14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 13:32

http://www.roses-orard.com/media/resurrection500__075599800_0753_30072010.jpgAprès les cérémonies du 8 mai la semaine dernière, l'émotion était bien perceptible ce lundi matin dans le potager pédagogique de l'école Lucie Aubrac, à la cité Berthe. Avec des enfants de CM2 et leurs professeurs, Jacqueline Bonifay, Seynoise rescapée du camp de concentration nazi de Schelklingen, présidente de la fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes (FNDIRP), nous avons planté le "rosier de la Résurrection" dont l'histoire est racontée sur le site des amis de la fondation pour la mémoire de la déportation.

Après le témoignage poignant de cette belle dame âgée qui consacre beaucoup de son temps à cultiver le devoir de mémoire, notamment auprès des enfants (et qui a d'ailleurs regretté que tel collège de chez nous, jadis très impliqué dans ce type d'activités partenariales avec les associations d’anciens combattants et de victimes des guerres, lui ferme désormais la porte en expliquant que la mémoire, ce n'est pas important, et qu'il faut regarder vers l'avenir...), j’ai à mon tour prononcé une allocution et, avec les enfants, nous avons entonné "Le chant des partisans".

Il n’est jamais inutile de donner de la solennité à ces moments. C’était le cas à Lucie Aubrac ce jour-là. Nul doute que les enseignants, avec le jalon que représente ce rosier symbole de l’aspiration à la vie des femmes internées à Ravensbrück et que les enfants vont désormais soigner, auront mille et une occasions pour, non seulement, apprendre aux jeunes les faits d’un temps tragique, mais aussi et surtout entrouvrir les portes de la réflexion.

Merci aux professeurs et à leur directeur Eric, aux anciens de la FNDIRP, aux services communaux, et aux élus présents, Raphaëlle Leguen, Christine Sampéré, Isabelle Renier, Rachid Maziane et Christian Bianchi. Ça compte pour nos petits concitoyens. Et pour l’éveil de leurs jeunes consciences pour que vive la Paix dans le Monde.



> Et merci pour nos gamins à la télévision publique France 3 qui a réalisé un reportage touchant que l'on peut regarder quelques jours sur son site...


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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 06:43

http://www.varmatin.com/media_varmatin/imagecache/article-taille-normale-nm/vm_photo/2009/09/02/nm-photo-262977.jpgIl y avait une foule digne et recueillie, hier mardi, à Saint-Elme, pour le dévoilement des plaques des trois voies qui portent désormais les noms des pompiers Michel Giovannini, Georges Lahaye et Patrick Zedda, tous trois morts il y a huit ans dans la forêt de La Môle.

Autour de moi, nombre de leurs camarades sapeurs-pompiers, bien sûr, leurs familles et leurs proches, des anonymes, beaucoup d'élus, parmi lesquels des adjoints at conseillers municipaux de La Seyne, dont Jocelyne Léon, adjointe en charge de la sécurité, de la prévention et de l'action socio-éducative, mes trois collègues conseillers régionaux du coin, Marie Bouchez, représentant le président Michel Vauzelle, Robert Beneventi, également maire d'Ollioules, et Sandra Torres, les deux conseillers généraux de La Seyne et Saint-Mandrier, Patrick Martinenq et Gilles Vincent, également maire de Saint-Mandrier, et Jean-Sébastien Vialatte, député-maire de Six-Fours.

Le propos que j'ai tenu à cette occasion :

"Aujourd’hui nous vivons un moment particulièrement important et nous posons un acte très fort.

"Nous nous devions de faire cela, au nom du conseil municipal, au nom de toute la population Seynoise, pour leurs proches en tout premier lieu, pour ceux qui ont eu la chance de les connaître et de les côtoyer, et pour ceux qui, ne les connaissant pas, pourront connaître leur nom.

"Oui, je veux que l’on se souvienne de vous, Messieurs Michel Giovannini, âgé alors de 43 ans, Georges Lahaye, agé de 42 ans, et Patrick Zedda, 36 ans.

"Vous qui avez disparu, prisonniers des flammes que vous combattiez pour préserver des vies au hameau du Vallon de Survières, à la Môle, il y a maintenant 8 ans.

"Ce premier septembre funeste de 2003 vous a arrachés brutalement et dans la fleur de l’âge à vos familles, à vos enfants qui grandissent sans vous, mais dans votre souvenir.

"Je veux m’adresser maintenant aux familles et vous dire combien cette blessure reste vive dans nos mémoires et dans nos cœurs.

"Un nom de rue, c’est bien peu, mais c’est au moins ça. C’est au moins l’hommage de toute une ville – et des communes voisines - à la mémoire de ces hommes, de ces papas, de ces maris, de ces collègues et camarades, de ces amis, de ces pompiers courageux.

"Je veux saluer à travers votre mémoire, Messieurs Giovannini, Lahaye et Zedda - Michel, Georges et Patrick - cette profession, ce dévouement, cet engagement et cette implication volontaire au service de la vie d’autrui.

"Mais comme tout service public, ce corps d’intervention est aujourd’hui menacé par une directive de restriction et de compression. Dans notre département, les sapeurs pompiers comptent 1.000 professionnels et 4.000 volontaires. Ces soldats du feu volontaires sont la base de ce métier. Si on les supprime, les citoyens en supporteront les conséquences. Ce sera même un bouleversement. Les secours n'existeront que dans les grandes villes. Il y aura moins d'hommes, moins de moyens, et des délais d'intervention plus longs. Un danger supplémentaire pour ces hommes et ces femmes exemplaires. Je ne serais sans doute pas ici, en train de vous parler, si lors de mon accident vasculaire cérébral, il y a trois ans, l’intervention des pompiers avait été plus longue. En résumé, les secours de proximité seront remis en cause, toute comme la maternité. On ne connaît que trop la chanson que veut nous faire apprendre par cœur : réduction de l’offre de service public = moins de travail pour les hommes et les femmes et plus de danger pour les citoyens.

"Excusez-moi d’entacher ce moment solennel d’un propos plus politique mais, je vous l’assure, absolument pas partisan. Je ne veux définitivement plus me taire sur ce sujet et ne m’y habituerai jamais.

"Je vous propose maintenant, qu’avec le recueillement qui préside à ce moment d’émotion, nous allions tous ensemble dévoiler, enfin, ces plaques portant les noms d’hommes illustres.

"Oui, vos papas, vos maris, vos fils, Georges, Michel et Patrick, sont des hommes illustres que La Seyne n’oubliera jamais.

"C'est un hommage juste, nécessaire et impérieux, un devoir de mémoire que nous leur devons, que nous vous devons. Mais ce n'est pas réparation."

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 12:09

pratali.jpgÉmile aura quatre-vingt-dix ans l'année prochaine. Émile, c'est Émile Pratali, que nous avons honoré ce samedi, en sa présence et celle de ses proches, en donnant son nom à une allée qui conduit du site des chantiers navals au square Guy Môquet, à l'entrée de la cité de La Présentation.

Certains nous reprocheront d'honorer de leur vivant ceux qui ont compté pour La Seyne à un moment ou l'autre de leur vie. Ça se discute. Moi, j'ai eu du mal à contenir mon émotion lorsque ses arrière-petits-fils ont découvert avec lui la plaque portant son nom. Ils peuvent être fiers du pépé ! Parce que, au travers de cette figure seynoise, c'est à tous ses camarades aujourd'hui disparus que nous avons tous pensé, ses camarades de dur labeur aux chantiers, ses camarades de lutte syndicale, et ses frères d'armes de "Rhin et Danube", camarades de combat contre les ennemis de la Liberté du joug desquels ils ont libéré la France et l'Europe.

J'ai prononcé quelques paroles...

"Avant de dire quelques mots à propos de notre concitoyen mis à l'honneur aujourd'hui et pour la postérité, Émile Pratali, que je salue, que je remercie d'être venu, ainsi que ses proches, comme je salue les habitants du coin... permettez-moi d'évoquer en quelques mots le lieu où nous nous trouvons, en ce jour de deuxième édition de la fête de quartier des Mouissèques.

"Ici on est environné d'histoire.

"Toutes les "histoires" : celle des gens au quotidien, l'histoire populaire, la "grande histoire", comme on dit, ouvrière et industrielle, celle des luttes syndicales et politiques...

"La plupart d'entre vous ici y sont sensibles : nous sommes dans un quartier de La Seyne des plus marqués par l'histoire de la Navale.

"Le Foyer Jean-Bartolini, tout proche, porte le nom du tout premier député du Front populaire. Un militant communiste et syndicaliste haut en couleur...

"Culture ouvrière, mémoire des chantiers... A propos de la création du Foyer Bartolini, et c'est Francisque Luminet qui nous l'a appris, les personnes âgées à qui l'on demandait où elles souhaitaient que ce foyer soit construit répondirent : "Nous voulons être près des chantiers, nous voulons entendre et voir la vie des chantiers ; nous voulons voir les travailleurs venir et repartir de leur travail... Nous voulons être près de la vie..."

"Près de la vie...

"Il y a aussi le quartier de Notre-Dame de La Présentation, avec sa cité ouvrière, construite dans les années 1970 sur l’emplacement d’un couvent de religieuses, qui fut ensuite école catholique avec pensionnat, puis, racheté par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, lieu d’hébergement de certains personnels, abritant aussi, jusqu'aux années 60, "la popote des ingénieurs", la "cantine" des cadres des chantiers...

"La Présentation qui amena du logement social dans le centre ville et non plus seulement au nord...

"Aujourd'hui, nous sommes donc au cœur d'un quartier chargé d'histoire, et aussi, ce n'est évidemment pas un hasard, cela va de pair, un quartier chargé de bien des projets d'avenir.

"L'avenir, on aimerait être certain que l'Education nationale le voie aussi, avec nous, avec cet Institut de formation de jeunes enseignants, qui a su s’intégrer au quartier (auparavant il y avait là un terrain de sport et de jeu, au nom, lui aussi, évocateur, de Guy Môquet), et, en face, d'autres jeunes, et des adultes aussi, viennent à l'Institut de Formation de la Chambre des Métiers du Var se former aux métiers de la mer...

"Là bas, nous avons relancé, vous le savez, le projet de port de plaisance, nous sommes au travail pour lancer également l'aménagement du site des anciens chantiers avec l’atelier de mécanique, la création d'un parking et, surtout, d'un centre d’interprétation muséal de la mémoire de la Navale et des activités de la Rade...

"Et, un peu plus loin, à l’Ouest des formes, face à la Porte Principale, nous venons de signer pour la création d'un casino de jeux...

"Bref, cette voie, que nous dénommons aujourd'hui Émile Pratali, n'a rien d'une petite artère oubliée ou secondaire. Elle est au "cœur du cœur" de la ville. 

"Et je suis particulièrement heureux de la dénommer ainsi en votre présence, Émile...

"Avec tout le respect que l'on doit au travailleur des chantiers que vous fûtes, aux grandes qualités professionnelles, travailleur qui fit sa carrière dans le secteur "outillage" de l'atelier "mécanique turbine"...

"Avec la considération due au syndicaliste que vous avez été...

"Et, bien sûr, avec l'honneur dû à l'ancien combattant de "Rhin et Danube", qui débarqué avec les troupes de la France Libre, celles rassemblant les soldats de la France continentale et ceux des anciennes colonies, noirs et maghrébins, ce qu’on a appelé « l’amalgame » réalisé par le général Jean De Lattre, à l’image d’une belle équipe qui ravirait aujourd’hui certains cadres de la Fédération Française de Football...

"Raymond Borla, par la voix de Christian Durand, président du « Souvenir Français », a raconté la manière un peu rocambolesque dont vous avez tenu à revoir, au passage, votre ville et votre foyer, avant de repartir libérer la France et l'Europe...

"Il a dit toute l'affection de vos compagnons et la manière dont vous êtes entouré...

"Je crois que, lorsqu'un travailleur des chantiers, un syndicaliste, un combattant de la France Libre donne son nom à une voie d’un tel quartier de La Seyne, on doit y voir du sens et on ne peut qu'en être, toutes et tous, très heureux.

"Cher Émile Pratali, j'ai l'honneur, au nom du Conseil municipal, de dénommer aujourd'hui cette voie de VOTRE ville, qui, désormais, portera donc VOTRE nom.

"Vive "l'Allée Émile Pratali",

"Vive La Seyne,

"Vive la France et l’Europe auxquels vous avez contribué à rendre la démocratie !"

 

> Ci-dessous, le texte de Raymond Borla, président de "Rhin et Danube",

lu par Christian Durand, président du "Souvenir Français"...

pratali_velo.jpg

 

pratali2.jpg


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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 22:42

 

http://lireounivers.l.i.pic.centerblog.net/3eiax8eh.jpgInformé depuis bientôt deux mois de l’évolution de l’état de santé de Jean-Pierre Margier, j’espérais comme tout le monde qu’il se rétablisse et reprenne toute sa place dans l’action qu’il menait depuis toujours.

 Mais il en a été autrement.

 Son insertion dans le monde ouvrier et dans la population des grands ensembles a fait de lui un homme irremplaçable.

Avec presque un demi-siècle de présence, ce qu’il a accompli depuis les chantiers de la navale pour leur survie et ensuite dans les associations au cœur desquelles des centaines d’emplois ont été créés, fait de lui un acteur majeur du combat contre les pouvoirs extérieurs qui ont condamné La Seyne.

Avec lui, tous les acteurs, quelle que soit leur provenance, se sont retrouvés liés pour sauver notre Ville ouvrière.

Jean-Pierre Margier, l’homme d’un Dieu parmi les hommes, avec toute sa foi de proximité et un maître mot qui était le partage, aura lutté jusqu’au bout.

Il se trouve que dans ce combat, nos parcours se sont croisés et réunis.

Avec le conseil municipal, auquel j’associe le personnel communal qui a bien connu Jean-Pierre Margier, je présente à sa famille et à ses proches, mes condoléances les plus sincères.

Et, au nom de la Ville, je déclare que Jean-Pierre Margier aura toujours toute sa place dans nos cœurs et dans nos mémoires.

 

Jean-Pierre, c... de curé, maintenant, j'en fais quoi de la bolognaise que j'avais mise au congélo pour les spaghettis qu'on devait se faire ensemble, comme tant de soirs en tête à tête ?

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 04:26

http://phonotheque.hypotheses.org/files/2010/09/pont-levant-chantier-La-seyne-sur-mer.jpgJ'étais, lundi, à la porte des chantiers, aux côtés de Lucien Conac, président de l'AMIANS (Association pour le Maintien des Intérêts des Anciens de la Navale de La Seyne), et de Florence Cyrulnik, adjointe au maire chargée du patrimoine et de la culture, pour le lancement d'une souscription pour la réalisation d'une sculpture de métal qui prendra sa place au début du "Chemin de la Navale" que nous avons inauguré en juin 2010 sur le site des anciens chantiers navals. Les mots que j'ai prononcés à cette occasion :

"Votre association a été hébergée dans cette porte principale sous la municipalité précédente, c'était sous la présidence du regretté Jean-Pierre Era. C'est bien qu'Arthur Paecht ait accepté, c'est une bonne chose. Une chose tellement évidente et juste ! Mais si les politiques disaient toujours oui aux choses "évidentes et justes", gageons que la terre tournerait plus rond...

 "Je remercie beaucoup l'AMIANS pour tout ce qu'elle fait, ce qu'elle a fait et ce qu'elle fera encore. Ses membres, ses responsables, sont des gens bien. Des gens qui ont du cœur et de la tête.

 "Au nom de la municipalité, je leur dit merci et bravo, d'ores et déjà, avant même de savoir si l'initiative sera couronnée de succès.

 "Mais elle l'est déjà un succès, et la Ville s'en porte garante. Maintenant la "sculpture" est sur les rails.

 "Et, bien sûr, il faut dire merci et chapeau aux autres associations impliquées dans le projet : Histoire et Patrimoine Seynois que préside Yolande Le Gallo, et l'Association pour la Création d'un Centre de Ressources sur la Construction Navale présidée par Francis Lyon.

"Allez, on peut tous se féliciter qu'un tel groupe de travail sur la mémoire de La Navale soit enfin en place et qu'il réunisse tout le monde. Je souhaite qu'il continue à travailler sérieusement et régulièrement.

"Je n'oublie pas les services de la ville, la direction de la culture et du patrimoine, avec Françoise Manaranche et Julie Castellani, et la direction générale des services techniques pilotée par Marcel-Paul Magagnosc, qui font un bon boulot en animant pour les uns et accompagnant pour les autres le groupe de travail sur la mémoire de La Navale. Ni bien sûr ma collègue, Florence Cyrulnik, qui porte une attention soutenue et ô combien compétente à cette question du patrimoine.

"Faut-il rappeler que maintenant toute ville, tout territoire, tout pays, pourrait-on dire, cultive son identité profonde, et valorise son passé ? Non pas de façon morbide et immobile, mais vraiment pour aller vers un développement. On commence à comprendre, un peu partout sur la planète, que la culture est aussi importante que l'économie, et que l'histoire et le patrimoine enrichissent l'avenir.

"C'est exactement ce qui est à l'œuvre à La Seyne. C'est cela qui a été relancé avec le chemin de La Navale, l'an dernier. Mais ce n'est qu'embryonnaire par rapport à ce qu'il, faudra réaliser. Il ne faut surtout pas s'arrêter en si bon chemin...

"C'est le sens profond de la démarche entamée par la ville et les associations, cette démarche est partagée et on voit vraiment les choses de la même façon. On tire dans le même sens. Chacun avec ses spécificités et en toute indépendance d'esprit, mais tout cela va dans le même sens.

"Il faut donc penser à la suite du chemin de La Navale inauguré l'an dernier, il faut avoir des idées les plus variées, appeler à l'imagination, à la créativité pour faire vivre ce patrimoine.

"Et dans sa dimension touristique aussi, bien sûr. Les visites du pont, périodiquement, pourraient être l'occasion de rencontres entre les anciens des chantiers et le public, les jeunes, les enfants...

"Dès que l'AMO (Assistance à Maîtrise d'Ouvrage) à propos de l'aménagement du site sera en place, la Ville informera régulièrement le groupe sur les avancées des projets.

"Voilà quelques idées que je voulais glisser au passage.

"En ce qui concerne la souscription, je m'engage personnellement, et pas seulement en tant que maire. J'appelle les citoyens de La Seyne, ne serait-ce que par un apport modique, à montrer qu'ils sont attachés à cette dimension de l'identité de leur ville. Qu'ils soient néo-Seynois ou anciens, jeunes ou moins jeunes. Cet élan aura une signification et il aura des conséquences positives pour la suite. Verser quelques euros, c'est comme une pétition de soutien pour cette richesse de notre patrimoine.

"L'idée me convient assez que chacune et chacun puisse devenir actionnaire, non pas d'un fonds de pension qui spécule, qui déstabilise les Etats, qui délocalise et qui licencie les travailleurs, mais actionnaire  d'une entreprise de mémoire, de respect et de valorisation de l'identité d'une ville, pour qu'elle s'en sorte, pour qu'elle se dépasse, pour qu'elle soit fière de ce qu'elle est... Soyons actionnaires de l'humain, de la culture et du vivant ! Actionnaires de notre ville ! Achetons des actions de La Navale, ce sont des valeurs sures !

"Et, au risque de me répéter, et contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce sont des actions d'avenir !!!"

 

COMMENT SOUSCRIRE ?

Établissez un chèque libellé à l'ordre de "AMIANS" (indiquez au dos : "sculpture navale"") :

> envoyez-le à : AMIANS - 1, boulevard Toussaint-Merle - 83500 La Seyne-sur-Mer

> ou apportez-le à la même adresse (c'est la Porte des Chantiers) du lundi au vendredi de 9 heures à 11 heures - dans ce deuxième cas, vous pouvez aussi verser votre souscription en espèces

 

(La photo illustrant cet article a été "empruntée" à l'excellent site "Les carnets de la phonothèque" que je vous invite à visiter)


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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 16:58

http://www.citoyens-resistants.fr/IMG/gif/couv_cnr.gifMon ami Toussaint Codaccioni, adjoint au maire (MRC), et moi, étions lundi dernier, comme tous les ans, à la cérémonie organisée à la mémoire des dix maquisards assassinés par les nazis le 2 janvier 1944, aux environs de la ferme de la Limatte, sur la commune de Signes.

Comme les représentants de l'État, du Département, des communes de l'Ouest Var, et de l'Association des Anciens Combattants de la Résistance (ANACR), nous y avons déposé une gerbe au nom de la population de La Seyne.

Nous avions déjà dû repartir pour des raisons d'emploi du temps lorsque, aux alentours de midi, a eu lieu un sévère incident dont j'invite mes visiteurs à prendre connaissance en lisant un article de Bernard Oustrières sur le site Mediapart.

Ayant appris ce qui s'était passé et le comportement incompréhensible de représentants de la République, j'ai tenu ce dimanche matin à être présent, avec Toussaint Codaccioni et Christian Barlo, conseiller municipal (PCF), aux côtés des adhérents de la section seynoise de l'ANACR qui tenaient leur Assemblée Générale annuelle. Quitte à laisser Raphaëlle Leguen, Première Adjointe, et Alain Lopez, adjoint de quartier, représenter la Ville à une cérémonie concomitante à la mémoire de Jean De Lattre de Tassigny, celui qui, ayant réussi "l'amalgame" des armées d'Afrique et des forces françaises de l'intérieur, a largement contribué à la libération de notre pays du joug nazi et aurait sûrement jugé sévèrement, comme nous, ceux qui s'emploient à "détricoter" les acquis du Conseil National de la Résistance (CNR).

J'ai confirmé aux anciens résistants et leurs amis qui font perdurer la mémoire et leurs valeurs que je tiens pour inacceptables les faits et les propos de ceux qui s'emploient à démolir le programme social et républicain du CNR sur lequel ont été bâties les fondations de notre cohésion républicaine, égalitaire et fraternelle, depuis la Libération. Et que j'invite mes visiteurs à lire ou à redécouvrir.

Aussi inacceptables que ces mots inqualifiables d'un homme fort du patronat français, le funeste Kessler, qui n'a pas craint de dire :"Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance". Sans commentaire...

C'est pourquoi j'irai les 14 et 15 mai sur le Plateau des Glières, en Haute-Savoie, au rassemblement "Paroles de Résistance", qui devient depuis quelques années un lieu symbolique de toutes les Résistances citoyennes, d'hier et d'aujourd'hui.

Et c'est pourquoi aussi j'ai répondu très favorablement à la proposition de l'ANACR du Var, expliquée dans un article de La Marseillaise, d'organiser, le dimanche 22 mai, c'est-à-dire le week-end suivant le rassemblement des Glières, un pique-nique citoyen à La Seyne.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 16:20

http://www.ldh-toulon.net/local/cache-vignettes/L448xH336/rivesaltes_1962-cda89.jpgElle est toujours difficile, cette journée nationale d'hommage aux harkis et aux membres des forces supplétives. On le voit, fût-ce un samedi matin, on est loin de rassembler autour du Monument aux Morts la foule qu'on y rencontre lors d'autres cérémonies. J'ai essayé, dans mon propos, d'apporter ma modeste pierre à l'apaisement des passions toujours tenaces...

"Certains ont qualifié les harkis de héros, d'autres de traîtres. Cinq décennies après, on peine à panser les plaies. Ne peut-on voir en eux les gens ordinaires qu'ils étaient ? Français, ils l'ont été et ont cru l’être à part entière - et, bien sûr, le sont. Mais beaucoup de ceux qui furent rapatriés en 1962, après l’indépendance de l’Algérie, ne furent pas les bienvenus. Ils ont séjourné dans des camps, des hameaux forestiers, des cités de transit qui ne leur ont pas permis une intégration convenable au sein de la société de la France métropolitaine.

"Cette situation a été vécue avec beaucoup d’amertume et de rancœur. Le temps est venu pour la France de montrer sa maturité et sa capacité à dépasser la mémoire blessée des harkis. C’est l’objet de cette journée hommage. En organisant cette journée, nous montrons notre capacité à regarder l'histoire dans tous ses aspects.

"Cette démarche est bénéfique pour tous. Elle est la porte ouverte à une identité plus sereine, débarrassée des clichés négatifs et d’une histoire falsifiée. Elle doit faire en sorte que les sociétés contemporaines n’engendrent pas d’autres désastres.

"Cependant, si la loi est nécessaire, elle n’est pas suffisante. Il revient à chaque citoyen de construire une mémoire basée sur la connaissance des événements. C’est pourquoi les témoignages, les archives, leur étude et leur compréhension et avec elles le développement de l’esprit critique, sont d’une importance capitale.

"Mais le devoir de mémoire ne doit pas être prétexte à la renaissance de divergences passées, à l’opposition des points de vue, à nourrir, encore et encore, les haines. Au contraire, il doit souder, dans un hommage rendu à toutes les victimes, les différentes composantes de la population française.

"Il ne peut y avoir d’humanité sans mémoire, mais, également, il n’y aura pas d’humanité sans l’oubli – fût-il forcé - des rancœurs. Certes il convient de réparer et d’honorer la parole donnée, mais il est indispensable, pour l’avenir de nos enfants, d’honorer la vie. La vie quotidienne et la vie future. Je souhaite que nous puissions le faire sans déshonorer ceux qui sont morts, victimes de l’aigreur des hommes."  

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 05:42

http://www.defendonsnosterritoires.fr/sites/www.defendonsnosterritoires.fr/files/illustrations/Logo-territoire2.png?1284640373Le titre de cet article aura sûrement étonné mes visiteurs. Mais vous allez comprendre où je veux en venir...

Beaucoup de monde était rassemblé samedi soir sur la place Bourradet, en coeur de ville, pour l'inauguration de la Maison du Patrimoine et de l'Image. Le projet d'acheter et réhabiliter cet édifice en bien piteux état date de 1995, lorsque Marie-Claude Dufour, alors adjointe au maire Maurice Paul, lui proposa d'acquérir en vue d'une réhabilitation cette très vieille maison qui abritait du logement indigne et deux petits commerces, tout comme une autre construction voisine qui va devenir dans les prochains mois la Maison de l'Habitat, et une autre, rue Louis-Blanqui, qu'elle souhaitait dédier à un accueil de femmes en difficulté.

Il aura fallu plus de 15 ans pour qu'un premier volet de cet ensemble d'opérations voit le jour. Et heureusement que les trois maires successifs qui s'y sont attelés ont eu de la suite dans les idées !

http://www.la-seyne-sur-mer.fr/joomla/images/stories/laseyne/culture-patrimoine/maison_image/1.jpgPour en savoir plus sur le projet dédié à cette splendide bâtisse, je vous inviterai à lire plus bas le discours que j'ai prononcé avant de couper le ruban.

Je veux simplement, dans l'immédiat, vous faire part d'une réflexion que j'ai formulée au cours de mon allocution, qui n'était pas prévue, mais que je me devais de partager avec les très nombreuses personnes qui avaient répondu à notre invitation.

Car, si cette réalisation a pu voir le jour, c'est grâce à une implication partenariale croisée entre plusieurs collectivités : outre la Ville, le financement a été partagé entre la Région Provence Alpes Côte d'Azur, le Département du Var et la Communauté d'Agglomération Toulon Provence Méditerranée. Ce montage financier a permis de ramener la part de la commune à 20% seulement. En clair, sans les autres, les finances communales n'auraient pas pu supporter la charge de cette réalisation.

Et, là où le bât blesse, c'est que la réforme des collectivités que le Président de la République et le Gouvernement veulent à tout prix faire passer interdira aux Régions et aux Départements de disposer des compétences volontaires qu'elles se sont donné, et donc, par exemple, de soutenir ce type de projet.

L'État s'acharne à détruire la décentralisation, au mépris même de la Loi qui stipule que les collectivités s'administrent librement. C'est dramatique. Pour nos enfants, ce sera moins de financement pour nos écoles, nos collèges et nos lycées. Pour nos aînés, ce sera moins d'accompagnement du grand âge et de la dépendance. Pour nos entreprises et nos emplois, moins de soutien face à la mondialisation.

La réforme territoriale doit améliorer la démocratie locale, pas la casser !

Comme dans des centaines d'autres communes, nous préparons pour samedi 25 septembre au matin, devant la mairie, un moment citoyen dans le cadre d'une opération nationale "Défendons nos territoires". Nous avons besoin du soutien de nos concitoyens. Rejoignez-nous nombreux !


> Mon allocution :

"Aujourd’hui, à La Seyne-sur-Mer, le patrimoine a sa maison.

"Nous l’avons vu avec Florence, notre adjointe au Patrimoine et à la Culture, cette Maison est désormais Maison du Patrimoine et de l’Image. Bientôt, une autre rénovation complètera cet ensemble avec la Maison de l’Habitat.

"Nous continuons d’avancer en préservant les traces les plus lointaines du passé de La Seyne. Et, plus encore, en préservant ces traces évocatrices de l’histoire, nous réussissons peu à peu redynamiser le cœur de ville en y ouvrant de nouveaux lieux de vie. En lien avec tous les habitants, en lien avec le tissu associatif et commerçant, en lien avec les efforts volontaristes de mon équipe en matière d’accession au logement, en matière de lutte contre l’habitat indigne. La qualité de ville, de vie en ville, fait de grands pas.

"Aujourd’hui, un petit voyage dans le temps s’impose : cette maison, donc, avait été édifiée aux alentours de 1620, sur les terres basses, au bord de l’ancienne darse creusée avant le XVIIè siècle et servant d’abri aux bateaux par temps fort car très abritée des vents dominants dans la rade (certainement le point le plus abrité), tout au bout de l’ancien grand môle.

"Il semble que ces maisons ont dû appartenir à de prestigieux anciens, mais leur occupation a, semble-t-il, toujours été modeste, certainement locative ou maison de commerçant. Elles ont été remaniées fortement au XIXè siècle, avec la création de petits logements aux étages, la toiture surélevée et consolidée avec des pièces de charpente marine.

"Je remercie l’architecte Véronique Wood d’avoir su sauver ces infimes et majestueuses traces de la vie d’antan pour qu’aujourd’hui cette maison nous parle. Je remercie tout autant les partenaires ayant permis ce projet, car il a été réalisé dans le cadre de la requalification du centre ancien et selon une convention publique d’aménagement avec la SAGEM. La Région PACA, le Conseil Général du Var et TPM étant partenaires.

"Cette maison rénovée, c’est un pan de mémoire renfloué et vivant à nouveau. C’est pourquoi nous souhaitons vivement mettre ces locaux à disposition des associations patrimoniales seynoises. Si je reprends les termes du ministère, cela colle (pour une fois) parfaitement avec les objectifs définis : mettre en mémoire des destins communs, faire dialoguer l’homme et le lieu, valoriser celles et ceux qui donnent de leur temps et de leur passion pour préserver les traces de l'histoire. Rencontres, échanges, mise en réseau pour renforcer l’identité et la mémoire collective, pour acquérir des techniques, pour sauvegarder et créer des documents sonores et visuels. En un mot créer un espace ressources pour la valorisation du patrimoine sous toutes ses formes.

"En effet, le patrimoine, c’est aussi la tradition orale et l’immatériel et il est nécessaire de conserver des archives audiovisuelles – sons et images – d’évènements divers, de rites, de cérémonies, de vie artisanale, ouvrière, patronale, culturelle, un folklore au sens propre du terme : la science des traditions, des us et coutumes et des productions culturelles non matérielles d'un groupe sociétal.

"La Maison de l'Image est donc ouverte aux associations proposant des activités liées à l'écriture audiovisuelle, à la lecture et à la compréhension critique et raisonnée des images. C’est ce que vont mettre en pratique très prochainement - à partir d’aujourd’hui même, je crois - les ateliers de l’image en proposant des séances de ciné-club, des ateliers de montage vidéo allant de l’art simple du montage de films amateurs à la formation à la réalisation de films, depuis l’écriture jusqu'au montage.

"La Maison du Patrimoine a pour vocation de générer de nouvelles initiatives en faveur de la connaissance, de la valorisation et de la restitution de l’histoire et du patrimoine du territoire aux différents publics.

"Et je tiens à souligner que désormais cette Maison doit permettre de renforcer le lien entre les habitants et les différents quartiers de notre ville mais répondra également aux besoins pratiques des publics scolaires, des centres aérés, des visiteurs, des touristes ...

"Car l'éducation (aux arts et) à la culture est un enjeu de formation et d’ouverture d’esprit essentiel pour les enfants et les adolescents

"Cette Maison du Patrimoine et de l’Image devient le creuset, l’atelier commun des acteurs patrimoniaux du territoire et de services communaux. C’est un lieu de brassage des connaissances, des projets et des initiatives de valorisation de notre ville.

"Entendons-nous bien : ce nouvel équipement proposera donc, au gré d’une programmation régulière, une série de manifestations culturelles - expositions, conférences, débats, ateliers, projections - émanant des partenaires associatifs, de la Direction municipale Culture-Patrimoine ou de tout autre acteur du champ patrimonial : les associations partenaires (comme les ateliers de l’Image animés par Nathalie Trezza), les archives municipales, le musée de Balaguier, l'Ecole des Beaux-Arts, la bibliothèque théâtrale installée prochainement sur la place Martel Esprit.

"Je tiens à saluer le travail remarquable qui vous est déjà proposé, ce « Regard sur le bagne » de Dominique Darbois en partenariat avec le musée Ernest Cognacq à St Martin de Ré. Cette exposition est l’initiative du Musée de Balaguier et fait suite à « Les Artistes du Bagne » encore ouvert à la visite. Et je vous invite par ailleurs à découvrir La Seyne et toutes ses richesses à travers les nombreuses possibilités de visite sur notre commune lors de ces journées du Patrimoine.

"Ce matin je me suis promené dans les allées de Balaguier parmi toutes les essences de son jardin, puis à l’Eguillette, sans oublier des amis de Savoie que j’ai emmenés tout en haut du Pont et qui tombent, chaque fois qu’ils me rendent visite, un peu plus amoureux de notre ville et de son caractère.

"Soyez, tous, services de la ville, associations, partenaires institutionnels et autres, remerciés de votre implication. Et bonnes journées du Patrimoine à tous."

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 15:24

livres_histoire.jpgÇa y est. Je pars deux semaines en vacances.

J'emporte quelques livres, dont les trois que mes visiteurs peuvent voir sur la photo. En bas, c'est la réédition du tome 1 de la série de livres de Marius Autran, "Images de la Vie Seynoise d'Antan", à l'initiative de son fils Jean-Claude, dont je recommande vivement le site Internet.

En haut, ce sont deux ouvrages aujourd'hui presque introuvables qui mériteraient, eux aussi, une réédition : le gros volume bleu, à gauche, c'est la célèbre "Histoire générale de La Seyne et son port" de Louis Baudoin (1892-1983) ; et la bande dessinée, à droite, c'est une réalisation de l'association "Vivre Jeune", aujourd'hui en sommeil, qui raconte aussi, comme son titre l'indique, l'histoire de notre ville.

"Le passé est une partie de nous-mêmes, la plus essentielle peut-être...", a écrit Victor Hugo. C'est sûrement très vrai.

À très bientôt, donc !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:15
Pour les sapeurs-pompiers, la Saint-Barbe est synonyme de jour de fête.

Si, bien sûr, ceux de La Seyne n'ont pas dérogé à la règle, en organisant un temps amical à la nouvelle caserne de Mauvèou, celui-ci a été précédé d'un émouvant dépôt de gerbes au vieux centre de secours du quartier Peyron, en présence des familles et amis de nos trois pompiers morts au feu à l'automne 2003.

Le deuil des leurs, camarades d'engagement, parents et amis, se fera-t-il vraiment un jour, tant la plaie est dure à se fermer, avec une justice qui a peut être fait ce qu'elle devait, mais n'aura pas permis de mettre des mots sur le drame ?

J'étais d'autant plus ému que j'ai pu mesurer, cette année encore, combien est forte et solidaire la grande famille des soldats du feu. Des enfants des sapeurs disparus à Paul Reybaud, le vieux médecin aujourd'hui âgé de près de 90 ans, tous ceux qui le pouvaient étaient là, dans un impressionnant silence de respect, autour de la stèle érigée à leur mémoire.

Ambiance d''autant plus lourde de sollennité que sapeurs, sous-officiers et officiers mènent en ce moment un autre combat, sans cesser d'assurer leur mission avec conscience et dévouement. Celui pour que leur professionnalisme et leur engagement soient plus justement reconnus dans leurs salaires. Combat difficile, peut-être sans issue, lorsqu'on sait combien le Conseil général, en charge du service départemental d'incendie et de secours, subit, comme toutes les collectivités, la révision des politiques publiques et sa cohorte de réduction de ressources.
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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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