches ou pauvres - et chacun connaît la situation de La Seyne !... -, on accroîtra les inégalités entre les enfants que l'École peine déjà à réduire.

J'ai récemment participé à un colloque auquel les maires du Var et des Alpes-Maritimes étaient invités par le rectorat de notre académie pour alimenter la réflexion du Ministère sur l'éducation prioritaire en direction des enfants et des jeunes des quartiers populaires. Voici les positions que j'ai avancées.

> « L’éducation globale »

Le recentrage de l’éducation sur les strictes missions d’instruction autour des apprentissages fondamentaux n’a pas fait ses preuves dans les quartiers populaires de ma commune ; le désengagement des actions concourant à la « réconciliation avec l’École » a contribué à rendre la mission éducative globale plus ardue, autant dans l’École, ainsi que me l’indiquent des enseignants, que dans d’autres structures, comme me le disent leurs responsables ; il faut, selon moi :

- revenir à des aménagements du temps des enfants et des adolescents (école et collège) prenant en compte les rythmes chronobiologiques, permettant de dégager des temps de la journée, de la semaine et de l’année dédiés à l’éveil au sport, à la culture, à l’environnement, aux technologies, etc, qui participent à l’égalité républicaine d’accès à ces pratiques facteurs de développement et d’exercice de la citoyenneté ;

- ouvrir l’École, y compris en temps scolaire, sur son environnement social, ses entreprises, ses espaces culturels, sportifs et naturels, dans une démarche associant les professionnels de l’enseignement et ceux des communes et des associations ;

- ouvrir l’École aux familles, parents et fratries, et relancer les dispositifs d’accompagnement et d’appui à la parentalité ;

- tout cela dans une approche éducative globale, contractualisée et pluriannuelle entre l’Éducation nationale, la commune et les autres collectivités, et le monde associatif des quartiers comme des grands mouvements d’éducation populaire, plaçant les écoliers et collégiens au centre d’un dispositif diversifié ;

- cette démarche suppose une lecture « ouverte » des textes règlementaires, une grande liberté d’initiative, et une valorisation du volontariat des personnels acceptant de s’impliquer dans une démarche globale, de nature à assurer leur stabilité et leur implication, et intégrer cette dimension éducative globale dans les affectations de directeurs d’écoles et chefs d’établissements, qui doivent adhérer à de tels contrats territoriaux d’éducation globale ; je ne peux admettre que des enseignants investis depuis des années dans ce type de démarche indiquent être découragés par leur hiérarchie et envisager de quitter tel ou tel établissement.

- cette démarche suppose aussi un dispositif national de péréquation permettant d’assurer, dans une démarche fondée sur l’égalité républicaine, une même offre périscolaire quelle que soit la « richesse » de la commune.

 > La scolarisation des enfants de 2 ans

Dans les quartiers populaires de ma commune, cette scolarisation est quasiment assurée à tous les tout petits dont les familles le souhaitent et elle porte ses fruits pour aider à constituer le substrat social, psychomoteur et culturel sur lequel vont pouvoir s’appuyer les apprentissages ; il faut garantir cette offre, sans diminuer pour cela les ressources humaines dédiées aux autres niveaux du primaire, ce qui conduirait à une élévation des effectifs moyens par classe ; une commune peut accompagner par l’adaptation des espaces scolaires.

> L’enseignement professionnel public pour les jeunes les plus en difficulté

Le démantèlement méthodique de l’enseignement pré-professionnel des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté, au fallacieux prétexte de la sécurité quant au travail sur des machines-outils, a eu un effet dévastateur pour l’insertion professionnelle des jeunes sortant du système scolaire, donc sur leur inoccupation et le climat de vie des quartiers ; il faut requalifier cet enseignement et les coopérations qui se sont délitées entre les Professeurs de Lycée Professionnel y exerçant et les entreprises.

> Le suivi et l’accompagnement des jeunes sortis du système scolaire sans solution

La disparition des moyens des Missions Générales d’Insertion pour les jeunes sortant du système scolaire sans solution a aussi contribué grandement à leur inactivité, leur engagement dans des voies déviantes, et le pourrissement de la vie sociale des quartiers ; il faut les relancer.

> La participation de l’École à la rénovation urbaine

Lorsqu’une commune, notamment dans le cadre d’un Programme de Rénovation Urbaine, développe des efforts significatifs pour favoriser la mixité sociale en créant les conditions, sur l’habitat, les espaces extérieurs et les services publics, d’une installation dans ce qui était une « cité-ghetto »de nouveaux résidents de catégories socio-professionnelles moins en difficulté, il faut que l’École accompagne cet effort ; il faut lutter contre les tricheries à la sectorisation scolaire (dérogations à la carte scolaire sous des prétextes fallacieux) ; il faut conforter et favoriser l’installation dans les établissements des quartiers de filières qui n’existent pas ailleurs pour y faire venir des élèves de quartiers moins défavorisés : classes bi-langues dès la 6ème, sections de premières langues plus rares que l’anglais, classes thématiques telles que les « classe défense », « classes sport », « classes à horaires aménagés », projets européens (type Comenius) ; il faut que l’École « vende » son image. La commune peut l’y aider.

L’École me semble aussi être un lieu privilégié d’association des enfants et des jeunes à ce qui se joue dans leurs quartiers en pleine mutation infrastructurelle et fonctionnelle ; il faut imaginer des projets pédagogiques interdisciplinaires portant sur la réalité des quartiers, leurs restructurations, les changements opérés sur l’habitat, le cadre de vie, les espaces et services publics, etc. Les jeunes doivent être des vecteurs d’association de leurs familles aux rénovations qui concernent leur environnement immédiat.

Sur l’ensemble de ces orientations, un partenariat conventionné de l’Éducation nationale avec les autres services extérieurs de l’État (police, justice, cohésion sociale, etc.), la commune, l’intercommunalité, le département, la région, les grands mouvements de l’Éducation populaire comme les associations territoriales de quartiers et fédérations de parents d’élèves, la Caisse d’Allocations Familiales, les acteurs économiques du territoire, peut trouver tout son sens. Il faut à la fois mobiliser tous les acteurs « du droit commun » en direction des quartiers populaires et imaginer des stratégies éducatives et socio-éducatives spécifiques dotées de moyens particuliers.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 05:40

http://www.valenguy.com/uploads/images/CC%20LA%20SEYNE00.JPG.JPGSauf situation nouvelle qui serait apparue au cours de ces premiers jours de classe et dont je n'aurais pas encore été informé, la rentrée scolaire se sera déroulée dans des conditions à peu près raisonnables, si l'on excepte le déficit désormais chronique d'enseignants qui altère gravement les conditions d'apprentissage de nos jeunes. Comme je l'ai fait depuis notre élection, ce qui a permis d'éviter certaines fermetures de classes, je confirme d'ailleurs ici que je suis prêt à accompagner les syndicats d'enseignants et les fédérations de parents d'élèves dans les démarches qu'ils devraient engager en direction de l'Éducation nationale pour que les dotations en moyens humains et logistiques soient assurées.

De son côté, pour ce qui la concerne, la commune aura investi cet été près d'un million et demi d'euros pour des travaux dans ses écoles maternelles et élémentaires. Et j'aurais tant aimé pouvoir faire plus ! La réalité de nos finances a contraint nos services, sauf travaux d'urgence, à adopter un système centralisant les efforts d'une année sur un tiers de nos 31 écoles, la seconde année voyant le deuxième tiers bénéficiaire des travaux, et la dernière dizaine la troisième année. Et ainsi de suite...

Deux équipements publics communaux entièrement neufs sont tout de même mis en service : les espaces socio-éducatifs et de restauration de l'école Lucie-Aubrac qui a été entièrement réhabilitée en 2011 ; et, bien sûr, la nouvelle cuisine centrale de restauration collective que j'ai découverte hier mardi (photo de l'article). Un investissement d'environ 8 millions d'euros pour la réalisation duquel Graziella Gaujac, conseillère municipale, et Nicole Sarrey, diététicienne communale et responsable du service, n'ont pas eu beaucoup à plaider malgré les difficultés financières de la commune : cela faisait au moins 15 ans que nos cantines scolaires n'étaient plus aux normes et que les services de l'État menaçaient de les fermer ! Même si la restauration scolaire n'est pas une obligation pour une commune, le besoin social est énorme à La Seyne et il fallait à la fois continuer à assurer un service de repas réalisés avec des produits frais, parfois bio, variés, équilibrés et en quantité suffisante, et contribuant à une éducation au goût et à la socialisation.

La nouvelle cuisine, dotée de 25 professionnels très motivés, fournit près de 5.000 repas par jour à 26 restaurants scolaires ; elle assure également la restauration des centres de loisirs, des crèches et des réceptions lors de manifestations publiques, et pourra produire, si besoin, jusqu'à 6.000 repas, par exemple pour nos foyers de personnes âgées ou le portage des repas à domicile pour nos ainés et nos personnes handicapées. D'un coût de revient d'environ 7,50 euros, intégrant les denrées, les charges de personnel et l'amortissement des espaces et des matériels, le repas est payé au maximum environ 3,50 euros par les familles, certaines, à revenus modestes, grâce aux aides du Centre Communal d'Action Sociale, ne s'acquittant que d'une somme tournant autour d'un euro. Franchement, une très utile réalisation grâce à un effort financier exceptionnel de la commune. Là encore, après la réalisation du nouveau cimetière et du crématorium qui est engagée, la Ville montre qu'elle tient à centrer ses moyens sur les réponses aux besoins de base de ses concitoyens et non à des investissements de prestige...

Je vous parlerai dans quelques jours d'autres sujets complexes de la rentrée scolaire, lorsque nous aurons un peu de recul sur la couverture des besoins et les difficultés rencontrées, notamment en matière d'accueil périscolaire de loisirs éducatifs, de déplacements et de stationnement...

Et je souhaite la bienvenue à Madame Françoise Mounié, nouvelle Inspectrice de l'Éducation Nationale des écoles primaires, aux nouveaux chefs d'établissements des collèges Paul-Eluard et Henri-Wallon, aux trois nouveaux directeurs d'écoles, Mesdames Fichera et Rey, et Monsieur Ducou, et à tous les enseignants et personnels non enseignants qui ont pris leurs postes dans nos établissements primaires et secondaires.

Et, pour tous, nouveaux et anciens, enfants, jeunes et familles, je formule le voeu de la meilleure année scolaire possible !

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 03:20

http://www.six-fours.net/ShowImage.aspx?strLogType=EventImage&kId=110750&eImageSize=1Après la construction de l'école Georges-Brassens et la réhabilitation de l'école Jean-Zay, la troisième et dernière des écoles du quartier Berthe à avoir bénéficié de financements au titre de la "Politique de la Ville", dans le cadre du Programme de Rénovation Urbaine, aura été l'école Lucie-Aubrac.

Pour les plus anciens de mes visiteurs, il s'agit de l'ancienne "école de Berthe", devenue "école Maurice-Thorez", puis "groupe scolaire Malraux-Giono", qui vient de connaître une véritable "renaissance", et qui porte depuis samedi le nom de Lucie Aubrac, célèbre résistante.

Quelques extraits du discours que j'ai prononcé pour son inauguration, au cours d'une fête organisée tout l'après-midi en faveur des enfants, essentiellement animée par les associations du quartier Berthe et de la ville, et au premier chef le Centre Social et Culturel Nelson Mandela et Les Relais de Mémoire...

 

> Sur les propos du ministre de l'Intérieur amalgamant immigration et échec scolaire...

 "Nous avons toutes et tous, dans cette ville, dans ce pays, nous avons tous grandi, dans tous les sens de ce beau terme – « grandir » -, grâce à l'école. Grâce à l'école de la République.

"Et, d’entrée de jeu, je veux profiter de ce moment pour dénoncer une dangereuse tendance, ces derniers temps.

"Une tendance, assez insidieuse et nauséabonde, qui consiste à désigner une partie de la population, à montrer du doigt certains de nos compatriotes, adultes et même enfants, comme mal intégrés, ou pire, comme refusant de s'intégrer à la nation française....

"On va même jusqu'à prétendre qu'ils seraient la cause des mauvais résultats de l'école.

"Eh bien, moi, j'ai envie de vous dire : votre travail, vos efforts, à toutes et tous, cette fête, aujourd'hui, chaleureuse, conviviale... tout ce qui est accompli dans le quartier et pour le quartier... votre simple présence ici aujourd'hui... tout cela constitue un cinglant démenti à ces propos défaitistes et - je pèse mes mots - mensongers...

"Des mensonges proférés sans la moindre vergogne par ceux qui, le matin, cassent méticuleusement l'école, et le soir, font mine de se désoler qu'elle ne puisse pas remplir correctement ses missions.

"Vous savez comment on nomme ces gens-là dans la tradition de la belle langue de Molière ? Des Tartuffe !"

 

> Une école ouverte sur le quartier...

"Nous vivons un moment très fort à l'échelle de ce quartier et de notre ville. La rénovation de cette école est l'une des réalisations qui montrent concrètement l'avancée régulière du Programme de Rénovation Urbaine.

"Le projet d'origine avait été simplement de réhabiliter une école fortement dégradée pour un montant de 4,4 M€ HT et financée à 26% pour la Ville.

"Le diagnostic du bâti et l'analyse des besoins éducatifs, notamment par la fusion de deux écoles en une, ainsi que l'obligation faite par l'Agence Nationale de la Rénovation Urbaine, d'intégrer, dans tous les projets liés à des écoles, des locaux "ouverts" sur le quartier à vocation associative en lien avec l'éducation et la jeunesse, ont fait évoluer le coût à 8,15 millions d'euros, le surcoût étant absorbé par la Ville (2,5 millions d'euros) et le Département (1,3 millions d'euros), faisant passer la part de la Ville à 44%.

"Le projet d'origine s'est donc enrichi des espaces destinés à un « Accueil de Loisirs Sans Hébergement » ou un "Centre de Loisirs Associé à l'École" qui sera cogéré par le Centre Social et Culturel Nelson-Mandela et l’association Nouvel-Horizon dans le cadre du Projet Educatif Local piloté par la ville, et de nouvelles salles pédagogiques en complément de l'existant dans une architecture résolument tournée vers l'avenir.

"Eh oui, le PRU ce n'est pas uniquement des logements et de la voirie, mais c'est aussi des équipements publics dans les domaines de la culture, la santé, l'animation sociale et l'éducation."

 

> Et des remerciements...

"Et si je sais critiquer, si je sais pousser mon "coup de gueule", je sais aussi remercier et surtout saluer l'esprit de responsabilité des élus d'autres collectivités, comme aujourd'hui et dans ce dossier, le Conseil général du Var, malgré les difficultés dont il souffre, comme toutes des collectivités, du fait du désengagement de l'État. Mais aussi, sur ce dossier, des responsables des services de l'Etat que je dois remercier, tout comme j'ai pu souligner, il y a quelques mois, avec objectivité, que l'élan tout keynésien du Plan de Relance du gouvernement avait profité grandement à notre ville et à ce quartier."

"(...) Et je voudrais adresser un petit salut particulier à mes collègues élus qui se sont investis sur ce dossier, notamment Christine Sampéré et les élus qui se consacrent à l’éducation scolaire, périscolaire et extrascolaire, Rachid Maziane, chargé de suivre, justement, la rénovation urbaine, et l'adjoint des quartiers Nord, Christian Bianchi."

 



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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 09:31

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSpGq7WdphJpb6FfvHQMNO_9vfmPn-eGdjG7BC3D9f8ZIFNhD1wJe rencontre régulièrement des chefs d'entreprises de La Seyne. Cela me permet de faire avec eux le point sur l'état d'avancement des chantiers structurants pour ville : le port de plaisance, le casino, l'aménagement du site de l'atelier mécanique des chantiers, la rénovation urbaine de Berthe, le plan d'urbanisme rénové, ou encore le nouveau marché et le stationnement.

Ces échanges sont précieux à ma réflexion, et je suis toujours surpris du vif intérêt que les patrons seynois portent à l'environnement de notre ville, où ils créent de la richesse et soutiennent le dynamisme économique et l'emploi.

Mais trois sujets plutôt inhabituels dans mes rencontres avec ces entrepreneurs ont tout récemment fait l'objet de longs échanges.

Ainsi, nous avons discouru des difficultés qu'a générées la décision du Conseil général du Var de ne pas reconduire les importants financements du Contrat Educatif Local (environ 300.000 euros annuels, que notre budget très serré ne nous a permis de compenser qu'à moitié), nous obligeant, bien à contrecœur, à réduire l'offre de nos accueils de loisirs pour les enfants (garderies du matin et du soir, centres aérés des mercredis et des vacances), sujet sur lequel je reviendrai ces jours prochains.

Nous avons aussi évoqué la situation des associations gestionnaires de crèches parentales et de micro-crèches qui, du fait d'un désengagement de l'État qui refuse désormais de leur permettre de bénéficier d'emplois d'insertion, pourraient bien fermer leurs portes d'ici à l'automne. J'ai récemment évoqué la question sur ce blog.

Ainsi des patrons de petites comme de grandes entreprises seynoises partagent mes inquiétudes pour leurs salariés, notamment les femmes, qui ont besoin de modes d’accueil éducatif pour leurs bébés et leurs enfants afin de prendre leur part dans la vie économique. Et certains se disent prêts à essayer de m'accompagner dans les démarches que j'entreprends pour tenter de faire revenir l'État et le Département sur leurs décisions aux effets dévastateurs.

Et, spontanément, ils évoquent aussi la question du devenir de la maternité de La Seyne. Pourtant, il n'y a pas sur ce sujet d'incidence directe sur la gestion du temps de travail de leurs personnels.

Si la plupart d'entre eux disent - ça n'étonnera personne ! - qu'ils ne sont pas vraiment des doctrinaires de la défense du service public, leur pragmatisme comme leur intérêt constant et toujours manifesté pour notre ville et ses habitants les ont naturellement conduits à s'inquiéter de la situation et, pour plusieurs d'entre eux, à me proposer leur soutien et leur accompagnement dans nos démarches, dès lors qu'ils ont mesuré avec objectivité l'ineptie conduisant à un danger réel de mort, attesté par les gynécologues-obstétriciens, pour les mamans et leurs bébés, que va représenter la restructuration hospitalière que l'on impose au Var.

Que l'on me qualifie "d'agitateur" au regard de ma posture politique, ça peut se comprendre, même si c'est inacceptable et irrespectueux de la fonction d'élu. Mais eux...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 04:51

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSMveMI2XpRimLan6ItLtv4pa5-swcI0rtk5UJ-_kFZjM9nhvuuCrèches parentales, crèches associatives, micro-crèches et autres établissements d'accueil, de garde et d'éducation de la petite enfance sont aux abois.

Dans quelques jours ou dans six mois tout au plus, si rien ne se passe, elles risquent toutes de devoir mettre la clef sous la porte. C'est ce que, avec leurs dirigeants bénévoles, leurs cadres, leurs employés, et les parents bénéficiaires, le maire de Saint-Mandrier, Gilles Vincent, Isabelle Renier, adjointe à la petite enfance, et moi avons expliqué mardi matin à une journaliste du 13 heures de TF1.

Rien qu'à La Seyne, ce sont 202 places qui disparaîtraient, concernant près de 500 familles, et près de 100 emplois. Quand on sait que, malgré les 200 places en établissements municipaux ou associatifs créées grâce aux efforts d'Isabelle Renier et des partenaires depuis le début de notre mandat, il manque déjà environ 700 places pour répondre aux besoins des familles seynoises, l'affaire est dramatique.

La raison de cette situation ? L'État vient de décider de réduire de façon drastique, et avec effet immédiat, le nombre de contrats d'accompagnement vers l'emploi et de contrats uniques d'insertion, les réservant désormais à certains services publics (police, école, hôpital). Or environ 30% des personnels de ces établissements associatifs sont employés dans le cadre de ces "contrats aidés par l'État".

Ls suite est une spirale mathématiquement descendante : moins de personnels et le taux d'encadrement légal (1 adulte pour 5 petits qui ne savent pas marcher et 1 pour 8 qui le savent) n'est plus respecté, donc réduction du nombre de places, donc réduction de l'aide financière de la Caisse d'Allocations Familiales qui est attribuée en fonction du nombre d'heures-enfants, donc déséquilibre financier, donc réduction des personnels professionnels, donc réduction du nombre de places, etc. Jusqu'à extinction totale. Avec le risque supplémentaire de voir un liquidateur judiciaire exiger des dirigeants associatifs bénévoles qu'ils engagent leurs deniers personnels pour couvrir le déficit de l'association, en cette année européenne du volontariat et du bénévolat...

Plus que jamais, les femmes ont besoin de travailler pour que les couples atténuent la baisse de leur pouvoir d'achat grâce à deux salaires, ou de faire garder leurs tout-petits pour être, justement, en quête d'un emploi. Plus que jamais, dans un monde d'individualisme, il est nécessaire que les jeunes enfants bénéficient d'une éducation socialisante par des temps de vie avec d'autres enfants. Plus que jamais, des personnes en peine d'accès à l'emploi durable ont besoin de ces "emplois aidés" pour ne pas perdre pied. On marche sur la tête !

Mon collègue maire de Saint-Mandrier pense que la décision qui a mis le feu aux poudres résulte d'une approche technocratique de quelque énarque d'une administration qui n'en a pas mesuré les conséquences. S'il pouvait dire vrai ! Ça voudrait dire que rien ne serait perdu et qu'on pourrait plaider pour qu'on revienne au bon sens.

Moi, je crains que ce ne soit réfléchi et que le gouvernement et la présidence de la République continuent leur politique de marchandisation de tous les services à nos concitoyens. Les familles n'auront qu'à payer l'intégralité des coûts ! Celles qui ne le pourront pas se débrouilleront, aggravant leurs propres difficultés pour aller travailler, et, là, nouvelle spirale descendante...

À moins que quelque chose ne m'ait échappé, il est pourtant bien toujours écrit "Égalité" dans la devise de la République Française, non ?

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse
31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 05:49

radiohaide.jpgRadio Haide (non, non, vous l'aurez compris, il n'y a pas d'erreur d'orthographe, c'est un clin d'oeil au groupe de rock qui se prononce pareillement et à... l'aide, c'est-à-dire un ensemble d'initiatives au service des autres), Radio Haide, donc, a inauguré samedi son antenne de cyber-radio.

C'est une initiative d'un groupe de jeunes seynois qui ne manquent ni de talent, ni de persévérance (il y a un an qu'ils élaborent leur projet !), ni d'envie de donner aux autres.

Angélique Mazoyer, conseillère municipale en charge des nouvelles technologies de l'information, et moi, y étions à l'occasion du coup d'envoi.

Franchement, moi, ça m'a assis, mais ça m'a aussi conforté dans l'idée que je me fais des formidables potentialités de la jeunesse de notre ville. L'État, via le service Jeunesse et Sports de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, l'a aussi remarqué en leur attribuant une bourse départementale "Initiative Jeunes" pour aider à leur démarrage. Sympa.

Tous mes encouragements cette bande de copains franchement citoyens !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse

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