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LA SEYNE ENGAGÉE DANS LA COOPÉRATION INTERCOMMUNALE

 

La coopération intercommunale, à l'échelle du territoire du « Grand Toulon », et au-delà, à celle du Schéma de cohérence territoriale (SCoT), on l'a vu tout au long de cet exposé, a très globalement répondu à nos attentes, notamment en 2018 lorsque la communauté d'agglomération TPM a changé de statut pour accéder à celui de métropole.

 

Quatre exemples ci-après attestent que La Seyne, d'ici quelques années, n'aura pas eu tort de s'engager avec détermination dans la démarche intercommunale.

 

Premier exemple : chacun des douze maires de TPM a en effet sûrement été confronté aux récriminations de tel citoyen lui reprochant des atermoiements dans la réfection d'un carrefour routier malcommode. Et, neuf fois sur dix, c'était parce que les voies qui s'y rejoignaient étaient pour certaines communales, pour d'autres intercommunales, et pour d'autres départementales. Faire caler les calendriers des programmations de travaux de chacune des trois collectivités propriétaires des voiries constituait un casse-tête chinois ! La « métropolisation », confiant la gestion de toutes les voiries essentielles à l'intercommunalité, a déjà simplifié les choses avec le transfert des voiries communales à TPM et on y gagnera encore plus lorsque le Département aura enfin transféré les siennes.

 

Deuxième exemple : dans un autre ordre  d'idées,  on  ne  pouvait  pas continuer avec une situation où, le logement « super social » accueillant nos concitoyens les plus paupérisés ayant historiquement été concentré sur quelques quartiers de deux de nos douze communes, Toulon et La Seyne, celles-ci ont à supporter, avec relativement peu de solidarité de la part du territoire métropolitain et départemental, le surcoût, normal dans une république égalitaire, de l'accompagnement solidaire des familles les plus fragilisées. Là encore, la « métropolisation » doit permettre, par le transfert au « Grand Toulon », rendu possible par la Loi mais pas encore envisagé, de la compétence aujourd'hui départementale de l'action sociale et une fusion des organismes d'HLM œuvrant sur TPMe n une entité unique, pour la gestion des attributions, les réhabilitations et les constructions à réaliser sur l'ensemble du territoire, de rationaliser cette politique de solidarité que, de toute façon, la loi a rendue obligatoire et que trop de communes rechignent encore à appliquer.

 

Troisième exemple : par ailleurs, la mondialisation économique, certes largement critiquable en ce qu'elle est au service du capitalisme financier, est hélas une donnée aujourd'hui incontournable. La concurrence entre les territoires est rude pour garantir la dynamique économique et l'offre d'emploi. Les échanges entre les zones à enjeux de développement, notamment entre pays occidentaux et pays émergents, s'exercent désormais à des échelles qui dépassent largement les espaces communaux. Quand la ville de Qingdao, dans la province chinoise du Shandong, comme nous en plein développement de son économie liée à la mer, a cherché à établir des partenariats avec l'Europe dans le cadre du programme "Chine villes d'avenir", elle s'est adressée à La Seyne... qui s'est trouvée bien ridicule avec ses 66000  résidents  face  à  une  commune de  près  de 9  millions  d'habitants. La « métropolisation » devrait contribuer à rétablir les échelles, dans l'intérêt partagé de tout le territoire, faute de quoi ce seront les seules métropoles européennes actuelles, comme Marseille et Nice pour notre région, qui tireront parti des dynamiques économiques.

 

Quatrième exemple : enfin, à l'heure où les collectivités locales sont cruellement mises à mal par un État qui diminue de manière drastique ses dotations financières, l'heure est aux économies d'échelle, à la mutualisation, et à la commande publique groupée pour obtenir les offres les plus avantageuses. L'intégration, souvent volontaire, de compétences des communes aux intercommunalités, est longue et difficile, et en tous cas dans un calendrier qui voit l'écart se creuser entre le rythme infernal des baisses des aides publiques et celui, hésitant, des regroupements intercommunaux d'intérêts partagés. Et l'amoncellement des espaces de direction et de gestion, communaux, territoriaux et départementaux, outre qu'il est coûteux, rend illisibles et conflictuelles les conduites de projets. La recherche des équilibres financiers communaux devient chaque année plus hasardeuse, et, dans les communes historiquement pauvres, les contribuables sont appelés à payer des impôts locaux à des taux pharamineux, alors que leurs voisins immédiats s'acquittent de taxes locales bien plus raisonnables ; ainsi, en 2014, au sein de TPM, la taxe d'habitation variait de moins de 10 % dans certaines communes (7,23 % au Revest et 9,86 % à Ollioules) à plus de 25 % à La Seyne, et la  taxe  foncière sur  le bâti de 16,51 % à Saint-Mandrier à plus du double (34,11 %) à La Seyne. Demain, la « métropolisation » devrait permettre à la fois, au terme d'un « lissage » de quelques années, comme on l'a fait pour le coût de l'assainissement ou les ordures ménagères, de contenir les dépenses pour un service public égalitaire, et de viser l'égalité de contribution fiscale, quelle que soit la commune où l'on vit.

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot

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