25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 07:42

Certains médias sont peut-être allés un peu vite en besogne en annonçant le retour à la semaine de quatre jours d'école dès la rentrée de septembre 2017 pour les petits Marseillais, entraînant un nombre significatif de demandes pressantes de la part de parents seynois, en particulier au travers d'une pétition en ligne.

Or, je l'ai indiqué ce mardi lors de la réunion du conseil municipal, rien ne peut se décider avant qu'un nouveau texte réglementaire ne vienne modifier les dispositions du décret de janvier 2013 fixant l'actuelle organisation de la semaine scolaire. Et, pour l'heure, la proposition du candidat Macron de laisser le choix aux communes ne s'est traduite par aucun acte exécutoire du président de la République ou de son Premier ministre.

 

À L'ORIGINE, UNE INTENTION LOUABLE MAIS SE HEURTANT AU MANQUE DE MOYENS

J'ai cependant rappelé mon opposition de l'époque où ces dispositions ont été imposées, tant pour des raisons de coût que la commune doit supporter malgré une aide financière de l'État, d'ailleurs appelée à disparaître, que du fait du démantèlement de l'offre périscolaire d'activités socio-éducatives, sportives, culturelles, technologiques ou environnementales, communales autant qu'associatives, que la nouvelle organisation a imposé.

J'avais alors trouvé louable l'intention de Vincent Peillon, à cette époque ministre de l'Éducation nationale, de considérer l'intérêt  et les rythmes chronobiologiques des enfants, mais j'avais aussi rappelé qu'elle n'aurait de sens que si des moyens suffisants étaient alloués par l'État aux communes, notamment pour garantir l'égalité de tous les écoliers dans l'accès à l'éducation de l'École et des temps libres.

 

LA SEYNE FORCÉE DE METTRE EN PLACE LA RÉFORME

Tel n'avait pas été le cas et, je le rappelle, ma position d'alors avait été que La Seyne ne se porte pas volontaire pour l'expérimentation prévue à la rentrée 2013, choisissant de prendre le temps d'une longue concertation avec l'ensemble des acteurs éducatifs, qui avait débouché sur une analyse alarmante, m'amenant à informer le ministère de l'Éducation nationale de la quasi impossibilité de mettre en œuvre un projet cohérent pour la rentrée 2014, en particulier dans une lettre adressée à Benoît Hamon, alors à la tête du ministère, puis à sa successeur Najat Vallaud-Beljacem. Las, nous avons malgré tout dû appliquer la loi.

Si je me félicite de l'implication des services municipaux et des associations qui se sont investis depuis trois ans avec effort, compétence et volontarisme pour assurer la meilleure offre possible aux enfants, je déplore toujours la modicité des moyens alloués par l'État, obligeant les familles à participer financièrement, ce qui exclut certains enfants, et la perte de qualité des offres éducatives périscolaires, sans pour autant, aux dires des enseignants, qu'il ne soit avéré une meilleure réussite scolaire.

 

UNE CONSULTATION POUR ÊTRE PRÊTS AU CAS OÙ...

Je suis donc, pour ma part, favorable au retour à la situation antérieure. Mais je ne ferai rien, si la possibilité nous en est donnée, qui ne recueille l'assentiment général, après que chacun aura pu évaluer toutes les incidences d'un éventuel retour en arrière, pour les enfants comme pour les adultes. J'attire en particulier l'attention de tous sur le fait que nombre d'animateurs vacataires, communaux et associatifs, pourraient perdre leur emploi si l'option retenue était de renoncer à la semaine de 9 demi-journées d'école, entraînant de facto la perte de la subvention d'État versée à la commune.

J'ai donc demandé à nos cadres municipaux d'organiser dans les meilleurs délais, sous forme de « votation citoyenne », des consultations distinctes des familles, des enseignants, des personnels communaux concernés, et des associations partenaires. L'avis des enfants eux-mêmes, au moins des plus grands d'entre eux, me serait précieux, s'il est possible de le recueillir.

Et je formulerai ensuite au conseil municipal une proposition de délibération qui reprendra l'avis majoritaire issu de cette consultation. Le plus tôt sera le mieux pour nous tenir prêts si un décret vient à paraître.

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Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

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