7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 06:30

Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre, sénatrice et membre du bureau national du Parti socialiste, candidate à la primaire citoyenne de janvier 2017, animera une réunion publique régionale le lundi 28 novembre à La Seyne, à la Bourse du Travail, à 18 heures 30.

J'ai en effet choisi de soutenir sa candidature pour ces élections primaires que le Parti socialiste organise les 22 et 29 janvier prochains.

 

CE N'EST PAS PARCE QUE RÈGNENT PERPLEXITÉ, TRISTESSE OU COLÈRE QUE...

En 2012, 220.000 Varois ont choisi François Hollande au second tour de l'élection présidentielle. Ils n'étaient sûrement pas tous de gauche, mais certainement attachés aux valeurs républicaines et démocratiques, avec peut-être même parmi eux certains qui avaient émis un vote d'exaspération au premier tour.

Je sais que nombre d'entre eux sont aujourd'hui désabusés, perplexes, tristes ou en colère au regard de ce qui reste des espoirs placés dans l’alternance de 2012. Et je sais que, dans le camp des militants et sympathisants socialistes, beaucoup sont comme moi, bien ennuyés par la situation et le climat autour de la désignation de notre candidat 2017, à défaut d’être celui de toute la gauche comme nous sommes nombreux à en avoir rêvé, et peut-être l’espérer encore.

Mais je sais aussi le risque que représenterait l’élection d’un Président de la République issu de l’extrême-droite ou même de la droite devenue extrême tant LR court aujourd’hui après les idées nauséabondes du FN sur fond d'exacerbation des questions identitaires, de galvaudage de l'idée nationale, de rejet des différences, de sentiment cultivé d'insécurité et de désignation de boucs émissaires. Avec la suite, en juin, à l’occasion des élections législatives. On risque fort de comprendre notre douleur et de regretter Hollande et Valls.

 

FAIRE FACE À L'EXTRÊME DROITE ET À UNE DROITE EXTRÊME

Je crois qu’il ne faut rien lâcher. Jusqu’au bout. Aussi minimes que, si l'on en croit les sondages, paraissent aujourd'hui être les chances de préserver le pays des funestes projets de nos adversaires.

Car ces adversaires, ce sont, au FN et pour de plus en plus de LR, les ennemis de la République et de ses valeurs, ainsi que l'a prouvé ces jours derniers M. Estrosi, président de la Région, soutien affirmé de M. Sarkozy, avec ce récent vote anti-migrants du conseil régional qui reprend, en substance, les thèmes de la campagne que mène le FN sur la question, et a d'ailleurs recueilli toutes les voix des élus d'extrême-droite provençaux, alpins et azuréens. Ô combien j'ai eu raison de ne pas faire confiance au président de la métropole niçoise et aux caciques du PS lorsqu'ils ont scellé ce soi-disant « pacte républicain » qui a conduit au renoncement à présenter une liste de la gauche unie au second tour des élections régionales de 2015 !

Je suis donc pour ma part déterminé à faire campagne pour ne pas laisser le champ libre. Quel que soit le candidat désigné par la primaire socialiste.

Bien sûr, ce n’est un secret pour personne, je suis de ceux qui pensent que la gauche aurait tout à gagner à aller unie à la bagarre. Je sais bien que les positions de Mélenchon et d’EELV ferment cette voie. Et je sais que les « droitiers » du PS n’en veulent pas non plus. Mais je ne veux pas m’avouer battu avant d’avoir épuisé toutes mes cartouches.

 

AU PARTI SOCIALISTE, IL Y A D'AUTRES VOIX QUE CELLE DU RENONCEMENT

C’est pourquoi, même si je demeure perplexe sur le principe des élections primaires qui rabaissent les adhérents des partis au rang de simples « petites mains » pour coller des affiches et de pourvoyeurs de cotisations financières, en leur ôtant leur seul privilège de militants, celui de pouvoir, en contrepartie de leur engagement, choisir un projet et une personne qui le porte, je considère que la primaire citoyenne de janvier est un enjeu majeur.

Filoche, Hamon et Lienemann portent tous trois un projet clairement de gauche, susceptible de créer les conditions de l'unité. Certes ces trois-là auraient été bien inspirés (il est encore temps) de ne pas aller à la « sélection » en rangs dispersés.

Mais l'essentiel est que le débat citoyen doit avoir lieu, avec et face aux Français, par le canal des médias, des réseaux sociaux, des réunions publiques, des échanges directs. Ceux de notre peuple que nous désespérons aujourd’hui et qui nous faisaient confiance hier, les humbles et les classes moyennes notamment, doivent entendre que, au PS, il n’y a pas que la voix du renoncement au changement. Ne serait-ce que pour pouvoir les reconquérir après-demain si, comme les instituts de sondage nous le prédisent, nous nous prenions une raclée.

Dans le Var, où il ne se passe pas de jour sans que l’extrême-droite ne grappille aux partis républicains quelques électeurs qui leur faisaient naguère confiance, l’enjeu est majeur, même si le FN, dans les communes où il siège, au Département, et même à la Région, nombre de ses élus se chamaillent, démissionnent de leurs groupes, ou sont exclus ou suspendus, mais l’hydre est suffisamment vivace et organisée pour se régénérer très vite. Et la gauche, pour se refaire une santé, aurait tort de compter sur les divisions de la droite régionale, sur fond de postures pré-présidentielles : ce sont des conduites stratégiques et quelque chef aura tôt fait de siffler la fin de la partie.

 

IL Y A PLACE POUR UN PROJET CONFORME AUX IDÉAUX SOCIALISTES

Je vais donc, dans les semaines qui viennent, promouvoir le projet porté par Marie-Noëlle Lienemann, par fidélité à sa personne et en linéarité avec mon implication constante pour une alternative socialiste de rupture avec le capitalisme financier européen et mondial, dans les courants où, depuis mon adhésion en 1985, je l’ai toujours côtoyée.

Je vais tâcher de convaincre les électeurs de la primaire qu’il y a place au PS pour un projet conforme aux idéaux socialistes.

En cette période de doute et d’abattement, mon appel risque de ne guère trouver d’écho. J'en suis conscient. Mais notre histoire socialiste varoise et nationale prouve que nous avons parfois surpris aux pires moments de l’adversité.

On se posera la question de la suite après le printemps 2017.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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