25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 06:19

Comme certainement beaucoup d'entre nous, je n'avais jamais entendu parler ni d'Erik Brynjolfsson, ni de Federico Pistono, ni de Paul Krugman. L'un est économiste au Massachussetts Institute of Technology, le second entrepreneur dans le domaine de l'informatique, le dernier prix Nobel 2008 d'économie.

Si je les évoque, c'est que — en gestionnaire, parfois trop, que j'essaie d'être — j'ai voulu comprendre cette idée du revenu minimum universel avancée par Benoît Hamon dans son projet, et surtout vérifier sa faisabilité budgétaire.

 

DE LA SILICON VALLEY À LA RÉPUBLIQUE DE FINLANDE, ON AVANCE...

Bienfaits du Net, pour peu qu'on croise et vérifie les sources, j'ai ainsi découvert que ces trois-là ont en effet en commun de vanter les mérites du revenu minimum universel, comme de plus en plus d'entrepreneurs de la Silicon Valley californienne, le gouvernement de la Finlande, dirigé par un parti centriste et libéral qui va l'instaurer dès cette année 2017, ou des zones urbaines néerlandaises qui le préparent pour 2018. Pas vraiment des marxistes archaïques ou utopistes, tous ceux-là.

J'ai bien compris que tous sont motivés par l'idée en ce qu'elle permet de faire face à l'inéluctable avancée des technologies robotisées qui, au même titre que l'arrivée des métiers à tisser industriels qui effrayait les employés du textile du XVIIIe siècle quant à leur devenir professionnel, vont immanquablement accélérer la disparition d'emplois.

Et, surtout, j'ai aussi mesuré les conséquences humaines, sociales et sociétales et, par voie de conséquence, le coût démesuré du financement des mesures de compensations et d'accompagnement qui vont s'imposer, parce que nous vivons heureusement sous le régime de la fraternité républicaine, de façon exponentielle dans les décennies à venir, sauf à accroître très gravement la fracture sociale. Alors, tant qu'à faire, puisqu'il faudra financer, autant le faire pour prévenir que pour guérir. Pourquoi ce qui vaudrait pour la santé publique ne vaudrait-il pas pour la dignité humaine ?

 

PAS FINANÇABLE ? UTOPISTE ?

Les trois économistes dont je fais état plus haut se sont ainsi entendus, au cours d'un colloque de 2015, sur une estimation, pour 100.000 bénéficiaires américains d'un éventuel Universal basic income, d'un coût annuel équivalent à 0,001% des profits réalisés en une heure à la bourse de Wall Street...

Tous ceux qui, aujourd'hui, préfèrent acheter sur le marché ou payer au supermarché en pouvant dire bonjour à une caissière en chair et en os, et même ceux qui, comme moi, sont honteux de commander leurs courses sur Internet pour aller les chercher au drive mais le font quand même, doivent pouvoir, sinon être séduits par l'idée, au moins chercher à la comprendre et l'analyser.

Un cadre de Tesla Motors Inc. — pas vraiment une entreprise du champ de l'économie sociale et solidaire — semble l'avoir fait sienne. Pour ceux qui comprennent l'anglais, il a mis en ligne ICI (ou ci-dessous pour ceux dont les ordinateurs le permettent) un très bref et très simple plaidoyer à usage de vulgarisation...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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