29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 04:40

http://www.tshabitat.fr/communities/0/000/001/348/550/images/1878977.swfJeudi dernier, avec Joël Canapa, directeur de notre organisme d'HLM "Terres du Sud Habitat", nous adressions nos vœux les meilleurs à la centaine de personnels en activité, aux retraités, et aux administrateurs de l'établissement.

On pouvait à bon droit les remercier, les féliciter et leur souhaiter le meilleur pour 2013, car le travail qu'ils accomplissent est de bien bonne qualité. Des agents techniques, d'accueil, de garde et de gestion des immeubles, souvent en première ligne face à des personnes exigeantes pas toujours rompues aux bons usages, jusqu'aux pilotes des grands programmes de rénovation et de construction, qui se débattent pour obtenir les moyens de leurs projets, tenir les délais, contrôler les entreprises, et ceux qui assurent la logistique financière, administrative et de gestion des ressources humaines, tous prennent leur part dans la belle aventure.

DES BESOINS ÉNORMES AUXQUELS IL FAUT RÉPONDRE

Car c'est une belle mais rude aventure que de, sans cesse, rechercher des solutions pour répondre aux besoins de logements, si criants, dans un département où 7 sur 10 des foyers sont éligibles au logement social, et où le manque d'offre se chiffre en dizaines de milliers. "Terres du Sud Habitat", qui met en location plus de 5000 logements, doit traiter à lui seul en permanence plus de 3000 demandes, certaines datant de dix ans. Et il faut répondre, dans une région où le foncier constructible est rare et cher, aux besoins de relogement de ceux qui quittent les immeubles vétustes que l'on détruit, de ceux qui, bénéficiant de la loi DALO (Droit au logement opposable) sont adressés comme prioritaires par la préfecture, de ceux qui ne trouvent pas d'offre dans les communes où ils résident car le logement social y a mauvaise presse, de ceux qui, résidant dans le parc privé, ne peuvent plus régler les loyers exorbitants, des jeunes qui, même ayant la chance de travailler, faute de revenus suffisants pour régler des cautions au montant ahurissant, n'ont aucune chance de signer un bail privé, des personnes âgées seules qui réclament un logement plus petit que celui qu'elles occupent depuis l'époque où les enfants étaient sous leur toit, à l'accès ne nécessitant pas d'efforts épuisants lorsque les ascenseurs sont en panne, des jeunes couples qui voudraient enfin ne plus vivre chez leurs parents, et même grands-parents, et mener leur propre vie, des gens malades ou handicapés, résidant dans des taudis insalubres loués à prix d'or par des marchands de sommeil, des parents dont les familles s'agrandissent sans que les enfants ne puissent disposer de leurs propres espaces, des papas divorcés qui se voient refuser par le juge leur droit de garde faute de pouvoir offrir une chambre à leur enfant lorsqu'il est avec eux. Et tant d'autres dans de telles galères qu'il devient impossible de hiérarchiser les priorités.

UNE COMPLEXE ET CONSTANTE QUÊTE DE L'ÉQUITÉ

L'attribution des logements s'opère avec méthode, des critères clairs, des priorités légales et règlementaires. Mais, quand on attend depuis des années, quand l'impatience gagne, on a l'impression que rien n'avance, voire que d'autres bénéficient de privilèges. J'ai récemment entendu dire ça publiquement. C'est blessant pour le président que je suis, même je ne fais pas partie moi-même des instances qui attribuent les logements. Lors de la cérémonie des vœux, un administrateur bénévole, officier de gendarmerie en retraite, rigoureux, carré, juste, posé, incorruptible, qui siège à la commission d'attribution, m'a fait part de sa déception, et même son irritation, d'avoir lui aussi entendu pareil reproche.

Croit-on que "Terres du Sud Habitat" se serait vu décerner la Marianne d'Or 2012 pour son action, que le ministre de la Ville aurait pris le risque de choisir La Seyne pour débattre de ses projets avec les habitants, que notre ville serait citée en exemple dans tout le pays par l'Union Sociale pour l'Habitat, présidée par une ancienne ministre du logement, pour son activité en faveur de l'habitat, que nous aurions été dotés de 5 millions d'euros d'aide au titre du plan de relance de N. Sarkozy, s'il y avait quelque doute sur la probité de ceux qui gèrent notre organisme d'HLM ?

Je peux comprendre l'impatience et l'énervement de ceux qui véhiculent de tels propos à la limite de la diffamation pour ces administrateurs qui font de leur mieux, dans un cadre légal. Mais je veux leur dire de ne pas se tromper de cible. Qu'elles soient des employés ou des administrateurs bénévoles de "Terres du Sud Habitat", les personnes qui jonglent avec les rares logements neufs ou libérés le font avec grand sérieux. Il n'est pas juste de les blâmer.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat

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