16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 08:44

Jacques Mézard sait de quoi il parle. Le ministre de la Cohésion des territoires, si injustement remis à sa place par le cabinet du Premier Ministre, a pourtant eu grandement raison de rappeler à l'infernale oligarchie qui mène la barque dans les cabinets ministériels – évidemment sur commande d'En-haut – et, même s'ils n'étaient pas directement visés, à ses collègues en charge des finances, de l'action et des comptes publics ou des collectivités, et aux bras armés de leur haute administration, que mépriser les territoires ne sert pas la république démocratique et ses enfants.

Oui, Jacques Mézard sait de quoi il parle. Il avait onze ans quand son père a été élu conseiller général d'Aurillac, puis maire de la ville, et il a lui-même à son actif quinze années de mandat de maire de cette ville-préfecture du Cantal et autant de conseiller général. Et, comme son père, il a longuement porté au Sénat la voix de son rude département rural.

 

JACQUES MÉZARD N'EST PAS MON AMI

Et donc oui, Jacques Mézard a bien fait de s'inquiéter du fait que le Gouvernement joue avec le feu en dédaignant les collectivités locales, et en les contraignant comme il le fait. Et que, pire, il le fait en feignant de coopérer dans la confiance avec elles, en privilégiant et valorisant le dialogue avec certaines d'entre elles, les plus importantes (métropoles et très grandes villes), regroupées au sein de la très "coopérante" association France Urbaine, prête à tous les pactes au mépris des principes constitutionnels qui garantissent aux territoires égalité et libre administration... 

Jacques Mézard n'est pas mon ami. Nous ne nous connaissions pas avant qu'il ne devienne ministre. Et, depuis qu'il l'est, ma fonction de président de l'Association des maires Ville & Banlieue de France m'a conduit à plusieurs reprises à ne pas être tendre avec lui. Ça n'aide pas à forger des relations joyeuses.

 

CAMPAGNES EN JACHÈRE ET SITES URBAINS FRAGILES : DE SIMILAIRES ENJEUX

Jacques Mézard et moi sommes à nos places respectives. Il assume la solidarité qu'il doit au Gouvernement, et moi je porte la parole des territoires urbains d'autant plus fragilisés que le plus haut niveau de l'État s'obstine à ne pas vouloir prendre la mesure des enjeux de cohésion sociale et territoriale qu'ils représentent. Et Mézard ne cherche pas à tricher avec la règle du jeu.

Donc, non, Jacques Mézard n'est pas mon ami, mais il n'a pas oublié les campagnes auvergnates qui connaissent les mêmes types d'inégalités que celles que vivent nos banlieues et centres anciens dégradés, et il sait que les élus locaux, des communes et des départements, des sites ruraux comme des quartiers urbains, sont en première ligne au quotidien pour recevoir toutes les doléances de notre peuple, pour tenter d'apporter au local des solutions républicaines de dynamique économique et d'accompagnement social, et, toujours, sans faiblir, pour plaider afin d'obtenir la solidarité de la part des territoires plus riches et de la Nation. Et que la tâche est rude.

Alors, oui, merci, Jacques Mézard, d'avoir eu le courage de rappeler ces réalités.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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Marc VUILLEMOT

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