22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 03:30

Il y a décidément eu beaucoup d'énormités proférées, soit par ignorance, soit par malice, autour de la question du budget 2016 de la commune de La Seyne.

J'ai donc entrepris de rétablir quelques vérités dans plusieurs articles déjà mis en ligne sur ce blog (1, 2 et 3), et je poursuis avec celui-ci...

Je porterais ainsi la responsabilité d'avoir augmenté le budget de 10 millions entre 2015 et 2016 ! ​Bèn voyons ! Par les temps qui courent, ne regardons pas à la dépense ! La vérité est légèrement différente...

 

POMPIERS : ON PAYE EN 2016 CE QU'ON N'A PAS PAYÉ EN 2015

Il n'aurait pas dû échapper à des élus que, depuis le troisième trimestre 2014, nous avons refusé de régler les participations dues au service départemental d'incendie et de secours du Var que nous estimions exagérées depuis plusieurs années. Nous avons donc dû les "provisionner", c'est-à-dire les "mettre de côté", afin de les régler lorsque nous aurions obtenu satisfaction sur notre demande de baisse de notre contribution, ce qui a été chose faite au début de cette année. Il a donc fallu déduire 5,6 millions d'euros de nos provisions et inscrire la même somme en dépenses, augmentant artificiellement le budget 2016 d'autant. En clair, on a payé en 2016 ce qu'on aurait dû payer en 2015.

Notre opposition de droite contesterait-elle l'opportunité d'économiser à terme 1,5 millions d'euros annuels sur le coût des sapeurs-pompiers ?...

D'ailleurs, j'ai sollicité Madame Bicais et Monsieur Mulé, conseillers départementaux Les Républicains du canton de La Seyne 2, pour leur demander de plaider auprès de Monsieur Giraud, président du Conseil départemental du Var, pour que le Département fasse preuve de solidarité envers La Seyne en accordant à notre commune cette réduction de cotisations en une seule fois, dès 2016, et non en la lissant par tiers sur trois ans. La Seyne le mériterait bien, elle qui a payé indûment 1,5 millions de trop pendant 15 années, qui a contribué en 2009 au taux le plus élevé du Var à la constitution du fonds d'aide aux communes victimes des inondations de la Dracénie et de la vallée de l'Argens, et qui connaît aujourd'hui des difficultés dont la cause ne lui incombe pas...

 

ON PAYE LA DETTE DES "ENDETTEURS", DONT LEURS EMPRUNTS TOXIQUES

Il nous faut aussi ajouter 3,8 millions d'euros au budget de fonctionnement pour atteindre les 7,2 millions d'euros nécessaires à couvrir les 10,2 millions de remboursement du capital de la dette, dont il faut rappeler qu'elle a été constituée à 62% par la droite lorsqu'elle gérait la ville...

Et enfin, toujours pour la même dette, la ville n'est en rien responsable de l'augmentation de 0,2 millions d'euros des charges financières des intérêts d'emprunts.

Pas plus qu'elle ne l'est de l'obligation de régler 1 million d'euros pour stabiliser les emprunts à risques contractés par mon prédécesseur avant 2006 auprès de SFIL-CAFIL, financement communal obligatoire pour l'obtention des crédits du fonds de soutien créé par l'État pour aider à se débarrasser des emprunts toxiques. Aurait-on préféré voir La Seyne risquer une explosion des taux pouvant coûter plusieurs millions ?

Alors oui, 5,6 + 3,8 + 0,2 + 1, ça fait bien 10,6 millions. Mais par la faute de qui ?... De l'ancienne droite départementale pour les pompiers et, à 62%, de l'ancienne droite locale pour les surcoûts de la dette ! Les faits sont là. Et ils sont têtus.

 

LA THALASSOTHERMIE, CAUSE DE DÉPENSES... LA FAUTE À QUI ?

Surprise également, lorsque Madame Torres enfourche le cheval de la centrale d'échanges thermodynamiques de l'eau de mer du site des anciens chantiers navals pour expliquer à qui veut l'entendre que la commune a engagé des dépenses inutiles pour réaliser cet équipement innovant et porteur de développement durable, car produisant de l'énergie propre pour le chauffage et la climatisation.

La réalisation a eu un coût, c'est indéniable, mais l'écologie urbaine le justifie. Nous avons d'ailleurs approuvé lorsque la droite, au cours du mandat précédent, a lancé ce projet achevé peu avant notre élection de 2008. Car c'est bien un projet de la droite, ce que Madame Torres semble avoir oublié !

Ce que nous n'avons pas approuvé, en revanche, c'est que les amis de Madame Torres, alors aux affaires, ont tout simplement omis de réaliser les raccordements permettant d'amener l'eau chaude ou froide vers les futurs équipements publics et immeubles privés des alentours, ni intégré dans les prescriptions d'urbanisme l'obligation de se raccorder au réseau !

Alors, oui, une centrale énergétique que l'on doit faire fonctionner pour qu'elle ne s'abîme pas sans qu'on puisse vendre aux usagers l'énergie produite, ça a un coût. Mais la faute à qui ?...

Nous nous sommes employés à corriger cet oubli regrettable en intégrant dans le plan d'urbanisme que nous avons modifié en 2010 cette obligation de raccordement pour les futurs immeubles, comme le casino de jeux, mais beaucoup avaient déjà été réalisés sans que cette servitude leur soit opposable, rendant l'opération bien moins rentable.

C'est pourquoi nous avons fait appel à l'AREA, une société d'économie mixte dont la Région Provence Alpes Côte d'Azur est actionnaire majoritaire et où la ville de La Seyne détient quelques parts depuis plus de trente ans, pour lui confier la réalisation puis l'exploitation du réseau vers les nouvelles constructions, dont le futur complexe de cinéma et d'hôtellerie de l'Atelier mécanique.

Et voilà que nous apprenons par la direction de l'AREA qu'un autre ami de Madame Torres, Monsieur Estrosi, nouveau président de la Région, envisagerait de supprimer la "filière énergie" de cette société, ruinant, si c'était confirmé, notre projet, et contraignant la commune à supporter elle-même les coûts de réalisation des réseaux...

Mais, puisque Madame Torres dit avoir "des solutions", qu'elle s'emploie donc, avec son nouveau statut de conseillère régionale et membre du conseil d'administration de l'AREA, à accompagner nos démarches pour que la société régionale accepte de conserver cette mission. Ce serait là une démarche solidaire bienvenue.

Sinon, les faits seraient là. Et têtus, hélas...

 

ORDURES, HLM, MATERNITÉ, RYTHMES SCOLAIRES, ISSY-LES-MOULINEAUX, TOUT Y PASSE !

Je ne m'appesantirai pas sur d'autres sorties virulentes au cours de la réunion du 15 avril sur le budget, au nombre desquelles une tirade sur la fermeture de la maternité en 2011, certes hélas confirmée par le gouvernement socialiste, mais décidée par celui de Monsieur Sarkozy, dont on se demande en quoi elle a bien pu avoir une incidence sur la situation budgétaire de la commune...

Et encore les difficultés de l'organisme d'HLM "Terres du sud habitat", dont on oublie de dire qu'il est depuis 2009 un établissement autonome de la commune, donc sans incidence sur son budget, et qu'il est en situation précaire et en "plan de retour à l'équilibre" depuis... 27 ans.

Et également une comparaison absurde de La Seyne avec Issy-les-Moulineaux, ville où le revenu moyen 2015 des ménages est de 39.648 euros, soit 85% plus élevé que chez nous, et membre de la métropole du Grand Paris qui assure pour les habitants 80% des anciennes compétences communales qui ne sont donc plus à la charge de la ville...

Et aussi la mise en œuvre des nouveaux horaires scolaires avec leurs activités après l'école, dont on voudrait laisser penser que le surcoût pour la ville, de l'ordre de 600.000 euros annuels, résulterait de ma décision, alors que tout un chacun sait bien que ça découle d'une injonction de l'État contre laquelle nous nous sommes élevés, comme la plupart des maires, quelles que soient leurs sensibilités.

Et enfin l'augmentation de 0,2% de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères qui, effectivement, à La Seyne comme ailleurs, subit chaque année les fluctuations dues au tonnage de déchets et au coût de leur traitement, et couvre pour partie des dépenses de gestion générale, notamment de personnels d'encadrement de la propreté urbaine et des ordures qui consacrent une part de leur temps à la direction de ce service.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Finances - budget et impôts

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Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

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