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GAGNER EN ÉGALITÉ FACE À LA SANTÉ ET LA PRÉVENTION SANITAIRE

 

Rien ne contraint une municipalité à mener une politique en faveur de la santé. Certains de nos prédécesseurs de droite ont d'ailleurs fait le choix de fermer le centre médico-social municipal Danielle-Casanova qui assurait depuis les années 1950 une mission de prévention sanitaire, mais également des soins infirmiers, des consultations de médecins généralistes et spécialistes, de dentisterie et de radiologie.

 

Nous aurions pu en rester là, considérant que l'hôpital public, le monde mutualiste et les centres de santé privés remplissent ces fonctions. C'est en partie vrai, même s'il nous a fallu plaider pour obtenir des dessertes de transports collectifs pour permettre aux usagers de se rendre au grand espace de santé privé habilement installé depuis 20 ans en zone franche urbaine pour bénéficier d'exonérations fiscales et sociales, mais concourant gravement à la désertification médicale de notre centre-ville.

 

C'est d'ailleurs pour cette raison, aggravée par le fait que les cabinets médicaux de la vieille ville sont pour beaucoup très vétustes, difficiles à céder pour les médecins en fin de carrière, que nous avons lancé un appel à projet pour la réalisation d'une maison médicale sur le site du parking des Esplageolles, évoquée plus haut.

 

Nous avons également fait le choix de renoncer au projet de maison de santé que nos prédécesseurs envisageaient face à l'hôpital George-Sand pour « désengorger les urgences » de la « bobologie » en assurant une présence compensant le déficit de gardes nocturnes et de week-end qu'assurent de moins en moins les médecins de ville, car, après échange avec les professionnels des services d'urgence de l'hôpital, ceux-ci ont craint que l'ouverture de cet équipement ne donne prétexte à la direction du Centre hospitalier intercommunal de Toulon – La Seyne (CHITS) et à l'Agence régionale de santé (ARS) pour réduire, voire supprimer, le service des urgences hospitalières voisin, voire les consultations de médecine générale de notre hôpital public.

 

En revanche, nous avons développé une stratégie partenariale avec ladite ARS et l'ensemble des acteurs de la santé et de la prévention sanitaire dans le cadre d'un Contrat local de santé (CLS).

 

Partant du principe de l’existence d’un lien entre désavantage social et inégalités sociales de santé l’ARS a travaillé à la construction d’un indice de désavantage social (IDS). Cet IDS permet de mesurer les disparités sociales à l’échelle des petites communes et des quartiers. Il a été calculé à partir du recensement de thèmes sociaux, avec un classement du moins au plus précaire (de 1 à 5) : les revenus médians, la part des résidences principales en location, le taux de chômage, la part de non diplômés chez les plus de 15 ans, la part des familles monoparentales. Sans surprise, La Seyne est classée en IDS 5(très désavantagé).

 

Compte tenu de cette classification, l’ARS de PACA a choisi de contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé de la commune en soutenant les actions que nous avons initiées, en particulier par le schéma régional de prévention, pour l’éducation à la santé des tout-petits de 3 à 6 ans et la prévention de leurs accidents de la vie courante, des enfants, adolescents et jeunes, en particulier sur les problématiques de la souffrance psychique et des addictions, et de la population générale, notamment en matière de nutrition, d'addictions et pour le développement des dépistages divers (cancers divers, diabète, VIH, ...), par la mise en place de programmes d’éducation thérapeutique du patient pour les malades chroniques (diabète, obésité, pathologies cardio-vasculaires, ...). Nous avons donc choisi de développer différentes actions médico-sociales.

 

La Seyne a notamment été la deuxième des neuf seules parmi les 153 communes varoises à être labellisée « Ville active Programme national nutrition santé » (PNNS) grâce aux actions menées par notre service de restauration scolaire au sein des écoles mais également des structures municipales « petite enfance » et des accueils de loisirs de mineurs. Ce service mène notamment la semaine du goût, du bio et, en complémentarité avec les activités proposées par notre service des sports, la ville promeut le « bien manger-bien bouger ». Plus de 5000 enfants fréquentent nos cantines scolaires, dont plus de 2000 bénéficient d'un soutien financier par notre Centre communal d'action sociale (CCAS).

 

Engagée dans la réhabilitation du centre ancien, la ville contribue aussi à la lutte contre l'habitat indigne et l'insalubrité. Notre service d'hygiène, en partenariat avec notre mission habitat et notre service santé, œuvre pour favoriser la réhabilitation des logements dont l'état de salubrité peut être facteur de pathologies.

 

En outre, la ville, comme toutes les communes, participe à l'identification des publics fragiles dans le cadre du plan canicule. Plus de 2000 personnes sont inscrites sur notre « registre canicule » qui permet d'assurer un contact quotidien, pendant toute la période estivale à risque, avec ces habitants répertoriés. Une campagne d'information est menée chaque année en direction de l'ensemble des personnes de plus de 65 ans, des professionnels de santé et des acteurs médico-sociaux œuvrant dans le secteur du handicap et de la gériatrie.

 

Par ailleurs, notre démarche Atelier Santé Ville s'est inscrite dans le cadre de la « politique de la ville » dont elle est un outil pour la mise en œuvre de son volet santé sur les territoires identifiés vulnérables, copilotée entre la Ville et l'Etat. Notre Atelier Santé Ville a été créé à titre expérimental sous la municipalité de gauche de 1995 à 2001, laissé en quasi jachère du temps de nos prédécesseurs, puis relancé à notre initiative pour être labellisé en 2011. À l'origine, il s'agissait de lutter contre le saturnisme infantile au centre ancien et la souffrance psychosociale dans les territoires des quartiers nord et du centre ancien.

 

Pour répondre à l'objectif de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé, nous avons développé une politique de promotion et de prévention de la santé à travers des programmes « nutrition », « santé des jeunes  »,  «  coordination santé  et  logement »,  «  souffrance psychosociale »,  « santé des migrants » et « santé des femmes », sous forme de 22 événements et 10 dispositifs, ayant concerné plus de 500 personnes par an.

 

Parallèlement, des actions santé ont été engagées au titre de la « politique de la ville », axées à la fois sur le soutien et le renforcement du lien parents–enfants, la prévention en milieu scolaire et la prévention et le dépistage des conduites à risque. À partir de cette expérience unique dans le Var, nous avons signé en 2015 avec l'État un Contrat local de santé (CLS) qui porte sur l’ensemble de la Ville avec un focus sur les  quartiers  prioritaires  fragiles,  en lien étroit avec les « conseils citoyens » et  « conseils de quartiers » du Nord et du Centre-Est.

 

Nous nous sommes ainsi engagés dans des actions d'éducation à la santé par la promotion des comportements favorables à la santé des femmes enceintes, des enfants et de leurs parents dans les quartiers prioritaires, par des ateliers d'éducation à la santé des enfants, adolescents et jeunes, et par la promotion des comportements favorables en santé des publics vulnérables.

 

Nous avons favorisé l'accès aux programmes de prévention médicalisée et de dépistage par des programmes adaptés à notre commune pour les personnes en situation de vulnérabilité, par des aides à l'accès aux dépistages organisés du cancer du sein et colorectal en établissement médico-social.

 

Nous mettons en place des actions de lutte contre l'obésité et le diabète, par un programme DAPHOD-1 (développement des activités physiques adaptées dans la prise en charge des personnes atteintes d'obésité et de diabète).

 

Nous permettons une meilleure prise en charge des conduites addictives, par des actions d'accompagnement des situations d'usage de substances psychoactives.

 

Nous permettons une meilleure prise en charge des maladies chroniques par des actions de promotion des programmes d'éducation thérapeutique, par notre programme « Ob’session DAPHOD-2 ».

 

Nous menons des programmes de développement de la prise en charge adaptée destinée aux publics précaires en permettant l'accès aux examens complémentaires après un dépistage des cancers du sein et colorectal, en assurant une offre de recours à une complémentaire santédestinée aux personnes en situation de précarité non bénéficiaires des aides de droit commun, et en assurant un accès à la prévention et aux soins des migrants vieillissants ainsi qu'aux jeunes précaires.

 

Nous avons créé un Conseil local de santé mentale (CLSM).

 

ET Nous accompagnons la perte d'autonomie des seniors par un accompagnement au retour à domicile après une hospitalisation et en promouvant le lien social auprès des personnes âgées isolées.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot

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