14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 10:01

On pourrait croire à entendre ou lire certains commentaires que la solidarité et la communauté de destin qui existent entre les communes de notre métropole toulonnaise, et en particulier entre celles qui bordent le littoral de notre Rade, auraient été fragilisées par l'épisode du "Grand débat" qui fait encore parler, plusieurs jours après sa tenue à Toulon.

Il n'en est rien...

 

Il peut y avoir – et il y a – des divergences de vues sur certains sujets, et c'est bien normal, au regard des spécificités communales ou des diversités de sensibilités politiques. La plupart du temps, ça se règle par la discussion et on parvient au consensus. Dans quelques rares cas, depuis 2002, il faut que l'opinion minoritaire s'incline devant celle de la majorité, et ça se fait 99 fois sur 100 sans même recourir au vote. En outre, rien n'est jamais imposé par la métropole à quelque maire que ce soit, s'il estime que tel ou tel choix ne saurait être utile à sa commune. Et chacune décline ses propres politiques communales en fonction des choix adoptés par ses citoyens tous les six ans.

En tout état de cause, sur le sujet du "Grand débat", nos positions sont identiques. Comme celles de l'Association des maires de France (AMF) dont font partie toutes nos communes, ou de "Ville & Banlieue", dont la métropole et La Seyne sont adhérentes, structures de plaidoyer pour les territoires qui regroupent des maires de toutes sensibilités qui s'entendent sur l'essentiel républicain, au-delà de leurs spécificités politiques.

Ce n'est en tous cas pas une vision plurielle du mode de transport en commun en site propre qui sapera les efforts conjugués que les uns et les autres déploient pour la dynamisation économique, qu'elle soit industrielle, technologique ou des services, notamment autour des enjeux du "pôle mer", pour l'aménagement de l'aire urbaine, ou pour la vie sociale et culturelle.

C'est ce que, interpellé depuis ce jeudi matin par des lecteurs seynois d'un quotidien local, j'ai tenu à préciser dans un communiqué (CLIQUEZ dessus pour l'agrandir)...

 

 

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 05:07

Les très longs échanges autour des graves enjeux de sécurité, de prévention et de lutte contre la délinquance et la criminalité qui ont émaillé la réunion du conseil municipal seynois ce mardi ont occulté une décision qui peut paraître de moindre importance, mais qui n'est pas dénuée de portée symbolique.

Entre le temps où, ça et là, dans le « Grand Toulon », on a rechigné à construire, comme la loi le prévoyait, les habitats nécessaires au relogement sur une commune autre que La Seyne d'une partie des 862 familles des immeubles démolis à Berthe dans le cadre du programme de rénovation urbaine, et la période récente où, ça et là, certains ont estimé que, leur commune ne connaissant pas de danger de submersion ou d'inondation, leurs administrés n'ont pas à supporter le nouveau petit impôt, dit taxe GEMAPI, que la métropole toulonnaise a l'obligation légale de lever pour réaliser les investissements nécessaires à la prévention de ces risques, les occasions ont été nombreuses de mesurer combien la marche métropolitaine vers la coopération intercommunale est un très long et patient cheminement.

 

UNE INITIATIVE COOPÉRATIVE SEYNOISE

Il est parfois des petits gestes qui, pourtant, ont une valeur symbolique d'encouragement au partage et la mutualisation. J'ai ainsi proposé, et cela a été retenu à l'unanimité par les membres de notre assemblée communale, que, pour la tarification à appliquer aux associations souhaitant utiliser pour leurs activités éducatives et socio-culturelles les salles du nouveau Centre Henri-Tisot, il ne soit fait aucune distinction entre celles qui exercent leur activité principale à La Seyne et celles qui l'exercent dans l'une des onze autres communes de notre métropole Toulon Provence Méditerranée. Seules les associations extérieures à l'aire urbaine du « Grand Toulon » seront soumises à une contribution plus importante couvrant la quasi totalité du coût de fonctionnement des espaces mis à disposition.

 

MODIFIER POSITIVEMENT LES REPRÉSENTATIONS MUTUELLES

Ce n'est pas grand chose, ce n'est pas une perte catastrophique de recettes pour le budget communal, mais ça peut en revanche permettre aux structures culturelles ou socio-éducatives de notre grand territoire de se côtoyer, se découvrir, coopérer, envisager des partages de leurs savoir-faire et expériences.

Ça peut créer les conditions d'un élargissement de l'offre d'éveil aux arts et à la culture pour nos concitoyens seynois. Et ça peut contribuer à changer de manière positive la représentation que nos voisins peuvent avoir des quartiers urbains de La Seyne et, en retour, celle que les habitants usagers de notre centre culturel de cœur de cité populaire se font d'eux-mêmes et de leur environnement de vie.

 

DES INITIATIVES EN ÉCHO À LA DÉMARCHE SEYNOISE ?

Si je choisis de ne pas demander de compensation financière aux communes de TPM d'où viendraient ces associations culturelles, ou à la métropole, je formule toutefois le vœu que mes onze collègues maires imaginent de leur côté une contrepartie en forme de miroir à notre choix d'ouverture, en adaptant les tarifs de tel ou tel espace culturel de leurs communes en écho à l'initiative seynoise.

Et, si la mayonnaise prend pour cette expérience de coopération intercommunale voulue, peut-être sera-t-il bon de l'élargir à d'autres sites communaux à vocation culturelle, socio-éducative, sportive, dans un esprit de réseau positif et vertueux...

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 08:07

À la suite de mon message manifestant mon incompréhension et — je le reconnais volontiers — une certaine colère, le Président de l'Université de Toulon m'a adressé une réponse courtoise que je me dois, pour la bonne règle et par honnêteté intellectuelle, de communiquer aux visiteurs de mon blog.

La voici :

« Monsieur le Vice-président,

« L'université de Toulon accueille chaque année plus de 300 évènements liés à ses missions d'enseignement supérieur, de recherche, de diffusion scientifique et d'insertion professionnelle : ces manifestations contribuent à créer du lien avec le territoire et à aiguiser, lorsque leur objet s'y prête, la conscience citoyenne de nos étudiants.

 

« La semaine dernière, une association d'étudiants de l'université a formulé une demande d'occupation du domaine public en vue d'organiser une conférence de Monsieur Hamon à caractère politique. Je n'ai pas souhaité accéder à cette demande. Ce refus s'inscrit exclusivement dans le respect du principe de neutralité du service public mais aussi du règlement intérieur de l'Université que les membres du Conseil d'administration ont approuvé. Cette décision n'est en aucun cas le fait de pressions extérieures que nous aurions subies. 

 

« J'aurai grand plaisir à vous accueillir de nouveau dans notre Université. Vous vous réjouirez, à n'en pas douter, de l'effervescence d'une communauté qui avance, de l'implication de personnels mobilisés autour de la réussite de leurs étudiants, des travaux de recherche en cours aux retombées internationales comme plus locales, de la présence d'étudiants toujours plus engagés, du rayonnement de la vie étudiante au sein de nos différents campus ; bref, d'une belle dynamique au service d'un territoire qui nous est cher.

 

« Respectueuses salutations »

 

C'est donc bien ce que je disais. L'Université de Toulon, contrairement à d'autres que je citais dans mon billet, refuse d'accueillir des hommes politiques proposant des conférences aux étudiants.

 

Moi, je trouve que la neutralité du service public a bon dos quand il s'agit de causeries hors temps d'enseignement, et, je le répète, j'aurais la même position quelle que soit la sensibilité de l'orateur, du moment qu'il s'inscrit dans le cadre de la légalité républicaine. D'autant que la réponse de Monsieur le Président peut laisser penser que le règlement intérieur de notre université interdirait de tels colloques, ce qui est faux, ainsi qu'en atteste ledit règlement, accessible en ligne sur le site Internet de notre établissement d'enseignement supérieur.

 

Et je considère ça désolant quant à l'éveil des consciences de nos jeunes adultes, d'autant plus au moment où, avec 20% d'électeurs aux élections partielles du Val-d'Oise et moins de 30% à celles du Territoire-de-Belfort, tous les acteurs éducatifs, de l'école à l'université, en passant par les animateurs du temps libre et les familles, devraient avoir à cœur, me semble-t-il, de se mobiliser pour sensibiliser les jeunes générations à la vie démocratique et à l'acte citoyen.

 

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 20:52

Il n'y a pas d'autre mot que "pitoyable" pour qualifier une récente décision de la présidence de l'université de Toulon.

 

Le refus d'accueillir dans un de ses amphis une conférence à l'adresse des étudiants, au prétexte qu'elle est donnée par un acteur politique — en l'occurrence Benoît Hamon, mais je tiendrais le même propos s'il s'était agi de quelque autre membre d'un parti politique, de droite ou de gauche, que la République n'interdit pas — est indigne d'une institution publique supposée contribuer à l'éveil des consciences.

 

Cette communication, dont le thème est « Le contrat social au XXIe siècle : être jeune en 2018 », a été bien accueillie dans d'autres universités : la Sorbonne, Rouen, Villetaneuse, Toulouse, Mont-Saint-Aignan, etc, et se poursuivra dans d'autres sites.

 

Ce refus est d'autant plus lamentable que, par la voix de son vice-président — puisque son président ne daigne pas répondre lui-même à ma demande d'échange —, notre université croit malin de se justifier en arguant du fait qu'elle aurait obéi à une soi-disant injonction politique métropolitaine de ne pas recevoir un autre conférencier, en l'occurrence un candidat à l'élection de mai 2017 devenu depuis Président de la République, à laquelle elle se serait piteusement pliée. C'est minable.

 

Je me demande dès lors pourquoi ceux des universitaires toulonnais élus pour assurer l'exécutif de notre enseignement supérieur acceptent les aides que notre métropole a créées pour soutenir les initiatives concourant à la vie étudiante, visant à éveiller nos jeunes au vivre-ensemble, à la coopération, à l'initiative partagée et solidaire, autant de moyens de forger leurs consciences citoyennes, de comprendre les déterminismes socio-économiques de notre société, et de se préparer à être des adultes aptes à agir sur eux, dans le sens politique qui leur conviendra.

 

Que les choses soient bien claires : c'est en ma qualité de vice-président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche, que je suis contraint de m'exprimer.

 

Mais, du coup, comme maire de La Seyne, j'ai accordé aux organisateurs de la conférence la Bourse du Travail de La Seyne pour qu'ils puissent la tenir, le 6 février à 18 heures.

 

Et, des fois que certains croient à une "manip" politicarde de ma part, je préfère rappeler ma posture quant au conférencier, publiée il y a quelques jours sur le quotidien "Var-matin"...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Var et intercommunalité Idées et politique générale
27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 03:18

Quel honneur pour La Seyne que d'avoir accueilli ce dernier vendredi, au sein de la belle salle de spectacles du casino municipal de jeux confié en gestion à Joa, l'Assemblée générale du Pôle Mer Méditerranée de Provence Côte d'Azur et d'Occitanie, avec ses 400 petites et grandes entreprises et centres de recherche !

J'ai pu dire que ça a été un symbole fort que ce rassemblement annuel des acteurs économiques, de la recherche et de l'université se déroule sur le site de nos anciens chantiers navals, illustrant que l'initiative, la coopération, la recherche-développement, la formation, entraînant le soutien de la puissance publique, génèrent une dynamique économique puissante, gage majeur d'emploi.

J'ai également rappelé les efforts que consent la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, au sein de laquelle, comme vice-président, je me suis vu confier par Hubert Falco la responsabilité de l'enseignement supérieur et de la recherche, pour accompagner, fût-ce modestement en matière de budget, mais suffisamment pour entraîner d'autres cofinancements importants, les programmes de recherche et développement portés par les entrepreneurs et les laboratoires de recherche universitaires.

Merci à François Dumoulin, président du Pôle, en sa qualité de "patron" de DCNS, et à Patrick Baraona, son directeur, d'avoir pensé que La Seyne pouvait être digne d'accueillir cette journée d'échanges entre ceux qui, de Banyuls à Menton, tirent de leur intelligence et leur travail le meilleur de la mer, dans les domaines de la sécurité et la sûreté maritimes, du naval et du nautisme, des ressources biologiques, énergétiques et minières marines, de l'environnement et l'aménagement littoraux, ou encore des ports, infrastructures et transports maritimes.

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 10:03

En déplacement à Paris, tant pour l'association « Ville & Banlieue » que pour une rencontre avec les opérateurs du projet de notre « Atelier mécanique », notamment pour évoquer la typologie des activités qui, outre les cinémas et hôtels, s'y installeront, je n'ai pas pu apporter ce jeudi ma vision de l'évolution du statut de « Toulon Provence Méditerranée » de communauté d'agglomération vers celui de métropole.

C'est notre maire-adjoint Anthony Civettini, conseiller communautaire communiste seynois, qui s'est chargé de communiquer, même s'il ne la partage pas en tous points, ma position aux membres de l'assemblée intercommunale.

J'observe ainsi au passage que, même si la majorité municipale seynoise est composée de sensibilités diverses de la gauche et de l'écologie, ayant, sur ce sujet comme sur d'autres, des visions spécifiques, tel de ses membres est à même de porter la parole de tel autre sans renier ses convictions, et tous de rechercher ensemble les compromis utiles à la population.

D'autres, à de bien plus hauts niveaux, seraient peut-être bien inspirés de faire de même, au moins pour prévenir certaines catastrophes...

Voici donc l'intervention que notre adjoint a faite en mon nom...

 

« La communauté d'agglomération "Toulon Provence Méditerranée" peut désormais changer de statut et accéder à celui de métropole.

« Si certains membres de sa majorité municipale ont des inquiétudes découlant d'une analyse critique des lois NOTRe et MAPTAM, le maire de La Seyne, retenu à Paris en sa qualité de président de l'association des maires "Ville et Banlieue" de France, est quant à lui favorable à cette mutation et m'a demandé d'en faire part au conseil communautaire.

 

UNE INTÉGRATION MÉTROPOLITAINE POUR LA FORCE ÉCONOMIQUE

« Il considère que la mondialisation économique, certes largement critiquable en ce qu'elle est au service du capitalisme financier, est une donnée hélas incontournable. La concurrence entre les territoires est rude pour garantir la dynamique économique et l'offre d'emploi. Les échanges entre les zones à enjeux de développement, notamment entre pays occidentaux et pays émergents, s'exercent désormais à des échelles qui dépassent largement les espaces communaux. Tel ainsi le champ de la coopération décentralisée.

« L’ouverture à l’international est en effet une véritable opportunité pour notre territoire. Elle participe de son rayonnement entre Marseille et Nice. Elle est en outre une opportunité réelle pour nos entreprises en termes de développement de l’emploi, de l’activité et des savoirs faire notamment industriels locaux.

« Simplement à titre d’exemple, nous sommes sollicités pour un partenariat avec la ville de Qingdao, dans la province chinoise du Shandong, comme nous en plein développement de son économie liée à la mer, pour établir des relations politiques et économiques avec l'Europe dans le cadre du programme "Chine villes d'avenir". Même chose avec la vile de Can Tho au Viet Nam (8 % de croissance) qui cherche des partenariats avec notre territoire et nos industries. Même chose encore avec Alger qui cherche des solutions pour le désenclavement de sa baie et qui a trouvé, par nos relations, que notre système de bateau bus était une réponse pertinente pour leur problématique.

« N’oublions pas donc dans notre Métropole la création cet axe de développement éminemment stratégique.

« Marc Vuillemot est de ceux qui considèrent que la "métropolisation" peut contribuer à rétablir les échelles, dans l'intérêt partagé de tout le territoire, faute de quoi ce seront les seules métropoles européennes actuelles, comme Marseille et Nice pour notre région, qui tireront parti des dynamiques économiques.

 

COOPÉRER POUR CONTRER LES DIMINUTIONS D'APPUIS PUBLICS AU TERRITOIRE 

« Par ailleurs, à l'heure où les collectivités locales sont cruellement mises à mal par un État qui diminue de manière drastique ses dotations financières, l'heure est aux économies d'échelle, à la mutualisation, et à la commande publique groupée pour obtenir les offres les plus avantageuses. L'intégration, souvent volontaire, de compétences des communes aux intercommunalités, est longue et difficile, et en tous cas dans un calendrier qui voit l'écart se creuser entre le rythme infernal des baisses des aides publiques et celui, hésitant, des regroupements intercommunaux d'intérêts partagés. Et l'amoncellement des espaces de direction et de gestion, communaux, territoriaux et départementaux, outre qu'il est coûteux, rend illisibles et conflictuelles les conduites de projets.

« La recherche des équilibres financiers communaux devient chaque année plus hasardeuse, et, notamment pour les communes historiquement en difficulté, il apparaît au maire de La Seyne que la métropole peut être une chance de contenir les dépenses pour un service public égalitaire, et, à terme, bien entendu lissé dans le temps, comme c'est le cas pour l'assainissement, de viser l'égalité de contribution citoyenne, quelle que soit la commune où l'on vit, à condition bien sûr qu'aucun gouvernant n'ait la fâcheuse idée de faire disparaître cette contribution territoriale sans la compenser à l'euro près, comme c'est trop souvent été le cas.

 

DES POLITIQUES INTÉGRÉES DES MOBILITÉS, DU LOGEMENT, ET DES SERVICES

« En outre, Marc Vuillemot évoque souvent un exemple : chacun des douze maires de TPM aura sûrement été confronté aux récriminations de tel citoyen lui reprochant des atermoiements dans la réfection d'un carrefour routier malcommode. Et, neuf fois sur dix, c'est parce que les voies qui s'y rejoignent sont pour certaines communales, pour d'autres intercommunales, et pour d'autres départementales. Le maire de La Seyne considère que la "métropolisation", confiant la gestion de toutes les voiries essentielles à l'intercommunalité, permettrait de gagner en simplicité.

« Ce serait aussi, selon lui, le cas, avec la politique du peuplement, celle du logement social qui doit être mieux réparti sur l'ensemble du territoire, celle des mobilités qui ont à gagner d'une approche encore plus intégrée, et, globalement, celles de l'ensemble des services publics.

 

FAIRE LA MÉTROPOLE AVEC SES COMMUNES ET SES HABITANTS

« Il reste que l'enjeu sera de maintenir le rôle des communes dans une logique de démocratie de proximité. L'histoire de l'organisation territoriale de notre République est ainsi faite depuis la Révolution française : nos concitoyens sont attachés à leurs communes et leurs élus de proximité. Le maire de La Seyne estime qu'il faudra faire preuve d'une extrême vigilance et d'une capacité d'imagination pour construire les modalités d'un échange dialectique entre les communes et la métropole.

« Toutes les communes n'ont pas la même histoire et la même culture. Il faudra veiller à ne pas aggraver la distension du lien entre les populations et leurs édiles, déjà gravement fragilisé.

« C'est pourquoi, si Marc Vuillemot rappelait l'été dernier qu'Hubert Falco disait il y a deux ans que "nul ne peut arrêter l'Histoire, l'avenir du Var passera forcément par une métropole toulonnaise", il ajoutait que ça ne pourra se faire qu'en engageant un débat public avec les 430.000 habitants de notre agglomération, car l'enjeu est d'une importance absolue et le risque est réel de déperdition démocratique.

« Sous ces réserves de respect des identités communales, d'association des habitants à la définition de leur devenir commun, et naturellement de vigilance vis-à-vis d'un État qui devra poursuivre durablement son incitation financière à l'intégration intercommunale, le maire de La Seyne m'a prié d'indiquer que, s'il laisse libres les groupes de son conseil municipal d'adopter la position qui leur convient au regard de leurs choix politiques, il estime pouvoir recueillir l'assentiment majoritaire de l'assemblée communale seynoise pour entreprendre la mutation métropolitaine de TPM. »

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 16:45

Bernard Cazeneuve a annoncé ce mercredi aux présidents des sept intercommunalités appelées à devenir métropoles, dont le « Grand Toulon », qu'elles accèderont à ce nouveau statut dès le 1er janvier 2018.

Comme Hubert Falco, je me réjouis de voir que notre territoire va être la 14ème plus importante aire métropolitaine de France.

J'invite l'ensemble de nos élus et fonctionnaires communaux à s'engager dès à présent, avec ceux de « Toulon Provence Méditerranée » et des onze autres communes, dans la préparation active de cette transition qui devra apporter un plus en matière de dynamique économique, de développement soutenable, d'organisation urbaine, de mobilités, d'habitat, de vie culturelle et sociale, d'égalité et solidarité territoriales.

Dès que possible, je constituerai un conseil consultatif et coopératif de citoyens seynois volontaires. Ce conseil aura pour objet d'accompagner le passage vers cette nouvelle identité territoriale. Les craintes étant que nos populations soient éloignées des lieux de décision, qu'il y ait une perte d'identité, ou pire que le déficit de démocratie locale se creuse, il est indispensable d'associer les citoyens à cette mutation institutionnelle.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 16:48

C'est fait. Les députés ont voté ce jeudi la création de sept nouvelles métropoles, dont celle de Toulon. Le texte de loi, dans son ensemble, sera soumis au vote solennel dans quelques jours.

Sous réserve que nous soyons tous attachés à préserver et accroître l'équité territoriale et imaginer et mettre en œuvre les justes outils de démocratie locale permettant de rapprocher les concitoyens de nos douze communes des lieux de décision, je suis persuadé, ainsi que je l'exposais en août, que notre territoire du "Grand Toulon" aura tout à gagner à cette nouvelle étape d'intégration des compétences.

La Seyne doit avancer vers cette nouvelle approche métropolitaine avec détermination à apporter sa part de potentiel de développement urbain, économique, social, environnemental et culturel, à la future métropole, et formule le vœu que ses onze communes voisines partagent sa volonté de dynamisation solidaire de notre beau territoire de près de 500.000 habitants.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 05:47

J'évoquais dans un précédent billet quelques-unes des réalisations de la « politique de la ville » tant décriées par les anti-républicains du Front National qui siègent au conseil de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM), lesquelles profiteraient, selon eux, « toujours aux mêmes, sans résultat ».

M'appuyant sur l'exemple seynois du quartier Berthe, j'ai rappelé que les lieux culturels, artistiques et socio-éducatifs, les équipements sportifs, les espaces d'accueil des jeunes enfants, créés, rénovés, agrandis ou redynamisés grâce à la mobilisation des crédits publics dédiés aux quartiers populaires inscrits dans la géographie prioritaire, profitent non seulement aux résidents de ces sites urbains, mais également aux habitants de toute une commune et même des territoires avoisinants.

Je poursuis ma démonstration de l'ignorance ou, pire, du mensonge des élus d'extrême-droite de notre « Grand Toulon », en questionnant ci-après sur les impacts bien au-delà des habitants des quartiers concernés des opérations de « politique de la ville », en matière d'environnement urbain, de mobilités, de logement, d'emploi et de sécurité...

 

DES AMÉNAGEMENTS POUR LES MOBILITÉS DE TOUTE L'AGGLOMÉRATION

En effet, les quatre kilomètres du tracé seynois du « site propre » initialement destiné au tramway, qui ont été réalisés sur des fonds de la « politique de la ville », ne vont-t-ils pas bénéficier aux usagers du futur « bus à haut niveau de service » de toute la commune et des villes environnantes ?

Les voiries rénovées et les quatre carrefours giratoires réalisés grâce aux crédits « politique de la ville »  entre le boulevard de l'Europe (Auchan), la route départementale 559 et le boulevard Stalingrad, dont le très fonctionnel carrefour De Lattre de Tassigny, n'embellissent-ils pas l'entrée de ville et ne simplifient-ils pas la vie de tous les automobilistes de La Seyne, Six-Fours, Ollioules, des environs, et de nos touristes ?

 

DU LOGEMENT, DE L'EMPLOI ET DE LA SÉCURITÉ POUR TOUTE LA RÉGION

Les opérations de construction-démolition de près de 900 logements HLM n'ont-elles pas permis, outre la reconstitution de l'offre locative sociale, y compris à Ollioules et au Revest, la vente de terrains qui ont été dédiés à la construction de logements privés à prix accessibles permettant à des centaines de foyers de tout l'Ouest-Var, et au-delà, de devenir propriétaires d'un premier logement et d'entreprendre ainsi un parcours résidentiel ?

En période de crise économique grave, les chantiers engagés à hauteur de près de 300 millions d'euros à Berthe depuis 2007 n'ont-ils pas soutenu l'activité de dizaines d'entreprises de toute la région dans le domaine du bâtiment et des travaux publics, aidé au maintien et la création d'emplois, et permis l'offre de dizaines de parcours d'insertion, dont un quart à des personnes non résidentes du quartier ?

Et le classement de Berthe, de La Beaucaire et des centres anciens seynois et toulonnais en zones de sécurité prioritaire (ZSP) ne permet-il pas aux commissaires des deux plus grandes communes de TPM de disposer d'une brigade de sécurité territoriale d'une vingtaine d'agents spécialement dédiée aux sites prioritaires, libérant en partie les effectifs ordinaires de policiers pour l'ensemble des quartiers ?

 

MAINTENANT, L'EXTRÊME-DROITE NE POURRA PLUS DIRE QU'ELLE NE SAIT PAS

Alors, ignorance ou mensonge de la part des élus d'extrême-droite ?

Si la première hypothèse est la bonne, ces quelques exemples auront gommé leur méconnaissance du territoire qu'ils prétendent avoir la compétence de gérer.

Et, s'ils persistent désormais dans leurs propos trompeurs, on pourra, sans crainte de les accuser à tort, parler de mensonge et d'argumentaire fallacieux destinés à abuser les citoyens. Qui devront savoir à quels bonimenteurs de foire ils ont affaire.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 03:54

Il faut que les milliers d'habitants des quartiers populaires de l'agglomération toulonnaise, les 78% de Varois que leurs conditions sociales et économiques rendent éligibles à un logement social, et plus généralement tous nos concitoyens, le sachent : les élus FN de Toulon Provence Méditerranée (TPM), au mieux sont ignorants, au pire manient les contrevérités. Pour ne pas dire qu'ils mentent.

Les arguments républicains et solidaires avancés par Hubert Falco, maire (LR) de Toulon et président de TPM, par Jean-Pierre Giran, maire (LR) d'Hyères et vice-président de TPM, et par moi-même, lors de la séance du conseil communautaire de l'agglomération qui s'est tenue ce dernier jeudi, n'ont pas suffi à faire fléchir les élus d'extrême-droite du « Grand Toulon » sur la question des quartiers prioritaires.

 

NON, LA RÉNOVATION URBAINE NE PROFITE PAS « TOUJOURS AUX MÊMES » !

Leur position demeure intangible : ils ne veulent pas entendre parler des dispositifs de « politique de la ville » par lesquels la puissance publique de l'État, des régions, départements, intercommunalités et communes mobilise des moyens financiers conjugués pour la rénovation et la redynamisation des quartiers populaires dégradés, qu'il s'agisse des centres anciens de Toulon et de La Seyne, ou des quartiers d'habitat social tels La Beaucaire, Sainte-Musse, Lagoubran ou Berthe.

Outre leur sempiternel couplet sur l'immigration supposée cause de tous les maux, leur argument spécieux et perfide est toujours le même, résumé par leur leader local, M. Boccaletti : « La politique de la ville profite toujours aux mêmes, sans résultat. »

C'est archi-faux. Et les faits le démontrent. Prenons seulement quelques exemples de la rénovation du quartier Berthe à La Seyne...

 

DES LIEUX CULTURELS, GYMNASES, CRÈCHES, POUR TOUS LES SEYNOIS, ET AU-DELÀ

La médiathèque Andrée-Chedid, la plus moderne de tout l'Ouest-Var, entièrement financée par les budgets « politique de la ville », n'accueille-t-elle pas plus d'abonnés d'autres quartiers de La Seyne (48%) et des communes voisines (12%) que du quartier Berthe (40%) ?

Le centre culturel Nelson-Mandela, modernisé dans la cadre du programme de rénovation urbaine, ne compte-t-il pas 11% d'adhérents d'autres quartiers seynois que Berthe et 25% d'autres communes que La Seyne ?

L'espace Henri-Tisot, en cours de rénovation, ne va-t-il pas s'inscrire dans le réseau des équipements culturels de l'ensemble de l'agglomération, avec une spécialisation autour des musiques du Monde et de Pôle Jeune Public bénéficiant aux enfants de tout TPM ?

Les crèches « Le Petit Monde » et « Elsa-Triolet », rénovées et aux capacités d'accueil accrues grâce aux dispositifs de  « politique de la ville », n'offrent-elles pas des solutions de garde des jeunes enfants à beaucoup plus plus de familles d'autres quartiers (61% pour la première et 64% pour la seconde) qu'aux parents résidant à Berthe ?

Le gymnase Alain-Mimoun, l'un des rares équipements de l'Ouest-Var à disposer d'une hauteur suffisante pour la pratique du trampoline, n'accueille-t-il pas, outre les collégiens du quartier Berthe en temps scolaire, le club de gymnastique et de trampoline de... Six-Fours, ce que devrait pourtant savoir M. Boccaletti, conseiller municipal de cette commune voisine ?

 

Ces quelques éléments objectifs et avérés devraient suffire à convaincre de la méconnaissance ou de la mystification des réalités de la part des élus frontistes.

Mais, même si tous ces équipements culturels, sportifs et éducatifs suffisent à eux seuls à démontrer l'inexactitude alarmante du propos des conseillers communautaires d'extrême-droite, je livrerai dans un prochain article de ce blog d'autres preuves avérées de leur impéritie ou, plus grave, de leur duplicité visant à monter les uns contre les autres les citoyens des diverses parties de notre territoire...

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Marc VUILLEMOT

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