23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 05:40

Dans le discours que j'ai prononcé (on peut le lire ICIce dimanche devant la stèle érigée, sur le quai du Parc de la Navale, en hommage aux Justes parmi les Nations et à tous les anonymes, hommes et femmes, qui risquèrent leur vie, leur liberté et leur sécurité pour lutter contre la barbarie et pour sauver des innocents de la Shoah, j'ai rappelé que, « malheureusement, trop de crimes, au nom de la "race", de la religion, de la différence, sont encore perpétrés de par le monde », et que « inlassablement, le travail éducatif, citoyen et humaniste, est à remettre sur le métier, et notre mémoire à entretenir ».

Depuis plusieurs années, le Service municipal de la Jeunesse s'emploie, sous l'égide de Mekki Boutekka et Morad Yacoub, respectivement adjoint au maire et directeur chargés de la jeunesse, dans le cadre des activités qu'il offre à des centaines de jeunes seynois accueillis dans les cinq « Espaces Accueil Jeunes » ouverts sur l'ensemble des quartiers de la commune (2 au sud, 2 au centre, 1 au nord), à conduire des activités de sensibilisation et de réflexion aux faits atroces qui ont jalonné l'histoire pour éveiller leurs jeunes consciences et que les hommes et femmes qu'ils seront demain se battent contre toutes les formes d'antisémitisme, de racisme et de xénophobie qui continuent, ça et là sur la Terre, à générer d'indicibles abominations meurtrières.

 

UN DEVOIR ABSOLU D'ÉVEIL ÉDUCATIF DES CONSCIENCES

C'est un devoir absolu, pour les adultes que nous sommes, que de mener à bien cette mission éducative. Et de valoriser, autant que faire se peut, l'engagement des jeunes seynois, de tous quartiers et de toutes réalités culturelles, sociales et économiques, qui s'impliquent dans cette belle œuvre d'humanité pour préserver le respect d'autrui, la concorde et la Paix..

C'est un chantier permanent du temps de la famille, de celui de l'École, et de celui des temps libres et des loisirs. Et c'est un chantier d'autant plus efficace lorsqu'il s'appuie sur des méthodes actives d'éducation, permettant aux jeunes de se mettre en projet de création avec l'aide de leurs parents, de leurs aînés, de leurs enseignants ou de leurs animateurs.

Ce sont les enfants de l'école élémentaire Lucie Aubrac qui ont planté et entretiennent le « rosier de la résurrection » dans la cour de leur établissement scolaire, les collégiens et lycéens qui prennent part au Concours national de la Résistance, les jeunes de l'association Univers-Cité (photo ci-contre) qui ont écrit et lu un beau texte à la commémoration de la victoire du 8 mai 1945 sur les nazis allemands, ceux (photo ci-dessous) qui, à l'occasion de la Fête Nationale, ont fait de même, ou encore ces jeunes qui, avec la Fondation de la France Libre,  préparent et lisent des messages à l'occasion des commémorations qui rythment notre vie communale (ci-dessous pour le souvenir de la libération de La Seyne le 26 août 2017).

Et ce furent donc, ce week-end, ceux (photo en haut de cet article) de l'Espace Accueil Jeunes « Jules Renard », du quartier Berthe, qui, après avoir vécu des activités de sensibilisation dans le cadre de l'association « Adolescent Citoyen Souvenir » qu'ils ont créée avec l'aide de leurs animateurs municipaux, ont rédigé et prononcé un autre beau texte, reproduit au bas de cet article, devant notre stèle à la mémoire des Justes.

 

ÉDUCATEURS, POURSUIVEZ ET AMPLIFIEZ VOTRE BELLE ŒUVRE !

La Seyne peut à bon droit s'enorgueillir de l'implication de tous les adultes qui accompagnent ces jeunes dans leurs temps scolaires, périscolaires ou de loisirs, pour que brille toujours chez nous, sans vaciller, la flamme de la résistance à toutes les barbaries.

Alors que notre ville a récemment adhéré à l'Association française des communes pour la paix, je lance un appel à tous les enseignants, de tous niveaux de la scolarité, de toutes les matières, à tous les animateurs et éducateurs des services publics et des associations, pour qu'ils renforcent encore et toujours leurs actes éducatifs pour le devoir de mémoire et la promotion des valeurs républicaines de paix, de liberté et de fraternité.

Peu importent les supports pédagogiques, qu'ils soient textes, créations picturales, paysagères, musicales ou chorales. Tous les prétextes à concilier des objectifs pédagogiques scolaires ou extra scolaires avec ceux de la mémoire sont à explorer.

Un groupe de collégiens étudiant l'allemand entonneront-ils devant notre monument aux morts, accompagnés par notre philharmonique « La Seynoise », le dernier dimanche d'avril 2019, à l'occasion de la journée dédiée au souvenir des déportés dans les camps nazis de concentration et d'extermination, la version originale, dans la langue de Goethe, du « Chant des marais »... « Die Moorsoldaten », premier acte d'espoir et de résistance au nazisme composé par les premiers prisonniers politiques allemands dès 1933 ?...

Ça aurait de la gueule. Et nul doute que l'émotion serait au rendez-vous.

Pour prévenir la barbarie, inlassablement, éduquer et rappeler
Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse Devoir de mémoire
17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 05:58

Ce qui devrait arriver arrivera. Passée la liesse populaire, il va falloir assurer. Ils vont être des milliers en France à vouloir s'inscrire dans les clubs de foot, nos petits, nos ados et nos jeunes, garçons et filles. Et c'est drôlement bien.

Dans une ville comme La Seyne, fût-elle plutôt, comme on le lit en grosses lettres en entrée nord-ouest de ville, le long du stade Léry, « terre de rugby », avec ses 600 jeunes initiés au ballon ovale, on ne va pas se plaindre de voir des dizaines d'autres frapper aux portes de l'école municipale de foot/rugby ou celle de foot en salle, du Football Club Seynois, de l'Avenir Sportif de Mar Vivo, ou de l'un ou l'autre des six clubs de foot-loisirs.

Chacun sait combien le sport d'équipe est facteur de dépassement de soi, de construction de projet partagé, de socialisation, d'apprentissage du respect des règles, du fair-play, des entraineurs, des arbitres, des adversaires, des coéquipiers, et de soi-même. Chacun sait que, sur la pelouse, que l'on soit du nord ou du sud de la commune, issu d'une famille vivant telle ou telle réalité économique, sociale, culturelle, on cultive le « jouer ensemble », donc le « vivre ensemble », donc la citoyenneté enrichie de la diversité, et le sentiment d'appartenance à une communauté de territoire. Et chacun sait combien, pour tous, la pratique ludique physique est facteur de développement harmonieux et de prévention sanitaire.

Il va donc falloir répondre à la demande.

Des chiffres de la Coupe du Monde me donnent le tournis. On parle de plus de 32 millions d'euros alloués par la fédération internationale du football amateur (FIFA) à la fédération française de football (FFF), de 400.000 euros ajoutés en prime à chacun des « Bleus » qui ne vont peut-être pas tous décider, comme Mbappé, de les offrir à une association, de 70 millions d'euros dépensés par TF1 pour les droits de retransmission, de 400 millions d'euros récoltés en France par le secteur du pari sportif...

Et, en parallèle, le Football Club Seynois, il y a quelques mois, tirait la sonnette d'alarme. Perdant 45.000 euros de la subvention que lui allouait le Conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur, avec une ville et une métropole dans l'impossibilité budgétaire de compenser, fût-ce en partie, ce désengagement, il est à deux doigts de fermer boutique...

Les autres clubs ne sont pas mieux lotis. Les dizaines de bénévoles qui les portent à bout de bras sont éreintés, découragés, tout près de rendre leur tablier. La disparition scandaleusement décidée par l'État des « emplois aidés » fragilise les associations en leur faisant perdre les seules ressources humaines assurant la fonction d'épine dorsale ou de clef de voûte du club, soutenant l'investissement volontaire désintéressé des dirigeants, entraineurs et animateurs. Le funeste « pacte de confiance » imposé par l'État aux collectivités leur interdit, même si elles en ont les moyens, d'accroître leurs dépenses, donc d'apporter plus de soutien aux associations. Les innombrables initiatives pour le sport vecteur de cohésion, telles que celles recensées lors de l'étape de Sevran du « Tour de France des Solutions » pour relancer l'accompagnement des habitants des quartiers populaires, sont sur la corde raide...

Alors, pour l'engouement prévisible de nos minots rouges et bleus pour le foot, on fait comment ?...

Repost0
12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 15:58

Merci aux responsables des groupes composant la majorité municipale de La Seyne qui, dans un communiqué commun, ont tenu à la fois à rappeler la tradition d'ouverture et d'accueil de La Seyne envers les malheureux devant fuir les coins de la planète où leurs vies sont en jeu, quelles qu'en soient les raisons, et à remettre les choses en place après une déclaration ubuesque d'une élue d'opposition qui, manifestement, n'a pas suivi le déroulement des faits depuis l'annonce d'une probable installation d'un centre d'accueil de mineurs isolés dans l'infrastructure militaire du Fort Saint-Elme...

 

Voici donc le message qu'ils m'ont fait parvenir après l'avoir adressé à la presse, dans lequel je me suis autorisé à insérer le lien vers un article de ce blog auquel ils font référence... 

 

 

« Déplorant la perspective possible d'un accueil de jeunes migrants au Fort Saint-Elme, certains de nos collègues élus minoritaires du conseil municipal semblent ignorer que la loi française fait obligation à l'État de mettre à l'abri tout mineur isolé, qu'il soit migrant ou pas.

 

« Ni la commune, ni la métropole, n'ont donc leur mot à dire, d'autant moins que le Fort Saint-Elme est un domaine national du ministère des Armées et qu'il lui appartient d'en définir l'usage.

 

« Nous tenons toutefois à saluer l'initiative courtoise du préfet du Var et du préfet maritime de Méditerranée, qui, connaissant le projet d'une acquisition de la propriété par le Conservatoire National du Littoral en coopération avec la métropole et les communes de La Seyne et Saint-Mandrier, leur ont fait part de l'intention de confier le site à la fondation catholique des Apprentis d'Auteuil pour la prise en charge d'une trentaine de mineurs migrants.

 

« Dans la lignée de la tradition d'accueil des Seynois qui, depuis le début du XIXe siècle, ont toujours ouvert leurs cœurs et les portes de leur commune à des étrangers fuyant tantôt la famine, tantôt la guerre, tantôt les massacres politiques, le maire de La Seyne, en approuvant cette initiative humanitaire, s'inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs, de toutes sensibilités politiques, hormis peut-être le sinistre collaborateur Galissard, installé en 1941 par le gouvernement de Vichy, mais y compris ceux nommés par le pourtant funeste Napoléon III.

 

« Et il convient de s'élever en faux contre une assertion inepte et totalement mensongère d'une élue locale d'opposition, car le maire a donné publiquement toutes informations sur le sujet un jour après qu'elles lui ont été communiquées par la préfecture, via son blog et les réseaux sociaux, et le conseil municipal, fidèle à sa pratique démocratique, a eu un débat public sur la question, lors de la toute première séance qui s'est tenue une semaine après la sollicitation de l'État, moment d'échange auquel cette élue n'a certes pas cru devoir être présente.

 

« Faire de la basse politique politicienne sur un sujet aussi douloureux ne grandit pas ceux qui s'y emploient. »

 

Ce message est signé de mes collègues responsables des six groupes composant notre équipe municipale : Olivier Andrau (PS), Claude Astore (MRSL), Christian Barlo (PCF),  Makki Boutekka (MRC), Denise Reverdito (EELV), Joëlle Arnal (NPA) et Eric Marro (DVG)

 

(J'ai chipé l'image illustrant cet article sur un site du Secours Catholique. Je peux la retirer sur demande, bien sûr.)

Repost0
31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 05:48

Décidément, il ne se passe pas une semaine sans qu'un nouveau sujet ne vienne apporter son lot d'inquiétude à notre territoire. C'est cette fois le président de la Région Provence, à qui la loi confie la compétence de la formation professionnelle, qui est venu ajouter un sujet de stress supplémentaire.

L'analyse qu'il fait de l'impact de la future réforme de l'apprentissage sur les centres de formation d'apprentis (CFA) de nos six départements, si elle est bien exacte — et pourquoi ne le serait-elle pas ? —, fait craindre pour le devenir de 39 de nos 55 CFA régionaux. Dont tous ceux du Var, et, naturellement, celui de... La Seyne.

 

M. MUSELIER N'A PAS TORT DE TIRER LE SIGNAL D'ALARME

La raison me dicte d'attendre le vote de la loi et les probables amendements qui modifieront les termes du projet gouvernemental. C'est prévu pour le mois prochain. Mais mieux vaut prévenir que guérir et, ça en étonnera sûrement beaucoup, je comprends et soutiens le choix du président Muselier dans la décision forte qu'il vient de prendre de suspendre le plan d'investissement régional des CFA. Par prudence budgétaire, sûrement, mais aussi certainement pour tirer le signal d'alarme avant que l'irréparable ne soit commis.

Un peu localement égoïste, j'en conviens, je pense d'abord aux besoins de formation aux métiers nécessaires à la dynamique économique de l'ouest de la métropole toulonnaise, en plein essor dans le cadre de notre Technopôle de la mer dont les entreprises, des très petites aux très grandes, scientifiques, de haute technologie, ou d'industrie innovante, dopent l'économie territoriale et ne sont pas pour rien dans les chiffres de l'emploi, encore fragiles mais bien meilleurs qu'aux alentours régionaux.

 

L'ÉCONOMIE LOCALE A UN BESOIN VITAL DES MÉTIERS DE LA MER

L'Institut de promotion et de formation aux métiers de la mer Michel-Serra (IPFM) — tel est le nom du CFA seynois — construit sur un terrain mis à disposition par la commune de La Seyne, créé et géré par la Chambre des métiers et de l'artisanat, initialement du Var et aujourd'hui de la région Provence Alpes Côte d'Azur, assure chaque année la formation initiale et continue de plus d'un millier de jeunes et d'adultes. On ne peut s'en priver.

Outre M. Muselier, auquel j'ai demandé qu'il nous précise la nature de son inquiétude, j'ai donc saisi Émile Guérel, notre députée de l'ouest varois, pour qu'elle se mobilise sur la question auprès du gouvernement et de ses collègues parlementaires, afin qu'elle puisse rapidement rassurer à la fois la Région, les chambres consulaires, les acteurs économiques et sociaux, et, bien sûr, l'ensemble de nos populations fières, à juste titre, de l'essor économique de notre territoire.

Mais je crois aussi de mon devoir d'interpeller la Chambre des métiers et de l'artisanat sur le contenu des formations, du CAP aux BTS et à la licence Pro, dispensées à l'IPFM de La Seyne. Je partage en effet avec nombre de chefs d'entreprises, et pas des moindres, la nécessité de recentrer sur les métiers de la mer l'ensemble des parcours proposés chez nous, ceux qui ont nécessaires à la dynamique locale. Il n'est pas logique qu'une très grande société locale, celle qui a la charge des futurs sous-marins nucléaires d'attaque, en soit à aller chercher des soudeurs... en Bretagne. Mais c'est une autre histoire.

 

 

Repost0
3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 08:07

À la suite de mon message manifestant mon incompréhension et — je le reconnais volontiers — une certaine colère, le Président de l'Université de Toulon m'a adressé une réponse courtoise que je me dois, pour la bonne règle et par honnêteté intellectuelle, de communiquer aux visiteurs de mon blog.

La voici :

« Monsieur le Vice-président,

« L'université de Toulon accueille chaque année plus de 300 évènements liés à ses missions d'enseignement supérieur, de recherche, de diffusion scientifique et d'insertion professionnelle : ces manifestations contribuent à créer du lien avec le territoire et à aiguiser, lorsque leur objet s'y prête, la conscience citoyenne de nos étudiants.

 

« La semaine dernière, une association d'étudiants de l'université a formulé une demande d'occupation du domaine public en vue d'organiser une conférence de Monsieur Hamon à caractère politique. Je n'ai pas souhaité accéder à cette demande. Ce refus s'inscrit exclusivement dans le respect du principe de neutralité du service public mais aussi du règlement intérieur de l'Université que les membres du Conseil d'administration ont approuvé. Cette décision n'est en aucun cas le fait de pressions extérieures que nous aurions subies. 

 

« J'aurai grand plaisir à vous accueillir de nouveau dans notre Université. Vous vous réjouirez, à n'en pas douter, de l'effervescence d'une communauté qui avance, de l'implication de personnels mobilisés autour de la réussite de leurs étudiants, des travaux de recherche en cours aux retombées internationales comme plus locales, de la présence d'étudiants toujours plus engagés, du rayonnement de la vie étudiante au sein de nos différents campus ; bref, d'une belle dynamique au service d'un territoire qui nous est cher.

 

« Respectueuses salutations »

 

C'est donc bien ce que je disais. L'Université de Toulon, contrairement à d'autres que je citais dans mon billet, refuse d'accueillir des hommes politiques proposant des conférences aux étudiants.

 

Moi, je trouve que la neutralité du service public a bon dos quand il s'agit de causeries hors temps d'enseignement, et, je le répète, j'aurais la même position quelle que soit la sensibilité de l'orateur, du moment qu'il s'inscrit dans le cadre de la légalité républicaine. D'autant que la réponse de Monsieur le Président peut laisser penser que le règlement intérieur de notre université interdirait de tels colloques, ce qui est faux, ainsi qu'en atteste ledit règlement, accessible en ligne sur le site Internet de notre établissement d'enseignement supérieur.

 

Et je considère ça désolant quant à l'éveil des consciences de nos jeunes adultes, d'autant plus au moment où, avec 20% d'électeurs aux élections partielles du Val-d'Oise et moins de 30% à celles du Territoire-de-Belfort, tous les acteurs éducatifs, de l'école à l'université, en passant par les animateurs du temps libre et les familles, devraient avoir à cœur, me semble-t-il, de se mobiliser pour sensibiliser les jeunes générations à la vie démocratique et à l'acte citoyen.

 

Repost0
9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 06:47

« C'est promis, on va vous aider ». C'est, en substance, ce que les ministères de l'Intérieur et de l'Éducation nationale nous ont indiqué lorsqu'ils ont, à juste titre, fin 2016, imposé aux maires de réaliser en urgence des travaux de sécurisation dans les écoles.

Ils précisaient que, devant un niveau de menace terroriste très élevé, la protection des établissements scolaires faisait office de priorité absolue.

Loin de moi l'idée de contester cette nécessité. J'ai d'ailleurs d'autant plus demandé à nos services de faire effectuer les travaux indispensables, sur les accès et les dispositifs d'alarme raccordés aux services de police, qu'une circulaire ministérielle de fin 2016 confirmait l'engagement en urgence de 50 millions d'euros destinée à aider les collectivités locales à financer ces équipements, au titre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (FIPDR).

La circulaire 2017 de ce FIPDR confirmait la priorité de la « sécurisation des établissements scolaires », en particulier « la sécurisation périmétrique des bâtiments et notamment des accès pour éviter toute tentative d'intrusion malveillante » et « la sécurisation volumétrique des bâtiments » et confortait le financement avec 33 millions d'euros.

 

LES PROMESSES N'ENGAGENT QUE CEUX QUI LES ÉCOUTENT

C'est exactement la nature des travaux que nous avons réalisés, confiants dans la parole de l'État. Le dossier de demande de subvention a été monté, validé par la préfecture du département, transmis au ministère de l'Intérieur et, connaissant les lenteurs administratives d'instruction, les chantiers ont été engagés sans attendre pour répondre à l'urgence sécuritaire.

Et la décision vient de tomber, relayée par la préfecture du Var (cliquez sur la réponse ci-contre pour l'agrandir).

Malgré le fait que La Seyne compte deux quartiers prioritaires au titre de la politique de la ville, dont l'un est le plus important Réseau d'éducation prioritaire renforcé (REP +) du Var et les deux sont Zones de sécurité prioritaire (ZSP), il n'y aura aucune aide financière de l'État pour les travaux de sécurisation des écoles de notre commune !

Bref, on s'est fait avoir. Une fois de plus, l'État a commandé une tournée générale et a quitté le bistrot sans la régler. Comme le disait Henri Queuille, ministre de l'Intérieur sous la IIIème République... « les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent ».

 

LA QUADRATURE DU CERCLE

Dans le contexte de la loi de finances 2018 où le Gouvernement impose aux collectivités locales qu'elles se serrent encore plus la ceinture, menaçant, au mépris de la Constitution qui garantit leur libre administration, de faire établir leurs budgets par les préfets si elles étaient jugées trop dépensières, cette nouvelle est affligeante.

Et elle vient s'ajouter à d'autres tout récents transferts de compétences de l'État vers les communes qu'il va pourtant bien falloir qu'elles financent, comme la gestion des Pactes civils de solidarité (PACS), ou celle des amendes de stationnement, ou la création et l'entretien de salles de cours pour le dédoublement des effectifs des cours préparatoires et élémentaires des quartiers en difficulté, non seulement sans allocation de moyens mais, de plus, en exigeant de réduire la voilure budgétaire.

La quadrature du cercle...

Repost0
26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 15:04

Le vent semble faiblir. L'inquiétude devrait s'atténuer. Pour des milliers de Varois et Provençaux, ce sera, espérons-le, la fin des ravages du feu et, malheureusement, l'heure d'un sinistre bilan sur fond d'odeur âcre des cendres.

Et, pour les Seynois et leurs visiteurs, heureusement épargnés, ce sera celle de dire merci, grand merci, très grand merci...

... aux fonctionnaires communaux et intercommunaux, notamment ceux du service du "Plan de sécurité de prévention des risques", à l'agent municipal, par ailleurs garde du Conservatoire du littoral, et ses collègues gérant le Domaine de Fabrégas, aux policiers communaux, aux cadres et agents de l'Office national des forêts,

... aux associations de sensibilisation à la protection et valorisation de l'environnement naturel, à la société de chasse, aux clubs de sportifs usagers de notre forêt communale,

... aux enseignants et animateurs des classes de nature de la « Maison de la pleine nature » de Janas qui accueillent pendant toute l'année scolaire des écoliers aujourd'hui porteurs auprès de leurs familles et leurs proches de paroles ambassadrices de la prévention des catastrophes pouvant survenir à nos espaces naturels,

... aux écoliers eux-mêmes, leurs fratries et leurs parents, qui font passer les messages de la prévention,

... aux lycéens de Beaussier qui ont conçu des cendriers portables dans le cadre d'un projet scientifique valorisé par le dispositif universitaire des « cordées de la réussite »...

... aux citoyens volontaires de la réserve communale de sécurité civile de La Seyne qui, solidairement avec leurs collègues de Six-Fours, veillent avec constance sur nos massifs naturels et apportent leur aide aux corps de sapeurs-pompiers, victimes, comme tous les services publics, de compressions de moyens,

... à nos pompiers, bien sûr, volontaires et professionnels, des casernes seynoises de Mauvèou et de Peyron, qui, sans délaisser nos espaces boisés seynois et leurs missions urbaines ordinaires, sont en train de prêter main forte à leurs collègues qui luttent contre le feu dans le Var et en Provence,

... aux services de l'État et du Département, qui sont mobilisés contre ce diable de feu qui ravage notre Provence,

... à tous nos concitoyens, propriétaires de terres proches des espaces sensibles à l'incendie, qui ont appliqué à la lettre les consignes de débroussaillement de leurs propriétés, eussent-ils dû, pour certains d'entre eux, être un peu rappelés à l'ordre, voire verbalisés...

 

LA PRÉVENTION, C'EST L'AFFAIRE RÉPUBLICAINE DE TOUS

Tous, ou presque, depuis des mois, d'une façon ou d'une autre, ont fait œuvre de pédagogie pour sensibiliser l'ensemble de nos concitoyens et de nos visiteurs aux risques de destruction des bijoux précieux que sont nos sites forestiers périurbains.

Belle œuvre collective républicaine et solidaire, vraiment !

Ne relâchons pas la garde, même si le mistral faiblit. La Seyne n'est pas plus à l'abri d'un départ de feu que les communes varoises et provençales qui traversent ces tragiques moments.

Et, je ne peux m'empêcher de le dire, les funestes capitalistes patrons de ces entreprises industrielles multinationales du pays et du Monde, principales causes assumées, par leurs émissions de gaz à effet de serre, de la dérégulation climatique accroissant les épisodes de sécheresse et de canicule facteurs de drames incendiaires, seraient bien inspirés de se regarder dans la glace et de faire œuvre de solidarité active pour la reconquête, dès demain, des espaces naturels saccagés par les incendies de Provence et d'ailleurs.

Repost0
16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 16:09

Que ce soit il y a trois jours, à l'occasion de la Fête Nationale, ou ce dimanche pour l'hommage rendu aux victimes des crimes racistes et antisémites de l'État Français et aux Justes de France, il est des orateurs qui ont été bien plus applaudis que les « officiels » (dont je fais partie...).

 

Ce sont les « ados » de l'Espace Accueil Jeunes (EAJ) municipal « Jules Renard » du quartier Berthe qui, dans leurs temps libres, et avec juste ce qu'il a fallu d'appui de la part de Romain Wencorzewski et Jérôme Diadio, leurs animateurs du Service municipal de la jeunesse que dirige Morad Yacoub sous le pilotage de Makki Boutekka, notre adjoint à la jeunesse, ont rédigé deux textes qu'ils ont lus à plusieurs voix.

 

Ça ne leur vaudra peut-être pas tout de suite le prix Nobel de littérature, mais je tiens à saluer leur initiative et leur performance en m'autorisant à publier leurs écrits fort bellement déclamés dans la solennité de ces moments de mémoire.

 

Et à leur dire un grand merci. À eux (et à leurs animateurs communaux). Et à tous les autres jeunes Seynois qui, demain, pourront, je l'espère, s'avancer sur les traces qu'ils ont initiées, pour attester que l'effort de mémoire et d'éveil des consciences n'est pas le seul apanage des « vieux » que nous sommes et nous rassemblons par habitude autour de nos stèles commémoratives...

 

 

14 JUILLET : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

 

Oyez ! Oyez !

 

Liberté, Egalité, Fraternité,

 

Hier, pour que l'on vote, des gens sont morts.

Aujourd'hui l'abstention bat des records.

Le peuple se souleva pour ne faire qu'un 
Nord,

Sud, Est, Ouest, avançant avec le bonnet phrygien.

Marianne nous guidant sur le chemin.

 

Liberté, Egalité, Fraternité,

 

Bleu, Blanc, Rouge,

Fiers de notre drapeau, qui nous représente,

Qui nous unit, malgré nos différences.

Notre hymne national est un chant révolutionnaire,

Rempli d'histoire, qui a construit la France.

En août 1789, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen vu le jour,

Proclamant la liberté et l'égalité entre tous, sans aucune distinction.

 

Liberté, Egalité, Fraternité,

 

Aujourd'hui nous avons un message à faire passer.

Il y a des siècles, des combats ont été menés

Pour qu'aujourd'hui nous ayons les mêmes droits.

Respect et tolérance, voici des valeurs que nous défendons.

Liberté, Egalité, Fraternité,

Aujourd'hui nous rendons hommage aux héros de la Nation.

 

 

 

JUSTE UN FRANÇAIS FACE À UN FRANÇAIS JUSTE (DIALOGUE)

 

— Juste un Français :

 

« J'ai la haine, j'ai la haine contre moi-même.

Mon cœur se meurt

car c'est rempli de peur

que je n'ai pas su défendre mes valeurs.

J'ai perdu la foi,

je ne me vois plus dans le miroir,

dans ce long couloir,

je me sens seul et sans espoir.

À vie ce sera gravé dans ma mémoire,

j'ai envoyé mon voisin à l’abattoir.

Comment as-tu pu faire preuve d'autant de dévotion ?

Toi qui, comme eux, risquais les camps de concentration.

D'où te vient cette force, ce courage

qui a même dépassé les limites

de la solidarité et du partage ? »

 

— Un Français Juste :

 

« Écoute, tu n'as pas à t'en vouloir

car en venant me voir

pour m'exprimer ton mal-être,

cela prouve que, malgré tout, tu restes fort et honnête.

Maintenant tu sais ce qu'il faut faire,

ce qu'il faudra faire.

On ne peut plus laisser des gens

être déportés dans les camps

parce que soi-disant

ils sont différents.

Division, haine, rage,

l'ennemi veut nous séparer.

Union, amour, courage,

nous devons rester soudés.

Être juste ce n'est pas si compliqué.

C'est seulement être humain,

avoir du cœur et ne jamais oublier

notre fraternité.

Ce n'est pas qu'une question d'altruisme,

c'est surtout pousser l'humanité

à son paroxysme. »

 

 

D'autres ados de l'EAJ de Berthe, en avril 2016...

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse Devoir de mémoire
26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 17:17

Ainsi que je le rapportais dans un précédent message, j'ai reçu ce week-end des professeurs d'allemand. Parmi les points abordés, nous avons évoqué la question des classes dites « bilangues » qui sont des sections d'un collège où, dès la Sixième, sont enseignées deux langues vivantes, l'anglais et une autre.

Leur développement est d’actualité et des personnalités politiques telles que Najat Valaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale du gouvernement de Manuel Valls, et le nouveau Président de la République, Emmanuel Macron, se sont récemment clairement prononcés en leur faveur.

 

LE PRÉSIDENT L'A ANNONCÉ : LES « BILANGUES » DOIVENT ROUVRIR À LA RENTRÉE

L'ancienne ministre s’est en effet exprimée en janvier dernier au sujet du déploiement de ces enseignements, et en particulier de celui de l’allemand. Elle a confirmé que les classes bilangues seront maintenues pour les élèves ayant suivi à l’école élémentaire l’enseignement d’une autre langue que l’anglais. On parle là de classes bilangues de « continuité ».

« Diversifier l’offre au primaire et assurer la continuité au collège des apprentissages sont les objectifs de la nouvelle stratégie d’apprentissage des langues, dans le cadre de la réforme du collège », a-t-elle insisté lors d’une visite dans une école parisienne avec le ministre allemand chargé des Affaires culturelles, Olaf Scholz.

« Nous n’allons pas tuer l’allemand, comme on nous le reprochait, mais au contraire le renforcer », a assuré la ministre, précisant que « cette langue sera enseignée dans un millier d’écoles primaires supplémentaires à la rentrée, soit 3.800 au total, tandis que 3.000 collèges proposeront des "bilangues de continuité" en sixième, dont 2.300 anglais et allemand. »

De son côté, lors de sa visite à Berlin, dès le 15 mai 2017, au premier jour de sa présidence, le Président de la République Emmanuel Macron annonçait via Twitter qu'« à partir de septembre prochain, les classes bilangues rouvriront en France».

 

UN ENJEU DE PAIX ET DE COOPÉRATION ENTRE LES PEUPLES

L’enjeu des classes bilangues dépasse le cadre pédagogique, il est politique et diplomatique. Le traité de l’Elysée, qui lie depuis 1963 la France et l’Allemagne, prévoit explicitement que « les deux gouvernements s’efforc[ent] de prendre des mesures concrètes en vue d’accroître le nombre d’élèves allemands apprenant la langue française et celui des élèves français apprenant la langue allemande ».

À La Seyne, nous plaçons beaucoup d'espoirs dans cette redynamisation. Nous soutenons depuis longtemps le partenariat, porté par notre Comité associatif des jumelages, entre notre commune et le district berlinois de Reinickendorf, qui se traduit par de constants échanges, notamment sur le registre des arts et de la culture, et pour les jeunes. La pratique de l'allemand est un plus pour cette démarche.

 

LES JEUNES SEYNOIS SONT DES CITOYENS DE LA RÉPUBLIQUE !

Mais voilà que, pour rajouter au caractère ubuesque de la situation follement paradoxale que l'Éducation nationale fait supporter à une centaine de collégiens de Jean-L'Herminier, dont je faisais état ce lundi, il se trouve que certains des enfants de nos quartiers sud qui ont été initiés à l'allemand à l'école élémentaire et qui subissent les affres de la nouvelle sectorisation qui leur est imposée ne pourront pas opter pour un enseignement  en « bilangues » dans certains des collèges où ils vont être arbitrairement affectés.

C'est inacceptable. Je confirme donc ma réclamation ferme de la réouverture des 5 classes fermées au collège des Sablettes pour permettre la scolarisation de tous les adolescents qui le souhaitent, et, conséquemment, le maintien de la « classe bilangues » de cet établissement.

Je réclame aussi que pareille possibilité soit garantie aux élèves du collège Henri-Wallon, car, aux enfants des quartiers populaires classés en « Réseau d'éducation prioritaire renforcé » (REP +), l'État doit offrir toutes les filières d'excellence de nature à compenser les inégalités sociales, économiques et culturelles dont ils souffrent. Et les « classes bilangues » comptent au nombre de ces outils majeurs de revalorisation.

Repost0
26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 06:53

Après avoir échangé ce samedi avec des professeurs d'allemand, j'ai aussi reçu ce dimanche avec notre adjointe à l'éducation, Isabelle Renier, une représentation de familles de jeunes scolarisés au collège Jean-L'Herminier de notre quartier des Sablettes.

Je reviendrai dans un autre article sur le sujet de l'apprentissage de la langue allemande pour n'évoquer ici que celui de la prochaine rentrée scolaire pour les collégiens de nos quartiers sud, très préoccupant pour eux-mêmes et leurs parents.

Depuis la rentrée de septembre 2016, le collège Jean-L’Herminier est en effet en cours de restructuration et rénovation et les élèves sont accueillis dans les locaux de l'ancien collège Henri-Wallon dans la zone d'activités des Playes. Ce collège provisoire accueille cette année environ 560 élèves répartis en 23 classes (1).

 

POURQUOI REFUSER 100 COLLÉGIENS ALORS QU'IL Y LA PLACE ?

Pour la rentrée 2017, alors que les travaux de réhabilitation prendront fin en mars 2018 avec un nouveau collège d'une capacité d’accueil de 800 élèves, il est prévu, sans que quiconque puisse en donner la raison, de n'accueillir au collège Jean-L’Herminier que 460 élèves répartis en 18 classes (2), soit la perte d’une centaine d’élèves et de 5 classes par rapport à l’année scolaire qui s'achève.

C'est tout de même très étrange : l'ancien collège Henri-Wallon, où les jeunes commenceront leur année 2017-2018, aura-t-il à ce point rétréci au cours des vacances d'été ? ou n'ouvrira-t-on que la moitié des salles de classe de leur nouveau collège Jean-L'Herminier, qu'ils intègreront en mars prochain ?

 

UNE NOUVELLE SECTORISATION TOTALEMENT INCOHÉRENTE

Il y a plus étonnant encore. Pour diminuer les effectifs, on a réduit le secteur de scolarisation du collège Jean-L'Herminier et une partie des enfants dépendent désormais des zones des collèges Paul-Éluard et Marie-Curie situés en centre-ville, et même du collège Louis-Clément de la commune voisine de Saint-Mandrier, tous trois très éloignés des lieux d'habitation, obligeant les jeunes à se faire accompagner en voiture ou à emprunter les transports en commun, et pour certains en devant prendre une correspondance... devant le collège Jean-L'Herminier !

Bonjour l'incohérence, la perte de temps et la dégradation du bilan-carbone, surtout que certains d'entre eux, résidant à moins de 500 mètres du collège Jean-L'Herminier, pouvaient tout à fait s'y rendre à pied ou à vélo !

 

L'ÉDUCATION NATIONALE VA-T-ELLE RESTER INFLEXIBLE ?

Mais on n'est pas au bout de nos surprises ! Face à cette situation incroyable, et sachant bien qu'il y a la place matérielle pour accueillir leurs enfants au collège Henri-Wallon de septembre à mars, puis au nouveau collège Jean-L'Herminier pour la fin de l'année scolaire, des familles ont sollicité des dérogations.

Le Conseil départemental du Var, compréhensif, lors d’une entrevue avec les fédérations de parents d’élèves et les représentants syndicaux des enseignants, en janvier dernier, avait d'ailleurs affirmé que le plus grand nombre possible de dérogations serait accordé. D'autant que la plupart sont justifiées par le fait que des frères et sœurs seront scolarisés dans des collèges différents, ou par la proximité des résidences, ou encore pour pouvoir continuer l'apprentissage de l'allemand en première langue commencé à l'école primaire et qui n'est pas offert dans les autres collèges.

Et, au final... aucune dérogation n'a été accordée par l'Inspection académique !!!

 

DANS LE VAR, QUE FAIT-ON DE LA CHARTE DES DROITS DE L'ENFANT ?

Tout cela est ubuesque. Les familles rencontrées ont bien raison de me demander si ceux qui ont le pouvoir de décision, en l'occurrence les responsables de l'Éducation nationale, « auraient infligé ce traitement à leurs propres enfants ».

Et de rappeler la Charte internationale des droits de l'enfant qui, dans son article 3, stipule que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. »

 

EXIGEONS LA RÉOUVERTURE DES CLASSES !

J'avais déjà appelé, ces jours derniers, le Département et l'Éducation nationale à se remettre autour de la table pour rechercher une solution, et la presse locale s'en était d'ailleurs fait l'écho (ci-contre, dans Var-matin du 24 juin).

À présent que les familles  et les enseignants m'ont apporté des précisions objectives, je ne peux que joindre ma voix à la leur.

Il n'y a aucune alternative. Il faut exiger, tout simplement, du ministre de l'Éducation nationale qu'il ordonne la réouverture des cinq classes fermées et la réaffectation des postes d'enseignants et autres personnels nécessaires au collège Jean-L'Herminier.

Je proposerai d'ailleurs, ce mardi, au conseil municipal, de voter une motion en ce sens.

 

______________________________________________

(1) : 4 classes de 6ème, 6 classes de 5ème, 6 classes de 4ème et 7 classes de 3ème

(2) : 4 classes de 6ème, 4 classes de 5ème, 5 classes de 4ème et 5 classes de 3ème

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Éducation - enfance - jeunesse

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

À propos de moi...

> Ma bio, vue par un copain...

> Ma généalogie sur geneanet

 

 

L'ACTION DES COPAINS

CLIQUEZ POUR SIGNER
LE BLOG DES ÉLUS SEYNOIS DES GAUCHES ET DE L'ÉCOLOGIE
LE SITE DE MANON AUBRY, DÉPUTÉE EUROPÉENNE VAROISE

ET MES ENGAGEMENTS

CLIQUEZ SUR LA BANNIÈRE
LA CHAINE YOUTUBE DE GRS
LA PAGE FB DE GRS-Var
LE BULLETIN DE GRS-LA SEYNE

 

12 ANS POUR & AVEC LES SEYNOIS

NOTRE BILAN 2008-2020

CLIQUEZ SUR L'IMAGE