14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:40

http://img.over-blog.com/640x480/2/61/24/40/1-a-new-photos-2/i6007.JPGEn ce moment, on me tire dessus à boulets rouges. D'une droite à une certaine gauche extrême. Motif : je me battrais pour le "tracé des métropoles" de la Ligne à Grande Vitesse de Provence Alpes Côte d'Azur. Égoïstement, en plus, car ça me permettrait de plaider pour que la gare de l'agglomération toulonnaise soit implantée à La Seyne.

Alors, je veux préciser quelques points...

Le premier se résume dans le titre d'un récent article de mon blog par lequel j'expliquais que j'envisageais de faire voter une motion par le Conseil Municipal de La Seyne réclamant la gare TGV du Grand Toulon sur ma commune : "SI LE TGV DOIT DESSERVIR NOTRE AGGLOMÉRATION, saisissons notre chance". Mes lecteurs auront bien lu la première partie de la phrase, en rouge, en gras, en italique et soulignée ! Et commençant par un SI... Où quelqu'un a-t-il lu que je me bats pour le "tracé des métropoles" ? Ma position n'a jamais changé : lisez ce que j'écrivais en octobre 2009.  Et je n'étais pas seul, comme en atteste un autre article... Que disent les autres aujourd'hui ?...

Le second, c'est que SI il devait en être ainsi, OUI, je voudrais que la gare soit à La Seyne. Et j'attends avec impatience de débattre avec tous ceux qui estimeraient, contrairement à moi, que ce ne serait pas une chance pour le développement et la dynamisation économiques, sociaux, urbains et même culturels, de la ville la plus pauvre du département du Var, celle qui assume la quasi totalité des efforts de l'agglomération en matière d'égalité républicaine face aux droits, à commencer par celui au logement, facteur de dignité humaine, par exemple. Ce serait un juste retour des choses pour le peuple seynois, au nom d'un principe gravé dans notre Constitution, qui s'appelle la fraternité.

Le troisième, c'est qu'il est des combats que je comprends, que je soutiens, que j'initie parfois, et auxquels je participe. Mais la décision du tracé a été prise. Elle remonte à l'été 2009. Elle est publique depuis cette époque. J'ai même émis des réserves au moment où l'idée se faisait jour, préférant une modernisation et un doublement du réseau existant là où c'était nécessaire à la création d'une ligne LGV, hyper coûteuse et objectivement massacrante pour les zones traversées. Je comprends qu'on puisse se réveiller un peu tard pour entamer une lutte : rien n'est inéluctable. Mais que ceux qui me cherchent aujourd'hui se souviennent de ma posture initiale qui n'a pas varié, au lieu de me dire qu'ils ne comprennent pas qu'un homme de gauche ne soit pas à la pointe du combat du jour ! Et les élections nationales approchent... ils commencent à avoir le soutien des gens de droite... de quoi se plaint-on ?

Le quatrième, c'est que je suis persuadé que l'on ne peut pas se laver les mains de la question des déplacements entre Marseille et Nice. Très honnêtement, je me moque un peu de savoir que les passagers vont gagner une heure, ou plus, de trajet entre Nice et Paris avec un TGV. Moi, ce qui me préoccupe depuis le début, et chaque jour un peu plus, c'est de savoir comment faire pour régler, d'une part, la question des déplacements entre La Ciotat et Marseille comme entre Bandol et Hyères, parce que la mobilité est un facteur majeur de l'insertion sociale et professionnelle, et, d'autre part, le problème du transport des marchandises dans la partie provençale de l'arc méditerranéen de Barcelone à Gênes, parce que les millions de camions qui empruntent l'autoroute A8 polluent et génèrent des risques d'accidents sur des autoroutes toujours plus surchargées. Préfère-t-on aux solutions ferroviaires un doublement de l'A8 et une réduction à néant des efforts si coûteux réalisés pour la traversée souterraine de Toulon ? Qui s'est élevé contre la création de nouvelles voies autoroutières sur l'A50 en chantier entre La Ciotat et Bandol ?

Comment, sans élargir demain les voies ferrées, pourra-t-on gagner en fluidité et en possibilités de dépassements des TER par les inter-cités et les trains grandes lignes sans générer des retards et des suppressions de trains, et développer les liaisons régionales et intra-agglomérations ? Et comment pourra-t-on favoriser le fret ferroviaire pour limiter le fret routier, si l'on ne gagne pas de la place pour faire de nouvelles voies sur des espaces, qu'ils longent le tracé existant ou qu'ils soient spécifiquement dédiés ?

Je le sais, ce n'est pas simple dans un territoire en partie très urbanisé et en partie très protégé ou dédié à des activités économiques agricoles et viticoles. Mais c'est là qu'il y a un chantier de réflexion et de concertation à ouvrir.

Je veux bien qu'on soit contre. Mais il faut aussi être pour quelque chose. Qui fera aussi du dégât. Sinon, on fera comme nos TER. On restera en gare ou on arrivera toujours en retard. En regardant passer le train du développement. Qui peut être raisonnable et raisonné.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Transports régionaux et nationaux

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