Ollioules, Sanary, Six-Fours, La Seyne, il suffit de lire la presse locale pour se rendre compte que, hormis Saint-Mandrier qui n’est accessible que par un isthme, toutes nos communes de l’Ouest toulonnais, comme Hyères, La Crau, Fréjus et d’autres ailleurs sur le littoral varois, rencontrent des difficultés avec les arrivées de gens du voyage en cette période estivale.
Une douzaine de caravanes se sont installées dimanche à La Seyne, au quartier Costechaude, pour partie sur une propriété privée, pour partie sur un terrain de l’établissement public foncier régional.
La police et moi nous sommes rendus sur place pour constater la situation et nous tenons tous les éléments de constat à la disposition des propriétaires si ceux-ci veulent saisir la justice, ce que la commune ne peut légalement faire à leur place.
RAPPELS À L’ORDRE ET À LA LOI
Nous avons rappelé aux gens du voyage qu’il existe une aire d’accueil à La Millonne, que le branchement électrique de leur campement est anormal et que la société de distribution d'électricité peut également saisir la justice, qu'une surveillance sera exercée sur l'évacuation des eaux usées qui ne peut être faite que dans un point dédié et aucunement dans la nature ou le réseau pluvial, que la loi fixe des règles à respecter en matière de bruit, et que les feux sont interdits. Les gens du voyage règleront par ailleurs à la commune l'eau prélevée sur une borne d'incendie. La Ville, enfin, a rajouté des conteneurs à ordures ménagères temporaires afin d’éviter un rejet sauvage de déchets ménagers.
Et j’ai fait savoir par voie de presse que le chef de la police municipale et moi-même sommes disposés à rencontrer les résidents du voisinage pour recueillir toutes doléances.
ET SI ON APPRENAIT À MIEUX SE CONNAÎTRE ?
Le problème est récurrent et complexe. Comme tout un chacun, les gens du voyage ont des droits et des devoirs. La République protège ses enfants, sédentaires ou voyageurs. Il reste que les représentations mutuelles, parfois fausses, ont la vie dure. C’est la méconnaissance qui nourrit les rejets respectifs. Il n’est déjà pas aisé de se connaître soi-même, il est bien plus ardu de connaître l’autre.
Alain Fayard, administrateur de l’Association nationale des gens du voyage catholiques, a publié un petit mémoire qui balaye certaines idées reçues, qui apprend beaucoup de petites et grandes choses de l’histoire de ces peuples voyageurs, et auquel on peut peut-être utilement consacrer quelques minutes de lecture... en cliquant ici.
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