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LA PATIENTE MAIS RÉELLE RÉDUCTION D'UNE DETTE TRÈS IMPORTANTE

 

La gestion d'une dette extraordinairement inquiétante nous a également mobilisés pendant toutes ces années.

 

La durée nécessaire au remboursement des emprunts contractés par la commune de La Seyne au cours des mandats ayant précédé la crise financière de 2008 s'établissait en 2009 à... un siècle, dans le meilleur des cas (c'est-à-dire si le Département avait maintenu la subvention annuelle exceptionnelle qu'il allouait à La Seyne, finalement supprimée car jugée anormale par la Chambre régionale des comptes), et... presque deux siècles dans la pire des éventualités (ce qui fut le cas) !

 

Si nous n'avons jamais contesté le besoin d'emprunter pour réaliser les investissements pouvant favoriser la redynamisation économique, sociale, culturelle et urbaine d'une ville à terre après le drame de l'arrêt de la construction navale, nous avons en revanche hérité d'une dette de plus de 150 millions d'euros difficile à gérer.

 

Et il aura fallu une décennie pour, peu à peu, réduire l'encours de la dette, renégocier 27 millions d'euros « d'emprunts structurés » – pour ne pas dire « toxiques » – c'est-à-dire ceux souscrits à des taux d'intérêts risquant de flamber à tout moment car alignés sur la parités très fluctuantes de diverses devises, et dégager, en nous serrant la ceinture, les moyens permettant de ramener la durée nécessaire au désendettement à une durée proche de l'acceptable.

 

L'encours de la dette, c'est ce qu'il reste à rembourser aux établissements bancaires prêteurs. Nous sommes partis de très haut, avec plus de 150 millions d'euros, soit une fois et demie le budget de fonctionnement annuel de la commune. Si l'on disposait d'une santé financière permettant de payer chaque année les intérêts des emprunts sans trop grignoter sur les budgets dédiés au fonctionnement des services publics, peu importerait le montant de l'encours, mais c'était loin d'être le cas. Il fallait donc réduire l'encours, c'est-à-dire freiner les investissements pour avoir à contracter moins de nouveaux prêts que ce que l'on rembourse du capital des anciens emprunts.

 

 

Le graphique ci-dessus montre bien le lien entre les investissements ( courbe bleue ) et la dette ( courbe rouge ). On ne peut pas à la fois réduire la dette de 30 millions d'euros et maintenir le budget des investissements au niveau de près de 45 millions d'euros annuels où il avait été porté par nos prédécesseurs.

 

L'obligation de gérer un endettement important, qui mettait en péril l'équilibre budgétaire au point de risquer une mise sous tutelle, a donc conduit à réduire de plus des deux-tiers les travaux sur les infrastructures et le renouvellement des équipements.

 

À titre d'exemple, l'état discutable de certaines chaussées ou équipements publics ne résulte donc pas, comme certains voudraient le faire croire, d'un laisser-aller coupable des agents communaux couverts par des élus négligents, mais de la contrainte de programmer sur quatre années les chantiers qu'on réalisait jadis en un an.

 

En 2018, ce sont encore 4 millions d'euros de moins qui ont été enregistrés sur le montant de la dette. Mais nos efforts ont porté leurs fruits. Tandis que l'encours ( courbe rouge ) continue de diminuer, la courbe bleue des investissements a vu sa pente s'infléchir dès 2015 pour repartir, certes prudemment, à la hausse l'année suivante.

 

Oui, Jean-Pierre Colin, élu minoritaire de droite, n'a pas eu tort lorsqu’il a relevé que « le budget de fonctionnement est l'un des plus importants de France par rapport à l'investissement », mais... la faute à qui, sinon à ceux de son camp qui ont fait flamber en sept ans la dette locale, fragilisant gravement et durablement les possibilités d'investissement ?...

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot

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