Après la lecture de deux de mes récents articles ("Réforme territoriale : surtout pas !" et "Les maires montent au créneau"), certains ont cru malin de relever que "[je] fais de la politique nationale" alors que, selon eux, "[je] devrais m'occuper exclusivement des affaires de la commune" (ils auraient pu rajouter, tout de même : "et de la Région et de l'agglomération").
Oui, j'en fais. Pour apporter ma contribution à la sauvegarde de ces beaux outils issus de notre histoire républicaine que sont les collectivités locales (communes, départements, régions) et les Lois de décentralisation, facteurs de démocratie de proximité et d'exercice actif de la citoyenneté.
Mais je ne suis pas seul, loin de là. Et toutes sensibilités politiques confondues. Même les experts s'en émeuvent. En témoigne, sous le titre "Les Jacobins sont de retour", l'éditorial de la semaine de Guy Sorman, directeur de "La lettre du maire", des éditions Sorman, publication objective s'il en est, consacrée à l'information technique des élus et des fonctionnaires sur le droit, les finances et la gestion locale.
Je vous livre cet "édito" du 21 septembre qui parle de lui-même :
"On comprend mal l'acharnement du gouvernement à vouloir détruire ce qui marche - les communes - pour ce qui marche moins bien - les communautés - et pire encore par des "communes nouvelles".
Le débat parlementaire sur la réforme des collectivités est enlisé sur ce projet absurde : créer des nouvelles communes en fusionnant des communes anciennes, sans trop tenir compte de l’avis des élus et de la population. Le Sénat avait verrouillé ce délire en exigeant un avis unanime des communes concernées ; mais à l’Assemblée, le gouvernement a souhaité rétablir une fusion décidée à la majorité qualifiée des communes et de la population du périmètre tout entier. En clair, une commune pourrait se trouver fusionnée malgré elle.
A ce stade aucun accord ne semble possible entre l’Assemblée et le Sénat : de plus, l’Ump est divisée sur ce mauvais projet. A terme, il reviendra sans doute au Conseil constitutionnel de restaurer le droit des communes à disposer librement d’elles-mêmes.
Le plus étrange dans cette initiative gouvernementale est qu’elle ne correspond à aucune demande et n’apporte aucun bienfait économique ni administratif. Les Français savent où se trouve leur mairie et ce qu’ils peuvent en attendre : en quoi la suppression des mairies leur profiterait-elle ? Il faudrait remplacer des élus bénévoles par des agents publics payés. Sans doute ne faut-il pas chercher dans la rationalité les motifs réels du gouvernement. Notre pays est depuis toujours divisé entre Girondins et Jacobins. Les premiers font confiance à la proximité, à l’élu local ; les seconds ne jurent que par l’Etat centralisateur et la technocratie éclairée. Le débat en cours est en vérité idéologique, un rapport de force entre l’administration d’Etat, ses énarques et ses polytechniciens, contre la France d’en bas."
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Nous étions nombreux, élus municipaux de gauche, qui avons été rejoints par Marie Bouchez, conseillère régionale, ceints de nos écharpes, ce dernier samedi, devant la mairie de La Seyne, pour sensibiliser nos concitoyens aux méfaits que nous voyons dans le projet de réforme territoriale que les députés veulent absolument imposer.
Les medias en parlent moins. Des jours sont passés. Nos voisins de Dracénie et de la vallée de l'Argens continuent à panser leurs plaies. Il y en aura pour longtemps. 
Certains de mes visiteurs auront lu, dans la presse locale, la charge de neuf des douze maires de "l'agglo" contre l'un des nôtres, Claude Mesangroas, premier magistrat du Pradet. Si tel n'est pas le cas, chacun peut prendre connaissance de leur missive ouverte collective sur
Séance importante, ce samedi, au Conseil communautaire de Toulon Provence Méditerranée : nous avons débattu et voté le budget de l'agglomération pour 2010.
J'ai appelé Guy Menut, naturellement, pour lui dire combien son élection de conseiller général du canton de Sollies-Pont est belle et fait du bien à tout le peuple varois.
Encore avec Vauzelle. À Solliès-Pont, cette fois, pour soutenir Menut, porteur d'espoir pour le peuple de la vallée du Gapeau pour une élection cantonale partielle. Devant l'église des curaillons tueurs de cervelles. Place De Gaulle, du nom /image%2F1454492%2F20200923%2Fob_5f0fc6_vuillemot-photo-blog-copie.png)
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