18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 18:57

http://www.clg-rondeau-rambouillet.ac-versailles.fr/local/cache-vignettes/L358xH480/appelgaldegaulle18juin40-9cb58-2-6bc3f.jpgCeux qui me connaissent savent combien je suis attaché aux cérémonies commémoratives et patriotiques. Au-delà du protocole et des symboles, elles constituent des jalons de notre existence de l'urgence perpétuelle. Des jalons utiles pour nous poser un instant, réfléchir aux leçons à tirer de faits historiques, et honorer la mémoire de ces hommes et femmes qui, trop nombreux, ont donné leurs vies pour nous permettre d'être des citoyens libres et droits.

Beaucoup d'entre eux étaient des militaires, professionnels, enrôlés, mobilisés, ou engagés volontaires. Ils forcent le respect du très moyen militariste que je suis. De Gaulle était de ceux-là. J'ai prononcé une allocution hier lundi à l'occasion du 72ème anniversaire de l'Appel qu'il a lancé, depuis Londres, à ne pas se résigner à la défaite et à résister à l'occupant nazi...

"Le 18 juin 1940, à 18h, un général deux étoiles proclame à la radio depuis Londres : "La France a perdu une bataille, mais n'a pas perdu la guerre ».

"En apprenant la démission de Paul Reynaud, Président du Conseil, le 16 juin, Charles De Gaulle décide de partir « dès le matin » pour l’Angleterre afin de poursuivre le combat.

"Le 17 juin, Pétain avait, lui, demandé l’armistice.

"Aujourd’hui, l'appel du 18 juin est perçu comme un message d'espoir, un appel à entrer en Résistance. Le terme est entré désormais dans le vocabulaire politique du XXe siècle.

"Quant à notre siècle, il enrichit la notion par une injonction : « Résistez ! Indignez-vous ! Bousculez les citadelles oppressives ! ». Faites valoir les valeurs de liberté, de libre choix lorsque ce dernier est collectif et compatible avec des constitutions démocratiques.

"Aujourd’hui il est moins question d’hégémonie et de conquêtes de nouveaux territoires que d’autodétermination des peuples et de libération du joug d’un dictateur.

"Car, oui, définitivement, la liberté des hommes réside dans la notion de choix.

"Ce choix est lié à l’adaptation des comportements et des décisions, aux conditions anticipées du futur. L’honneur est de décider au delà de l’intention privée ou de l’intérêt d’un groupe défini pour privilégier l’intérêt général.

"Voilà posée la question de la responsabilité. Et pour le coup, celle de la responsabilité individuelle, dans une personnalisation de l’action... aller voter, par exemple. Responsabiliser chacun dans une conscience collective.

"Lorsqu’il prend sa décision, le Général est seul.

"J’ai la conviction, j’ai le sentiment, que toute action conduite engage son auteur. Cette notion est un pilier de la pensée morale qui a tant manqué au capitalisme financier qui joue, et a joué, sur des chimères.

"Et, en effet, les bases qui permettent de trancher entre l’action à mener et celle à éviter reposent, bien sûr, sur des critères d’intérêt, de recherche du plaisir, mais aussi, et préliminairement, sur la sensibilité morale qui trouve appui sur la reconnaissance de la valeur de l’autre, sur les valeurs de la République dûment expliquées… il est si facile de les instrumentaliser, je pense à la laïcité qui est le contraire de la dénonciation d’une communauté.

"La défense des valeurs de la République, en opposition à ce qui fondera l’Etat français, l’état vichyste, c’est la grande leçon de l’appel du 18 juin.

"Notre enjeu collectif est d’améliorer le présent et de préparer des lendemains où le spectacle pénible des inégalités serait aboli.

"L’éducation est une de nos armes, elle doit permettre la prise de conscience de ce que l’on est, dans l’environnement qui est le nôtre, et autoriser les personnes à jouer un rôle social dans le travail et dans la cité.

"On nous parle de la crise. Oui les temps sont durs, oui il faut prendre des décisions ; et parmi elles développer l’éducation.

"Parce que les progrès en éducation accompagnent ceux de l’économie.

"Aujourd’hui les progrès scientifiques et techniques, les moyens de communication dépassent les problématiques passées, on n’en est plus à faciliter le travail de l’homme mais à penser l’homme : le progrès scientifique et technique pose le problème de la connaissance et de la formation dans une optique totalement nouvelle. Dans ces conditions, l’éducation, en produisant des sachants de plus en plus citoyens, appelle, accompagne ou consacre les évolutions sociales et politiques, techniques et économiques.

"Il est en effet indispensable dans notre monde de mouvement que chacun puisse, dans la mesure irréductible qui lui appartient, être son propre agent de problématique, de décision et de responsabilité.

"Il y a alors nécessité d’aller vers « une société éducative » développant le goût et le plaisir d’apprendre, la capacité d’apprendre à apprendre, la curiosité de l’esprit. C’est la condition nécessaire pour avoir la possibilité d’agir sur son propre destin dans ce monde de mouvement et de changement.

"Agir sur le destin, voilà une autre leçon de l’appel du 18 juin.

"Ces nouveaux droits créent des devoirs. Ceux de nous astreindre à mieux comprendre l’autre, à mieux comprendre le monde. Il s’agit d’apprendre à vivre ensemble en développant la connaissance des autres, de s’appuyer sur nos interdépendances pour la réalisation de projets communs, de conjurer les périls et réduire les nuisances,  de dégager les priorités. Cela suppose des hommes et des femmes instruits, informés et conscients, pour que cette intelligence populaire puisse accéder à la conscience d’elle-même, de ses aspirations, de sa force. Il faut combattre la résignation, il faut lutter et résister.

"Cela peut paraître utopique, mais, vous le savez bien, les utopies d’aujourd’hui sont les réalisations de demain.

"En réfléchissant, qui aurait parié un sou sur l’Appel du 18 juin ?"

 


http://www.corlobe.tk/IMG/jpg/pmm_ls190512_041.jpgÀ propos de militaires, je veux rappeler que la ville de La Seyne est la marraine de la Préparation Militaire Marine (PMM) "Amiral Trolley de Prévaux" qui poursuit son dévelopement. Je n'en ai pas parlé au cours de la campagne électorale car j'ai tenu à respecter l'obligation de réserve à laquelle était astreinte, peut-être plus que tout autre corps d'État, la Marine nationale, mais j'ai eu le plaisir de participer au Fort Saint-Elme à la remise des dipômes de fin de formation aux jeunes gens et jeunes filles qui, le mois dernier, ont achevé leur parcours d'instruction. Une excellente chose pour ces volontaires, dont beaucoup de Seynoises et Seynois, qui n'opteront pas forcément pour une carrière militaire, mais qui, à défaut du service national que les plus anciens d'entre nous avons connu, se sont retrouvés toute l'année scolaire sur leurs temps libres pour acquérir des savoirs et, surtout, des savoir faire et des savoir être sociaux. J'invite d'ailleurs mes visiteurs à jeter un coup d'oeil sur ce sujet sur le portail des sous-marins.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire

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