9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 05:53

http://www.chars-francais.net/new/images/stories/photos/fcm-1a_02.jpgLe directeur des Archives départementales du Var a donné son accord. La Seyne, à ce jour seule commune du Var à avoir répondu à l'appel de l'opération européenne "La Grande Collecte", va pouvoir recueillir, pour les numériser ou les faire photographier avant de les restituer, les objets témoins de la "Grande Guerre" que nombre de familles conservent chez elles : lettres du front, cartes postales de soldats, photographies, documents et objets divers. C'est une démarche originale et active dont j'ai exposé le principe dans un précédent article, partant de l'idée selon laquelle plus on agira sur la connaissance et la mémoire, plus on parviendra à une élévation des consciences pour prévenir les grandes boucheries que sont les guerres.

 

DES MOBILISÉS À L'EDEN-THÉÂTRE AU CHAR LOURD "TYPE LA SEYNE"...

Il est sûrement des familles de chez nous qui peuvent conserver, dans un grenier ou au fond d'un tiroir, des objets témoins des événements d'il y a un siècle. Peut-être dispose-t-on de photographies du collège des Maristes transformé en hôpital militaire, du rassemblement à l'Eden-Théâtre, sur la place de la Lune, des soldats mobilisés rejoignant les militaires d'active, de la caserne de La Gatonne en effervescence à l'heure de la mobilisation ?

Peut-être a-t-on des témoignages sur le capitaine René Carmille, Seynois d'adoption installé dans sa propriété des "Charmilles", devenu général à l'issue de la guerre, puis résistant exécuté par les nazis en 1944 ? Peut-être dispose-t-on d'objets de mémoire de la construction des navires avisos aux chantiers navals qui, pour la terrible circonstance, diversifièrent leurs activités pour l'industrie de guerre : artillerie, projectiles, chevaux de frise, et le fameux char lourd FCM1A dit "de type La Seyne", commandé aux "Forges et Chantiers de Méditerranée" en 1916, dont les essais ont été réalisés en 1917 aux Sablettes, et livré à la fin de la guerre ?

 

... À LA CARTE POSTALE D'UN POILU SEYNOIS ADRESSÉE À SA FAMILLE

Peut-être retrouvera-t-on dans quelque vieille armoire de famille des écrits de Joseph Julien, Philémon Zunino ou Alexandre Maurel, ces soldats seynois du XVème corps d'armée, dont les témoignages ont permis, plusieurs années après la guerre, de réhabiliter Marius Marcel, l'un de ces mobilisés au 7ème Colonial, originaire de Carcès, fusillé pour l'exemple comme plusieurs centaines de ses camarades pour avoir soi-disant fui le front ?

Et peut-être, dans quelque vieille commode héritée, trouvera-t-on simplement une missive malhabilement rédigée à la hâte par un ancien de la famille à l'intention des siens qui l'ont vu partir de Provence, à l'instar de celle de mon arrière-grand-oncle qui écrivait à sa jeune épouse "Je pense bien que dans 30 jours, je serai de retour" et qui, cinq semaines plus tard, mourait pour la France dans l'enfer du front belge ?

Merci à Isabelle et Alain, les responsables du service des Archives communales qui, sur rendez-vous, du 12 au 15 novembre, accueilleront les Seynois et nos voisins qui auront "farfouillé" pour retrouver ces précieux objets témoins des effroyables années de la "der des ders", pour les sauver de l'oubli en alimentant un fonds européen accessible en ligne. Et contribuer, par l'acte de mémoire, à ce que le Monde ne connaisse plus jamais ça.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 05:02

http://linepassions.free.fr/Photo-du-jour/12/12-07_Ciel-d-orage.jpgFuneste destin d'automne qui a ravi à La Seyne cinq de ses vieux serviteurs. Jean Cogordan, Louis Brémond, Paul Pratali, René Francheteau et Roger Miraglio nous ont quittés à quelques jours d'intervalle. Ils avaient tous en commun d'avoir consacré bien du temps de leurs vies à un engagement communal, politique, syndical, laïque ou mutualiste.

Paul Pratali avait cent ans. Garagiste de métier, il a été membre du club de moto-ball seynois. À 21 ans, il luttait contre les tentatives d'installer le fascisme en France et, en 1935, il militait pour l'élection de Jean Bartolini qui fut le premier député du Front populaire. Résistant, membre du Parti communiste français jusqu'en 1977, il fut élu municipal de 1945 à 1965, occupant la fonction de premier adjoint de Toussaint Merle en 1950. Il s'investit également dans le syndicat des commerçants et artisans et dans l'association des anciens combattants de la Résistance.

Roger Miraglio allait sur ses quatre-vingt dix ans. De commis à directeur de l'établissement toulonnais, il fit toute sa carrière à la Caisse d'Épargne, où il exerça également des responsabilités locales et nationales au sein du syndicat des agents et cadres de la banque. Socialiste SFIO, élu municipal dès 1947, lui qui était en désaccord avec la majorité communiste du conseil municipal admit, après la création du Parti socialiste, la nécessité de la constitution des premières listes d'union de la gauche à La Seyne et siégea comme maire-adjoint de Maurice Blanc en 1983.

René Francheteau, autre socialiste militant à la section des chantiers navals, au sein du CERES qui était alors "l'aile gauche" du parti, avait 83 ans. Il faisait partie de ceux qu'on appelait les "casques blancs", c'est-à-dire les agents des bureaux d'étude, techniciens et dessinateurs. Il militait à la CGT. Promoteur dès 1977 pour l'union des socialistes et des communistes, il fut adjoint au maire de Maurice Blanc. Syndicaliste, il fut aussi cheville ouvrière des Délégués départementaux de l'Éducation nationale.

Ancien combattant, Louis Brémond, est parti dans sa quatre-vingtième année le même jour que René Francheteau. Militant syndicaliste CGT aux chantiers navals où il exerçait à l'atelier de serrurerie, il fut aussi conseiller municipal de 1971 à 1985, sous les municipalités de Philippe Giovannini et Maurice Blanc. Administrateur de l'hôpital George-Sand, il s'investissait également en faveur de l'enfance handicapée. Homme de coeur, artiste peintre, il aimait à accueillir ses amis dans sa propriété rurale du centre Var.

Il me faut associer à ces hommages l'un des compagnons de lutte de ces anciens élus, Jean Cogordan, décédé à 84 ans, qui figurait sur la liste conduite par Maurice Paul en 1995. Militant constant de la CGT des chantiers navals, il était très investi dans le mouvement mutualiste au sein duquel il a œuvré toute sa vie, étant notamment administrateur de la Mutuelle de la Méditerranée et de l'UMGOS.

La Seyne d'aujourd'hui leur doit beaucoup.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 05:18

http://www.rgimmobilier.com/modules/import-pericles/images/4669-01-8065411-a.jpgLes Journées européennes du patrimoine à La Seyne ont été denses cette année encore. Et, fort heureusement, la pluie ne les a pas trop gâchées. Nous avons, entre autres, inauguré un « chemin de la mémoire du centre ville » permettant de découvrir d’étonnants aspects de notre cité historique. J’ai prononcé une petite allocution à l’attention de ceux qui, guidés par les personnels qui se sont investis dans sa conception et sa réalisation, sous la houlette de Françoise, directrice de la culture et du patrimoine, ont réalisé pour la première fois ce parcours urbain. Quelques extraits...

« Décidément, notre patrimoine est immensément riche. Et si cette année, c'est le Centre-ville qui est à l'honneur, comme je l'ai lu récemment dans la presse locale (que je tiens d'ailleurs à remercier au passage pour l'annonce et la couverture de l'événement !), si donc le centre-ville est à l'honneur, ce n'est en rien pour mésestimer les trésors du sud, les forts, le village Pouillon, le quartier de Tamaris... et du nord aussi.

« Le centre-ville, il faut le dire, à été régulièrement à l'honneur ces dernières années : le pont levant des chantiers, rénové par mon prédécesseur Arthur Paecht, les maisons Bourradet, celle du patrimoine, justement, et celle de l’habitat, la bibliothèque de théâtre, place Martel Esprit. Et puis, cette année, hier, l’îlot Martini dénommé désormais "Place de Seynois de la mission de France".

 

UN MERCI SINCÈRE AUX ASSOCIATIONS D’HISTOIRE ET DE PATRIMOINE

« Que ces quelques mots me permettent aussi de saluer les associations qui œuvrent dans le domaine patrimonial et historique. On ne peut toutes les citer, tant elles sont nombreuses à se mobiliser chaque fois pour ces journées. Elles nous rappellent utilement que la richesse humaine est au moins aussi importante que les pierres, qui ont bien été taillées et posées... par des humains, n'est-ce pas ?

« Parler du patrimoine seynois, c'est également mentionner le travail fait en ce moment avec les anciens des chantiers et l’Éducation nationale pour transmettre la mémoire de la construction navale aux écoliers ; c'est aussi vous dire que le 19 octobre, s'ouvre la grande exposition du Musée Balaguier, "l'envol de l'aigle", qui revient évidemment sur la prise de Toulon par les armées de l'An II parmi lesquelles s'est distingué un certain capitaine d'artillerie devenu très très célèbre... Je rappellerai d’ailleurs qu'une plaque commémorative, en hommage soldats de l'An II orne, depuis la fête de la vile, en juin dernier, l’un des murs du Fort Napoléon, sur initiative là encore, d'une association, "l'Aurore de la République", présidée par Patrick Gabrielli, qui a travaillé avec Henri Ribot que je remercie à nouveau chaleureusement pour leur initiative.

 

UN PASSIONNANT CHEMINEMENT URBAIN EN 10 ÉTAPES

« Pour revenir à ce chemin de la mémoire du centre historique, il est bel et bien, dans le cadre de la  mission globale confiée à la SAGEM, un élément de la réhabilitation du Centre-ville.

« Comme ont pu le constater celles et ceux qui l'ont parcouru pour la première fois ce matin, il vient en continuité avec un autre chemin de la mémoire, qui jalonne depuis 2010 le Parc de la Navale, et il raconte comment, à partir des hameaux d'origine (Cavaillon, Beaussier principalement), le Centre-ville s'est formé autour du port et des activités maritimes. 

« Pour celles et ceux qui ne l'ont pas encore découvert, il se décompose en 10 étapes, 10 "bornes" (des totems métalliques) assorties d'un dépliant qui explicite le circuit. Chaque panneau comporte un « QR code » qui complète les informations figurant sur la borne en lien avec les smartphones. Des traductions sont ainsi accessibles en allemand, anglais, italien, espagnol... et provençal.

« Il met l'accent sur les éléments d'architecture et de patrimoine repérés par les services de la Ville compétents en la matière à partir de leurs connaissances de terrain et des données des historiens locaux tel que Louis Baudouin et Marius Autran ainsi que de l'urbaniste Jean Coignet.

« La réalisation concrète a été confiées à l'entreprise seynoise MANUGRAPH installée à la ZAC des Playes et spécialisée dans la fabrication d'outils de communication. La conception de ce parcours historique est le fruit de la collaboration de plusieurs services : le Pôle « Aménagement du Territoire », la Direction Culture et Patrimoine, le chargé de mission patrimoine, le tout sous l'égide de l'adjointe à la Culture, au Patrimoine et au centre ancien, Florence Cyrulnik. »

Et j’ai ensuite félicité tous les agents de la fonction publique territoriale qui y ont œuvré, et qui sont tout sauf routiniers et blasés, mais au contraire créatifs, bosseurs et surtout passionnés par et pour leur ville !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 05:50

130913_place_mission_france.jpgNombreux étaient les Seynoises et Seynois ayant répondu à notre invitation à l’inauguration, ce vendredi, d’une nouvelle place dans la ville historique. Des Seynois de tous âges et riches de leurs diversités. Quelques extraits du propos que j’ai tenu à cette occasion...

« Nous sommes ici aujourd’hui en plein centre-ville pour inaugurer un petit morceau de plus de notre cœur à tous, du beau cœur de notre ville.

« Ce n'est pas rien, une nouvelle place. C'est un espace de vie, un lieu de vie commune. Et, de fait, cette nouvelle place, tout à la fois minérale, végétale et conviviale, beaucoup de Seynoises et de Seynois l'ont déjà, à leur manière, inaugurée : de jeunes étudiants et lycéens, en y faisant tout naturellement une pause, le midi, quelques paroissiens, en y organisant leurs manifestations festives, les touristes et les Seynois, revenant du marché pour une pose à l'ombre de ces savonniers qui  fleuriront au printemps.

« Cette place, nous lui conférons, de surcroît, aujourd’hui, un caractère historique et remarquable, en lui donnant le nom de "place des Seynois de la Mission de France" et aussi, dans un tout autre registre, en lui ayant préservé, chose rare et appréciable, cet arbre, un if, qui nous donne de l’ombre du haut de ces cent ans.

 

LES PRÊTRES OUVRIERS, UN PAN DE L'HISTOIRE DE LA SEYNE

 « J'ai évoqué le nom que nous allons dévoiler tout à l’heure, "les Seynois de la Mission de France". Ce sont des prêtres, bien sûr, dont nous parlons. En quelques mots, permettez-moi de rappeler qu'ils s’engagèrent ici, à La Seyne, dans cette paroisse, à l'image de l’un des leurs, Jean-Pierre Margier, personnalité seynoise appréciée et reconnue pour son infatigable dévouement au service des humbles, pour son immense et inépuisable bonté. Nous lui rendrons un autre hommage, à Berthe, demain matin.

« Ces hommes, et aujourd’hui ces femmes et ces laïcs, de la Mission de France, ce sont les fameux "prêtres ouvriers" qui ont joué un rôle si particulier dans l'histoire de l’Église et de notre pays, par leur engagement aux côtés et au sein même du peuple et de la classe ouvrière.

« La Mission de France, qui sera élevée ensuite au rang de prélature territoriale, mais ça, ce sont des histoires de curés qui ne concernent pas la République laïque, cette Mission de France, donc, aujourd'hui appelée « Communauté Mission de France », connaîtra bien des rebondissements.

« Un temps contestés par la hiérarchie catholique elle-même, les prêtres ouvriers, jugés un peu trop engagés socialement et syndicalement, se verront durant quelques années, assez paradoxalement, interdits d'activité professionnelle.

« Mais en 1965, après le Concile Vatican II, ils seront à nouveau autorisés retourner à l'usine, à la mine... et chez nous, aux chantiers, bien sûr, entre autres entreprises...

« Et c’est cela que nous devons honorer aujourd’hui. Ils font partie de notre histoire, de l’histoire de notre ville, dans sa diversité, dans son incroyable richesse humaine.

« Admettons-le : il eût été injuste de pas leur rendre, en un tel lieu, l’hommage qu'il méritent et qui a pu être dénaturé par certains propos publics.

 

LES MALENTENDUS SONT DERRIÈRE NOUS, L'ESSENTIEL EST L'HOMMAGE

 « Et je voudrais témoigner de la tristesse de leur vicaire général d’aujourd’hui à la lecture récente dans la presse - je le cite - « d’accusations graves » qui ont été portées de chez nous à leur encontre.

« Nous informant que la Mission « est née formellement en 1954 », le vicaire général m’a en effet adressé un courrier expliquant que certaines allusions à des années antérieures relèvent sûrement « d’une méprise », et je me dois de vous livrer un extrait de cette lettre où il me fait part que ces prêtres - je cite -  « se sont engagés dans la Résistance, ont servi la cause de la Paix, notamment au Mouvement de la Paix, ont payé au prix fort leur engagement contre la guerre d’Algérie. Ils ont milité loyalement dans les syndicats, et servi la cause du mouvement ouvrier en ayant exercé des mandats à tous les échelons, y compris au bureau confédéral de la CGT » - fin de citation -. Tout en expliquant un peu plus loin que « ce point n’altère pas l’essentiel, l’hommage que vous rendez aux membres seynois de la Mission de France ».

« Alors cette place... cette place rajoute indéniablement, vous en conviendrez, cachet et caractère à notre cœur de ville, ce qui en fait une vraie réussite et un pas de plus pour la redynamisation de La Seyne. »

 

UN PROJET QUI A MIS VINGT ANS À SE RÉALISER

 J’ai ensuite présenté le projet, débuté au début des années 90 avec les premières préemptions de constructions insalubres et quasiment en ruine, pour lequel il aura fallu plus de 20 ans, l’opiniâtreté de cinq maires successifs, et la mobilisation, chacun à peu près pour un tiers des 1,2 millions d’euros qu’il aura coûté, de la Ville, du Département et de la Région, pour parvenir à son achèvement, expliquant qu’il s'agit « d'un projet global qui a permis une intervention en matière d’infrastructure, d’équipement public, de logement social, de développement économique et d’amélioration de la qualité de vie. »

Et j’ai conclu mon propos en relevant que « La Seyne est une aventure commune et forte, une ville intense offrant une place pour chacun. Je vous engage à ce que ce caractère et l'identité du cœur historique de notre cité restent un incontournable et incessant cheval de bataille. Nous y avons tout à gagner, toutes et tous, mais nous en avons aussi la responsabilité, car c'est ce que nous offrons à nos visiteurs, et ce que nous léguons à enfants, qui se poursuit dès aujourd'hui. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 05:08

http://jcautran.free.fr/archives_familiales/autobiographies/vie_marius_autran/bombardements1.jpgCe lundi a été commémorée, pour la 69ème fois, la libération de notre ville. Raphaëlle Leguen, notre première adjointe, en mon absence, a prononcé une allocution rappelant l’histoire et les faits, et ouvrant vers l’avenir...

« Dans l’esprit des Alliés, le débarquement en Provence est une opération de complément à la grande offensive déclenchée le 6 juin en Normandie.  Les troupes engagées sont essentiellement américaines et françaises, mais sont aussi présents des Anglais et des Canadiens. Sur le terrain, cela a été dit, le général De Lattre de Tassigny commande la 1ère Armée Française. En avance sur son ordre de marche, il libèrera Marseille et Toulon en moins de deux semaines.

« La 1ère Division Française Libre, les Marsouins de la 9ème Division d’Infanterie Coloniale, la 3ème Division d’Infanterie Algérienne, le groupe naval d’assaut, les commandos d’Afrique, et les commandos de choc, débarquent le 15 août dans le golfe de St-Tropez, dans la baie de Cavalaire et au cap Nègre. Avec eux, luttèrent les combattants de l’ombre descendus de leur maquis.  Le territoire de La Seyne est libéré le 26 août et participe de la stratégie d’encerclement de Toulon pour ce qu’on a appelé la Bataille de Toulon. Commencée le 19, elle est achevée le 27 août.

« En 1944, la situation de la population seynoise est préoccupante, sur les 26.000 résidents habituels, il ne reste que 9.000 habitants.

La population manque de tout, et surtout de pain. A la faim s’ajoute la peur : Le 11 juillet 1944, le bombardement de la ville entraîne une formidable panique dans l’émissaire du Cap Sicié, qui, contre toutes les règles, servait d’abri. On déplore 88 morts. Mais le martyre de la ville devait continuer.

« L’ennemi, aux abois, se livre aux destructions des infrastructures de manière à ralentir les futurs approvisionnements arrière. A La Seyne,  conformément aux ordres donnés par leur État-Major, les troupes allemandes s’ingénient à réduire à néant toutes les installations portuaires : quais, grues, machines, ateliers, entrepôts, cales de lancement... Le 17 août, ce que les bombardements des Alliés n’avaient pu faire, ils allaient le réaliser en quelques heures. Les explosions de mines puissantes ruinèrent la construction navale pour longtemps. Seul le pont basculant est miraculeusement épargné. Sa conservation nous est d’autant plus chère qu’il est une icône reconnue de l’identité de la ville et, aujourd’hui, un magnifique belvédère.

« Les troupes alliées organisent l’encerclement de Toulon. C’est la 9ème Division d’Infanterie Coloniale qui libère La Seyne. Il fallut réduire les batteries de Brégaillon, de Mar-Vivo ; les forts Napoléon et Balaguier ; la formidable batterie anti-navale et anti-aérienne du Peyras. Le 21 août voit la fusillade du poste de police, boulevard du 4 septembre. Le 27 août, la presqu’île de Saint-Mandrier reste la seule position qui désespérément résiste. L’Amiral Ruhfus et son état-major y sont réfugiés. Sur la demande du colonel Puloch du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc, il se résout à capituler. Il reste à reconstruire La Seyne. Sur les 5902 immeubles que comptait la ville, il y eut 4310 habitations sinistrées dont 277 détruites en totalité.

« Cet été, sur ces mêmes quais et comme les années passées, La Seyne, rayonnante, a accueilli le Tour de France à la voile, organisé des réjouissances estivales et projeté un nouveau port de plaisance… si le martyr de La Seyne, sa libération, sont des souvenirs à commémorer, son renouveau est une préoccupation constante. Vive la Seyne-sur-Mer ! »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 04:38

130812 plaque cocher avantAprès les évocations du chemin de la mémoire de la Navale, d'un (peut-être, je l'espère) futur chemin de la mémoire des ports, je voudrais, en anticipant d'un petit mois sur les Journées nationales du patrimoine, faire part d'un autre chantier à vocation mémorielle autant que touristique, sur lequel s'affairent encore et toujours les services de la commune, accompagnés de passionnés et érudits locaux : celui de l'invitation à la découverte et l'appropriation active du centre historique de La Seyne. Là encore, sous la forme d'un chemin de mémoire, jalonné de panneaux explicatifs invitant à poser les regards, qui parcourra bientôt les vieux quartiers qui forment le cœur de la commune.

Je ne veux pas livrer ici ce qu'il en sera après l'inauguration, à la mi-septembre, mais juste indiquer qu'un circuit, au départ du Parc de la Navale, prolongera vers la vieille ville le chemin de la mémoire des chantiers navals, et conduira à la découverte des origines de La Seyne, des premiers hameaux, des éléments de patrimoine, d'architecture, et d'anciennes activités économiques. On sera surpris de la richesse des lieux et objets témoins d'un passé de près de 400 ans qui subsistent mais que nous ne savons pas assez découvrir.

Là encore, s'approprier - ou se réapproprier autrement - ce qui est banal de notre quotidien est un moyen de modifier de façon positive l'image de notre ville, faire un peu mentir les incurables bougons qui ne relèvent que les choses qui ne vont pas, les amplifient, ne savent orienter les projecteurs que vers elles, et, ce faisant, nuisent aux efforts que tous les acteurs du centre historique déploient pour soutenir sa redynamisation : des commerçants qui s'adaptent aux résidents qui participent aux concours des "balcons fleuris", en passant par les employés communaux qui conduisent les opérations de réhabilitation et les artistes qui y engagent leur imagination créative dans des animations culturelles et festives.

130812_plaque_cocher.jpgEn avant-première, et sans rien trahir du travail qui s'affine pour ce circuit de la mémoire du centre historique, je ne résiste pas au plaisir de mettre l'eau à la bouche des visiteurs de mon blog en leur offrant deux photos : en haut, celle d'une plaque signalétique que certains auront peut-être remarquée non loin de l'église paroissiale, et, ci-contre, celle de la même plaque qui va retrouver sa place, accompagnée d'un panneau explicatif réalisé par un érudit seynois, Jean-Claude Autran, après avoir été descellée par les personnels communaux et entièrement remise à neuf par un Seynois passionné, Michel Havard, qui a aimablement proposé de se charger du patient travail de réfection...

Parce que la revalorisation urbaine, c'est bien l'affaire de tous ceux, quels que soient leurs statuts et leurs compétences, qui aiment simplement pour de bon La Seyne. Et qui croient vraiment en elle.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 04:30

http://www.ot-la-seyne-sur-mer.fr/images/prestataires/chemin-navale-751.jpgDans l'article que je publiais hier sur ce blog, je félicitais ceux qui ont été à l'initiative de la participation de La Seyne à un concours sur la mémoire des ports de Méditerranée qui a mobilisé des organismes publics et privés très divers.

C'est une démarche utile qui ne devra pas être éphémère. Passé le 21 novembre, jour où sera révélé le palmarès du concours, il faut que les supports de l'exposition ne finissent pas dans une cave poussiéreuse.


UN AUTRE CHEMIN DE LA MÉMOIRE ?

 Pourquoi ne pas les utiliser, si nécessaire en les retravaillant un peu, pour que nos concitoyens et visiteurs, d'aujourd'hui et de demain, puissent les découvrir dans un cheminement les menant de port en port le long de notre littoral, où ils pourraient être apposés de façon durable ? Un peu dans l'esprit de la démarche engagée en 2009 sur le site des anciens chantiers qui, une fois franchie la symbolique "porte principale", invite, à partir de la sculpture de fer qui a été installée, à cheminer dans le parc, de panneau en panneau, pour découvrir jusqu'au pont levant les lieux et les constructions, les métiers et les savoir-faire, les hommes et les femmes des chantiers, les vies de travail et de lutte sociale, qui ont rythmé l'espace pendant 150 années.

Ce "chemin de la mémoire de la Navale", désormais faisant partie des meubles urbains d'un parc approprié par tous, a, comme l'exposition "La Seyne, la ville aux 12 ports" (et bientôt 13, avec le futur port de plaisance !), été imaginé, conçu, réalisé, dans une démarche collective, dans laquelle on retrouve beaucoup de ceux qui ont coopéré au projet sur les ports, et, naturellement, les anciens des chantiers, avec une implication centrale des adhérents de l'AMIANS, cette association de maintien des intérêts des anciens salariés des chantiers navals de La Seyne, qui a transcendé sa mission originelle pour engager un formidable travail de la mémoire, pour eux-mêmes comme pour les générations futures.

 

NE PAS OPPOSER LE PASSÉ À L'AVENIR, LA CULTURE À L'ÉCONOMIE

 Je me souviens que, dans mon propos inaugural, je leur disais : "Là où, au moins du point de vue de la mémoire et de l'histoire, il n'y avait qu'un "no man's land", vous avez apporté de l'humain et du sens. Et, dans tout cela, vous avez été altruistes avant tout. Vous n'opposez pas le passé à l'avenir, la culture à l'économie, l'approche scientifique au tourisme, la création artistique au sens de la fête".

Et leur chantier ne s'est pas arrêté là. Les porteurs du projet de "chemin de la mémoire de la Navale" ont récemment mis la dernière main, avec des enseignants et l'engagement de l'Éducation nationale, à des supports pédagogiques qui vont bientôt être utilisés dans les écoles.

 

ET NE PAS S'ARRÊTER... EN CHEMIN

 Le chemin va se poursuivre vers les nouveaux espaces dont les aménagements commencent : vers le casino, le nouveau port, et l'atelier mécanique, jusqu'au môle d'armement désormais dédié à l'accueil des croisiéristes. Le parti pris de la rénovation de l'atelier mécanique est celui de la mise en valeur de l'architecture industrielle, des structures et des machines-outils qui y ont été laissées à l'abandon, et des espaces dédiés à la vie culturelle y sont prévus.

Il restera, lorsque les moyens le permettront, à imaginer un lieu fort des activités liées à la mer, dans une démarche de muséologie active. Ça pourrait bien démarrer avec une approche de recherche et développement s'appuyant sur les technologies de la "réalité augmentée". Mais, chut, on n'en est qu'aux balbutiements de l'idée avec des acteurs économiques innovants seynois ; ne vendons pas, comme d'autres savent le faire, du rêve qui ne soit fondé sur un minimum de réalité...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 04:11

http://b.vimeocdn.com/ts/398/183/398183656_640.jpgNous inaugurions, vendredi dernier, à la Maison de Patrimoine, une exposition intitulée "La Seyne, la ville aux 12 ports". Je n'en parlerai pas dans le détail, tant son titre est en lui-même aussi évocateur que la désignation de La Seyne par le journaliste, érudit et poète seynois Pierre Caminade : "La ville de mer aux quarante collines".

Et j'invite plutôt chacun à aller la visiter dans cette "Maison du patrimoine" grouillant de vie que nous avons inaugurée en 2010 dans l'une des plus anciennes bâtisses de la ville, place Bourradet, après s'être mis l'eau à la bouche en visionnant un petit film mis en ligne réalisé à cette occasion.

 

LA SEYNE PARMI LES "NOMINÉS"

Cette exposition est réalisée dans le cadre d'un concours international organisé par la Fédération du patrimoine maritime méditerranéen. Nous étions une trentaine de villes portuaires sur la ligne de départ de ce concours. Une moitié a d'ores et déjà été retenue dans une première sélection, dont La Seyne, qui va concourir contre un autre port varois, Hyères, deux ports provençaux, deux azuréens, un languedocien, quatre italiens, un croate et un tunisien.

Outre la valorisation culturelle et patrimoniale évidente, donc l'essor qu'un succès, et même le fait d'avoir été sélectionnée parmi les "nominés", pourra donner à la promotion touristique et économique de La Seyne, je veux relever la particularité de la démarche qui a permis de produire les supports du concours, film, exposition et ouvrage.

 

LA SEYNE, SEULE COMMUNE PARMI LES CANDIDATS

Le projet est en effet le seul, parmi l'ensemble des candidatures, à être porté par une collectivité, en l'occurrence une commune ; tous les autres le sont par des associations. Ça met en évidence l'importance que la puissance publique municipale attache à la valorisation du patrimoine du territoire communal. Mais l'originalité ne s'arrête pas là. Illustration d'une appropriation collective de la démarche, outre plusieurs services communaux, autour de Julie, responsable de la Maison du patrimoine, ce ne sont pas moins d'une dizaine associations culturelles ou sportives et un établissement public d'État, l'Ifremer, qui ont contribué au projet (*), avec l'appui du Gom (Groupe obsessionnel minimal) pour la réalisation du film.

Une coopération pour un résultat qui n'a rien de passéiste mais qui, au contraire, montre et valorise notre littoral portuaire comme facteur de vie, culturelle, sociale, technologique et économique. Ce qui a toujours fait vivre notre peuple. Et qui, une fois encore dans son histoire cahotique, lui donne à espérer pour son avenir.



 

(*) : Bravo aux principaux contributeurs : Les amis de La Seyne ancienne et moderne, l'amicale des câbles sous-marins, le centre de ressources de la construction navale, l'association culturelle saint-elmoise, l'association de sauvegarde des embarcations traditionnelles, le club nautique seynois, Histoire et parimoine seynois, Ifremer, Les cahiers seynois de la mémoire, Les pescadous de La Verne et Fabrégas, la société nautique de la Petite Mer

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 13:58

http://anacr.laseyne.ouvaton.org/pages/images/signes02.jpgNul n'oubliera sa petite silhouette un peu voutée devant le Monument aux Morts de La Seyne, les cheveux blancs de sa nuque flottant au vent glacial du maquis de La Limatte les 2 janvier, son regard clair derrière ses petites lunettes, et le calme de ses mots teintés de son bel accent du Sud-Ouest. On avait espéré un moment le voir arriver, mardi dernier, à l'occasion de la commémoration de l'appel du 18 juin du général de Gaulle, comme depuis plusieurs années au bras de son fils Bernard. Je devais déposer une gerbe avec lui. Mais il n'allait pas bien. Maurice Oustrières est mort cette semaine, dans sa quatre-vingt-dixième année.

Il avait passé le flambeau, l'an dernier, de la présidence de l'Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance à Jeanne Vaïsse. Lui-même était entré en résistance contre le nazisme, à Montauban, alors qu'il était lycéen, avec quelques camarades. Et, journaliste, écrivain ("La nuit montalbanaise" - Edition A. Sutton), il n'a eu de cesse de contribuer au devoir de mémoire, engagé auprès des jeunes générations des établissements scolaires, pour porter la parole de ceux qui veulent élever les consciences et prévenir, pour qu'on ne connaisse plus jamais pareille époque. Lui disparu, ses propos, à l'image de l'éditorial qu'il avait signé en 2004 dans "Résistance Var", comme ses actes d'éducation populaire, nous obligent désormais :

"Et puis, surtout, on voit reparaître, ça et là, dans les propos tenus par tel ou tel personnage politique, ces théories que l’on a baptisées « négationnisme », selon lesquelles les fours crématoires, les camps d’extermination n’auraient jamais existé. Il y a ce terrorisme ambigu, qui essaie de prendre les apparences, parfois, d’une lutte libératrice. Enfin, des individus non identifiés, héritiers des théories nazies, couvrent d’inscriptions racistes et de croix gammées, dans plusieurs cimetières, des tombes soigneusement choisies.
"Tout cela doit nous inciter à une vigilance accrue. Tout cela doit nous persuader qu’à l’heure actuelle, pour un ancien Résistant, il n’y a rien de plus nécessaire, de plus urgent, que de recruter, d’aider à se développer, ces Amis de la Résistance qui, dans un avenir hélas très proche, lorsque tous les Résistants auront disparu, seront chargés de perpétuer leur souvenir.
"Ils empêcheront que sombre à jamais dans l’oubli cette époque pendant laquelle, au péril de notre vie, et avec la générosité de notre jeunesse, nous sûmes prouver notre fidélité à la République et à la France profanée."

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois
17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 04:42

130616 inaug stade bertheEncore un week-end d’intense activité pour les Seynoises et les Seynois ! Je reviendrai demain sur divers temps forts de cette belle dynamique des services communaux et des associations, illustrée en ce printemps par une fourmilière de rendez-vous culturels, solidaires ou sportifs. Je m’en tiendrai aujourd’hui à à livrer aux visiteurs de ce blog les propos que j’ai tenus lors du premier événement des 48 heures qui viennent de s’achever...

« Nous inaugurons les équipements du stade de Berthe, auquel le Conseil municipal, sur proposition de Makki Boutekka, président du Football club seynois, et Robert Mendy, a choisi de donner le nom du dernier président de la Jeunesse sportive seynoise, la JSS, Raymond Januzzi. Le conseil de quartier Nord, animé par son adjoint Christian Bianchi, a validé cette proposition.

« Raymond Januzzi, rappelons-le, a joué très jeune au football en Tunisie où il a même été sélectionné trois fois en équipe nationale. Une fois arrivé en France, il a joué à Tours puis au prestigieux stade de Reims, avec un certain Roger Piantoni, célèbre international de foot et populaire journaliste commentateur télé. Enfin, après le club de l'Arsenal à Toulon, il intègre la JSS, comme joueur bien sûr, puis comme entraîneur, et c'est d’ailleurs sous sa direction sportive que le club accédera à la 1ère division d'honneur. Président pendant 20 ans, il a cessé ses activités en 2008. Agé de 80 ans aujourd'hui, Raymond Januzzi s'identifie, à des titres divers, à 40 années de la vie de la JSS.

« Bien sûr, au travers de cette dénomination, c'est la belle histoire de la JSS et, au-delà, du sport seynois et dans notre quartier Berthe, que nous voulons évoquer et célébrer. Et il faut naturellement tout de suite parler des fondateurs, autour de  M. Traversa et d'autres, dont beuacoup sont aujourd'hui disparus.

« Parmi les documents comme toujours méticuleusement conservés et classés par l’adjoint aux sports de l'époque, Jean Passaglia, notre mémoire sportive, il y a bien sûr des articles de la presse locale de ces temps-là... notamment un, daté du 19 février 1968, qui rend compte de la première réunion de l’Assemblée générale de la JSS et cite le Bureau fondateur : le premier président, Guy Ségura, Pierre Mattet et Adolphe Dallest, vice-présidents, Jacques Santo, secrétaire adjoint, le premier trésorier, Claude Fauroux, Paul Blenner, trésorier adjoint, et même un commissaire à la retraite, M. Mongo, Membre d'honneur. Et bien sûr l’adjoint aux sports, Jean Passaglia.

« On pourrait ainsi raconter, par les noms et les prénoms, l'aventure de la JSS. On pourrait citer Georges Branciforti, président quelques années après, Jean Cozzani, Jean-Jacques Eichaker, Raphaël Gimenez... Je suis obligé de m'arrêter là, mais il y en a tant qui ont joué un rôle primordial. Et je souhaite d'ailleurs que l'on installe, en bonne place, un panneau qui rappelle cette histoire, ces noms qui comptent, tous ces noms. 

« La JSS, je veux insister : ce n'était pas le sport vu étroitement mais considéré comme une vraie activité humaine, pour éduquer, élever, construire les jeunes, les enfants, les personnes. On le sait, la JSS, c'étaient les activités sportives, mais aussi l'accompagnement social, des cours d’alphabétisation, de l’aide aux devoirs. Bref, c'était un élément fort et structurant de la vie du quartier.

« C'est justement pourquoi les activités de la JSS, lorsqu'elle a connu les difficultés que l'on sait, ont été reprises, à la demande de municipalité, par le Football club seynois. Afin, justement, que tout cela ne soit pas gâché, afin que cette grande et belle aventure, tous ces efforts, cette abnégation des bénévoles au fil des années, ne soit pas perdus. Et l'importance de ce bénévolat, on en a pris encore plus conscience avec les Assises du sport que nous avons conduites tous ensemble cette année. Le FCS, j’en remercie ses dirigeants, et au premier chef son jeune président Makki Boutekka, a relevé le défi et l'a mené à bien.

« Et c'est également pour cela qu'en 2008, lorsque j'ai repris le dossier du Programme de rénovation urbaine (PRU) de Berthe, avec Rachid Maziane, adjoint à la « Politique de la ville », nous avons absolument tenu à ce que l'on intègre cette dimension socio-sportive qui avait été oubliée. Car cette rénovation du stade, cette pelouse synthétique que nous inaugurons aujourd'hui et qui représente un budget de 450.000 euros couverts par les divers financeurs du PRU (État, Région, Département, TPM, Ville), ce n’est que la première phase, d'ailleurs fort bien menée sous la houlette des équipes de Marcel-Paul, directeur de nos services techniques, d’un dispositif plus global que nous mettons en place. Suivront prochainement deux autres éléments de ce programme : un gymnase, pour l'aspect sportif, et un EAJ, un Espace accueil jeunes, qui sera bien sûr par géré notre service jeunesse.

« Et je lance le défi à ces deux services municipaux, ceux des sports et de la jeunesse : ouvrez, ouvrez, ces structures, faites qu’elles soient actives, vivantes, animées, qu'elles soient effectivement au service des jeunes, des enfants, et à travers eux, des familles, de Berthe comme de tous les quartiers, à l'image de ce beau tournoi organisé aujourd’hui par le FCS. Faites vivre le sport et l'éducation. Cela va de pair. »

 


L'inauguration s'est faite en présence de Raymond Januzzi (à droite, hélas de dos, sur la photo), de Makki Boutekka, président du FCS (à gauche sur la photo), et de plusieurs élus : Marie Bouchez, conseillère régionale de PACA (à ma droite sur la photo), Claude Astore, adjoint aux infrastuctures, Bernard Trouchet, adjoint de quartier, Raphaëlle Leguen, première adjointe, Christian Bianchi, adjoint de quartier (de gauche à droite au second rang sur la photo), et Toussaint Codaccioni, adjoint aux sports (à ma gauche sur la photo)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mémoire et patrimoine seynois

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