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Deux communications quasi concomitantes, l'une du maire, M. Minniti, l'autre de son adjoint et désormais opposant à l'interne même de la majorité municipale, M. Mansour, tous deux candidats déclarés à l'élection municipale de mars 2026, sur les enjeux du logement et de la rénovation du centre ancien, m'ont conduit à rappeler quelques éléments d'histoire et formuler quelques réflexions...
La municipalité a en effet lancé une opération de communication sur le "nouveau programme national de rénovation urbaine" de notre cœur de ville historique, par un dossier mis en ligne sur le site officiel de la commune, relayé par le quotidien Var-matin. C'est astucieux de la part de M. Minniti qui s'offre un brin de campagne électorale grâce aux moyens promotionnels de la commune. On présente en effet, comme s'il venait tout juste d'éclore, un projet vieux de six ans, dont la paternité revient à l'équipe que j'animais, qui est porté par la Métropole, et qui aurait dû démarrer depuis des années.
De son côté, son adjoint en charge de la politique de la ville, donc de la rénovation du centre ancien, M. Mansour, a communiqué presque au même moment, via un réseau social, pour fustiger le choix de M. Minniti de ne pas donner suite aux projets de créations de logements sociaux. Ceux-ci sont nécessaires à la fois pour reconstituer l'offre d'habitat pour les habitants du centre qui devront libérer leurs appartements devant être reconstruits, et pour enfin cesser de payer l'amende de plus d'un million d'euros que l'État inflige chaque année à la Ville qui ne dispose pas d'assez d'habitat social. Singulière posture à l'opposé de ce que la majorité municipale défend depuis son élection en 2020 ! À l'entendre désormais, on croirait presque me lire (voir ICI) ou lire Jean-Paul Jambon, le référent varois de la Fondation pour le Logement (ex-Fondation Abbé-Pierre) ! (voir ICI). Superbe virage en épingle à cheveux à l'approche de l'élection...
Me sentant pour le moins concerné par un sujet que nos équipes ont porté à bout de bras et que la municipalité a trop longtemps délaissé alors qu'elle disposait d'un programme clef en main et financé, voilà donc le communiqué que j'ai récemment transmis...
« Six ans après la validation par l’État du Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU) du centre ville (2019), cinq ans après la rénovation de la place Germain-Loro et du parvis des Maristes qui en fut la première réalisation (2020), et la seule à ce jour, il faut se féliciter que la municipalité se décide enfin à donner le feu vert à la Métropole pour reprendre la mise en œuvre de ce projet structurant dont il eût été juste et républicain de préciser quelle équipe municipale l’a conçu et en a obtenu le financement.
« On ne fera croire à personne qu’il aura fallu cinq longues années pour apporter au programme la seule modification à mettre à l’actif de l’équipe de Mme Bicais, M. Minniti et M. Mansour : un changement de localisation de la médiathèque prévue au projet, assortie de la réduction de 70 à 12 du nombre de berceaux de la future crèche.
« La réalité est que, la rénovation de l’habitat étant la pierre angulaire du programme, et la municipalité ayant choisi de mettre un coup d’arrêt aux opérations immobilières prévues par son prédécesseur pour le relogement des familles dont les appartements vont être restructurés, en particulier le projet sur l’emprise de l’ancienne école Eugénie-Cotton, au quartier Saint-Jean, et sur celle de la friche Altavilla, au quartier Peyron, la Métropole et la société publique porteuse du NPNRU ne peuvent pas avancer.
« Les adjoints Mme Bouchkara (logement) et M. Mansour (politique de la ville), solidaires de Mme Bicais et M. Minniti pour refuser les constructions, ont aujourd’hui face à eux les candidats Mme Bouchkara et M. Mansour plaidant comme si de rien n’était pour l’accélération de ces créations de logements sociaux, qualifiant de « démagogie, irresponsabilité [et] égoïsme » les positions de Mme Bicais, de M. Minniti et de la majorité municipale... dont ils font partie. Subtil numéro de girouettes équilibristes qui ne devrait tromper personne.
« Mais l’important est que les opérations puissent enfin démarrer, même s’il est peu probable que les calendriers annoncés (2026-2029), habilement programmés avant l’élection municipale, pourront être tenus. L’exemple du centre historique toulonnais devrait modérer les enthousiasmes pour des opérations complexes de longue haleine dont les effets structurants devraient être perçus dans une dizaine d’années.
« Cela devrait conduire les divers candidats attachés à la restructuration humaniste et sociale de notre centre urbain fragile à s’engager, dans un esprit de continuité républicaine et sans esprit revanchard, à mener à bien sans le remettre en cause le programme enfin sur les rails. »
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